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Agrohealth Tunisie

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Pr. Dhia Bouktila – Le Sahel, composer avec le climat à l’ombre des oliviers [La Tunisie fertile (5)]

Par Pr. Dhia Bouktila. Professeur de Génétique à l’Université de Monastir – Après les plaines fertiles de Béja, les forêts et les eaux de Jendouba, les hautes terres du Kef et de Siliana, puis la mosaïque productive du Cap Bon, «La Tunisie fertile» poursuit son voyage vers un territoire dont l’identité agricole s’est construite autrement.

 

Entre Sousse, Monastir et Mahdia, dans ce Sahel tunisien à dominante semi-aride, l’agriculture s’est construite autour d’un équilibre subtil entre le climat, la disponibilité de l’eau, les savoir-faire et la proximité de la mer.

 

L’olivier en constitue sans doute la grande colonne vertébrale: il dessine les paysages, accompagne les routes et relie les trois gouvernorats.

 

Mais le Sahel ne se résume pas à ses oliveraies. Autour de cet arbre emblématique s’est développée une mosaïque agricole plus large, faite de périmètres irrigués, de bassins maraîchers, de productions fruitières et d’activités d’élevage, tandis que, tout au long du littoral, la pêche prolonge cette économie agricole vers la mer.

 

Ici, la fertilité réside dans la capacité d’un territoire à s’adapter à son climat et à façonner sa propre identité agricole. Bienvenue dans le Sahel tunisien.

1. Trois gouvernorats, un même territoire agricole

Le Sahel s’étire sur la façade orientale de la Tunisie, de Sousse à Mahdia, en passant par Monastir.

 

Les frontières administratives distinguent trois gouvernorats, mais les paysages agricoles, eux, racontent une continuité plus ancienne.

 

L’olivier constitue l’expression agricole la plus visible de ce territoire. Des oliveraies de Sousse à celles de Monastir et de Mahdia, il dessine une continuité paysagère qui traverse l’ensemble du Sahel.

 

Mais cette unité n’efface pas les spécialisations propres à chaque espace : autour de l’oléiculture se sont également développés des périmètres irrigués, des bassins maraîchers, des productions fruitières et des systèmes d’élevage qui donnent à l’agriculture sahélienne sa diversité.

 

Sur le littoral, enfin, la production agricole dialogue directement avec les ports et la pêche maritime.

 

Le Sahel apparaît ainsi comme un ensemble de systèmes productifs qui, autour d’une même colonne vertébrale, ont su composer différemment avec le climat, l’eau et les milieux.

2. Le Sahel à l’ombre de l’olivier

Il serait impossible de raconter le Sahel sans commencer par l’olivier.

Dans les campagnes de Sousse, de Monastir et de Mahdia, l’arbre structure l’espace depuis des générations.

 

À eux trois, ces gouvernorats comptent près de 15 millions d’oliviers: environ 5,5 millions à Sousse [1], 3,5 millions à Monastir [2] et 5,7 millions à Mahdia [3]. Les oliveraies couvrent respectivement près de 78 000 hectares à Sousse, 36 700 à Monastir et 160 000 à Mahdia.

 

Mais ces chiffres ne disent pas tout. Car dans le Sahel, l’olivier est bien davantage qu’une culture: il constitue un paysage, une mémoire économique et un élément fondamental de l’identité agricole régionale.

 

La forte proportion d’oliviers âgés, déjà relevée à Sousse, Monastir et Mahdia au début des années 2000, rappelle aussi la profondeur historique de ce patrimoine végétal [4].

 

Cette présence durable tient aussi à une remarquable adéquation entre l’arbre et le territoire. Cette capacité d’adaptation ne signifie toutefois pas que l’olivier soit à l’abri du stress environnemental: ses rendements demeurent étroitement liés à la pluviométrie et aux conditions climatiques.

 

Derrière cette rusticité se cache d’ailleurs une réponse biologique complexe.

Les recherches génomiques révèlent l’implication de différentes familles de gènes dans les mécanismes de réponse de l’olivier aux contraintes environnementales [5].

 

Le Chemlali, souvent désigné localement dans le Sahel sous le nom de Sahli, constitue l’une des expressions emblématiques de l’oléiculture tunisienne.

 

Sa bonne adaptation aux conditions sèches et sa productivité ont contribué à sa diffusion dans les systèmes oléicoles conduits en conditions pluviales.

 

Figure 1. Branche d’olivier de la variété Chemlali, l’une des principales variétés tunisiennes d’olivier à huile, réputée pour sa vigueur, sa productivité et son adaptation au conditions arides. Photographie prise dans la région de Sousse, Tunisie, le 4 novembre 2017. © Monaam Ben Fredj, Wikimedia Commons.

 

L’olivier apparaît ainsi comme le véritable fil conducteur du Sahel: un arbre profondément enraciné dans le territoire, façonné par son climat, mais
désormais confronté à la nécessité de s’adapter à un environnement qui change.

3. Des agricultures qui se lisent d’une localité à l’autre

Sousse et son arrière-pays : l’olivier entre campagne et ville
Autour de Sousse, l’olivier demeure l’un des grands marqueurs du paysage agricole.
 
Mais cette agriculture évolue désormais dans un espace soumis à une pression

particulière: l’expansion urbaine, le développement touristique et la transformation progressive des périphéries modifient la relation entre la ville
et ses campagnes.

 

Dans le Grand Sousse, cette proximité entre ville et agriculture est particulièrement visible à Akouda, Kalaâ Kebira, Kalaâ Sghira et M’Saken, où les oliveraies s’insèrent encore dans une matrice périurbaine en transformation.

 

Cette évolution pose une question essentielle : comment maintenir une agriculture pérenne lorsque la valeur foncière et les usages non agricoles progressent autour d’elle?

 

Le défi du Sahel n’est donc pas uniquement climatique ou hydrique. Il est également territorial.

 

Figure 2. Sahloul, à Sousse : l’expansion urbaine au contact des oliveraies, illustration de l’interface croissante entre espace agricole et espace bâti. © Habib M’henni, 1er septembre 2016, Wikimedia Commons.

Enfidha : les terres ouvertes du Sahel

Plus au nord, Enfidha révèle un autre visage du gouvernorat de Sousse. La plaine d’Enfidha-Bouficha constitue un espace agricole plus ouvert, où se côtoient grandes cultures, élevage, oléiculture et arboriculture.

 

En 2019, la délégation d’Enfidha regroupait près de 7 700 hectares de céréales, soit environ un quart des superficies céréalières du gouvernorat, et fournissait plus de 40 % de sa production céréalière.

 

Elle occupait également une place majeure dans l’agriculture biologique: sur les 10 674 hectares consacrés à ce mode de production dans le gouvernorat, 88 % se situaient à Enfidha, notamment pour l’orge, l’avoine et l’olivier [6].

 

Enfidha montre ainsi qu’au-delà de l’espace périurbain de Sousse, le gouvernorat conserve de vastes territoires où l’oléiculture côtoie les grandes cultures et l’élevage. 

Ouardanine: le figuier, une autre mémoire du Sahel

Plus au sud, le Sahel monastirien révèle une autre facette de sa diversité agricole. 

 

À Ouardanine, cette diversité ne s’écrit pas uniquement à travers l’olivier.

Le figuier y rappelle l’existence d’un patrimoine fruitier plus discret, mais profondément ancré dans les traditions agricoles tunisiennes.

 

Des études sur la diversité génétique du figuier tunisien ont identifié à Ouardanine un écotype local de type Soltani [7].

 

Cette présence rappelle que le Sahel ne possède pas seulement un patrimoine oléicole: il abrite aussi une diversité fruitière locale, ancrée de longue date dans le territoire.

 

L’eau contribue également à élargir la palette agricole d’Ouardanine. Dans son périmètre irrigué, la réutilisation des eaux traitées permet notamment de maintenir des cultures arboricoles aux côtés de l’olivier.

 

Avec un périmètre irrigué d’environ 74 hectares, dont près de 70 hectares dédiés aux arbres fruitiers, ce territoire montre, à l’échelle locale, comment la mobilisation d’une ressource en eau non conventionnelle peut soutenir l’arboriculture [8].

 

Figure 3. Parcelle de figuiers irriguée avec des eaux usées traitées – périmètre irrigué de Ouardanine. Photographie : I. Chamtouri [8].

 

Bekalta: quand l’eau change l’agriculture

 

À Bekalta, le récit agricole change d’intensité. La mobilisation des ressources souterraines locales a permis le développement d’un maraîchage diversifié et intensif, où se côtoient notamment piments, tomates, poivrons et pommes de terre.

 

Parmi ces cultures, le piment possède toutefois une dimension particulière : Bekalta est associée au Baklouti Essahel, une population locale traditionnelle de piment (Capsicum annuum) dont les travaux de caractérisation ont établi l’origine à Bekalta [9].

 

Le nom même de «Baklouti» témoigne ainsi de l’ancrage territorial de cette culture, devenue depuis l’un des marqueurs de la cuisine tunisienne.

 

Ce contraste est l’une des clés de lecture du Sahel. D’un côté, l’agriculture pluviale et l’olivier, organisés autour d’une gestion prudente de l’eau.

 

De l’autre, des périmètres irrigués capables d’atteindre une intensité productive beaucoup plus élevée.

 

Figure 4. Piments Baklouti, variété traditionnelle tunisienne associée à Bekalta. Photographie : Aliboughzala, 28 août 2014. Wikimedia Commons.

 

Téboulba : quand le maraîchage rencontre la mer
 

À Téboulba, le maraîchage intensif s’est développé grâce à la mobilisation de plusieurs ressources en eau, dont les apports transférés depuis le barrage de Nebhana, auxquels s’ajoutent des ressources souterraines.

 

Mais cette agriculture révèle aussi la fragilité de l’équilibre hydraulique du Sahel: la baisse des ressources disponibles met désormais en concurrence les besoins de l’irrigation et ceux de l’alimentation en eau potable.

 

Téboulba est aussi un grand territoire maritime. En 2017, son port représentait à lui seul 72,6 % de la production halieutique du gouvernorat de Monastir, avec 22 444 tonnes débarquées [10]. 

 

La proximité immédiate entre les terres maraîchères et le port confère ainsi à la ville une identité productive profondément sahélienne, à la fois agricole et maritime.


Figure 5. Le port de pêche de Téboulba, l’un des principaux marqueurs de l’identité maritime du Sahel monastirien. Photographie : Nasreddine Nas’h, 7 mai 2017. Wikimedia Commons.

 

Mahdia : lorsque la terre se prolonge dans la mer

 

À Mahdia, la relation entre la terre et la mer prend une autre ampleur. L’olivier domine largement les paysages agricoles, mais il côtoie une arboriculture et un maraîchage qui donnent au gouvernorat une large palette productive.

 

Sur le littoral, cette agriculture rencontre une longue tradition maritime, portée par les ports de Mahdia, Chebba, Salakta et Melloulech.

 

De Mahdia à Chebba, les activités de pêche prolongent ainsi vers la mer les ressources du territoire terrestre. Cette proximité n’est pas seulement géographique: elle se retrouve dans l’économie locale, les savoir-faire et l’alimentation.

 

Le littoral mahdois montre ainsi une autre manière, propre au Sahel, de conjuguer les ressources d’un territoire : la terre nourrit la mer, la mer nourrit la terre.

 

L’intérieur de Mahdia: l’autre visage du Sahel

 

Le Sahel ne doit pourtant pas être réduit à son littoral. En s’éloignant de la côte, vers Souassi, Chorbane ou Ouled Chamekh, les paysages agricoles prennent une tonalité plus rurale.

 

L’olivier y demeure la culture dominante, mais il s’inscrit dans des systèmes où l’élevage occupe également une place importante, notamment autour des ovins.

 

Cette complémentarité entre oléiculture et élevage constitue l’un des traits de l’arrière-pays mahdois, où les contraintes hydriques et la disponibilité limitée des parcours ont contribué à façonner des systèmes d’élevage souvent dépendants des ressources fourragères et des conditions pluviométriques [11].

4. La baie de Monastir: cultiver la mer sans l’épuiser

La mer constitue ici une autre forme de fertilité. Dans la baie de Monastir, l’aquaculture marine s’est développée à grande échelle depuis les années 2000, faisant du gouvernorat un important pôle aquacole de Tunisie.

 

En 2023, Monastir occupait la première place nationale pour la production de pêche et d’aquaculture, avec 39 338 tonnes, soit près du quart de la production nationale [12].

 

L’élevage est dominé par la daurade royale et le loup de mer, auxquels s’ajoute plus récemment le maigre. Les élevages en cages flottantes ont ainsi transformé une partie de la baie en véritable espace de production marine.

 

Mais cette intensification pose aussi une question essentielle: comment augmenter la production sans dépasser la capacité écologique du milieu? Des travaux menés dans la baie de Monastir ont montré que les élevages en cages constituent une source supplémentaire de nutriments, susceptible d’influencer la distribution et la composition des communautés phytoplanctoniques [13].

 

D’autres travaux ont également mis en évidence, sous certaines cages, une accumulation de matière organique et de phosphore dans les sédiments, ainsi que des modifications des communautés benthiques [14].

 

L’enjeu est donc désormais de concilier production aquacole, qualité du milieu marin et préservation de la biodiversité.

 

Figure 6. Cage piscicole en mer dans la baie de Monastir. Crédit photographique: Ing. Dr. Rafika Challouf, Institut National des Sciences et Technologies de la Mer (INSTM).

5. De l’olivier à l’assiette : une gastronomie entre terre et mer

Dans le Sahel, l’huile d’olive n’est jamais un simple produit agricole. Elle accompagne la cuisine quotidienne, relie les saisons et donne une continuité gustative à une grande diversité d’ingrédients.

 

Elle rencontre les céréales dans les pains et les préparations traditionnelles, les légumes dans les sauces et les plats mijotés, et les produits de la mer dans une cuisine littorale qui associe les ressources terrestres et marines.

 

Figure 7. L’huile d’olive, de l’olivier à la table : une expression de la culture alimentaire du Sahel tunisien.

 

Le poisson n’arrive pas seul dans l’assiette: il rencontre l’huile, les épices, les tomates et les légumes du territoire.

 

Figure 8. Couscous aux osbanes de sardines, spécialité culinaire du Sahel tunisien associant produits de la mer, huile d’olive, épices et légumes du territoire. Photographie : DrRachT, Wikimedia Commons.  (كسكسي بعصبان السردينة، من أطباق الساحل التونسي التقليدية)

 

De la terre à la mer, les productions sahéliennes se retrouvent dans les marchés, les cuisines et les pratiques alimentaires, prolongeant l’agriculture jusque dans l’assiette. La gastronomie devient ainsi la dernière étape de l’agrosystème.

Elle transforme la diversité productive du territoire en diversité culinaire.

6. Le regard du scientifique : produire avec l’eau disponible

Le véritable défi scientifique du Sahel est de parvenir à produire durablement avec l’eau réellement disponible.

 

Cette question concerne l’ensemble du territoire, mais selon des modalités différentes.

 

Pour l’olivier, il s’agit de mieux comprendre et valoriser la diversité génétique et variétale, d’améliorer les pratiques culturales et de renforcer la capacité des vergers à faire face aux stress hydriques et thermiques.

 

Pour les cultures irriguées, le défi porte davantage sur l’efficience: produire autant, voire davantage, avec moins d’eau, tout en limitant les pertes.

 

Pour les sols, l’enjeu est d’éviter que la recherche de productivité à court terme ne compromette leur capacité à produire à long terme.

 

Et pour l’ensemble du territoire, les nouvelles technologies ouvrent désormais des perspectives intéressantes.

 

L’imagerie satellitaire, la modélisation et l’intelligence artificielle peuvent contribuer à mieux suivre les cultures et à anticiper les variations de production.

Le véritable enjeu sera d’articuler innovation et connaissance du territoire.

 

Car une agriculture durable ne peut pas être construite contre son environnement. Elle doit apprendre à travailler avec lui.

Une fertilité construite

Le Sahel tunisien possède une identité agricole particulière.

L’olivier lui donne sa continuité. Les périmètres irrigués lui donnent d’autres intensités. Le maraîchage diversifie ses paysages.

 

L’élevage complète ses systèmes ruraux. Et la mer prolonge la fertilité au-delà des terres.

 

Mais derrière cette diversité se trouve une même réalité: la nécessité de composer avec une ressource en eau qui ne peut être considérée comme illimitée.

 

Le Sahel n’est donc pas une terre fertile parce que la nature lui aurait tout donné. Il l’est parce que, depuis longtemps, les sociétés qui l’habitent ont appris à organiser leur production entre les contraintes du climat, les possibilités des sols, l’eau disponible et les ressources de la mer.

 

Aujourd’hui, cet équilibre doit être réinventé. Car la véritable fertilité ne se mesure plus seulement à la quantité produite lors d’une bonne saison. Elle se mesure à la capacité d’un territoire à continuer de produire lorsque les conditions deviennent plus difficiles.

 

Et c’est là que réside peut-être la grande leçon agricole du Sahel : la fertilité n’est pas seulement une richesse que l’on possède. C’est un équilibre que l’on construit, et qu’il faut sans cesse apprendre à préserver.

 

Dhia Bouktila

Professeur de Génétique à l’Université de Monastir

Spécialisé en génomique appliquée aux systèmes agricoles et environnementaux

 

Références

 
 
 
 
  • [5]  Bettaieb I, Hamdi J, Bouktila D. (2020) Genome-wide analysis of HSP90 gene family in the Mediterranean olive (Olea europaea subsp. europaea) provides insight into structural patterns, evolution and functional diversity. Physiol Mol Biol Plants. 26(11):2301-2318. https://doi.org/10.1007/s12298-020-00888-x
 
 
  • [7] Salhi-Hannachi A, Chatti K, Saddoud O, Mars M, Rhouma A, Marrakchi M, Trifi M. (2006). Genetic diversity of different Tunisian fig (Ficus carica L.) collections revealed by RAPD fingerprints. Hereditas, 143: 15-22.  https://doi.org/10.1111/j.2005.0018-0661.01904.x
 
  • [8] Saffar C, Chamtouri I (2022). Ouardanine wastewater treatment plant and public irrigated perimeter. In: Mateo-Sagasta J, Al-Hamdi M, AbuZeid K (eds.), Water reuse in the Middle East and North Africa: A sourcebook. Colombo, Sri Lanka: International Water Management Institute (IWMI), pp. 212–222.
 
  • [9] Ben Mansour-Gueddes S et al. (2013). Corrélation entre les caractéristiques morphologiques des fruits et le rendement chez quelques variétés de piment fort en Tunisie (Capsicum annuum L.). Continental Journal of Agronomy, 7(1), 42–51. https://doi.org/10.5707/cja.2013.6.1.42.51
 
  • [10] Ministère de l’Équipement, de l’Habitat et de l’Aménagement du territoire, Direction générale de l’aménagement du territoire (DGAT) (2019). Atlas du gouvernorat de Monastir.
 
 
 
  • [13] Challouf R, Hamza A, Mahfoudhi M, Ghozzi K, Bradai MN (2017). Environmental assessment of the impact of cage fish farming on water quality and phytoplankton status in Monastir Bay (eastern coast of Tunisia). Aquaculture International, 25(6), 2275–2292. https://doi.org/10.1007/s10499-017-0187-1
 
  • [14] Damak M, Fourati R, Elleuch B, Kallel M (2020). Environmental quality assessment of the fish farms’ impact in the Monastir Bay (eastern of Tunisia, Central Mediterranean): a benthic foraminiferal perspective.
 


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