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Le mûrier en Tunisie, un arbre discret entre mémoire rurale et richesse naturelle

PUB Chronique Le mûrier en Tunisie, un arbre discret entre mémoire rurale et richesse naturelle Dans de nombreuses régions tunisiennes, le mûrier fait partie de ces arbres familiers que l’on côtoie depuis toujours sans forcément leur accorder une attention particulière. On le retrouve près des maisons, à l’entrée des fermes, au bord des champs ou dans les anciens jardins familiaux où il offre une ombre généreuse pendant les journées chaudes de l’été. Lorsque la saison avance, ses fruits apparaissent discrètement. Blanches, rouges ou noires selon les variétés, les mûres séduisent par leur douceur et leur saveur délicate. Souvent cueillies directement sur l’arbre, elles rappellent à beaucoup de Tunisiens les souvenirs d’enfance, les vacances passées à la campagne et les récoltes improvisées dans les jardins des grands-parents. Bien qu’il soit présent depuis longtemps dans le paysage rural du pays, le mûrier reste aujourd’hui une culture marginale. Contrairement à l’olivier, aux agrumes ou au palmier dattier, il ne bénéficie pas d’une filière organisée ni d’une véritable valorisation économique. Pourtant, cet arbre ancien possède de nombreux atouts qui suscitent un intérêt croissant auprès des spécialistes de l’agriculture durable et des amateurs de produits naturels. Le mûrier appartient au genre Morus, dont les espèces les plus répandues dans le bassin méditerranéen sont le mûrier blanc (Morus alba) et le mûrier noir (Morus nigra). Pendant longtemps, le mûrier blanc a joué un rôle important dans l’élevage du ver à soie, ses feuilles constituant l’alimentation principale des chenilles utilisées pour la production de soie naturelle. Comme plusieurs pays méditerranéens, la Tunisie a connu au XIXe siècle et au début du XXe siècle des activités artisanales liées à la sériciculture, notamment dans certaines régions du nord et du Sahel. Avec le recul progressif de la production locale de soie, cette activité a disparu, laissant au mûrier une fonction essentiellement fruitière et ornementale. Si cet arbre a traversé les générations, c’est aussi grâce à sa remarquable capacité d’adaptation. Le mûrier supporte relativement bien les fortes chaleurs estivales, les périodes modérées de sécheresse et des conditions de culture parfois difficiles. Il s’accommode de différents types de sols et trouve sa place aussi bien dans les régions du nord que dans certaines zones de l’intérieur du pays. Les recherches agronomiques menées dans plusieurs pays méditerranéens montrent également que le mûrier peut contribuer à la préservation des sols grâce à son système racinaire et s’intégrer facilement dans des systèmes agricoles diversifiés. Cette résistance naturelle constitue aujourd’hui un avantage précieux dans un contexte marqué par les changements climatiques et la raréfaction des ressources en eau. Les fruits du mûrier sont généralement récoltés entre la fin du printemps et le début de l’été. Leur chair riche en eau leur confère une texture agréable mais les rend aussi particulièrement fragiles. Quelques heures après la récolte, les mûres commencent déjà à perdre de leur fraîcheur, ce qui complique leur transport et limite leur présence sur les marchés à grande échelle. Cette caractéristique explique pourquoi le mûrier demeure principalement associé aux jardins familiaux, aux marchés locaux saisonniers et aux petites productions artisanales.  Malgré cette faible présence commerciale, les mûres suscitent un intérêt grandissant en raison de leurs qualités nutritionnelles. Les études scientifiques consacrées aux fruits rouges et aux espèces du genre Morus soulignent en effet leur richesse en antioxydants naturels, en vitamine C, en fibres alimentaires ainsi qu’en composés phénoliques. Elles apportent également des minéraux importants comme le potassium et le fer. Ces éléments participent à l’intérêt croissant porté à ce fruit dans le cadre d’une alimentation équilibrée et diversifiée. Les chercheurs s’intéressent également aux feuilles du mûrier qui occupent une place dans certaines traditions médicinales et font l’objet de travaux visant à mieux comprendre leurs propriétés biologiques. Toutefois, ces différentes utilisations demeurent encore peu développées dans le secteur agroalimentaire tunisien. Aujourd’hui, la valorisation du mûrier reste principalement artisanale. Dans plusieurs régions, les fruits sont transformés en confitures, en sirops, en jus ou encore intégrés dans certaines pâtisseries traditionnelles. Ces initiatives demeurent modestes mais témoignent du potentiel de cet arbresouvent sous-estimé. À une époque où les consommateurs recherchent davantage de produits locaux, naturels et authentiques, le mûrier pourrait trouver une nouvelle place dans les circuits courts, les produits du terroir, l’agriculture biologique et les petites unités de transformation artisanale. Pour certaines exploitations agricoles familiales, il pourrait même représenter une source complémentaire de revenus tout en contribuant à la diversification des cultures. Au-delà de sa valeur économique, le mûrier possède une dimension patrimoniale importante. Avec l’urbanisation croissante et l’évolution des pratiques agricoles, de nombreux vieux arbres disparaissent progressivement des campagnes tunisiennes. Pourtant, ils font partie d’un héritage rural profondément ancré dans la mémoire collective. Sous leur ombre se sont déroulés des moments de vie simples, des repas en famille, des jeux d’enfants et des récoltes estivales qui ont marqué plusieurs générations. Préserver le mûrier revient ainsi à préserver une partie du patrimoine végétal et culturel tunisien. Même s’il demeure absent des grandes statistiques agricoles et des programmes de production intensive, le mûrier conserve de nombreux atouts. Sa bonne adaptation au climat méditerranéen, la qualité nutritionnelle de ses fruits et son potentiel de valorisation artisanale en font une ressource qui mérite davantage d’attention. Dans un contexte où l’agriculture tunisienne cherche à devenir plus résiliente, plus diversifiée et plus respectueuse de l’environnement, cet arbre discret pourrait retrouver la place qu’il occupait autrefois dans les paysages ruraux. Redécouvrir le mûrier, c’est finalement redonner de la valeur à un patrimoine agricole ancien qui continue, silencieusement, à accompagner la vie des campagnes tunisiennes. Sources FAO – Food and Agriculture Organization Ministère de l’Agriculture, des Ressources Hydrauliques et de la Pêche de Tunisie INRGREF – Institut National de Recherches en Génie Rural, Eaux et Forêts Études scientifiques méditerranéennes sur le genre Morus et la sériciculture Publications agronomiques sur les arbres fruitiers traditionnels en Afrique du Nord Recherches scientifiques sur les propriétés nutritionnelles des mûres (Morus alba et Morus nigra) Laissez un commentaire Annuler la réponse Connexion en tant que Agrohealth. Modifier votre profil. Se déconnecter ? Les champs obligatoires sont indiqués avec * Message* Chronique All Posts

Sécurité alimentaire, de la ferme à la table une responsabilité partagée

PUB Actuhealth La sécurité alimentaire est aujourd’hui au cœur des préoccupations de santé publique. Chaque jour, les consommateurs recherchent des aliments sains, de qualité et sans danger pour leur santé. Pourtant, la sécurité des aliments ne commence pas au moment de l’achat ou de la consommation. Elle prend naissance dès la production agricole et accompagne les produits tout au long de leur parcours jusqu’à l’assiette du consommateur. Cette vision globale est connue sous l’approche « De la ferme à la table » ou Farm to Fork. Elle repose sur une idée simple mais essentielle. Chaque acteur de la chaîne alimentaire porte une part de responsabilité dans la garantie de la qualité et de l’innocuité des aliments. Tout commence dans les champs, les vergers, les exploitations d’élevage et les fermes agricoles. À ce stade, les agriculteurs jouent un rôle fondamental dans la prévention des risques. Le choix des pratiques culturales, l’utilisation raisonnée des pesticides et des engrais, le respect des délais avant récolte ainsi que la qualité de l’eau d’irrigation influencent directement la qualité des produits récoltés. La préservation de la fertilité des sols et la lutte contre les maladies et les ravageurs contribuent également à produire des aliments plus sûrs. Une mauvaise gestion à cette étape peut favoriser la présence de résidus chimiques ou de micro-organismes susceptibles d’affecter la santé humaine. Une fois les cultures arrivées à maturité ou les produits issus de l’élevage prêts à être commercialisés, la phase de récolte et de manutention devient à son tour déterminante.  Les aliments doivent être manipulés dans des conditions d’hygiène rigoureuses afin d’éviter toute contamination. Les équipements utilisés, les contenants de stockage et les moyens de transport doivent être régulièrement nettoyés et entretenus. Les travailleurs agricoles ont également un rôle essentiel à jouer en appliquant les bonnes pratiques d’hygiène personnelle. Le parcours des aliments se poursuit ensuite par le stockage et le transport. Durant cette période, les produits peuvent être exposés à différents risques susceptibles d’altérer leur qualité. Le maintien de températures adaptées, notamment pour les produits périssables, est indispensable pour préserver leur sécurité sanitaire. Le respect de la chaîne du froid, la protection contre les insectes et les rongeurs ainsi que la séparation des différentes catégories de produits permettent de limiter les contaminations croisées. Une rupture de la chaîne du froid peut en effet favoriser la prolifération de bactéries responsables de nombreuses intoxications alimentaires. Lorsque les produits entrent dans les unités de transformation, d’autres mécanismes de contrôle prennent le relais. Les industries agroalimentaires appliquent des systèmes de gestion de la qualité conçus pour identifier et maîtriser les risques à chaque étape de la fabrication. Parmi eux figure le système HACCP, reconnu à l’échelle internationale pour son efficacité dans l’analyse des dangers et la maîtrise des points critiques. Les entreprises mettent également en œuvre les Bonnes Pratiques de Fabrication, connues sous l’acronyme GMP, qui garantissent des conditions de production rigoureuses et hygiéniques. Grâce à ces dispositifs, les risques biologiques, chimiques et physiques peuvent être mieux contrôlés tout au long du processus de transformation. Après la fabrication, les produits sont distribués vers les marchés, les commerces de proximité et les grandes surfaces. À ce stade, les distributeurs ont la responsabilité de veiller au respect des conditions de conservation et de contrôler régulièrement les dates de péremption. Ils doivent également assurer la traçabilité des produits afin de pouvoir identifier rapidement leur origine en cas de problème sanitaire. Cette capacité à suivre le parcours d’un aliment constitue aujourd’hui l’un des piliers de la sécurité alimentaire moderne. Même lorsque toutes ces étapes sont correctement appliquées, la vigilance du consommateur reste indispensable. Les gestes du quotidien jouent un rôle important dans la prévention des risques alimentaires. Le lavage des fruits et légumes, le respect des températures de conservation, la séparation des aliments crus et cuits ainsi qu’une cuisson suffisante des produits sensibles permettent de réduire considérablement les risques d’intoxication. De nombreuses maladies d’origine alimentaire pourraient être évitées grâce à ces pratiques simples mais essentielles. Les dangers qui peuvent affecter les aliments sont généralement regroupés en trois grandes catégories. Les dangers biologiques comprennent les bactéries, les virus, les parasites et les moisissures susceptibles de provoquer des maladies chez l’être humain. Les dangers chimiques concernent notamment les résidus de pesticides, les métaux lourds ou certains contaminants environnementaux. Quant aux dangers physiques, ils correspondent à la présence accidentelle de corps étrangers comme des fragments de verre, de métal, de plastique ou de bois. Face à ces multiples risques, la sécurité alimentaire apparaît comme une responsabilité collective. Elle repose sur une collaboration permanente entre les agriculteurs, les transformateurs, les distributeurs, les autorités de contrôle et les consommateurs. L’approche « De la ferme à la table » rappelle que chaque étape est essentielle et que la prévention demeure la meilleure protection contre les risques sanitaires. Garantir à tous des aliments sûrs, de qualité et accessibles constitue aujourd’hui l’un des grands défis des sociétés modernes. Plus qu’un objectif technique ou réglementaire, la sécurité alimentaire représente un engagement partagé qui contribue directement à la protection de la santé publique et à la confiance des consommateurs. Sources ·        Organisation mondiale de la Santé (OMS) ·        Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) ·        Codex Alimentarius Commission ·        Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) ·        Food and Drug Administration (FDA) ·        Système HACCP – Hazard Analysis and Critical Control Points Bonnes Pratiques de Fabrication (GMP) Chronique PUB Actuhealth Élevage

Les cultures estivales en Tunisie: une saison décisive pour les producteurs

PUB Actuagro Les cultures estivales en Tunisie: une saison décisive pour les producteurs Avec l’arrivée de l’été, plusieurs cultures maraîchères et fruitières entrent dans une phase déterminante de leur cycle de production. Tomates, piments, pastèques, melons, pêches, abricots et raisins occupent désormais une place importante dans les exploitations agricoles tunisiennes. Cette période est caractérisée par une forte activité dans les champs, mais également par plusieurs défis techniques liés aux conditions climatiques et à la gestion des cultures. Une croissance accélérée sous l’effet de la chaleur Les températures élevées favorisent le développement rapide de nombreuses cultures estivales. Les légumes de saison connaissent une croissance importante, tandis que plusieurs espèces fruitières approchent de leur pleine maturité. Cependant, une hausse excessive des températures peut provoquer un stress thermique susceptible d’affecter la qualité des fruits et le rendement des cultures. Une gestion rigoureuse de l’irrigation Durant les mois d’été, les besoins en eau augmentent considérablement. Les producteurs sont amenés à ajuster les fréquences d’irrigation en fonction des conditions climatiques, du type de sol et du stade de développement des cultures. L’irrigation localisée, notamment le goutte-à-goutte, continue de s’imposer comme une solution efficace pour optimiser l’utilisation de l’eau tout en limitant les pertes. Une vigilance accrue face aux ravageurs Les conditions estivales favorisent également le développement de plusieurs ravageurs et maladies. Les producteurs doivent renforcer la surveillance de leurs parcelles afin de détecter rapidement les premiers signes d’attaque. La lutte intégrée, basée sur l’observation régulière et l’utilisation raisonnée des moyens de protection, demeure un levier essentiel pour préserver les cultures. Des perspectives encourageantes pour certaines productions Les premières récoltes de fruits d’été commencent progressivement à approvisionner les marchés. Les producteurs espèrent une campagne favorable, soutenue par une bonne qualité des fruits et une demande importante durant la saison estivale. Pour les cultures maraîchères, les semaines à venir seront déterminantes pour confirmer les niveaux de production et assurer un approvisionnement régulier des marchés. Une période stratégique pour l’agriculture tunisienne L’été constitue l’une des saisons les plus importantes pour de nombreuses filières agricoles. Entre gestion de l’eau, suivi sanitaire des cultures et préparation des récoltes, les producteurs restent mobilisés afin de garantir des rendements satisfaisants malgré les contraintes climatiques. Les performances des cultures estivales auront un impact direct sur l’activité agricole des prochains mois et sur l’équilibre de plusieurs filières de production en Tunisie. Sources FAO (Production practices…) FAO (Irrigation management) Étude tunisienne sur les cultures maraîchères Laissez un commentaire Annuler la réponse Connexion en tant que root. Modifier votre profil. Se déconnecter ? Les champs obligatoires sont indiqués avec * Message* Δ Chronique All Posts Chronique Le mûrier en Tunisie, un arbre discret entre mémoire rurale et richesse naturelle juin 8, 2026/root Le chardon-Marie, une plante sauvage aux multiples vertus juin 5, 2026/root L’abricot en Tunisie entre douceur estivale et défis agricoles juin 4, 2026/root L’hydroponie : cultiver sans sol pour économiser l’eau juin 3, 2026/root PUB Actuhealth Sécurité alimentaire, de la ferme à la table une responsabilité partagée juin 8, 2026 L’orge, un trésor pour la santé juin 5, 2026 Les aliments qui renforcent l’immunité en été juin 4, 2026 Load More Élevage Élevage de poules en Tunisie: une filière essentielle sous pression juin 5, 2026 L’élevage en Tunisie : des éleveurs sous pression, un secteur essentiel à préserver juin 1, 2026 Abeilles en Tunisie : ces précieuses ouvrières que le climat met à rude épreuve juin 1, 2026 Load More

Ras El Am El Arbi: quand les traditions culinaires tunisiennes perpétuent la sagesse des anciens

PUB Chronique Ras El Am El Arbi: quand les traditions culinaires tunisiennes perpétuent la sagesse des anciens À chaque « Ras El Am El Arbi », comme les Tunisiens appellent communément le Nouvel An de l’Hégire, la Tunisie rappelle une fois de plus qu’elle se distingue non seulement par son vocabulaire et ses expressions populaires, mais aussi par la richesse de ses traditions et de son patrimoine culturel. À l’approche d’une nouvelle année lunaire, les maisons tunisiennes se remplissent de prières, de chants religieux et du parfum de l’encens. Les tables familiales se parent alors de plats traditionnels qui incarnent une part importante de l’identité nationale. Des mets tunisiens, préparés par des mains tunisiennes à partir des produits du terroir, perpétuent un savoir-faire transmis de génération en génération. Dans l’imaginaire collectif tunisien, le dernier jour de l’année est indissociable du couscous au kaddid, cette viande séchée et salée conservée depuis l’Aïd al-Adha pour les grandes occasions. Préparé à partir de blé local et souvent cuit dans des ustensiles traditionnels en terre cuite ou en cuivre, ce plat est servi avec des œufs durs autour desquels gravitent plusieurs croyances populaires. Certains les déposent sur les toits durant la dernière nuit de l’année, tandis que les os du kaddid sont parfois conservés puis offerts aux anges plutôt que jetés, traduisant ainsi une volonté de respecter la nourriture et d’éviter le gaspillage. Au premier jour de l’année hégirienne, l’odeur caractéristique de la mloukhia tunisienne envahit les foyers. Préparée avec de la viande d’agneau conservée depuis l’Aïd al-Adha, elle symbolise l’espoir d’une année verte, prospère, abondante en santé, en bénédictions et en moyens de subsistance. Si certaines de ces croyances peuvent paraître aujourd’hui simples ou éloignées de la rationalité moderne, elles révèlent pourtant un ensemble de valeurs profondément ancrées dans la société tunisienne. La lutte contre le gaspillage alimentaire, la bonne gestion des ressources, la conservation des aliments, la consommation de produits locaux et le respect de la saisonnalité sont autant de principes que nos ancêtres appliquaient naturellement dans leur quotidien. Sans campagnes de sensibilisation ni discours sur le développement durable, les générations passées pratiquaient déjà ce que l’on appelle aujourd’hui la consommation responsable. Elles valorisaient les céréales produites localement, cuisinaient les produits de saison et veillaient à ce que rien ne soit perdu. Chaque aliment possédait une valeur économique, sociale et symbolique. Le Nouvel An hégirien en Tunisie demeure ainsi bien plus qu’une simple date du calendrier religieux. Il représente une mémoire collective où se mêlent spiritualité, gastronomie et sagesse populaire, témoignant de la capacité des Tunisiens à préserver leur identité à travers leurs traditions culinaires et leur rapport respectueux à la nourriture. Laissez un commentaire Annuler la réponse Connexion en tant que root. Modifier votre profil. Se déconnecter ? Les champs obligatoires sont indiqués avec * Message* Δ Chronique All Posts Chronique Ras El Am El Arbi: quand les traditions culinaires tunisiennes perpétuent la sagesse des anciens juin 16, 2026/root Dr Fatma Rebai: Nos papilles sont-elles victimes de l’alimentation moderne ? juin 13, 2026/Dr Fatma Rebai L’amande tunisienne: un fruit qui accompagne les saisons juin 12, 2026/root Le mûrier en Tunisie, un arbre discret entre mémoire rurale et richesse naturelle juin 8, 2026/root PUB Actuhealth Été, voyages et festivités: comment garder une alimentation équilibrée et rester bien hydraté juin 12, 2026 Le rôle du consommateur dans la sécurité alimentaire: un maillon essentiel de la chaîne juin 9, 2026 Sécurité alimentaire, de la ferme à la table une responsabilité partagée juin 8, 2026 Load More Élevage Élevage de poules en Tunisie: une filière essentielle sous pression juin 5, 2026 L’élevage en Tunisie : des éleveurs sous pression, un secteur essentiel à préserver juin 1, 2026 Abeilles en Tunisie : ces précieuses ouvrières que le climat met à rude épreuve juin 1, 2026 Load More

L’orge, un trésor pour la santé

PUB Actuhealth L’orge, un trésor pour la santé Bien avant l’arrivée de nombreux aliments transformés dans nos cuisines, l’orge occupait déjà une place importante dans l’alimentation des familles tunisiennes. Cultivée depuis des millénaires, cette céréale rustique a nourri des générations entières, particulièrement dans les régions rurales où elle représentait une ressource précieuse face aux périodes de sécheresse et aux conditions climatiques difficiles. Aujourd’hui encore, l’orge fait partie de nombreuses traditions culinaires tunisiennes. On la retrouve dans le bsissa, dans certains pains traditionnels, dans les soupes, les bouillies ou encore dans diverses préparations artisanales transmises de génération en génération. Si elle évoque souvent les saveurs du passé, cette céréale attire désormais l’attention des nutritionnistes pour ses nombreux atouts sur la santé. L’un des principaux avantages de l’orge réside dans sa richesse en fibres alimentaires. Ces fibres jouent un rôle important dans le bon fonctionnement du système digestif en favorisant le transit intestinal et en contribuant à une meilleure sensation de satiété. Dans un contexte où les troubles digestifs et le surpoids touchent une part croissante de la population, les aliments riches en fibres suscitent un intérêt grandissant. L’orge contient également une fibre particulière appelée bêta-glucane. Cette substance naturelle est aujourd’hui largement étudiée pour ses effets bénéfiques sur la santé cardiovasculaire. Plusieurs recherches ont montré qu’une consommation régulière de bêta-glucanes peut contribuer à maintenir un taux normal de cholestérol dans le cadre d’une alimentation équilibrée. Cette céréale constitue aussi une source intéressante de vitamines du groupe B, de magnésium, de phosphore, de fer et de plusieurs antioxydants naturels. Ces nutriments participent au bon fonctionnement de l’organisme et contribuent à la production d’énergie nécessaire aux activités quotidiennes. Autre avantage souvent mis en avant par les spécialistes de la nutrition, l’orge possède un indice glycémique généralement plus modéré que certaines céréales raffinées. Concrètement, cela signifie qu’elle favorise une libération plus progressive du glucose dans le sang, ce qui peut aider à éviter les variations brusques de la glycémie lorsqu’elle est intégrée dans une alimentation équilibrée. Dans les campagnes tunisiennes, les anciens ne connaissaient pas forcément les termes scientifiques utilisés aujourd’hui. Pourtant, ils avaient compris depuis longtemps que les aliments à base d’orge procuraient une sensation de satiété durable et permettaient de soutenir l’effort physique pendant de longues heures de travail dans les champs. Aujourd’hui, cette céréale ancestrale retrouve progressivement sa place dans notre alimentation moderne. On la retrouve non seulement dans les préparations traditionnelles, mais aussi dans certains produits innovants, notamment des pâtes alimentaires enrichies en orge, témoignant d’un retour vers des ingrédients locaux et des habitudes alimentaires plus proches de notre patrimoine culinaire. Le bsissa d’orge reste l’un des meilleurs exemples de ce savoir alimentaire traditionnel. Préparée à partir de céréales grillées et finement moulues, cette spécialité continue d’être appréciée pour son caractère nourrissant et sa richesse nutritionnelle. Pour de nombreuses familles, elle représente bien plus qu’un simple aliment. Elle est un héritage culturel transmis avec affection entre les générations. L’orge est également utilisée dans plusieurs recettes traditionnelles tunisiennes, notamment dans certaines soupes hivernales où elle apporte texture, saveur et valeur nutritive. Dans certaines régions, elle entre même dans la préparation de pains artisanaux appréciés pour leur goût authentique et leur richesse en fibres. À une époque où de nombreux consommateurs cherchent à retrouver une alimentation plus naturelle et moins transformée, cette céréale ancienne retrouve progressivement sa place dans les habitudes alimentaires. Son adaptation aux conditions climatiques difficiles représente également un avantage pour l’agriculture tunisienne, confrontée aux défis du changement climatique et à la raréfaction des ressources en eau. L’histoire de l’orge rappelle qu’il n’est pas toujours nécessaire de chercher loin pour trouver des aliments bénéfiques pour la santé. Parfois, les réponses se trouvent déjà dans notre patrimoine alimentaire, dans ces produits simples qui ont accompagné nos parents et nos grands-parents pendant des générations. Entre tradition, nutrition et agriculture durable, l’orge demeure aujourd’hui l’une des céréales les plus précieuses du bassin méditerranéen. Un aliment humble, mais dont les qualités continuent de traverser le temps sans jamais perdre leur valeur. Sources • Organisation mondiale de la Santé  • Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture  • Harvard T.H. Chan School of Public Health  • European Food Safety Authority Laissez un commentaire Annuler la réponse Connexion en tant que Agrohealth. Modifier votre profil. Se déconnecter ? Les champs obligatoires sont indiqués avec * Message* Chronique All Posts Chronique Dr Fatma Rebai: Nos papilles sont-elles victimes de l’alimentation moderne ? juin 13, 2026/Dr Fatma Rebai L’amande tunisienne: un fruit qui accompagne les saisons juin 12, 2026/Agrohealth Le mûrier en Tunisie, un arbre discret entre mémoire rurale et richesse naturelle juin 8, 2026/Agrohealth Ras El Am El Arbi: quand les traditions culinaires tunisiennes perpétuent la sagesse des anciens juin 8, 2026/Agrohealth PUB Actuagro Aliments pour bétail en Tunisie: un enjeu majeur pour la souveraineté alimentaire juin 17, 2026 Thon rouge en Tunisie: une richesse nationale qui échappe à l’assiette du consommateur? juin 13, 2026 Le «or rouge» de la Méditerranée : La crevette rouge tunisien au cœur de la controverse juin 12, 2026 Load More Élevage Élevage de poules en Tunisie: une filière essentielle sous pression juin 5, 2026 L’élevage en Tunisie : des éleveurs sous pression, un secteur essentiel à préserver juin 1, 2026 Abeilles en Tunisie : ces précieuses ouvrières que le climat met à rude épreuve juin 1, 2026 Load More

Le chardon-Marie, une plante sauvage aux multiples vertus

Actuhealth Le chardon-Marie, une plante sauvage aux multiples vertus Dans les campagnes tunisiennes, il pousse souvent sans attirer l’attention. Au bord des chemins, entre les champs de céréales ou sur les terres laissées au repos, le chardon-Marie fait partie du paysage depuis des générations. Avec ses grandes feuilles vertes marbrées de blanc et ses fleurs violettes entourées d’épines, il est connu dans plusieurs régions sous les noms de «Chouk El Jmel» ou «El Bekk». Longtemps considéré comme une simple plante sauvage, voire comme une herbe envahissante dont il fallait se débarrasser, le chardon-Marie bénéficie aujourd’hui d’un regard nouveau. Derrière son apparence rustique se cache en effet une plante médicinale qui suscite un intérêt croissant auprès des chercheurs, des herboristes et des amateurs de remèdes naturels. Originaire du bassin méditerranéen, le chardon-Marie est parfaitement adapté aux conditions climatiques tunisiennes. Il supporte bien la chaleur, résiste à la sécheresse et pousse naturellement dans des sols parfois pauvres où d’autres plantes peinent à se développer. On le rencontre fréquemment dans les régions du nord et du centre du pays, notamment dans les zones agricoles et les terrains calcaires. Au printemps, sa silhouette imposante peut dépasser un mètre de hauteur. Sa floraison, qui apparaît généralement entre avril et juin, colore les paysages d’une touche violette caractéristique. Mais ce ne sont pas ses fleurs qui attirent principalement l’attention des spécialistes. Ce sont ses graines, riches en silymarine, une substance naturelle reconnue pour ses propriétés antioxydantes. L’histoire du chardon-Marie remonte à l’Antiquité. Les civilisations grecques et romaines lui attribuaient déjà des vertus liées au bien-être digestif. Au fil des siècles, son utilisation s’est transmise de génération en génération dans plusieurs pays méditerranéens. En Tunisie, certaines familles rurales conservent encore ce savoir traditionnel. Les graines sont parfois séchées puis préparées sous forme d’infusion ou réduites en poudre. Ces usages populaires témoignent d’une relation ancienne entre les habitants et les ressources naturelles qui les entourent. Ces dernières décennies, les recherches scientifiques ont permis de mieux comprendre les propriétés de cette plante. Les études se sont particulièrement intéressées à la silymarine, présente dans les graines, pour son rôle potentiel dans la protection des cellules du foie contre certaines agressions et le stress oxydatif. Cette reconnaissance scientifique a favorisé le développement d’un marché mondial autour du chardon-Marie. Aujourd’hui, ses extraits entrent dans la composition de nombreux compléments alimentaires et produits de phytothérapie destinés au soutien hépatique. Son utilisation s’est progressivement étendue bien au-delà de son aire méditerranéenne d’origine. Dans plusieurs pays comme l’Espagne ou l’Italie, la culture du chardon-Marie fait désormais l’objet d’une véritable valorisation économique. En Tunisie, son exploitation reste encore largement limitée à la récolte spontanée, alors même que la plante pousse naturellement sur une grande partie du territoire. Cette situation soulève une question intéressante. Dans un contexte marqué par le changement climatique et la recherche de cultures plus résistantes à la sécheresse, certaines plantes locales pourraient-elles offrir de nouvelles opportunités aux agriculteurs? Le chardon-Marie possède plusieurs atouts. Il demande peu d’eau, nécessite peu d’interventions et s’adapte à des conditions parfois difficiles. Ces caractéristiques attirent l’attention des spécialistes qui s’intéressent au développement des plantes médicinales et aromatiques comme source de diversification agricole. Au-delà de son potentiel économique, cette plante rappelle également la richesse du patrimoine naturel tunisien.  De nombreuses espèces sauvages présentes depuis toujours dans les campagnes continuent de révéler des propriétés encore méconnues du grand public. Le chardon-Marie illustre parfaitement cette réalité. Ce qui était autrefois perçu comme une simple plante épineuse poussant au bord des champs apparaît aujourd’hui comme une ressource porteuse d’intérêt scientifique, médicinal et économique. Parfois, les trésors les plus précieux ne viennent pas de loin. Ils poussent discrètement sous nos yeux, au cœur même des paysages que nous croyons connaître depuis toujours. Sources • Organisation mondiale de la Santé  • Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture  • European Medicines Agency  • National Center for Biotechnology Information  • Institut National de la Recherche Agronomique de Tunisie Chronique All Posts Chronique Dr Fatma Rebai: Nos papilles sont-elles victimes de l’alimentation moderne ? juin 13, 2026/Dr Fatma Rebai L’amande tunisienne: un fruit qui accompagne les saisons juin 12, 2026/Agrohealth Le mûrier en Tunisie, un arbre discret entre mémoire rurale et richesse naturelle juin 8, 2026/Agrohealth Ras El Am El Arbi: quand les traditions culinaires tunisiennes perpétuent la sagesse des anciens juin 8, 2026/Agrohealth Le chardon-Marie, une plante sauvage aux multiples vertus juin 5, 2026/Agrohealth L’abricot en Tunisie entre douceur estivale et défis agricoles juin 4, 2026/Agrohealth L’hydroponie : cultiver sans sol pour économiser l’eau juin 3, 2026/Agrohealth La sauge officinale : une plante méditerranéenne entre tradition et science juin 2, 2026/Agrohealth Le géranium en Tunisie : une plante discrète au parfum précieux juin 2, 2026/Agrohealth Actuhealth Été, voyages et festivités: comment garder une alimentation équilibrée et rester bien hydraté PUB Actuagro Été, voyages et… Le rôle du consommateur dans la sécurité alimentaire: un maillon essentiel de la chaîne PUB Actuhealth Le rôle du… Sécurité alimentaire, de la ferme à la table une responsabilité partagée PUB Actuhealth La sécurité alimentaire… L’orge, un trésor pour la santé PUB Actuhealth L’orge, un trésor… Les aliments qui renforcent l’immunité en été Actuhealth Les aliments qui renforcent… La viande rouge : un aliment riche en nutriments, à consommer avec équilibre Actuhealth La viande rouge :… La nèfle du Japon : un petit fruit aux grands bienfaits pour la santé Actuhealth La nèfle du Japon… La fève, un légume discret aux puissants bienfaits pour la santé Actuhealth La fève, un légume… Load More Élevage Élevage de poules en Tunisie: une filière essentielle sous pression Élevage Élevage de poules en… L’élevage en Tunisie : des éleveurs sous pression, un secteur essentiel à préserver Élevage L’élevage en Tunisie :… Abeilles en Tunisie : ces précieuses ouvrières que le climat met à rude épreuve Élevage Abeilles en Tunisie :… Héliciculture en Tunisie : une filière discrète qui cherche sa place Élevage Héliciculture en Tunisie :… Load More

Été 2026 en Tunisie: les vagues de chaleur précoces inquiètent le monde agricole

PUB Actuagro Été 2026 en Tunisie: les vagues de chaleur précoces inquiètent le monde agricole Alors que l’été n’a pas encore officiellement commencé, les températures élevées observées dans plusieurs régions du pays suscitent déjà des inquiétudes dans le monde agricole. Après un printemps marqué par des épisodes de chaleur parfois inhabituels, de nombreux agriculteurs redoutent une saison estivale particulièrement difficile pour les cultures et les élevages. Dans les champs, les premiers signes du stress thermique commencent à apparaître. Lorsque les températures augmentent rapidement, les plantes doivent mobiliser davantage d’eau pour maintenir leurs fonctions vitales. Or, dans un contexte où les ressources hydriques restent limitées dans plusieurs régions, cette situation peut fragiliser certaines productions agricoles. Les cultures maraîchères figurent parmi les plus sensibles aux fortes chaleurs. Tomates, piments, pastèques ou melons peuvent subir un ralentissement de leur croissance lorsque les températures deviennent excessives. Dans certains cas, la qualité des fruits peut également être affectée, avec des risques de brûlures ou de dessèchement. Les arbres fruitiers ne sont pas épargnés. Les agrumes, les grenadiers, les amandiers ou encore les oliviers disposent certes d’une meilleure résistance aux conditions méditerranéennes, mais des épisodes prolongés de chaleur associés à un manque d’eau peuvent réduire la vigueur des arbres et influencer les rendements futurs. Les céréales, quant à elles, restent particulièrement vulnérables lorsque les pics de chaleur surviennent durant certaines phases de développement. Une hausse brutale des températures peut accélérer le cycle végétatif et limiter le remplissage des grains, avec des conséquences possibles sur la production finale. L’élevage est également concerné. Les fortes chaleurs provoquent un stress thermique chez les animaux, notamment les volailles et les bovins. Les besoins en eau augmentent fortement tandis que l’appétit des animaux peut diminuer. Cette situation peut entraîner une baisse de la croissance, de la production laitière ou des performances globales des élevages. Face à ces défis, de nombreux agriculteurs tentent de s’adapter. Certains ajustent les horaires d’irrigation afin de limiter les pertes par évaporation. D’autres privilégient le paillage des sols pour conserver l’humidité ou investissent dans des systèmes d’irrigation plus économes en eau. Dans les élevages, l’amélioration de la ventilation et l’accès permanent à l’eau deviennent des priorités durant les périodes les plus chaudes. Au-delà des solutions à court terme, ces épisodes de chaleur rappellent que l’agriculture tunisienne évolue dans un contexte climatique en pleine mutation. Les spécialistes observent depuis plusieurs années une augmentation de la fréquence et de l’intensité des vagues de chaleur dans l’ensemble du bassin méditerranéen. Cette tendance pousse progressivement les producteurs à repenser certaines pratiques agricoles afin de renforcer la résilience de leurs exploitations. Pour les agriculteurs, chaque degré supplémentaire peut avoir des conséquences concrètes sur les rendements, les coûts de production et les revenus. Si la chaleur fait partie du climat tunisien, son apparition plus précoce et son intensification représentent désormais un défi majeur pour l’avenir de l’agriculture. À l’approche de l’été 2026, une question demeure dans tous les esprits: comment continuer à produire davantage avec une ressource en eau de plus en plus précieuse et des températures toujours plus élevées ? Sources • Institut National de la Météorologie  • Observatoire National de l’Agriculture  • Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture  • Organisation météorologique mondiale Laissez un commentaire Annuler la réponse Connexion en tant que root. Modifier votre profil. Se déconnecter ? Les champs obligatoires sont indiqués avec * Message* Δ Chronique All Posts Chronique Le chardon-Marie, une plante sauvage aux multiples vertus juin 5, 2026/root L’abricot en Tunisie entre douceur estivale et défis agricoles juin 4, 2026/root L’hydroponie : cultiver sans sol pour économiser l’eau juin 3, 2026/root La sauge officinale : une plante méditerranéenne entre tradition et science juin 2, 2026/root PUB Actuhealth L’orge, un trésor pour la santé juin 5, 2026 Les aliments qui renforcent l’immunité en été juin 4, 2026 La viande rouge : un aliment riche en nutriments, à consommer avec équilibre mai 31, 2026 Load More Élevage Élevage de poules en Tunisie: une filière essentielle sous pression juin 5, 2026 L’élevage en Tunisie : des éleveurs sous pression, un secteur essentiel à préserver juin 1, 2026 Abeilles en Tunisie : ces précieuses ouvrières que le climat met à rude épreuve juin 1, 2026 Load More

Élevage de poules en Tunisie: une filière essentielle sous pression

Élevage Élevage de poules en Tunisie: une filière essentielle sous pression Dans les campagnes tunisiennes comme aux abords des grandes villes, les bâtiments d’élevage de volailles font désormais partie du paysage quotidien. Souvent discrets, ils jouent pourtant un rôle fondamental dans l’alimentation de millions de Tunisiens. Derrière chaque poulet ou chaque œuf vendu sur les marchés se trouvent des femmes et des hommes qui travaillent toute l’année pour approvisionner le pays en produits accessibles et indispensables à la consommation quotidienne. Au fil des décennies, la viande de volaille s’est progressivement imposée dans les habitudes alimentaires des ménages tunisiens. Plus abordable que la viande rouge, elle constitue aujourd’hui l’une des principales sources de protéines animales pour de nombreuses familles. Les œufs occupent également une place importante dans l’alimentation grâce à leur valeur nutritive et à leur prix relativement accessible. Cette évolution a favorisé le développement d’une filière avicole qui occupe aujourd’hui une place stratégique dans l’agriculture tunisienne. L’élevage de poulets présente en effet un avantage majeur : son cycle de production est relativement court. En quelques semaines seulement, les volailles atteignent leur poids commercial, permettant aux éleveurs de renouveler rapidement leurs élevages et de générer des revenus plus fréquents que dans d’autres productions animales. Partout dans le pays, des milliers d’exploitations participent à cette activité. Certaines sont de petite taille et constituent un complément de revenu pour les familles rurales. D’autres appartiennent à des structures plus importantes intégrant plusieurs étapes de la production, depuis les couvoirs jusqu’à l’abattage et à la commercialisation. Cette diversité contribue à faire vivre toute une chaîne économique génératrice d’emplois dans les zones rurales comme urbaines. Mais derrière cette importance économique se cache une réalité souvent plus difficile. Depuis plusieurs années, les éleveurs sont confrontés à une hausse continue des coûts de production. L’alimentation des volailles repose largement sur des matières premières importées, notamment le maïs et le soja. Les fluctuations des marchés internationaux ont fortement impacté les prix de ces intrants, augmentant considérablement les charges des exploitations. À cela s’ajoutent les dépenses liées à l’énergie, au transport, aux équipements et aux soins vétérinaires. Pour de nombreux éleveurs, cette situation réduit les marges bénéficiaires et fragilisela viabilité économique des exploitations. Certains se retrouvent confrontés à des périodes où les prix de vente ne couvrent que difficilement les coûts engagés. Cette instabilité du marché demeure l’une des principales préoccupations des professionnels du secteur. Les défis ne sont pas uniquement économiques. Comme partout dans le monde, la filièreavicole doit également répondre à des exigences sanitaires de plus en plus strictes. La prévention des maladies aviaires, le respect du bien-être animal, la maîtrise de l’usage des médicaments vétérinaires et la gestion des déchets d’élevage sont devenus des enjeux majeurs. Ces questions concernent à la fois la santé animale, la santé publique et la préservation de l’environnement. Les défis ne sont pas uniquement économiques. Comme partout dans le monde, la filièreavicole doit également répondre à des exigences sanitaires de plus en plus strictes. La prévention des maladies aviaires, le respect du bien-être animal, la maîtrise de l’usage des médicaments vétérinaires et la gestion des déchets d’élevage sont devenus des enjeux majeurs. Ces questions concernent à la fois la santé animale, la santé publique et la préservation de l’environnement. Malgré ces difficultés, l’aviculture demeure l’un des piliers de la sécurité alimentaire tunisienne. La filière assure une part importante de l’approvisionnement national en viande et répond à la totalité ou à la quasi-totalité des besoins du pays en œufs de consommation. Elle contribue également à la création de valeur dans le secteur agricole et constitue une source de revenus essentielle pour de nombreuses familles. L’avenir de cette activité dépendra toutefois de sa capacité à renforcer sa résilience face aux crises économiques et climatiques. Les spécialistes soulignent régulièrement l’importance d’une meilleure organisation des filières, du soutien aux petits éleveurs, de la modernisation des équipements et d’une réduction progressive de la dépendance aux matières premières importées. Ainsi, derrière chaque œuf posé sur une table familiale ou chaque poulet vendu sur un marché tunisien se dessine l’histoire d’une filière essentielle. Une filière qui nourrit le pays, fait vivre des milliers de familles et continue d’avancer malgré des défis économiques, sanitaires et environnementaux de plus en plus complexes. Sources Groupement Interprofessionnel des Produits Avicoles et Cunicoles (GIPAC)  Observatoire National de l’Agriculture (ONAGRI)  Office de l’Élevage et des Pâturages (OEP)  Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO)  Analyse sectorielle de la filière avicole tunisienne Chronique All Posts Chronique L’abricot en Tunisie entre douceur estivale et défis agricoles juin 4, 2026/root L’hydroponie : cultiver sans sol pour économiser l’eau juin 3, 2026/root La sauge officinale : une plante méditerranéenne entre tradition et science juin 2, 2026/root Le géranium en Tunisie : une plante discrète au parfum précieux juin 2, 2026/root La fleur d’oranger en Tunisie : le parfum d’un patrimoine vivant juin 2, 2026/root La fraise en Tunisie : un fruit entre saveur et défis agricoles juin 1, 2026/root Eau de rose en Tunisie : quand le parfum des roses rencontre le savoir-faire des terroirs mai 24, 2026/root Actuhealth Les aliments qui renforcent l’immunité en été Actuhealth Les aliments qui renforcent… La viande rouge : un aliment riche en nutriments, à consommer avec équilibre Actuhealth La viande rouge :… La nèfle du Japon : un petit fruit aux grands bienfaits pour la santé Actuhealth La nèfle du Japon… La fève, un légume discret aux puissants bienfaits pour la santé Actuhealth La fève, un légume… Load More Élevage Élevage de poules en Tunisie: une filière essentielle sous pression Élevage Élevage de poules en… L’élevage en Tunisie : des éleveurs sous pression, un secteur essentiel à préserver Élevage L’élevage en Tunisie :… Abeilles en Tunisie : ces précieuses ouvrières que le climat met à rude épreuve Élevage Abeilles en Tunisie :… Héliciculture en Tunisie : une filière discrète qui cherche sa place Élevage Héliciculture en Tunisie :… Load More

Tarte à l’abricot

Recette Tarte à l’abricot Ingrédients (6 à 8 personnes) Pour la pâte sablée 250 g de farine  125 g de beurre froid coupé en dés  80 g de sucre  1 œuf  1 pincée de sel  Pour la garniture 700 à 800 g d’abricots frais 60 g de sucre 50 g de poudre d’amandes 1 sachet de sucre vanillé 2 cuillères à soupe de confiture d’abricot (pour le nappage) Préparation Préparer la pâte Mélanger la farine, le sucre et le sel. Ajouter le beurre et sabler du bout des doigts. Incorporer l’œuf et former une boule. Filmer et laisser reposer 30 minutes au réfrigérateur. Préparer la tarte Préchauffer le four à 180°C. Étaler la pâte et foncer un moule à tarte. Piquer le fond avec une fourchette. Saupoudrer la poudre d’amandes sur le fond. Ajouter les abricots Laver, dénoyauter et couper les abricots en deux. Les disposer harmonieusement sur la pâte, côté bombé vers le bas. Saupoudrer de sucre et de sucre vanillé. Cuisson Enfourner pendant 35 à 40 minutes jusqu’à ce que la pâte soit bien dorée. Finition Faire chauffer légèrement la confiture d’abricot. Badigeonner la tarte encore tiède pour lui donner un aspect brillant. Astuce gourmande: Ajoutez quelques amandes effilées avant la cuisson et servez avec une boule de glace à la vanille ou une cuillère de crème fraîche. Chronique All Posts Chronique L’abricot en Tunisie entre douceur estivale et défis agricoles juin 4, 2026/root L’hydroponie : cultiver sans sol pour économiser l’eau juin 3, 2026/root La sauge officinale : une plante méditerranéenne entre tradition et science juin 2, 2026/root Le géranium en Tunisie : une plante discrète au parfum précieux juin 2, 2026/root La fleur d’oranger en Tunisie : le parfum d’un patrimoine vivant juin 2, 2026/root La fraise en Tunisie : un fruit entre saveur et défis agricoles juin 1, 2026/root Eau de rose en Tunisie : quand le parfum des roses rencontre le savoir-faire des terroirs mai 24, 2026/root Actuhealth Les aliments qui renforcent l’immunité en été Actuhealth Les aliments qui renforcent… La viande rouge : un aliment riche en nutriments, à consommer avec équilibre Actuhealth La viande rouge :… La nèfle du Japon : un petit fruit aux grands bienfaits pour la santé Actuhealth La nèfle du Japon… La fève, un légume discret aux puissants bienfaits pour la santé Actuhealth La fève, un légume… Load More Élevage L’élevage en Tunisie : des éleveurs sous pression, un secteur essentiel à préserver Élevage L’élevage en Tunisie :… Abeilles en Tunisie : ces précieuses ouvrières que le climat met à rude épreuve Élevage Abeilles en Tunisie :… Héliciculture en Tunisie : une filière discrète qui cherche sa place Élevage Héliciculture en Tunisie :… Load More

L’abricot en Tunisie entre douceur estivale et défis agricoles

Actuhealth Les aliments qui renforcent l’immunité en été – Copy Dès les premiers jours du printemps, l’abricot annonce l’arrivée de l’été sur les étals tunisiens. Sa couleur orangée illumine les marchés tandis que son parfum délicat rappelle les vergers qui s’étendent dans plusieurs régions du pays. Derrière sa chair tendre et sucrée se cache pourtant une culture qui dépend étroitement de la nature et du savoir-faire des agriculteurs. Depuis des générations, l’abricotier fait partie du paysage agricole tunisien. Cet arbre fruitier s’est adapté au climat méditerranéen et trouve sa place dans de nombreuses régions, notamment à Kairouan, Kasserine, au Cap Bon et dans certaines zones de Sfax. Parmi elles, Kairouan demeure l’un des territoires les plus emblématiques de cette culture grâce à l’étendue de ses vergers et à l’expérience accumulée par les producteurs au fil des années. Les variétés cultivées en Tunisie sont nombreuses et chacune possède ses particularités. Certaines séduisent par leur goût sucré, d’autres par leur parfum ou leur capacité à mieux résister aux conditions locales. Cette diversité permet aux agriculteurs de préserver une richesse fruitière qui contribue à l’identité agricole du pays. Mais produire des abricots n’est jamais un exercice simple. Comme beaucoup l’arbres fruitiers, l’abricotier reste particulièrement sensible aux variations climatiques. Une saison trop sèche, un manque de pluie ou encore une vague de chaleur précoce peuvent influencer directement la qualité et la quantité de la récolte. Les producteurs sont aujourd’hui confrontés à une réalité de plus en plus complexe. La raréfaction de l’eau pèse sur de nombreuses exploitations tandis que les épisodes de sécheresse deviennent plus fréquents. À cela s’ajoute un autre défi souvent moins visible. Pour bien fleurir au printemps, l’abricotier a besoin d’une période de froid durant l’hiver. Or, avec l’augmentation progressive des températures observée ces dernières années, ce cycle naturel peut être perturbé et affecter les rendements. Malgré ces contraintes, l’abricot tunisien conserve plusieurs atouts. Sa récolte débute généralement dès le mois de mai, ce qui lui permet d’arriver précocement sur les marchés. Cette avance constitue un avantage appréciable pour les producteurs qui peuvent proposer leurs fruits avant une partie des récoltes européennes. Une fois cueilli, l’abricot suit différents chemins. Il est bien sûr consommé frais, mais il trouve également sa place dans l’industrie agroalimentaire où il est transformé en confitures, en jus, en fruits séchés ou encore en préparations pâtissières. Cette diversité d’usages contribue à valoriser la production et à créer de nouvelles opportunités économiques. Cependant, la filière doit composer avec des coûts de production en hausse, une concurrence de plus en plus forte et une vulnérabilité croissante face aux changements climatiques. Pour de nombreux agriculteurs, l’enjeu consiste désormais à préserver la rentabilité de leurs exploitations tout en continuant à produire des fruits de qualité. L’histoire de l’abricot en Tunisie reflète finalement celle d’une agriculture en pleine transformation. Entre héritage agricole et nécessité d’adaptation, les producteurs cherchent à maintenir vivante une culture qui fait partie du patrimoine alimentaire du pays. L’avenir de cette filière passera sans doute par une gestion plus efficace de l’eau, par l’adoption de pratiques agricoles adaptées aux nouvelles conditions climatiques et par une meilleure valorisation des produits issus de la transformation. Car derrière chaque abricot récolté se trouvent des femmes et des hommes qui perpétuent un savoir-faire transmis depuis des générations et qui continuent, malgré les difficultés, à faire vivre les vergers tunisiens. Sources Ministère de l’Agriculture, des Ressources Hydrauliques et de la Pêche Observatoire National de l’Agriculture Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) Commissariat Régional au Développement Agricole de Kairouan Chronique All Posts Chronique L’hydroponie : cultiver sans sol pour économiser l’eau juin 3, 2026/root La sauge officinale : une plante méditerranéenne entre tradition et science juin 2, 2026/root Le géranium en Tunisie : une plante discrète au parfum précieux juin 2, 2026/root La fleur d’oranger en Tunisie : le parfum d’un patrimoine vivant juin 2, 2026/root La fraise en Tunisie : un fruit entre saveur et défis agricoles juin 1, 2026/root Eau de rose en Tunisie : quand le parfum des roses rencontre le savoir-faire des terroirs mai 24, 2026/root Actuhealth Les aliments qui renforcent l’immunité en été – Copy Actuhealth Les aliments qui renforcent… Les aliments qui renforcent l’immunité en été Actuhealth Les aliments qui renforcent… La viande rouge : un aliment riche en nutriments, à consommer avec équilibre Actuhealth La viande rouge :… La nèfle du Japon : un petit fruit aux grands bienfaits pour la santé Actuhealth La nèfle du Japon… La fève, un légume discret aux puissants bienfaits pour la santé Actuhealth La fève, un légume… Load More Élevage L’élevage en Tunisie : des éleveurs sous pression, un secteur essentiel à préserver Élevage L’élevage en Tunisie :… Abeilles en Tunisie : ces précieuses ouvrières que le climat met à rude épreuve Élevage Abeilles en Tunisie :… Héliciculture en Tunisie : une filière discrète qui cherche sa place Élevage Héliciculture en Tunisie :… Load More