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Pastèque rouge ou pastèque jaune: une question de couleur… ou bien plus?

PUB Chronique Pastèque rouge ou pastèque jaune: une question de couleur… ou bien plus? À l’arrivée de l’été, la pastèque s’impose comme le fruit rafraîchissant par excellence.     Si la majorité des consommateurs tunisiens connaissent la traditionnelle pastèque à chair rouge, une autre variété attire de plus en plus la curiosité: la pastèque jaune.   Sa couleur surprenante suscite de nombreuses interrogations.   Est-elle plus sucrée ? Plus nutritive ? Meilleure pour la santé ? Ou s’agit-il simplement d’une différence esthétique ?   Contrairement à certaines idées reçues, la pastèque jaune n’est ni un fruit génétiquement modifié ni le résultat d’un croisement récent.   Elle existe depuis plusieurs siècles et fait partie des variétés anciennes de la même espèce botanique, Citrullus lanatus.   La principale différence réside dans les pigments naturels responsables de la couleur de la chair.   La chair rouge de la pastèque classique doit sa teinte au lycopène, un puissant antioxydant également présent dans la tomate.   Ce composé est reconnu pour ses propriétés protectrices contre le stress oxydatif et son rôle potentiel dans la prévention de certaines maladies cardiovasculaires et de certains cancers.   La pastèque jaune, quant à elle, contient très peu de lycopène.   Sa couleur provient principalement d’autres pigments de la famille des caroténoïdes, notamment le bêta-carotène, précurseur de la vitamine A.   Ce dernier contribue au maintien d’une bonne vision, au bon fonctionnement du système immunitaire et à la santé de la peau.   Mais la couleur influence-t-elle le goût? En réalité, les différences gustatives existent, même si elles restent variables selon les variétés, le degré de maturité et les conditions de culture.   La pastèque rouge offre généralement une saveur fraîche et légèrement acidulée, avec l’arôme que la plupart des consommateurs associent aux étés de leur enfance.   La pastèque jaune est souvent décrite comme plus douce, avec des notes rappelant le miel, l’abricot ou parfois la mangue.   Certains la trouvent plus sucrée, tandis que d’autres préfèrent la fraîcheur plus classique de la chair rouge.   Sur le plan nutritionnel, les deux fruits présentent de nombreuses similitudes. Composées à plus de 90% d’eau, elles constituent d’excellentes alliées pour l’hydratation durant les fortes chaleurs.   Elles apportent peu de calories – environ 30 kcal pour 100 grammes – tout en fournissant des vitamines et des minéraux intéressants.   Les deux variétés renferment notamment de la vitamine C, qui participe aux défenses immunitaires, du potassium, essentiel au bon fonctionnement musculaire et à l’équilibre hydrique de l’organisme, ainsi que des fibres favorisant le confort digestif.   La différence majeure concerne donc surtout la nature des antioxydants: davantage de lycopène dans la pastèque rouge et davantage de bêta-carotène dans la pastèque jaune.   Faut-il alors privilégier l’une plutôt que l’autre? D’un point de vue nutritionnel, aucune ne peut être considérée comme supérieure. Elles possèdent chacune leurs atouts.   La pastèque rouge séduira ceux qui recherchent les bienfaits associés au lycopène, tandis que la pastèque jaune offrira une source intéressante de caroténoïdes.   L’idéal reste d’alterner les couleurs dans son alimentation afin de bénéficier de la diversité des composés protecteurs naturellement présents dans les fruits et légumes.   Au final, choisir entre une pastèque rouge et une pastèque jaune relève autant du plaisir que de la nutrition.   Derrière cette simple différence de couleur se cache une belle illustration de la richesse de la biodiversité alimentaire: deux fruits issus de la même espèce, mais offrant des expériences gustatives et des profils nutritionnels légèrement différents.   Alors, cet été, pourquoi ne pas laisser la curiosité guider votre prochain choix au marché?   Le saviez-vous ? Contrairement à ce que l’on pourrait penser, la pastèque jaune n’est pas une création récente. Elle est même considérée comme l’une des formes les plus anciennes de la pastèque. Les premières pastèques cultivées en Afrique présentaient souvent une chair pâle, jaune ou orangée, bien avant que les variétés rouges, riches en lycopène, ne s’imposent comme les plus populaires à travers le monde. lire plus Sécurité alimentaire, de la ferme à la table une responsabilité partagée Laissez un commentaire Annuler la réponse Connexion en tant que Agrohealth. Modifier votre profil. Se déconnecter ? Les champs obligatoires sont indiqués avec * Message* Chronique All Posts Chronique Pastèque rouge ou pastèque jaune: une question de couleur… ou bien plus? juin 19, 2026/Agrohealth Dr Fatma Rebai: Nos papilles sont-elles victimes de l’alimentation moderne ? juin 13, 2026/Dr Fatma Rebai L’amande tunisienne: un fruit qui accompagne les saisons juin 12, 2026/Agrohealth Le mûrier en Tunisie, un arbre discret entre mémoire rurale et richesse naturelle juin 8, 2026/Agrohealth PUB Actuhealth Été, voyages et festivités: comment garder une alimentation équilibrée et rester bien hydraté juin 12, 2026 Le rôle du consommateur dans la sécurité alimentaire: un maillon essentiel de la chaîne juin 9, 2026 Sécurité alimentaire, de la ferme à la table une responsabilité partagée juin 8, 2026 Load More Élevage Élevage de poules en Tunisie: une filière essentielle sous pression juin 5, 2026 L’élevage en Tunisie : des éleveurs sous pression, un secteur essentiel à préserver juin 1, 2026 Abeilles en Tunisie : ces précieuses ouvrières que le climat met à rude épreuve juin 1, 2026 Load More

Tomate en Tunisie: une filière stratégique au cœur de l’agriculture nationale

PUB Actuagro Tomate en Tunisie: une filière stratégique au cœur de l’agriculture nationale Rouge, charnue et présente dans presque toutes les cuisines tunisiennes, la tomate fait partie du quotidien des ménages.   Pourtant, derrière chaque ojja, chaque slata méchouia ou chaque cuillerée de concentré se cache une filière agricole et industrielle d’une importance capitale pour le pays.   Des champs aux unités de transformation, elle mobilise des milliers de producteurs, génère de nombreux emplois et participe à la sécurité alimentaire nationale.   La Tunisie a construit au fil des décennies un véritable savoir-faire dans la production de tomate destinée à la transformation industrielle.   Selon les données du Groupement interprofessionnel des conserves alimentaires (GICA), plus de 10 000 producteurs cultivent chaque année près de 18 000 hectares de tomates industrielles.   La production nationale avoisine en moyenne un million de tonnes par campagne, avec des variations liées aux conditions climatiques et à la disponibilité de l’eau.   Certaines années particulièrement favorables ont même permis de dépasser ce seuil, à l’image de la campagne 2015 qui avait enregistré une récolte de plus de 1,2 million de tonnes.   Cette production repose sur plusieurs bassins agricoles historiques. Le Cap Bon demeure l’un des symboles de cette culture, grâce à une longue tradition maraîchère et à la proximité des unités de transformation.   D’autres régions contribuent également à faire vivre cette filière, notamment Béja, Bizerte, Jendouba, Kairouan et Sidi Bouzid.   Durant la saison estivale, ces zones se transforment en véritables ruches où les récoltes s’enchaînent afin d’alimenter les usines dans les meilleurs délais.   Car la tomate tunisienne poursuit rapidement son parcours après avoir quitté les champs. Quelques heures seulement après la récolte, les fruits sont transportés vers les unités industrielles où ils sont triés, lavés, broyés puis concentrés avant d’être conditionnés.   Cette rapidité est essentielle pour préserver les qualités du produit et garantir sa conformité aux exigences du marché. Le double concentré de tomate s’est ainsi imposé comme le produit phare de cette industrie. Il représente près de 90% des conserves de fruits et légumes produites en Tunisie et constitue l’un des aliments les plus présents dans les placards des ménages. Plus qu’un simple condiment, il est devenu un élément indissociable des habitudes culinaires tunisiennes. La campagne 2026 s’annonce toutefois dans un contexte marqué par plusieurs défis. Selon des informations relayées par la presse nationale, les stocks de concentré de tomate disponibles avant le lancement de la nouvelle saison étaient estimés entre 50 000 et 60 000 tonnes, contre environ 30 000 tonnes à la même période l’année précédente. Si cette situation témoigne d’une certaine stabilité de l’approvisionnement, les professionnels du secteur continuent d’alerter sur les difficultés auxquelles ils sont confrontés. La raréfaction des ressources en eau, l’augmentation des coûts des intrants agricoles, la hausse des charges de production et les effets de plus en plus perceptibles du changement climatique exercent une pression croissante sur les exploitations. Dans certaines régions, le vieillissement des réseaux d’irrigation et l’apparition de maladies affectant les cultures viennent également fragiliser les rendements. Malgré ces contraintes, la tomate demeure l’une des filières les plus stratégiques de l’agriculture tunisienne. Elle fait vivre des milliers de familles, soutient une industrie agroalimentaire solidement implantée et contribue à l’autonomie alimentaire du pays. Derrière ce fruit devenu incontournable se dessine ainsi toute une chaîne de valeur, faite de savoir-faire, d’efforts et d’adaptation permanente. À l’heure où la Tunisie cherche à renforcer la résilience de son système agricole face aux défis climatiques et économiques, l’avenir de la filière tomate dépendra de sa capacité à innover, à préserver ses ressources et à mieux valoriser sa production. Car derrière chaque boîte de concentré que l’on ouvre dans une cuisine tunisienne, c’est une part essentielle de l’agriculture nationale qui continue de battre. Laissez un commentaire Annuler la réponse Connexion en tant que Agrohealth. Modifier votre profil. Se déconnecter ? Les champs obligatoires sont indiqués avec * Message* Chronique All Posts Chronique Dr Fatma Rebai: Nos papilles sont-elles victimes de l’alimentation moderne ? juin 13, 2026/Dr Fatma Rebai L’amande tunisienne: un fruit qui accompagne les saisons juin 12, 2026/Agrohealth Le mûrier en Tunisie, un arbre discret entre mémoire rurale et richesse naturelle juin 8, 2026/Agrohealth Ras El Am El Arbi: quand les traditions culinaires tunisiennes perpétuent la sagesse des anciens juin 8, 2026/Agrohealth PUB Actuhealth Été, voyages et festivités: comment garder une alimentation équilibrée et rester bien hydraté juin 12, 2026 Le rôle du consommateur dans la sécurité alimentaire: un maillon essentiel de la chaîne juin 9, 2026 Sécurité alimentaire, de la ferme à la table une responsabilité partagée juin 8, 2026 Load More Élevage Élevage de poules en Tunisie: une filière essentielle sous pression juin 5, 2026 L’élevage en Tunisie : des éleveurs sous pression, un secteur essentiel à préserver juin 1, 2026 Abeilles en Tunisie : ces précieuses ouvrières que le climat met à rude épreuve juin 1, 2026 Load More

Les barrages en Tunisie: des réservoirs stratégiques au service de l’agriculture et de la sécurité alimentaire

PUB Actuagro Les barrages en Tunisie: des réservoirs stratégiques au service de l’agriculture et de la sécurité alimentaire L’histoire des barrages en Tunisie remonte à plusieurs décennies. Parmi les ouvrages hydrauliques emblématiques figure le barrage de Mellègue, construit entre 1949 et 1956 durant la période du Protectorat français. À l’époque, ce projet représentait l’un des plus importants chantiers hydrauliques du pays, avec pour objectifs la protection contre les inondations, l’irrigation de la vallée de la Medjerda et la production d’électricité. Plus de soixante-dix ans après sa mise en service, cet ouvrage continue de jouer un rôle stratégique dans la gestion des ressources hydriques tunisiennes. L’incident de fuite d’eau signalé récemment au barrage de Mellègue, situé dans le gouvernorat du Kef, au nord-ouest de la Tunisie, a rappelé l’importance stratégique des infrastructures hydrauliques dans la gestion des ressources en eau. Les eaux de ce barrage alimentent notamment le bassin de l’Oued Medjerda, véritable colonne vertébrale hydraulique du pays. Cet événement a remis en lumière le rôle crucial des barrages dans la préservation des réserves d’eau, le soutien à l’agriculture et la sécurité alimentaire nationale. Dans un contexte marqué par les changements climatiques, l’irrégularité des précipitations et les périodes de sécheresse de plus en plus fréquentes, les barrages permettent de stocker les eaux de pluie durant les saisons humides afin de les mobiliser lorsque les besoins agricoles augmentent. L’agriculture tunisienne dépend fortement de l’eau d’irrigation, notamment dans les régions productrices de céréales, de légumes, d’agrumes, d’olives et de cultures maraîchères. Grâce aux barrages, les agriculteurs peuvent bénéficier d’un approvisionnement plus régulier en eau, ce qui contribue à améliorer les rendements, à sécuriser les récoltes et à limiter les pertes liées au stress hydrique. Les barrages jouent également un rôle fondamental dans la recharge des nappes phréatiques et dans la protection contre les inondations. En retenant les eaux lors des épisodes pluvieux intenses, ils permettent de réduire les risques de crues tout en valorisant une ressource précieuse qui serait autrement perdue vers la mer. Après plusieurs années de sécheresse, la situation hydraulique de la Tunisie s’est nettement améliorée grâce aux pluies enregistrées au cours de la dernière saison. Le taux de remplissage des barrages a dépassé les 58%, atteignant même plus de 60% dans certaines périodes, offrant ainsi un répit au  secteur agricole et renforçant les réserves stratégiques du pays. Toutefois, les experts soulignent que cette amélioration ne doit pas masquer les défis liés à l’évaporation, au changement climatique et à la nécessité d’une gestion plus durable de l’eau. Face à ces enjeux, les barrages demeurent un outil indispensable pour garantir la résilience de l’agriculture tunisienne. Leur entretien, leur modernisation et leur intégration dans une politique globale de gestion des ressources hydriques représentent aujourd’hui une priorité nationale pour préserver la sécurité alimentaire et soutenir le développement rural. Dans un pays où chaque goutte d’eau compte, les barrages ne sont pas seulement des ouvrages d’ingénierie: ils sont les gardiens silencieux de l’agriculture et de l’avenir alimentaire de la Tunisie. À l’heure où les défis liés à l’eau deviennent de plus en plus pressants, une question mérite d’être posée: la concentration de la majorité des grands barrages dans le nord du pays est-elle suffisante pour répondre durablement aux besoins de l’ensemble des régions tunisiennes? Certaines zones du centre et du sud disposent pourtant d’ouvrages hydrauliques qui pourraient être davantage valorisés. C’est notamment le cas de la région de Sfax, où des canaux et infrastructures ont été aménagés à la suite des inondations de 1981 afin de protéger les zones urbaines contre les crues. Aujourd’hui, ces aménagements pourraient également alimenter la réflexion sur les moyens de récupérer et de stocker une partie des eaux de ruissellement au lieu de les voir se déverser en mer. Bien que Sfax figure parmi les régions les moins arrosées du pays, les épisodes de pluies d’origine orientale peuvent parfois être abondants, voire exceptionnels. Dès lors, ne serait-il pas opportun d’explorer davantage les solutions complémentaires telles que les lacs collinaires, la collecte des eaux pluviales, la recharge artificielle des nappes ou encore la réutilisation des eaux traitées? Loin de la question des barrages, et sans nous attarder sur les polémiques relayées dans les médias — un terrain qui nous entraînerait dans d’innombrables controverses et où les accusations se tourneraient vers ceux qui sont mieux placés que quiconque pour connaître les responsabilités liées aux décennies de négligence et au manque d’entretien des infrastructures hydrauliques — nous nous limiterons à ce qu’impose notre ligne éditoriale. La véritable question qui se pose aujourd’hui est celle d’une gestion plus équilibrée et plus innovante des ressources en eau, afin de garantir l’avenir de l’agriculture et de préserver la sécurité alimentaire en Tunisie. Donc faut-il continuer à concentrer les infrastructures de stockage de l’eau dans le nord du pays, ou est-il temps d’imaginer de nouvelles solutions adaptées aux réalités climatiques du centre et du sud tunisien ? Laissez un commentaire Annuler la réponse Connexion en tant que Agrohealth. Modifier votre profil. Se déconnecter ? Les champs obligatoires sont indiqués avec * Message* Chronique All Posts Chronique Dr Fatma Rebai: Nos papilles sont-elles victimes de l’alimentation moderne ? juin 13, 2026/Dr Fatma Rebai L’amande tunisienne: un fruit qui accompagne les saisons juin 12, 2026/Agrohealth Le mûrier en Tunisie, un arbre discret entre mémoire rurale et richesse naturelle juin 8, 2026/Agrohealth Ras El Am El Arbi: quand les traditions culinaires tunisiennes perpétuent la sagesse des anciens juin 8, 2026/Agrohealth PUB Actuhealth Été, voyages et festivités: comment garder une alimentation équilibrée et rester bien hydraté juin 12, 2026 Le rôle du consommateur dans la sécurité alimentaire: un maillon essentiel de la chaîne juin 9, 2026 Sécurité alimentaire, de la ferme à la table une responsabilité partagée juin 8, 2026 Load More Élevage Élevage de poules en Tunisie: une filière essentielle sous pression juin 5, 2026 L’élevage en Tunisie : des éleveurs sous pression, un secteur essentiel à préserver juin 1, 2026 Abeilles en Tunisie : ces précieuses ouvrières que le climat met à rude épreuve juin 1, 2026 Load More

Produire davantage ou consommer plus intelligemment? La voie vers une alimentation durable en Tunisie

PUB Actuagro Produire davantage ou consommer plus intelligemment? La voie vers une alimentation durable en Tunisie Dans un monde où les étals des marchés semblent encore bien garnis, il est facile d’oublier que chaque tomate, chaque miche de pain ou chaque goutte d’huile d’olive est le fruit d’un équilibre fragile entre la terre, l’eau, le climat et le travail humain. Pourtant, cet équilibre est aujourd’hui mis à rude épreuve. Les épisodes de sécheresse se multiplient, les ressources naturelles s’amenuisent et les besoins alimentaires d’une population mondiale en constante croissance ne cessent d’augmenter. Face à cette réalité, une question essentielle s’impose: faut-il produire davantage pour nourrir la population, ou apprendre à consommer plus intelligemment? En vérité, l’avenir de notre alimentation ne réside ni dans l’une ni dans l’autre de ces options prises isolément. Il repose sur une approche plus globale: l’exploitation durable des ressources agricoles etalimentaires. Produire sans épuiser Pendant longtemps, l’augmentation des rendements agricoles a été considérée comme la réponse naturelle à l’insécurité alimentaire. Produire plus semblait synonyme de progrès. Mais à quel prix ? Dans plusieurs régions du monde, et notamment en Tunisie, l’intensification agricole s’est accompagnée d’une pression croissante sur les ressources en eau, d’une dégradation progressive des sols et d’un recours important aux intrants chimiques. Cette logique productiviste a permis de répondre à des besoins immédiats, mais elle a parfois négligé une question fondamentale: que restera-t-il demain si nous consommons aujourd’hui les ressources plus vitequ’elles ne peuvent se renouveler? L’exploitation durable des ressources agricoles propose justement un changement de perspective. Elle consiste à satisfaire les besoins alimentaires actuels tout en préservant la capacité des générations futures à se nourrir.Autrement dit, produire, oui, mais sans compromettre l’avenir. L’eau est le véritable défi tunisien En Tunisie, la question de l’eau est devenue centrale. Les années de sécheresse successives ont rappelé à quel point cette ressource est précieuse et vulnérable. Or, l’agriculture demeure le principal utilisateur des ressources hydriques du pays. Dans ce contexte, la modernisation des pratiques d’irrigation apparaît comme une nécessité. Le recours au goutte-à-goutte, la récupération des eaux de pluie, le suivi des besoins réels des cultures ou encore l’utilisation raisonnée des ressources disponibles peuvent permettre d’économiser des volumesconsidérables. Le défi n’est donc pas seulement de disposer de davantage d’eau, mais surtout d’apprendre à mieux la gérer. Préserver la terre qui nous nourrit La fertilité des sols est souvent considérée comme acquise. Pourtant, elle constitue l’un des patrimoines les plus précieux d’une nation agricole. La réduction du travail intensif du sol, la rotation des cultures, l’utilisation d’amendements organiques ou encore les pratiques de conservation permettent de maintenir la vie biologique des terres agricoles et d’enpréserver la productivité. Car un sol dégradé ne menace pas uniquement les récoltes d’une saison, il fragilise durablement la sécurité alimentaire du pays. Innover sans renier les savoir-faire La transition vers une agriculture durable ne signifie pas un retour en arrière. Elle suppose au contraire d’allier innovation et tradition. L’agriculture intelligente face au climat offre aujourd’hui des solutions prometteuses: variétés plus résistantes à la sécheresse, outils numériques d’aide à la décision, suivi des parcelles à distance ou encore techniquespermettant d’optimiser chaque apport en eau ou en fertilisants. Dans le même temps, les variétés locales, adaptées depuis des décennies aux conditions tunisiennes, représentent un patrimoine génétique précieux qu’il convient de préserver et de valoriser. L’avenir appartient sans doute à cette alliance entre les connaissances ancestrales des agriculteurs et les avancées scientifiques contemporaines. Le gaspillage est l’ennemi silencieux Une autre contradiction interpelle: alors que des millions de personnes peinent à accéder à une alimentation suffisante, une quantité considérable de nourriture est perdue ou gaspillée. Le gaspillage alimentaire ne représente pas seulement une perte économique. Lorsqu’un aliment est jeté, ce sont également l’eau, l’énergie, le travail humain et les ressources mobilisées pour sa production qui disparaissent avec lui. En Tunisie, les pertes après récolte demeurent importantes pour certaines productions agricoles. Elles résultent souvent de conditions de stockage inadaptées, d’insuffisances logistiques ou encore de comportements de consommation peu responsables. Réduire ces pertes constitue probablement l’une des stratégies les plus efficaces pour renforcer notre sécurité alimentaire sans accroître la pression sur les ressources naturelles. Le consommateur est un acteur du changement La durabilité ne se joue pas uniquement dans les champs. Elle commence aussi dans nos cuisines. Acheter selon ses besoins réels, éviter les excès, privilégier les produits de saison, valoriser les circuits courts et respecter les aliments sont autant de gestes simples qui participent à la préservation des ressources. Le consommateur n’est plus un spectateur passif. Par ses choix quotidiens, il influence les modes de production et encourage des pratiques plus responsables. Chaque repas devient ainsi un acte citoyen. Une responsabilité collective Construire un système alimentaire durable ne peut reposer uniquement sur les épaules des agriculteurs. Cette transformation nécessite des politiques publiques ambitieuses, des investissements dans la recherche, un accompagnement technique des producteurs, une meilleure organisation des filières et unesensibilisation accrue des citoyens. Pour la Tunisie, l’enjeu dépasse largement la seule question agricole. Il touche à la souveraineté alimentaire, à la résilience face aux changements climatiques et à la capacité du pays à garantir à sa population une alimentation saine, accessible et durable. Nourrir aujourd’hui sans affamer demain Au fond, la véritable question n’est peut-être pas de savoir s’il faut produire davantage ou consommer plus intelligemment. Elle consiste plutôt à apprendre à faire les deux autrement. Produire mieux, avec moins de gaspillage et davantage de respect pour les ressources naturelles. Consommer avec plus de conscience, en reconnaissant la valeur du travail agricole et des aliments qui arrivent jusqu’à nos tables. L’exploitation durable des ressources agricoles et alimentaires n’est ni un slogan ni un luxe réservé aux pays riches. C’est une nécessité humaine, économique et écologique. Car préserver l’eau, protéger les sols et limiter le gaspillage, c’est finalement protéger bien plus que notre environnement: c’est préserver notre droit fondamental à nous nourrir dignement aujourd’hui, tout en garantissant celui des générations futures. Laissez un commentaire Annuler la réponse Connexion en tant que Agrohealth. Modifier votre profil. Se déconnecter ?

Aliments pour bétail en Tunisie: un enjeu majeur pour la souveraineté alimentaire

PUB Actuagro Aliments pour bétail en Tunisie: un enjeu majeur pour la souveraineté alimentaire Le secteur des aliments pour bétail occupe une place stratégique dans l’économie tunisienne. Son importance dépasse largement le cadre agricole puisqu’il influence directement les coûts de production du lait, des viandes rouges, de la volaille et des œufs. En 2026, la Tunisie demeure fortement dépendante des marchés internationaux pour couvrir ses besoins en matières premières destinées à l’alimentation animale, une situation qui expose l’ensemble de la filière aux fluctuations des prix mondiaux, à la volatilité du fret maritime et aux variations du taux de change. La composition des aliments pour bétail repose principalement sur trois matières premières. Le maïs constitue la principale source d’énergie pour les élevages avicoles, tandis que le tourteau de soja fournit les protéines indispensables à la croissance et aux performances des animaux. L’orge, quant à elle, demeure un aliment essentiel pour les élevages ovins et contribue également à l’alimentation des bovins. Malgré une amélioration de la production céréalière locale grâce à une pluviométrie plus favorable, la Tunisie continue d’importer l’essentiel de ses besoins en maïs, en soja et l’orge. Les importations annuelles de maïs oscillent généralement entre 1,0 et 1,3 million de tonnes. Celles du soja avoisinent les 600 000 tonnes, tandis que les importations d’orge sur les marchés internationaux varient généralement entre 350 000 et 800 000 tonnes selon le niveau de la récolte nationale et les conditions climatiques. Lors des campagnes agricoles favorables, caractérisées par une bonne pluviométrie et une production locale satisfaisante, les achats extérieurs se limitent généralement à 350 000–450 000 tonnes. En revanche, durant les années de sécheresse, lorsque les disponibilités nationales diminuent, les besoins d’importation peuvent atteindre entre 600 000 et 800 000 tonnes.  Dans des situations exceptionnelles marquées par de graves déficits de production, les volumes importés peuvent même avoisiner 900 000 tonnes, bien que ces niveaux demeurent relativement rares. Au total, plus de deux millions de tonnes de matières premières destinées à l’alimentation animale sont importées chaque année. Les principaux fournisseurs de maïs sont l’Ukraine, le Brésil, la Roumanie et, selon les campagnes, l’Argentine ou les États-Unis. Avant les perturbations géopolitiques affectant la région de la mer Noire, l’Ukraine occupait une place dominante dans les approvisionnements tunisiens en cette céréale.  Concernant le soja, le Brésil domine largement les échanges grâce à sa compétitivité et à l’ampleur de sa production. Les États-Unis et l’Argentine figurent également parmi les principaux fournisseurs. Pour l’orge, les approvisionnements proviennent principalement de la France, de la Roumanie, de la Russie et de l’Ukraine. Sur le plan financier, les importations de maïs représentent entre 300 et 350 millions de dollars par an. Celles du soja dépassent généralement 260 millions de dollars, tandis que la facture des importations d’orge oscille entre 80 et 150 millions de dollars selon les campagnes agricoles. Au total, les dépenses consacrées aux trois principales matières premières utilisées dans les aliments composés sont estimées entre 650 et 750 millions de dollars par an, soit près de 2 à 2,3 milliards de dinars tunisiens aux taux de change observés en 2026. Ces montants ne tiennent pas compte des coûts de transport, de stockage, d’assurance ou de transformation. L’impact des aliments pour bétail sur les filières de production animale est considérable. Dans le secteur avicole, ils représentent souvent entre 70 % et 80 % du coût total de production. Toute hausse des prix du maïs ou du soja se répercute rapidement sur les prix du poulet, de la dinde et des œufs. À l’inverse, une baisse des cours internationaux permet de réduire les coûts de production et d’améliorer la rentabilité des élevages. La filière laitière est également fortement dépendante de l’évolution des prix des aliments. L’alimentation représente généralement plus de la moitié du coût de production du lait. Lorsque les prix des matières premières augmentent, les éleveurs voient leurs marges se réduire, ce qui peut conduire certains d’entre eux à abandonner l’activité ou à réduire la taille de leurs troupeaux. Cette situation exerce une pression constante sur l’ensemble de la chaîne de valeur du lait. Dans le domaine des viandes rouges, l’orge joue un rôle déterminant. Les années de sécheresse réduisent les disponibilités locales et obligent le pays à accroître ses importations. Les coûts d’engraissement augmentent alors, entraînant une hausse des prix des ovins et des bovins sur le marché national. À l’inverse, les bonnes campagnes agricoles contribuent à stabiliser les prix et à alléger les charges supportées par les éleveurs. Au-delà des enjeux conjoncturels, le secteur est confronté à plusieurs défis structurels. Le changement climatique accentue la fréquence des épisodes de sécheresse et fragilise la production locale d’orge et de fourrages. Les fluctuations des marchés internationaux continuent de peser sur les coûts d’approvisionnement. La volatilité du fret maritime et les variations du dinar face au dollar renforcent également l’incertitude économique. Dans ce contexte, la réduction de la dépendance aux importations apparaît comme l’un des principaux enjeux pour les années à venir. Le développement des cultures fourragères locales, l’amélioration des rendements céréaliers, la valorisation des ressources hydriques non conventionnelles, l’utilisation de sous-produits agroalimentaires et l’essor des systèmes de production hydroponique pourraient contribuer à renforcer la résilience du secteur. L’avenir de l’élevage en Tunisie reposera en grande partie sur la capacité du pays à garantir un approvisionnement stable en aliments pour bétail tout en renforçant sa résilience face aux perturbations extérieures. Dans un environnement mondial caractérisé par l’instabilité des marchés et la multiplication des risques climatiques et géopolitiques, l’alimentation animaleest devenue un levier stratégique de la souveraineté alimentaire. Pour réduire sa dépendance structurelle aux importations de matières premières, en particulier le soja et le maïs, la Tunisie mise de plus en plus sur la valorisation des ressources locales issues de l’agriculture et de l’agro-industrie. La féverole, les sous-produits du colza et d’autres coproduits locaux constituent ainsi des pistes de substitution porteuses, susceptibles de renforcer l’autonomie du secteur tout en limitant l’exposition aux fluctuations des marchés internationaux.   Sources United States Department of Agriculture (USDA), Tunisia Grain and Feed Annual 2026. Trading Economics, données relatives aux importations tunisiennes de céréales

Dr Fatma Rebai: Nos papilles sont-elles victimes de l’alimentation moderne ?

PUB Chronique Dr Fatma Rebai: Nos papilles sont-elles victimes de l’alimentation moderne ? Par Dr Fatma Rebai. Médecin ORL – Pourquoi certains enfants refusent-ils systématiquement les légumes mais raffolent des biscuits, des sodas ou des céréales sucrées ? Pourquoi une fraise fraîche semble parfois moins savoureuse qu’un bonbon à la fraise? Ces comportements ne relèvent pas uniquement de l’éducation alimentaire ou du caprice. Ils pourraient être le reflet d’une profonde modification de notre environnement sensoriel. Le goût est un sens complexe, souvent sous-estimé. En tant que médecin ORL, je rappelle souvent à mes patients que ce que nous appelons communément le goût, résulte en réalité de la combinaison de deux systèmes sensoriels: la gustation, assurée par les bourgeons du goût présents sur la langue, et l’olfaction, qui permet de percevoir les arômes par voie rétro nasale lors de la mastication. Autrement dit, lorsque nous dégustons une fraise, nous ne percevons pas seulement le sucré. Nous identifions également des dizaines de molécules aromatiques qui remontent vers le nez et participent à la richesse de la saveur. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle les aliments semblent fades lorsque nous sommes enrhumés. Depuis plusieurs décennies, l’industrie agroalimentaire a développé des produits conçus pour stimuler au maximum ces circuits sensoriels. Les aliments ultra-transformés associent souvent de fortes concentrations de sucre, de sel et de matières grasses à des arômes artificiels et à des exhausteurs de goût. Cette combinaison active intensément les voies cérébrales du plaisir et de la récompense. Les neurosciences ont montré que notre cerveau possède une remarquable capacité d’adaptation. Lorsqu’un stimulus est répété de façon intensive, notre seuil de perception peut se modifier. C’est un phénomène bien connu dans le domaine de l’audition ou de la vision. Il semble également concerner la perception gustative. Certaines études suggèrent qu’une exposition répétée à des aliments très sucrés pourrait diminuer la sensibilité aux saveurs sucrées naturelles. De la même manière, une alimentation riche en sel pourrait conduire à une augmentation progressive du seuil de détection du goût salé. En pratique, cela signifie qu’il faut des saveurs toujours plus intenses pour obtenir le même niveau de satisfaction. Ce phénomène pourrait contribuer à expliquer pourquoi de nombreux enfants trouvent les légumes fades. Le problème n’est pas nécessairement que les légumes ont mauvais goût, mais que leurs saveurs naturelles sont en compétition avec des produits dont l’intensité sensorielle a été optimisée par l’industrie alimentaire. Des recherches récentes s’intéressent également au rôle de la diversité alimentaire dans le développement des préférences gustatives. Les premières années de vie constituent une période particulièrement importante. Plus un enfant est exposé à une variété de saveurs naturelles, plus il a de chances de les accepter ultérieurement. La bonne nouvelle est que notre goût n’est pas figé. Les bourgeons gustatifs se renouvellent régulièrement, approximativement tous les 10 à 14 jours. Cette capacité de renouvellement explique pourquoi il est possible de rééduquerprogressivement son palais. Une diminution de la consommation de produits ultra-transformés permet souvent de retrouver une meilleure sensibilité aux saveurs naturelles en quelques semaines seulement. Au-delà des enjeux nutritionnels, cette question mérite toute notre attention car elle touche directement à deux fonctions sensorielles essentielles de la sphère ORL: le goût et l’odorat. Dans une société où les saveurs sont de plus en plus artificielles et standardisées, préserver notre capacité à apprécier les goûts naturels constitue peut-être aussi une manière de préserver notre santé sensorielle. Le regard de l’ORL Nous parlons souvent de protéger notre audition contre le bruit ou notre vision contre les écrans. Peut-être est-il temps d’accorder la même attention à notre goût et à notre odorat. Car ces sens, eux aussi, sont façonnés par notre environnement. Et aujourd’hui, cet environnement est largement influencé par l’alimentation ultra-transformée. Dr Fatma RebaiMédecin ORL Laissez un commentaire Annuler la réponse Connexion en tant que Agrohealth. Modifier votre profil. Se déconnecter ? Les champs obligatoires sont indiqués avec * Message* Chronique All Posts Chronique Dr Fatma Rebai: Nos papilles sont-elles victimes de l’alimentation moderne ? juin 13, 2026/Dr Fatma Rebai L’amande tunisienne: un fruit qui accompagne les saisons juin 12, 2026/Agrohealth Le mûrier en Tunisie, un arbre discret entre mémoire rurale et richesse naturelle juin 8, 2026/Agrohealth Ras El Am El Arbi: quand les traditions culinaires tunisiennes perpétuent la sagesse des anciens juin 8, 2026/Agrohealth PUB Actuhealth Été, voyages et festivités: comment garder une alimentation équilibrée et rester bien hydraté juin 12, 2026 Le rôle du consommateur dans la sécurité alimentaire: un maillon essentiel de la chaîne juin 9, 2026 Sécurité alimentaire, de la ferme à la table une responsabilité partagée juin 8, 2026 Load More Élevage Élevage de poules en Tunisie: une filière essentielle sous pression juin 5, 2026 L’élevage en Tunisie : des éleveurs sous pression, un secteur essentiel à préserver juin 1, 2026 Abeilles en Tunisie : ces précieuses ouvrières que le climat met à rude épreuve juin 1, 2026 Load More

Thon rouge en Tunisie: une richesse nationale qui échappe à l’assiette du consommateur?

PUB Actuagro Thon rouge en Tunisie: une richesse nationale qui échappe à l’assiette du consommateur? Télécharger la liste complète des bénéficiaires ayant obtenu un permis de pêche au thon rouge en Tunisie pour l’année 2026 Le thon rouge (Thunnus thynnus) est souvent considéré comme l’un des poissons les plus nobles et les plus recherchés au monde. Riche en protéines de haute qualité, en oméga-3, en vitamines B12 et protège contre le cancer. D’ainsi qu’en minéraux essentiels tels que le sélénium et le phosphore, il contribue à la santé cardiovasculaire, au bon fonctionnement du cerveau et au maintien de la masse musculaire. Paradoxalement, alors que les eaux tunisiennes figurent parmi les zones importantes de pêche et d’engraissement du thon rouge en Méditerranée, ce produit d’exception demeure largement absent des tables tunisiennes. Une filière tournée vers l’exportation Chaque année, la Tunisie participe à l’exploitation du thon rouge dans le cadre des quotas attribués par la Commission internationale pour la conservation des thonidés de l’Atlantique (ICCAT). Une partie importante des captures est ensuite transférée dans des fermes marines où les poissons sont engraissés avant leur exportation. Le marché japonais constitue historiquement l’une des principales destinations de ce produit haut de gamme, particulièrement apprécié pour la préparation des sushis et des sashimis. La forte valeur marchande du thon rouge pousse naturellement les opérateurs à privilégier les marchés internationaux, capables d’offrir des prix nettement supérieurs à ceux du marché local. Selon des déclarations attribuées à des professionnels du secteur, dont l’entrepreneur dans l’industrie de produit de la mer monsieur  Wajdi Bouaziz, seule une faible part du thon rouge resterait destinée au marché tunisien, tandis que l’essentiel de la production serait exporté. Une question qui interpelle les consommateurs Si l’on prend comme hypothèse un volume de 3 400 tonnes de thon rouge et que seulement 1% était destiné à la consommation locale, cela représenterait: •  34 tonnes pour le marché tunisien  •  soit 34 000 kilogrammes  •  répartis sur environ 12 millions d’habitants Le calcul donne : 34 000 kg ÷ 12 000 000 habitants = 0,0028 kg par habitant et par an. Autrement dit, chaque Tunisien ne disposerait théoriquement que d’environ 2,8 grammes de thon rouge par an, une quantité symbolique qui illustre le sentiment de frustration exprimé par de nombreux consommateurs. Un paradoxe alimentaire La situation soulève une autre interrogation: alors que la Tunisie produit et exporte un poisson parmi les plus recherchés au monde, le pays continue d’importer différentes variétés de thon destinées à la transformation industrielle et à la consommation courante. D’un point de vue économique, cette logique peut sembler rationnelle: exporter un produit à très forte valeur ajoutée pour générer des devises, puis importer des espèces moins coûteuses pour répondre à la demande du marché intérieur. Mais pour de nombreux citoyens, le paradoxe demeure difficile à comprendre. Comment expliquer qu’un pays qui élève et exporte du thon rouge doive parallèlement importer du thon destiné à la consommation locale ? Ce que dit la réglementation Le projet de décision publié par le ministère de l’Agriculture, des Ressources hydrauliques et de la Pêche maritime pour la campagne 2026 encadre strictement les conditions de pêche du thon rouge: période de pêche, tailles minimales autorisées, suivi des navires, répartition des quotas et contrôle des captures. L’objectif affiché est la préservation de la ressource et le respect des engagements internationaux de la Tunisie en matière de gestion durable des stocks. Ce que révèle réellement la décision de 2026 Au-delà des règles techniques, la décision publiée en avril 2026 apporte plusieurs précisions importantes qui permettent de mieux comprendre le fonctionnement de la filière du thon rouge en Tunisie. Le texte rappelle d’abord que le thon rouge est une ressource strictement encadrée au niveau international. La Tunisie ne peut exploiter que la part du quota annuel qui lui est attribuée par la Commission internationale pour la conservation des thonidés de l’Atlantique (ICCAT). Cette quantité constitue la «quota national annuel», lequel est ensuite réparti entre les unités de pêche autorisées. La réglementation distingue deux catégories de navires. Un premier groupe dit «principal» regroupe les unités historiquement titulaires de quotas individuels, tandis qu’un second groupe complémentaire rassemble d’autres navires pouvant accéder à une partie des quotas disponibles selon des conditions précises. Le texte prévoit également un système rigoureux de contrôle des captures. Les navires doivent transmettre des données détaillées sur leurs activités, respecter des tailles minimales de capture, disposer d’équipements de suivi et obtenir l’ensemble des autorisations administratives nécessaires. Les opérations de pêche, de transfert, de remorquage ou d’engraissement du thonrouge sont soumises à une surveillance permanente afin de garantir la traçabilité des poissons capturés. Par ailleurs, l’attribution d’une part individuelle du quota est conditionnée par plusieurs critères administratifs, techniques et financiers. Les armateurs doivent notamment être en règle vis-à-vis des organismes sociaux, disposer des licences requises et présenter l’ensemble des documents relatifs au navire et à son activité. En pratique, cette réglementation vise avant tout à préserver les stocks de thon rouge et à respecter les engagements internationaux de la Tunisie. Toutefois, elle met également en évidence une réalité économique importante: la quasi-totalité de la ressource est gérée à travers un système de quotas individuels destinés principalement à une filière fortement orientée vers l’exportation. Cette organisation soulève une question qui dépasse le simple cadre de la conservation de l’espèce. Même lorsque les captures augmentent, rien dans la réglementation ne prévoitexplicitement une part minimale destinée au marché tunisien. Le débat ne porte donc pas uniquement sur les volumes pêchés, mais également sur la destination finale de cette richesse halieutique nationale. Une gestion économique de plus en plus encadrée La décision de 2026 ne se limite pas à la préservation des stocks de thon rouge. Elle instaure également un mécanisme économique et administratif particulièrement structuré pour la gestion des quotas. Une commission spécialisée est chargée d’examiner les demandes des armateurs, de sélectionner les navires autorisés à participer à la campagne de pêche et de fixer chaque année la valeur de référence du kilogramme de thon rouge servant au calcul de la contrepartie

Le «or rouge» de la Méditerranée : La crevette rouge tunisien au cœur de la controverse

PUB Actuagro Le «or rouge» de la Méditerranée : La crevette rouge tunisien au cœur de la controverse Ces derniers jours, l’affaire de la crevette rouge tunisien a suscité une vive émotion parmi les professionnels de la pêche et l’opinion publique. Au-delà des chiffres et des procédures administratives, cette histoire raconte surtout le quotidien de marins qui affrontent les profondeurs de la Méditerranée pour ramener à terre l’un des produits les plus précieux de notre patrimoine halieutique. L’inquiétude est née après l’annonce de la saisie, par les autorités douanières italiennes, d’une importante cargaison de crevettes rouges tunisiennes destinée à l’exportation. Selon les informations relayées par les professionnels du secteur, cette mesure aurait été motivée par un dépassement présumé du quota autorisé pour ce crustacé particulièrement recherché sur les marchés européens. Dans un premier temps, les exportateurs craignaient le pire. L’hypothèse d’une destruction de la marchandise faisait planer le spectre de lourdes pertes financières. Finalement, des vidéos et des témoignages relayés ces derniers jours indiquent que la cargaison aurait été renvoyée vers le port de Tunis, évitant ainsi un scénario catastrophique. Même si cette information mérite une confirmation officielle, elle a été accueillie avec soulagement par les acteurs du secteur. Pour autant, le retour de la marchandise ouvre une autre interrogation : que faire de ces quantités de crevettes rouges ? En théorie, elles pourraient alimenter le marché local. Mais la réalité économique tunisienne rend cette solution difficile. La crevette rouge est considérée comme un produit de luxe, dont le prix dépasse largement celui des autres produits de la mer consommés en Tunisie. Sur les marchés européens, les prix varient selon le calibre et le circuit de commercialisation. À l’export, le kilogramme se négocie généralement entre 20 et 35 euros, soit environ 68 à 119 dinars tunisiens. Les gros calibres destinés aux segments premium atteignent souvent entre 35 et 60 euros le kilogramme, l’équivalent de 119 à 204 dinars. En vente au détail haut de gamme en Europe, notamment dans les restaurants gastronomiques italiens ou espagnols, les prix oscillent entre 50 et 90 euros le kilogramme et peuvent même dépasser les 70 euros pour les pièces les plus recherchées. À titre de comparaison, le prix moyen de l’ensemble des produits de la pêche tunisiens exportés au début de l’année 2026 se situait autour de 25 à 26,1 dinars le kilogramme. La crevette rouge se négocie donc à des niveaux nettement supérieurs à cette moyenne, confirmant son statut de produit d’exception. Même lorsqu’elle revient sur le marché tunisien, son prix peut avoisiner les 300 dinars le kilogramme, un niveau inaccessible pour une grande partie des ménages. Ce paradoxe interpelle : un produit pêché par des Tunisiens, dans les eaux tunisiennes, demeure hors de portée du consommateur tunisien. Derrière cette affaire se cache également une réalité souvent méconnue. La crevette rouge n’est pas un produit facile à obtenir. Elle évolue à des profondeurs pouvant atteindre 600 mètres sous la surface de la mer. Sa pêche exige des moyens techniques importants, des embarcations adaptées, des équipements coûteux et un savoir-faire particulier. Les marins passent de longues heures en mer, dans des conditions parfois difficiles, pour ramener à terre ce que beaucoup considèrent aujourd’hui comme le véritable «or rouge» de la Méditerranée. Le travail ne s’arrête pas au moment de la capture. Sur place, à bord des bateaux, les équipages doivent rapidement trier la marchandise, la conserver dans des conditions rigoureuses et préserver sa fraîcheur afin de garantir sa qualité exceptionnelle sur les marchés internationaux. C’est pourquoi de nombreux professionnels vivent difficilement ce qu’ils considèrent comme une injustice. Selon leurs estimations, la production tunisienne annuelle de crevettes rouges avoisinerait les 400 tonnes. Pourtant, la quantité effectivement autorisée à l’exportation ne représenterait qu’environ 35 tonnes, soit une fraction très réduite du potentiel national. Cette situation soulève une question légitime. Comment expliquer qu’un secteur capable de produire plusieurs centaines de tonnes soit limité à un volume d’exportation aussi faible? Les pêcheurs et les exportateurs estiment que les quotas actuels ne reflètent ni la réalité de la production tunisienne ni les investissements consentis par la profession. Cependant, un autre aspect mérite également d’être souligné. Si des quotas existent et s’imposent à tous les acteurs, les opérateurs économiques doivent être clairement informés des quantités autorisées avant la signature descontrats commerciaux et l’expédition des cargaisons. Une communication insuffisante ou des procédures peu lisibles peuvent exposer les exportateurs à des risques considérables et fragiliser toute une filière. L’enjeu dépasse donc la seule question du quota. Il touche à la gouvernance du secteur, à la transparence des décisions et à la circulation de l’information entre les autorités compétentes et les professionnels. L’Italie demeure le premier marché des produits halieutiques tunisiens. Les exportations vers ce pays représentent une part importante des débouchés de la filière. Un incident de cette nature peut affecter la confiance des partenaires commerciaux, compromettre des contrats et menacer des emplois dans les ports, les unités de conditionnement et les entreprises exportatrices. Au fond, cette affaire révèle le défi auquel est confrontée la pêche tunisienne aujourd’hui: comment concilier la préservation des ressources marines et le respect des engagements internationaux avec le droit légitime des pêcheurs à vivre dignement de leur travail ? La crevette rouge n’est pas seulement un produit d’exportation à forte valeur ajoutée. C’est le fruit d’un métier exigeant, pratiqué dans les profondeurs de la Méditerranée par des hommes qui prennent des risques quotidiens pour faire vivre leurs familles. Leur voix mérite d’être entendue. Cette crise pourrait finalement devenir une opportunité. Une occasion de revoir les mécanismes de concertation, d’améliorer la transparence dans la gestion des quotas et d’ouvrir un dialogue constructif entre les autorités, les scientifiques et les professionnels afin de construire une filière à la fois durable, équitable et économiquement viable. Car derrière chaque kilogramme de ce « or rouge » de la Méditerranée, il y a bien plus qu’une marchandise: il y a une histoire humaine, un savoir-faire et toute une communauté qui espère simplement que ses efforts soient reconnus à leur juste valeur. Sources La Presse

L’amande tunisienne: un fruit qui accompagne les saisons

PUB Chronique L’amande tunisienne: un fruit qui accompagne les saisons Parmi les arbres qui façonnent les paysages tunisiens depuis des générations, l’amandier occupe une place particulière. Résistant à la sécheresse, capable de prospérer sur des terres parfois pauvres, il accompagne la vie rurale et rythme les saisons de nombreuses régions du pays. En Tunisie, l’amandier est cultivé principalement dans les régions du Centre et du Sud. Le gouvernorat de Sfax figure parmi les plus importants bassins de production, aux côtés de Sidi Bouzid, Kairouan, Kasserine, Gabès et Gafsa. Dans plusieurs de ces régions, l’amande constitue une source de revenu essentielle pour de nombreuses familles agricoles. Le premier signe du printemps Dès la fin de l’hiver, l’amandier est l’un des premiers arbres à fleurir. Ses fleurs blanches et rosées annoncent l’arrivée du printemps bien avant la plupart des autres arbres fruitiers. Quelques semaines plus tard apparaissent les jeunes amandes vertes, très appréciées des Tunisiens. À ce stade, le fruit est entièrement tendre: la coque extérieure verte est fraîche, juteuse et légèrement acidulée. Beaucoup la dégustent telle quelle, parfois accompagnée d’un peu de sel. Cette consommation de l’amande verte constitue une véritable tradition printanière. Sur les marchés, elle est souvent vendue en bottes ou en petits paniers et fait partie des produits saisonniers les plus attendus. Quand la coque devient plus ferme Au fil des semaines, généralement entre avril et mai, la coque extérieure commence à s’épaissir et à perdre sa tendreté. Elle devient progressivement plus sèche et fibreuse. Pourtant, à l’intérieur, le noyau n’est pas encore totalement durci. C’est à cette période que l’on découvre l’un des plaisirs les plus appréciés des amateurs d’amandes: une amande blanche, tendre et délicatement sucrée. Son goût est plus doux que celui de l’amande sèche traditionnelle. Dans plusieurs régions tunisiennes, cette amande est souvent servie lors des réunions familiales, accompagnée d’un verre de thé à la menthe ou d’une citronnade fraîche. Une association simple qui rappelle les journées douces de la fin du printemps. Les variétés d’amandes en Tunisie La Tunisie possède un patrimoine variétal riche. Parmi les variétés locales les plus connues figurent notamment: Achaak, AbiodhRas Djebel, Zahaf, Khoukh,Ksontini, Mahsouna. Au fil des années, certaines variétés étrangères ont également été introduites pour améliorer les rendements ou adapter la production aux besoins du marché. Chaque variété possède ses particularités: taille du fruit, épaisseur de la coque, saveur de l’amande ou période de maturation. L’été: le temps de la récolte À partir de juillet et jusqu’au mois d’août, selon les régions et les variétés, les amandes arrivent à maturité. La coque verte s’ouvre naturellement et sèche sur l’arbre, révélant la coque ligneuse qui protège le fruit. La récolte reste souvent un moment important dans les campagnes tunisiennes. Les branches sont secouées manuellement ou mécaniquement afin de faire tomber les fruits sur des bâches disposées au sol. Après la récolte, les amandes sont débarrassées de leur enveloppe extérieure puis mises à sécher plusieurs jours au soleil. Cette étape est essentielle pour réduire l’humidité et assurer une bonne conservation. Une fois bien sèches, elles peuvent être stockées pendant plusieurs mois, décortiquées au fur et à mesure des besoins ou transformées en divers produits alimentaires. Un trésor de la gastronomie tunisienne L’amande occupe une place privilégiée dans la cuisine tunisienne. On la retrouve dans de nombreuses pâtisseries traditionnelles, notamment les makroudh, les baklawas, les gâteaux de mariage et diverses spécialités régionales. Elle entre également dans la préparation de certaines boissons, crèmes, pâtes d’amande et confiseries artisanales. Au-delà de sa valeur gustative, l’amande est reconnue pour sa richesse nutritionnelle. Elle apporte des protéines végétales, des fibres, des acides gras insaturés, de la vitamine E et plusieurs minéraux essentiels. Un arbre d’avenir Face aux défis climatiques et à la raréfaction des ressources en eau, l’amandier apparaît comme une culture particulièrement adaptée aux conditions tunisiennes. Sa résistance à la sécheresse et sa capacité à produire dans des zones semi-arides en font un allié précieux pour l’agriculture de demain. De la fleur qui annonce le printemps à l’amande sèche récoltée au cœur de l’été, ce fruit accompagne les saisons et les traditions tunisiennes depuis des siècles. Derrière chaque amande dégustée se cache ainsi tout un patrimoine agricole, culturel et gastronomique qu’il convient de préserver et de valoriser. Sources Institut National de la Recherche Agronomique de Tunisie (INRAT). Ministère tunisien de l’Agriculture, des Ressources Hydrauliques et de la Pêche. Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO). Institut National de la Statistique (INS) – données agricoles. Publications techniques sur les ressources génétiques de l’amandier en Tunisie. Laissez un commentaire Annuler la réponse Connexion en tant que root. Modifier votre profil. Se déconnecter ? Les champs obligatoires sont indiqués avec * Message* Δ Chronique All Posts Chronique L’amande tunisienne: un fruit qui accompagne les saisons juin 12, 2026/root Le mûrier en Tunisie, un arbre discret entre mémoire rurale et richesse naturelle juin 8, 2026/root Le chardon-Marie, une plante sauvage aux multiples vertus juin 5, 2026/root L’abricot en Tunisie entre douceur estivale et défis agricoles juin 4, 2026/root PUB Actuhealth Été, voyages et festivités: comment garder une alimentation équilibrée et rester bien hydraté juin 12, 2026 Le rôle du consommateur dans la sécurité alimentaire: un maillon essentiel de la chaîne juin 9, 2026 Sécurité alimentaire, de la ferme à la table une responsabilité partagée juin 8, 2026 Load More Élevage Élevage de poules en Tunisie: une filière essentielle sous pression juin 5, 2026 L’élevage en Tunisie : des éleveurs sous pression, un secteur essentiel à préserver juin 1, 2026 Abeilles en Tunisie : ces précieuses ouvrières que le climat met à rude épreuve juin 1, 2026 Load More

Été, voyages et festivités: comment garder une alimentation équilibrée et rester bien hydraté

PUB Actuagro Été, voyages et festivités: comment garder une alimentation équilibrée et rester bien hydraté L’été est souvent synonyme de détente, de voyages, de réunions familiales et de moments festifs. Les journées s’allongent, les sorties se multiplient et les habitudes quotidiennes changent.  Cette période apporte son lot de plaisirs, mais elle peut également bouleverser l’équilibre alimentaire de nombreuses personnes. Entre les repas pris à l’extérieur, les horaires irréguliers, les buffets généreux et les tentations gourmandes des vacances, il devient parfois difficile de maintenir une alimentation structurée. Sans même s’en rendre compte, certaines personnes augmentent leurs apports alimentaires tout en réduisant leur activité physique, ce qui peut entraîner une sensation de lourdeur, de fatigue et parfois une prise de poids. Pour profiter pleinement de la saison estivale sans excès, il est important d’adopter quelques habitudes simples. L’objectif n’est pas de se priver, mais plutôt de préserver un équilibre qui permet de savourer les plaisirs de l’été tout en prenant soin de sa santé. Les fruits et légumes de saison constituent de précieux alliés durant cette période. Riches en eau, en vitamines et en minéraux, ils contribuent à rafraîchir l’organisme tout en apportant des nutriments essentiels. Pastèque, melon, pêche, abricot, concombre, tomate ou encore courgette trouvent naturellement leur place dans les repas estivaux et permettent de composer des assiettes colorées et légères. Maintenir des horaires de repas relativement réguliers aide également à mieux gérer la faim. Lorsque les repas sont sautés ou fortement retardés, la tentation de consommer de grandes quantités d’aliments au repas suivant devient plus importante. Même en vacances, conserver une certaine organisation permet souvent d’éviter les grignotages excessifs. Lors des fêtes et des rassemblements familiaux, il est tout à fait possible de profiter des plats proposés sans tomber dans l’excès. Manger lentement, écouter les signaux de satiété et privilégier la qualité plutôt que la quantité sont des réflexes qui favorisent une meilleure relation avec l’alimentation. Le plaisir de partager un repas ne dépend pas uniquement de la quantité consommée, mais aussi de l’ambiance et de la convivialité du moment. L’été est également une saison où les boissons sucrées, les sodas et certaines préparations glacées sont souvent très consommés. Bien qu’agréables lorsqu’il fait chaud, elles peuvent apporter une quantité importante de sucre sans procurer une véritable sensation de satiété. L’eau demeure la boisson la plus adaptée pour répondre aux besoins de l’organisme. L’hydratation mérite d’ailleurs une attention particulière durant les mois chauds. Sous l’effet de la chaleur, le corps perd davantage d’eau par la transpiration. Une déshydratation, même légère, peut provoquer fatigue, maux de tête, diminution de la concentration et sensation d’inconfort. Il est donc conseillé de boire régulièrement tout au long de la journée, sans attendre l’apparition de la soif. Pour varier les plaisirs, l’eau peut être agrémentée de rondelles de citron, de feuilles de menthe ou de morceaux de fruits frais. Les fruits riches en eau, comme la pastèque ou le melon, participent également à l’hydratation quotidienne. Les voyages constituent un autre défi pour l’équilibre alimentaire. Les longs trajets, les changements d’horaires et la restauration rapide peuvent favoriser des choix moins équilibrés. Prévoir quelques collations saines comme des fruits frais, des fruits secs ou des noix permet souvent d’éviter les achats impulsifs et les excès alimentaires. Au final, l’été n’a pas besoin d’être une période de restrictions ni d’excès. C’est avant tout une saison à savourer avec équilibre et simplicité. En privilégiant des repas variés, en profitant des richesses des produits de saison et en veillant à une bonne hydratation, chacun peut profiter pleinement des vacances tout en préservant son bien-être et sa santé. Sources Organisation mondiale de la Santé (OMS) – Alimentation saine Organisationmondiale de la Santé (OMS) – Hydratation et santé durant les périodes dechaleur Organisationdes Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) ProgrammeNational Nutrition Santé (France) – Manger BougerAutoritéeuropéenne de sécurité des aliments (EFSA) – Hydratation et besoins en eau Laissez un commentaire Annuler la réponse Connexion en tant que Agrohealth. Modifier votre profil. Se déconnecter ? 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