Pr. Mohamed Ridha Kamoun: Le couple Soleil peau

Chronique Pr. Mohamed Ridha Kamoun: Le couple Soleil peau Par Pr. Mohamed Ridha Kamoun. Dermatologue – Le monde doit beaucoup au soleil. Il doit la lumière, la chaleur, la nourriture, le bienêtre et en un mot la vie. «Le soleil est un ami de la peau lorsqu’il est modéré; mais il devient un ennemi lorsqu’il est excessif.» Le soleil: ses bienfaits et ses méfaits sur la peau Les bienfaits du soleil Synthèse de la vitamine D: l’exposition modérée aux rayons ultraviolets B (UVB) permet à la peau de produire la vitamine D, essentielle à la santé osseuse et au fonctionnement du système immunitaire. Effet bénéfique sur certaines maladies cutanées: une exposition contrôlée peut améliorer certaines affections comme le psoriasis, la dermatite atopique ou le vitiligo. Action sur le moral: la lumière solaire participe à la régulation des rythmes biologiques et favorise le bien-être psychologique. Bronzage protecteur: la production de mélanine constitue une défense naturelle de la peau contre les rayonnements ultraviolets. Les méfaits du soleil Effets immédiats Coup de soleil (érythème solaire): véritable brûlure cutanée provoquée par les UV. Sa gravité dépend de son étendue et de sa profondeur. Réactions phototoxiques ou photoallergiques : certains médicaments, parfums ou plantes peuvent rendre la peau plus sensible au soleil. Déshydratation et aggravation de certaines dermatoses. Effets à long terme Vieillissement cutané prématuré (photo-vieillissement) Rides Perte d’élasticité Taches pigmentaires Peau épaissie ou jaunâtre Lésions précancéreuses kératoses actiniques. Cancers cutanés Carcinome basocellulaire, Carcinome épidermoïde, Mélanome, la forme la plus grave. Altérations immunitaires localesfavorisant certaines infections ou récidives virales. Comment profiter du soleil sans danger? Éviter l’exposition entre 11 h et 16h en particulier en été. Porter chapeau, lunettes et vêtements protecteurs. Utiliser une crème solaire à large spectre (SPF 30 ou 50+). Renouveler l’application toutes les deux heures et après la baignade. Protéger particulièrement les enfants, dont la peau est plus vulnérable. Surveiller l’apparition de nouvelles lésions pigmentées ou la modification d’un grain de beauté. En dermatologie, on considère aujourd’hui que le soleil est à la fois un allié et un facteur de risque: une exposition modérée et raisonnée permet d’en tirer les bénéfices tout en limitant ses effets délétères. Pr. Mohamed Ridha Kamoun Dermatologue Laissez un commentaire Annuler la réponse Connexion en tant que Agrohealth. Modifier votre profil. Se déconnecter ? Les champs obligatoires sont indiqués avec * Message* Actuagro Le melon, l’autre roi de l’été tunisien juillet 8, 2026 Jasmin et fel, les fleurs qui racontent l’âme de la Tunisie juillet 8, 2026 Apiculture en Tunisie, une filière sous pression juillet 7, 2026 Load More PUB Actuhealth Les eaux distillées, les trésors de l’été qui prennent soin de notre santé juillet 3, 2026 Les poissons bleus: les alliés santé de l’été en Tunisie juin 30, 2026 Dr Fatma Rebai- Sucre, sel, café: quand l’alimentation influence l’oreille interne juin 24, 2026 Load More Élevage Aquaculture en Tunisie: quand la mer devient un nouveau champ de production juin 25, 2026 Élevage de poules en Tunisie: une filière essentielle sous pression juin 5, 2026 L’élevage en Tunisie : des éleveurs sous pression, un secteur essentiel à préserver juin 1, 2026 Load More
Les poissons bleus: les alliés santé de l’été en Tunisie

PUB Actuagro Les poissons bleus: les alliés santé de l’été en Tunisie Chaque été, les quais des ports de pêche tunisiens s’animent dès les premières heures du jour. Les bateaux reviennent chargés de poissons fraîchement pêchés, tandis que les marchés retrouvent leurs couleurs et leurs parfums caractéristiques. Parmi les espèces les plus attendues figurent les poissons bleus: sardines, maquereaux, anchois, bonites, thons ou encore espadons, qui occupent une place privilégiée dans la cuisine méditerranéenne. Appréciés pour leur fraîcheur et leur saveur, ces poissons représentent bien plus qu’un simple plaisir gastronomique. Ils sont aujourd’hui reconnus comme de précieux alliés de la santé, au point d’être recommandés par les nutritionnistes dans le cadre d’une alimentation équilibrée. Une richesse nutritionnelle exceptionnelle Ces fameux DHA et l’EPA sont deux types d’acides gras oméga-3 à longue chaîne, principalement présents dans les poissons gras et certaines algues. DHA (acide docosahexaénoïque): il est un composant essentiel du cerveau et de la rétine. Il contribue au développement et au bon fonctionnement du cerveau, de la vision et du système nerveux. EPA (acide eicosapentaénoïque): il est surtout connu pour ses effets bénéfiques sur la santé cardiovasculaire. Il aide à réduire les inflammations, favorise une bonne circulation sanguine et peut contribuer à diminuer le risque de maladies cardiovasculaires. Les poissons bleus se distinguent par leur forte teneur en acides gras oméga-3, des lipides essentiels que notre organisme ne produit qu’en très faible quantité. De nombreuses études montrent qu’une consommation régulière de poissons gras contribue à réduire le risque de maladies cardiaques, à limiter l’inflammation chronique et à préserver les capacités cognitives avec l’âge. Durant l’été, où les repas sont généralement plus légers, ils constituent une excellente alternative aux viandes plus riches en graisses saturées. Des protéines de qualité pour toute la famille Au-delà des oméga-3, les poissons bleus apportent des protéines complètes, indispensables au renouvellement des muscles, des tissus et des cellules. Faciles à digérer, elles conviennent aussi bien aux enfants qu’aux adultes ou aux personnes âgées. Ils sont également une source naturelle de vitamines D et B12, ainsi que de nombreux minéraux essentiels comme l’iode, le phosphore, le sélénium et le calcium. Ensemble, ces nutriments participent au bon fonctionnement du système immunitaire, renforcent les os et contribuent au maintien d’une bonne énergie au quotidien. Les stars de l’été sur les côtes tunisiennes La saison estivale correspond à une période particulièrement favorable pour plusieurs espèces de poissons bleus présentes dans les eaux tunisiennes. La sardine est sans doute la plus emblématique. Très appréciée pour son goût, elle est aussi l’une des plus riches en oméga-3 et demeure accessible à toutes les bourses. Le maquereau, souvent méconnu, possède lui aussi d’excellentes qualités nutritionnelles. Les anchois, les bonites et le thon complètent cette diversité qui fait la richesse des ressources halieutiques tunisiennes. L’espadon, bien que plus imposant et plus recherché, est également une espèce phare de la saison. Sa chair ferme et savoureuse en fait un incontournable des grillades estivales, particulièrement sur les côtes du pays. Cette abondance rappelle à quel point la Méditerranée constitue un patrimoine alimentaire exceptionnel, offrant des produits locaux à forte valeur nutritionnelle. Un aliment sain qui reste accessible Dans un contexte où le coût de l’alimentation préoccupe de nombreux ménages, les poissons bleus conservent un avantage considérable: ils offrent un excellent rapport qualité-prix. La sardine, notamment, est souvent citée comme l’un des aliments les plus intéressants sur le plan nutritionnel. Pour un coût modéré, elle apporte des protéines de haute qualité, des vitamines et une quantité importante d’oméga-3, parfois supérieure à celle de poissons beaucoup plus coûteux. Privilégier les espèces de saison permet ainsi de concilier équilibre alimentaire, consommation locale et budget maîtrisé. Les bonnes habitudes à adopter Pour profiter pleinement de leurs qualités nutritionnelles, les poissons bleus gagnent à être préparés simplement. Une cuisson au four, à la vapeur, en papillote ou au barbecue permet de préserver leurs nutriments tout en limitant l’ajout de matières grasses. Accompagnés de légumes de saison, d’une salade fraîche ou d’un filet d’huile d’olive vierge extra, ils composent un repas complet, digeste et parfaitement adapté aux journées estivales. Une réflexe santé au cœur de l’été À travers ses 1300 kilomètres de côtes, la Tunisie bénéficie d’une formidable richesse marine. L’été offre l’occasion idéale de redécouvrir les poissons bleus, non seulement pour leur goût, mais aussi pour leurs nombreux bienfaits sur la santé. Consommer davantage de sardines, de maquereaux, d’anchois, de bonites ou d’espadon, c’est faire le choix d’une alimentation inspirée du régime méditerranéen, reconnu comme l’un des plus favorables à la prévention des maladies chroniques. En cette saison où la mer est généreuse, les poissons bleus rappellent que les meilleurs alliés de notre santé se trouvent souvent tout près de nous, dans les ports, les marchés et les assiettes tunisiennes. Le saviez-vous? Une simple portion de sardines peut couvrir une grande partie des besoins quotidiens en oméga-3, en vitamine D et en vitamine B12. Peu coûteuse, facile à cuisiner et abondante sur les côtes tunisiennes pendant l’été, la sardine est souvent considérée par les nutritionnistes comme l’un des aliments offrant le meilleur rapport entre qualité nutritionnelle et prix. lire également Les poissons de Tunisie: entre richesse marine, alimentation saine et défis de durabilité Laissez un commentaire Annuler la réponse Connexion en tant que Agrohealth. Modifier votre profil. Se déconnecter ? Les champs obligatoires sont indiqués avec * Message* Chronique All Posts Chronique Pr. Mohamed Ridha Kamoun: Le couple Soleil peau juillet 1, 2026/Agrohealth Dr Fatma Ben Atig: Quand la colonne vertébrale souffre aussi de nos habitudes alimentaires juin 27, 2026/Agrohealth Tomate séchée: le potentiel encore sous-exploité de la Tunisie juin 25, 2026/Agrohealth Pastèque rouge ou pastèque jaune: une question de couleur… ou bien plus? juin 19, 2026/Agrohealth PUB Actuhealth Les poissons bleus: les alliés santé de l’été en Tunisie juin 30, 2026 Dr Fatma Rebai- Sucre, sel, café: quand l’alimentation influence l’oreille interne juin 24, 2026 Été, voyages et festivités:
Dessalement de l’eau de mer: la réponse de la Tunisie au stress hydrique

PUB Actuagro Dessalement de l’eau de mer: la réponse de la Tunisie au stress hydrique Les barrages se vident, les sécheresses se prolongent et chaque été rappelle un peu plus la fragilité des ressources en eau de la Tunisie. Face à cette réalité, le pays se tourne vers une ressource longtemps considérée comme inaccessible: la mer. Grâce aux stations de dessalement qui se multiplient le long du littoral, l’eau salée devient progressivement une source stratégique d’eau potable, illustrant l’adaptation de la Tunisie à un climat de plus en plus contraignant. Pendant des décennies, la Tunisie a puisé son eau dans les barrages, les nappes souterraines et les ressources naturelles pour répondre aux besoins de sa population. Aujourd’hui, ce modèle montre ses limites. Face à une sécheresse qui s’installe, à des précipitations de plus en plus irrégulières et à une demande en eau en constante augmentation, le pays est contraint de repenser sa stratégie. Dans ce contexte, le dessalement de l’eau de mer n’est plus une solution d’appoint: il s’impose progressivement comme l’un des piliers de la politique nationale de l’eau. Longtemps considéré comme une technologie coûteuse réservée aux pays du Golfe, il devient aujourd’hui une nécessité pour garantir l’accès à l’eau potable et renforcer la résilience de la Tunisie face aux défis climatiques. Le changement climatique bouleverse les ressources en eau La Tunisie figure parmi les pays méditerranéens les plus exposés au stress hydrique. Depuis plusieurs années, les épisodes de sécheresse se multiplient, tandis que les températures moyennes poursuivent leur hausse. Les précipitations deviennent plus rares et plus irrégulières, réduisant les apports dans les barrages et accélérant l’évaporation des réserves d’eau. Cette évolution climatique fragilise l’ensemble du système d’approvisionnement. Les barrages enregistrent régulièrement des niveaux de remplissage insuffisants et plusieurs régions connaissent des déficits pluviométriques successifs. Ce qui relevait autrefois d’une crise ponctuelle est désormais une réalité structurelle à laquelle il faut s’adapter. Une pression croissante sur les ressources Parallèlement à cette diminution des ressources naturelles, les besoins en eau continuent d’augmenter. La croissance démographique, l’urbanisation, le développement industriel, l’activité touristique ainsi que les besoins du secteur agricole exercent une pression de plus en plus forte sur les réserves disponibles. L’agriculture, qui demeure le principal consommateur d’eau en Tunisie, est particulièrement concernée. Garantir un approvisionnement suffisant en eau potable tout en préservant les activités économiques représente aujourd’hui un équilibre délicat. À cela s’ajoute la surexploitation des nappes phréatiques. Dans plusieurs régions, notamment au sud du pays et sur le littoral, les réserves souterraines présentent une salinité croissante, parfois aggravée par l’intrusion de l’eau de mer. Cette dégradation limite leur utilisation sans traitement préalable. Le dessalement, une réponse stratégique Face à ces défis, le dessalement apparaît comme une solution durable. Grâce à la technologie de l’osmose inverse, l’eau de mer est transformée en eau potable répondant aux normes sanitaires. L’un des principaux atouts de cette technologie réside dans le fait qu’elle repose sur une ressource pratiquement inépuisable. Avec près de 1300 kilomètres de côtes sur la Méditerranée, la Tunisie dispose d’un potentiel important pour produire de l’eau indépendamment des précipitations. Le dessalement permet ainsi de sécuriser l’approvisionnement des grandes villes côtières, de limiter les risques liés aux sécheresses répétées et de renforcer la sécurité hydrique du pays. Un réseau de stations en pleine expansion Afin de répondre à ces enjeux, la Tunisie a engagé ces dernières années un vaste programme d’investissement dans les infrastructures de dessalement. Parmi les principales installations figure la station de Zarat, dans le gouvernorat de Gabès. Avec une capacité de production de 50 000 m³ d’eau potable par jour, elle approvisionne une grande partie du sud tunisien et répond aux besoins d’environ un million d’habitants. À Sfax, une autre station stratégique produit jusqu’à 100 000 m³ par jour, contribuant à sécuriser l’alimentation en eau de la deuxième agglomération du pays, tout en offrant des possibilités d’extension pour répondre à la demande future. La station de Sousse, dotée d’une capacité initiale de 50 000 m³ par jour, pourra à terme doubler sa production afin d’alimenter les gouvernorats du Sahel, du Cap Bon et de Sfax. Sur l’île de Djerba, l’une des premières stations de dessalement de Tunisie joue un rôle essentiel dans l’approvisionnement d’une région fortement dépendante du tourisme et confrontée à une disponibilité limitée des ressources naturelles. En parallèle, une quinzaine de stations de dessalement des eaux souterraines saumâtres ont été mises en service, principalement dans le sud tunisien, afin d’améliorer la qualité de l’eau distribuée aux populations. L’État poursuit également le développement de nouvelles infrastructures, notamment à Zarzis et à Mahdia, qui viendront renforcer le réseau national au cours des prochaines années. Une solution prometteuse, mais exigeante Si le dessalement constitue aujourd’hui une réponse incontournable, cette technologie n’est pas sans contraintes. La production d’eau dessalée nécessite d’importantes quantités d’énergie, ce qui représente un coût élevé d’exploitation. Les investissements initiaux sont également considérables, tant pour la construction des stations que pour leur maintenance. Par ailleurs, le processus génère une saumure fortement concentrée en sel qui est rejetée en mer. Sa gestion doit être rigoureusement encadrée afin de limiter les impacts potentiels sur les écosystèmes marins. Ces défis expliquent pourquoi les autorités et les experts insistent sur la nécessité d’intégrer le dessalement dans une stratégie globale de gestion durable de l’eau. Vers une nouvelle culture de l’eau Le dessalement ne remplacera ni les économies d’eau ni les autres solutions de gestion des ressources hydriques. La modernisation des réseaux de distribution, la réduction des pertes, la réutilisation des eaux usées traitées, l’amélioration des techniques d’irrigation et la protection des nappes souterraines demeurent des leviers essentiels. À plus long terme, plusieurs spécialistes estiment que l’association des stations de dessalement aux énergies renouvelables, notamment le solaire, pourrait permettre de réduire les coûts énergétiques tout en limitant leur empreinte environnementale. Grâce à son important potentiel solaire, la Tunisie dispose d’atouts pour développer un modèle plus
La Tunisie, n°1 mondial de l’huile d’olive à Miami

PUB Actuagro La Tunisie, n°1 mondial de l’huile d’olive à Miami La Tunisie confirme une nouvelle fois son statut de référence mondiale dans le secteur oléicole. Le pays a décroché la première place au Concours international américain de l’huile d’olive extra vierge de Miami, une distinction qui récompense l’excellence et la qualité de l’huile d’olive tunisienne parmi les meilleures productions mondiales. Cette consécration reflète le savoir-faire des oléiculteurs tunisiens ainsi que les efforts déployés tout au long de la chaîne de valeur, depuis la culture des oliviers jusqu’à l’extraction, au conditionnement et à l’exportation. Grâce à des pratiques de production de plus en plus exigeantes et à une attentionparticulière portée à la qualité, l’huile d’olive tunisienne continue de séduire les jurys internationaux. Selon le ministère tunisien de l’Agriculture, des Ressources hydrauliques et de la Pêche, la Tunisie s’est classée au premier rang mondial lors de cette prestigieuse compétition organisée à Miami, confirmant ainsi la compétitivité de son huile d’olive sur les marchés internationaux. Au-delà du prestige de cette récompense, ce succès met en lumière le travail des producteurs, des huileries, des exportateurs et de l’ensemble des acteurs de la filière. Il témoigne également de la capacité du secteur oléicole tunisien à répondre aux standards internationaux les plus élevés en matière de qualité, de traçabilité et d’excellence. Cette distinction intervient dans un contexte où la demande mondiale pour les huiles d’olive extra vierges de haute qualité ne cesse de progresser. Elle constitue ainsi un atout supplémentaire pour renforcer la visibilité du produittunisien, consolider sa réputation auprès des consommateurs internationaux etouvrir de nouvelles perspectives commerciales. Pour la Tunisie, ce nouveau sacre représente bien plus qu’une médaille. Il confirme que l’investissement dans la qualité, l’innovation et la valorisation des produits du terroir est un levier essentiel pour accroître la valeur ajoutée des exportations agricoles et affirmer durablement la place du pays parmi les grands producteurs mondiaux d’huile d’olive. Source Ministère de l’Agriculture, des Ressources hydrauliques et de la Pêche de Tunisie. Lire plus Filière oléicole en Tunisie : Analyse des prix et des flux d’exportation durant la campagne 2024-2025 Laissez un commentaire Annuler la réponse Connexion en tant que Agrohealth. Modifier votre profil. Se déconnecter ? Les champs obligatoires sont indiqués avec * Message* Chronique All Posts Chronique Dr Fatma Ben Atig: Quand la colonne vertébrale souffre aussi de nos habitudes alimentaires juin 27, 2026/Agrohealth Tomate séchée: le potentiel encore sous-exploité de la Tunisie juin 25, 2026/Agrohealth Pastèque rouge ou pastèque jaune: une question de couleur… ou bien plus? juin 19, 2026/Agrohealth Dr Fatma Rebai: Nos papilles sont-elles victimes de l’alimentation moderne ? juin 13, 2026/Dr Fatma Rebai PUB Actuhealth Dr Fatma Rebai- Sucre, sel, café: quand l’alimentation influence l’oreille interne juin 24, 2026 Été, voyages et festivités: comment garder une alimentation équilibrée et rester bien hydraté juin 12, 2026 Le rôle du consommateur dans la sécurité alimentaire: un maillon essentiel de la chaîne juin 9, 2026 Load More Élevage Aquaculture en Tunisie: quand la mer devient un nouveau champ de production juin 25, 2026 Élevage de poules en Tunisie: une filière essentielle sous pression juin 5, 2026 L’élevage en Tunisie : des éleveurs sous pression, un secteur essentiel à préserver juin 1, 2026 Load More
Nizar Aloui – Sécurité et souveraineté alimentaires: clarifier les concepts pour mieux orienter les politiques agricoles

PUB Actuagro Nizar Aloui – Sécurité et souveraineté alimentaires: clarifier les concepts pour mieux orienter les politiques agricoles Par Nizar Aloui. Expert en politique agricole – Cette synthèse ne prétend pas constituer un article académique ni une analyse scientifique approfondie. Elle constitue un support informatif destiné à un public cible non spécialisé, peu familier avec ces concepts, susceptible d’entendre fréquemment ces notions dans les médias et les espaces de débat public, sans nécessairement en maîtriser les fondements conceptuels. Introduction Afin de mieux comprendre la relation entre sécurité et souveraineté alimentaire, il convient avant tout de dépasser la fausse idée d’une opposition des deux concepts. En effet, la souveraineté alimentaire ne rejette pas la sécurité alimentaire, au contraire elle l’assimile, la parachève et lui offre un cadre politique et institutionnelle. La sécurité alimentaire comme socle technique La définition de référence de concept demeure celle adoptée lors du sommet mondial de l’alimentation de 1996: «La sécurité alimentaire existe lorsque tous les êtres humains ont, à tout moment, un accès physique et économique à une nourriture suffisante, saine et nutritive leur permettant de satisfaire leurs besoins énergétiques et leurs préférences alimentaires pour mener une vie saine et active.» En effet, la sécurité alimentaire renvoie à la capacité d’un pays à garantir à l’ensemble de sa population un accès physique, économique et durable à une alimentation suffisante, saine, nutritive et adaptée à ses besoins, tout en assurant la résilience des systèmes agricoles face aux risques climatiques, économiques et géopolitiques (ONAGRI[1]). Elle repose sur quatre piliers indispensables et interdépendants: La disponibilité: c’est la présence physique des aliments en quantité suffisante, peu importe d’où vient cette disponibilité ou qui la produit (production national et importations). L’accessibilité: la capacité économique (pouvoir d’achat) et physique (possibilité concrète d’atteindre les lieux d’approvisionnement et de disposer des infrastructures nécessaires) des ménages d’acquérir les aliments. L’utilisation: la qualité sanitaire et nutritionnelle des aliments consommées La stabilité ou la durabilité: la garantie que les trois piliers précédents sont maintenus face aux chocs économiques et climatiques. Autrement dit, une population est en situation de sécurité alimentaire lorsque son accès à une alimentation suffisante, saine et nutritive est garanti de manière continue, sans risque de perturbation. Dans le cas de la Tunisie, classée 62ᵉ sur 113 pays selon la dernière édition du Global Food Security Index (GFSI), la mise en œuvre des quatre piliers de la sécurité alimentaire demeure principalement assurée par les ministères sectoriels concernés, dans le cadre des attributions et missions qui leurs sont conférées. S’agissant du MARHP[2], sa mission fondamentale recouvre pour l’essentiel le pilier de la disponibilité alimentaire, assurée par la production nationale, ainsi qu’une part substantielle du quatrième pilier, relatif à la durabilité notamment la pérennité des systèmes de production et la stabilité des filières agricoles. En revanche, la composante de la disponibilité reposant sur la solidité des approvisionnements extérieurs (sauf pour les céréales), de même que la garantie de l’accès, relèvent de la compétence d’autres ministères notamment celle de commerce. Quant au troisième pilier, relatif à l’utilisation des aliments, son pilotage revient principalement au ministère chargé de la santé, dont l’action s’organise autour de quatre axes: la lutte contre la malnutrition et les carences nutritionnelles, la surveillance sanitaire des denrées alimentaires à travers l’INSSPA[3], l’éducation nutritionnelle des populations et la sécurité sanitaire des consommateurs. Le MARHP demeure un acteur de premier plan dans ce registre, notamment à travers le contrôle de la qualité sanitaire des produits et intrants agricoles et l’exercice des contrôles phytosanitaire et vétérinaire. Cette répartition sectorielle des responsabilités n’est pas sans incidence sur l’efficacité de la sécurité alimentaire au niveau local. Dans certaines zones rurales ou enclavées du territoire tunisien, l’éloignement des marchés de gros, l’insuffisance des infrastructures de transport et les dysfonctionnements des circuits de distribution limitent l’accessibilité physique aux denrées alimentaires, indépendamment même de leur disponibilité agrégée à l’échelle nationale. Il en résulte que l’amélioration du réseau routier, le développement de marchés de proximité et le renforcement des chaînes logistiques constituent des leviers d’action déterminants pour consolider la sécurité alimentaire. D’autant plus, les différents ministères emploient des instruments parfois divergents dans la réalisation de la sécurité alimentaire. Le MARHP vise principalement à garantir une production nationale suffisante et durable, en renforçant la résilience des acteurs des filières agricoles face aux fluctuations climatiques et aux aléas des marchés, tout en assurant des revenus stables et rémunérateurs aux producteurs. En revanche, le ministère du Commerce cherche avant tout à garantir l’accès des consommateurs à des denrées alimentaires à des prix abordables, notamment dans un contexte marqué par le faible pouvoir d’achat des ménages tunisiens. Ainsi, pour atteindre cette fin, le ministère mobilise divers instruments d’intervention tels que le plafonnement des prix (cas des fruits et légumes, œuf de consommation, viande blanche…), la politique des prix administrés (lait) ou encore le recours à l’importation (cas de la pomme de terre). Toutefois, lorsque ces interventions sont mises en œuvre de manière insuffisamment coordonnée, elles peuvent engendrer des distorsions de marché, réduire la rentabilité des activités agricoles et par conséquent, compromettre la durabilité économique des producteurs ainsi que la résilience du secteur agricole dans son ensemble. Toutefois, il convient de distinguer la disponibilité alimentaire, en tant que pilier de la sécurité alimentaire, de la notion d’autosuffisance alimentaire. La disponibilité alimentaire désigne l’existence, à l’échelle nationale ou locale, des quantités suffisantes de denrées alimentaires pour répondre aux besoins de la population. Elle peut être assurée par la production nationale, par les importations ou par une combinaison des deux. En revanche, l’autosuffisance alimentaire correspond à une situation dans laquelle la consommation nationale d’un produit donné est intégralement couverte par la production nationale, y compris par la production locale des intrants et des facteurs de production nécessaires à son obtention. Ainsi, alors que la disponibilité alimentaire se concentre sur le résultat final en termes d’approvisionnement, l’autosuffisance alimentaire met l’accent sur l’origine nationale de l’ensemble de la chaîne de production. La souveraineté alimentaire comme cadre politique de la sécurité alimentaire La souveraineté alimentaire introduit une
Tomates séchées maison à l’huile d’olive

Recette Tomates séchées maison à l’huile d’olive Les tomates séchées concentrent toutes les saveurs du soleil. À la fois fondantes, parfumées et légèrement sucrées, elles sont un incontournable de la cuisine méditerranéenne. Préparées avec de bonnes tomates, de l’huile d’olive et quelques herbes aromatiques, elles accompagnent parfaitement salades, pâtes, pizzas, sandwichs ou apéritifs. Ingrédients (pour 2 bocaux) 2 kg de tomates allongées (Roma ou San Marzano) 3 à 4 gousses d’ail 30 cl d’huile d’olive extra vierge Quelques branches de thym Quelques brins de romarin 1 feuille de laurier (facultatif) Sel Poivre noir Préparation Lavez les tomates, coupez-les en deux dans le sens de la longueur et retirez délicatement les graines si vous le souhaitez. Disposez-les sur une plaque recouverte de papier cuisson, côté chairvers le haut. Salez légèrement, ajoutez un peu de poivre et quelques feuilles de thym. Faites sécher au four à 90-100 °C pendant 4 à 6 heures, selon la taille des tomates, en laissant la porte du four légèrement entrouverte pour permettre à l’humidité de s’échapper. Les tomates doivent être souples, mais non desséchées. Laissez-les refroidir complètement. Placez-les dans des bocaux stérilisés en alternant tomates, ail émincé, thym et romarin. 7. Recouvrez entièrement d’huile d’olive et fermez hermétiquement. Astuce du chef Laissez reposer les tomates dans l’huile pendant 48 heures avant de les déguster. Elles développeront ainsi un parfum plus intense et une texture plus fondante. Comment les déguster? Sur une bruschetta avec du fromage frais. Dans une salade de pâtes ou de quinoa. Sur une pizza ou une focaccia. Avec une mozzarella et du basilic. Dans un sandwich ou un wrap. Hachées dans une vinaigrette ou un pesto. Conseil AgroHealth: privilégiez des tomates bien mûres, récoltées en pleine saison. Leur richesse en sucre naturel garantit des tomates séchées plus savoureuses, sans qu’il soit nécessaire d’ajouter de conservateurs ou d’exhausteurs de goût. Lire plus Tomate séchée: le potentiel encore sous-exploité de la Tunisie Laissez un commentaire Annuler la réponse Connexion en tant que Agrohealth. Modifier votre profil. Se déconnecter ? Les champs obligatoires sont indiqués avec * Message* Actuagro Agriculture biologique: la Tunisie trace sa stratégie 2030 juillet 2, 2026 Dessalement de l’eau de mer: la réponse de la Tunisie au stress hydrique juin 30, 2026 La Tunisie, n°1 mondial de l’huile d’olive à Miami juin 29, 2026 Load More PUB Actuhealth Les poissons bleus: les alliés santé de l’été en Tunisie juin 30, 2026 Dr Fatma Rebai- Sucre, sel, café: quand l’alimentation influence l’oreille interne juin 24, 2026 Été, voyages et festivités: comment garder une alimentation équilibrée et rester bien hydraté juin 12, 2026 Load More Élevage Aquaculture en Tunisie: quand la mer devient un nouveau champ de production juin 25, 2026 Élevage de poules en Tunisie: une filière essentielle sous pression juin 5, 2026 L’élevage en Tunisie : des éleveurs sous pression, un secteur essentiel à préserver juin 1, 2026 Load More
Les poissons de Tunisie: entre richesse marine, alimentation saine et défis de durabilité

PUB Actuagro Les poissons de Tunisie: entre richesse marine, alimentation saine et défis de durabilité Avec près de 1 300 kilomètres de côtes, la Tunisie entretient depuis toujours une relation privilégiée avec la mer. De Bizerte au golfe de Gabès, les eaux méditerranéennes abritent une grande diversité d’espèces qui nourrissent la population, soutiennent l’économie nationale et participent àl’identité culinaire du pays. Mais derrière cette richesse se cachent aussi de nombreux défis. Les ressources halieutiques sont aujourd’hui confrontées à la surexploitation, au changement climatique et à la pollution marine. Dans le même temps, le poisson reste l’un des aliments les plus recommandés pour une alimentation saine, tandis que l’aquaculture s’impose progressivement comme une solution pour répondre à une demande croissante. À travers ce dossier, AgroHealth vous invite à découvrir les principales espèces de poissons de Tunisie, leurs qualités nutritionnelles, leur importance économique et les enjeux qui entourent leur préservation. Une biodiversité marine remarquable Grâce à sa position au cœur de la Méditerranée, la Tunisie bénéficie d’un patrimoine halieutique exceptionnel. Sardines, anchois, rougets, merlus, daurades, loups de mer, thons, seiches, poulpes ou encore crevettes figurent parmi les espèces les plus connues. Cette diversité constitue une richesse à la fois alimentaire, économique et culturelle, faisant de la pêche un secteur essentiel pour de nombreuses régions côtières. Le poisson, un allié de notre santé Le poisson est reconnu pour ses nombreux bienfaits nutritionnels. Il fournit des protéines de haute qualité, des vitamines (A, D et B12), des minérauxessentiels ainsi que des acides gras oméga-3, réputés pour leurs effets bénéfiques sur la santé cardiovasculaire et le fonctionnement du cerveau. Les spécialistes recommandent d’en consommer une à deux fois par semaine, en privilégiant une grande variété d’espèces afin de profiter pleinement de leurs qualités nutritionnelles. L’aquaculture, un secteur en pleine évolution Face à la pression exercée sur certaines ressources naturelles, l’aquaculture prend une place croissante en Tunisie. L’élevage de la daurade, du loup de mer ou encore du maigre permet de compléter les captures de la pêche traditionnelle tout en répondant à une demande toujours plus importante. Cette filière représente également une opportunité de développement économique, à condition de respecter des pratiques durables et de préserver les écosystèmes marins. Préserver une richesse fragile Comme l’ensemble du bassin méditerranéen, les eaux tunisiennes sont confrontées à plusieurs menaces: surexploitation de certaines espèces, pollution, réchauffement des eaux et apparition de nouvelles espèces invasives. La protection de cette biodiversité passe par une gestion responsable des ressources, le respect des périodes de repos biologique, le développement d’une aquaculture durable et une consommation plus responsable. Préserver les poissons de Tunisie, c’est préserver une partie de notre patrimoine naturel, mais aussi garantir une alimentation de qualité pour les générations futures. Le saviez-vous? Avec près de 1 300 kilomètres de côtes, la Tunisie possède l’un des plus longs littoraux de la Méditerranée. Ses eaux accueillent plus de 300 espèces de poissons, même si seule une partie est exploitée à des fins commerciales. Le golfe de Gabès est reconnu comme l’une des zones de pêche les plus productives du bassin méditerranéen grâce à sa richesse écologique. Parmi les espèces les plus accessibles, la sardine se distingue par sa forte teneur en oméga-3, souvent supérieure à celle de poissons plus coûteux. Par ailleurs, l’essor des élevages de daurade et de loup de mer confirme le développement de l’aquaculture tunisienne, aujourd’hui considérée comme un levier essentiel pour répondre à la demande tout en préservant les ressources marines.Sources Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) – The State of World Fisheries and Aquaculture (SOFIA). Institut National des Sciences et Technologies de la Mer (INSTM). Commission Générale des Pêches pour la Méditerranée. Ministère de l’Agriculture, des Ressources Hydrauliques et de la Pêche. Lire plus Aquaculture en Tunisie: quand la mer devient un nouveau champ de production Laissez un commentaire Annuler la réponse Connexion en tant que Agrohealth. Modifier votre profil. Se déconnecter ? Les champs obligatoires sont indiqués avec * Message* Chronique All Posts Chronique Tomate séchée: le potentiel encore sous-exploité de la Tunisie juin 25, 2026/Agrohealth Pastèque rouge ou pastèque jaune: une question de couleur… ou bien plus? juin 19, 2026/Agrohealth Dr Fatma Rebai: Nos papilles sont-elles victimes de l’alimentation moderne ? juin 13, 2026/Dr Fatma Rebai L’amande tunisienne: un fruit qui accompagne les saisons juin 12, 2026/Agrohealth PUB Actuhealth Dr Fatma Rebai- Sucre, sel, café: quand l’alimentation influence l’oreille interne juin 24, 2026 Été, voyages et festivités: comment garder une alimentation équilibrée et rester bien hydraté juin 12, 2026 Le rôle du consommateur dans la sécurité alimentaire: un maillon essentiel de la chaîne juin 9, 2026 Load More Élevage Aquaculture en Tunisie: quand la mer devient un nouveau champ de production juin 25, 2026 Élevage de poules en Tunisie: une filière essentielle sous pression juin 5, 2026 L’élevage en Tunisie : des éleveurs sous pression, un secteur essentiel à préserver juin 1, 2026 Load More
Aquaculture en Tunisie: quand la mer devient un nouveau champ de production

Élevage Aquaculture en Tunisie: quand la mer devient un nouveau champ de production Au large des côtes tunisiennes, loin de l’agitation des ports de pêche, une révolution silencieuse est en marche. À première vue, les grandes cages flottantes qui ponctuent l’horizon semblent immobiles. Pourtant, sous la surface, des milliers de poissons grandissent dans des conditions soigneusement contrôlées, nourris, surveillés et accompagnés jusqu’à leur mise sur le marché. Cette activité, encore méconnue du grand public, porte un nom: l’aquaculture. Longtemps considérée comme un secteur secondaire, elle s’impose aujourd’hui comme l’une des réponses les plus prometteuses aux défis de la sécurité alimentaire, de la préservation des ressources marines et du développement économique des régions côtières. Une réponse à l’épuisement progressif des ressources halieutiques Pendant des décennies, la pêche artisanale et industrielle a constitué un pilier de l’économie maritime tunisienne. Les eaux méditerranéennes ont nourri des générations de pêcheurs et alimenté les marchés locaux en poissons et fruits de mer. Mais cette richesse n’est pas inépuisable. La pression croissante sur certaines espèces, les effets du changement climatique, la dégradation des habitats marins et l’augmentation des coûts de production fragilisent progressivement l’équilibre du secteur. Face à cette réalité, l’aquaculture apparaît comme une alternative complémentaire à la pêche traditionnelle. Plutôt que de dépendre exclusivement des captures en mer, elle permet de produire du poisson de manière planifiée et maîtrisée, tout en réduisant la pression sur les stocks sauvages. Une filière en pleine croissance Si la Tunisie reste encore loin derrière certains pays méditerranéens comme la Grèce ou la Turquie, son secteur aquacole connaît une progression régulière depuis plusieurs années. Les espèces les plus élevées sont principalement le bar et la daurade, deux poissons très appréciés des consommateurs tunisiens et européens. Certaines exploitations développent également l’élevage du maigre, une espèce à fortevaleur commerciale dont la demande est en hausse sur plusieurs marchés internationaux. Les fermes aquacoles sont principalement implantées sur le littoral oriental et méridional du pays, où les conditions naturelles sont particulièrement favorables: qualité des eaux, températures adaptées et vastes espaces marins exploitables. Avec plus de 1300 kilomètres de côtes, la Tunisie dispose d’atouts considérables pour renforcer cette filière et attirer de nouveaux investissements. Un levier économique pour les régions côtières Au-delà de la production de poissons, l’aquaculture génère une dynamique économique qui mobilise de nombreux secteurs d’activité. Autour des fermes aquacoles gravitent des métiers liés à la fabrication d’aliments spécialisés, à la maintenance des équipements, au transport frigorifique, à la transformation des produits de la mer et à leur commercialisation. Cette diversification contribue à la création d’emplois qualifiés et participe au développement économique de plusieurs régions littorales. Dans un contexte où la demande mondiale en produits aquatiques continue d’augmenter, la Tunisie dispose également d’opportunités importantes à l’exportation, notamment vers les marchés européens à la recherche de produits de qualité et de proximité. Produire plus, tout en préservant la mer L’un des principaux avantages de l’aquaculture réside dans sa capacité à garantir une production régulière tout au long de l’année. Contrairement à la pêche, soumise aux aléas climatiques et à la disponibilité des ressources naturelles, l’élevage aquatique permet un suivi précis de la croissance des poissons, de leur alimentation et de leur état sanitaire. Cette maîtrise améliore la traçabilité des produits et contribue à répondre aux exigences croissantes des consommateurs en matière de qualité et de sécurité alimentaire. L’aquaculture favorise également le développement de nouvelles compétences dans des domaines aussi variés que la biologie marine, la nutrition animale, l’ingénierie maritime ou encore la gestion environnementale. Les défis d’une croissance durable Malgré son potentiel, l’aquaculture n’est pas exempte de défis. Comme toute activité d’élevage intensif, elle nécessite une gestion rigoureuse afin de préserver les équilibres écologiques. La qualité de l’eau, le suivi sanitaire des poissons, la maîtrise des rejets organiques et laprévention des maladies représentent des enjeux majeurs pour la durabilité du secteur. Les professionnels et les autorités publiques s’accordent aujourd’hui sur la nécessité de promouvoir une aquaculture responsable, capable de concilier performance économique et protection de l’environnement marin. L’avenir du secteur dépendra largement de sa capacité à intégrer les innovations technologiques, à renforcer les contrôles sanitaires et à adopter des pratiques respectueuses des écosystèmes. Quelles espèces sont élevées dans les fermes aquacoles tunisiennes? Si le bar européen (Dicentrarchus labrax) et la daurade royale (Sparus aurata) dominent largement la production aquacole nationale, la filière tunisienne tend progressivement à diversifier les espèces élevées afin de répondre à l’évolution des marchés et de renforcer sa compétitivité. Le bar, apprécié pour sa chair ferme et son goût délicat, représente l’une des principales productions des fermes marines tunisiennes. La daurade royale, très prisée sur les marchés locaux comme à l’exportation, bénéficie également de conditions d’élevage particulièrement favorables le long des côtes méditerranéennes. Depuis quelques années, le maigre (Argyrosomus regius) connaît un développement remarquable. Plus volumineux et à forte valeur commerciale, il séduit les marchés européens grâce à la qualité de sa chair et à sa croissance rapide. Certaines exploitations expérimentent également l’élevage d’autres espèces, comme le mulet, l’ombrine ou encore le thon rouge, dont l’engraissement fait l’objet de projets spécifiques destinés principalement à l’exportation. En parallèle, l’aquaculture tunisienne ne se limite pas aux poissons: la conchyliculture, notamment l’élevage des moules et des huîtres dans la lagune de Bizerte, contribue elle aussi au développement de l’économie bleue du pays. Cette diversification témoigne de la maturité croissante du secteur, qui cherche à concilier rentabilité économique, adaptation aux attentes des consommateurs et valorisation durable des ressources marines tunisiennes. Un levier économique pour les régions côtières Au-delà de la production de poissons, l’aquaculture génère une dynamique économique qui mobilise de nombreux secteurs d’activité. Autour des fermes aquacoles gravitent des métiers liés à la fabrication d’aliments spécialisés, à la maintenance des équipements, au transport frigorifique, à la transformation des produits de la mer et à leur commercialisation. Cette diversification contribue à la création d’emplois qualifiés et participe au développement économique de plusieurs
La pastèque tunisienne face aux maladies fongiques: l’anthracnose sous surveillance

PUB Actuagro La pastèque tunisienne face aux maladies fongiques: l’anthracnose sous surveillance Fruit emblématique de l’été tunisien, la pastèque occupe une place de choix dans les habitudes de consommation des ménages et dans l’économie agricole nationale. Cultivée dans plusieurs régions du pays, notamment à Kairouan, Sidi Bouzid, Mahdia, Nabeul, Gabès et Gafsa, elle constitue une source de revenus importante pour de nombreux agriculteurs. Cependant, derrière les belles récoltes et les fruits généreux se cachent des défis phytosanitaires qui peuvent compromettre la production. Parmi eux, l’anthracnose figure parmi les maladies fongiques les plus redoutées. Une maladie favorisée par l’humidité L’anthracnose est une maladie causée par le champignon Colletotrichum orbiculare, qui affecte principalement les cucurbitacées telles que la pastèque, le melon, le concombre et les courges. Son développement est favorisé par des conditions de chaleur modérée et surtout par une humidité élevée,qu’elle soit liée aux pluies, à la rosée matinale ou à certaines pratiques d’irrigation. Les spores du champignon se propagent facilement par l’eau, le vent, les outils agricoles ou encore les résidus de culture contaminés. Une fois installée dans une parcelle, la maladie peut progresser rapidement si lesconditions climatiques lui sont favorables. Des symptômes visibles sur toute la plante L’anthracnose peut toucher l’ensemble de la plante. Sur les feuilles, elle se manifeste par l’apparition de taches brun foncé à noires, souvent entourées d’un halo jaunâtre. Ces lésions s’étendent progressivement et peuvent entraîner le dessèchement du feuillage. Les tiges présentent quant à elles des lésions allongées et enfoncées qui fragilisent la plante et perturbent sa croissance. Les fruits sont également vulnérables. Des taches circulaires déprimées apparaissent à leur surface, évoluant parfois vers des pourritures qui rendent les pastèques impropres à la commercialisation. Ces attaques affectent non seulement le rendement mais aussi la qualité marchande de la production. Un risque économique pour la filière L’impact de l’anthracnose dépasse largement le cadre sanitaire. Dans les exploitations fortement touchées, les pertes de rendement peuvent être importantes. Les fruits déclassés ou invendables réduisent les revenus des producteurs et augmentent les coûts liés aux traitements et à la gestion de la maladie. Dans un contexte marqué par la hausse des coûts de production et la nécessité d’améliorer la compétitivité des filières agricoles tunisiennes, la maîtrise des maladies fongiques devient un enjeu stratégique. Par ailleurs, les épisodes climatiques extrêmes observés ces dernières années, alternant périodes de chaleur intense et épisodes humides, créent parfois des conditions favorables à la prolifération des agents pathogènes. Cette évolution pousse les agriculteurs à renforcer la surveillance de leurs cultures. La prévention, meilleure arme contre l’anthracnose Face à cette maladie, la prévention demeure la stratégie la plus efficace. Les spécialistes recommandent notamment l’utilisation de semences certifiées, la rotation des cultures afin d’éviter l’accumulation du champignon dans le sol, ainsi que l’élimination des résidus végétaux contaminés après récolte. Une bonne aération des parcelles, un espacement adéquat entre les plants et une gestion raisonnée de l’irrigation permettent également de réduire l’humidité favorable au développement du champignon. La surveillance régulière des cultures est essentielle pour détecter rapidement les premiers symptômes et intervenir avant que la maladie ne se propage. Préserver un symbole de l’été tunisien La pastèque demeure l’une des cultures maraîchères les plus appréciées et les plus emblématiques de la saison estivale en Tunisie. Toutefois, sa rentabilité dépend largement de la capacité des producteurs à anticiper lesrisques phytosanitaires. L’anthracnose rappelle que la réussite d’une campagne agricole ne repose pas uniquement sur les conditions climatiques ou les performances variétales, mais également sur une gestion rigoureuse de la santé des cultures. Dans un contexte où les défis environnementaux se multiplient, la vigilance et la prévention apparaissent plus que jamais comme les clés d’une production durableet de qualité. Le saviez-vous? Les spores responsables de l’anthracnose peuvent survivre plusieurs années dans les débris végétaux laissés au champ.C’est pourquoi l’élimination des résidus de culture et la rotation des parcelles figurent parmi les mesures les plus efficaces pour limiter la réapparition de la maladie lors des campagnes suivantes. Lire plus Pastèque rouge ou pastèque jaune: une question de couleur… ou bien plus? Laissez un commentaire Annuler la réponse Connexion en tant que Agrohealth. Modifier votre profil. Se déconnecter ? Les champs obligatoires sont indiqués avec * Message* Chronique All Posts Chronique Tomate séchée: le potentiel encore sous-exploité de la Tunisie juin 25, 2026/Agrohealth Pastèque rouge ou pastèque jaune: une question de couleur… ou bien plus? juin 19, 2026/Agrohealth Dr Fatma Rebai: Nos papilles sont-elles victimes de l’alimentation moderne ? juin 13, 2026/Dr Fatma Rebai L’amande tunisienne: un fruit qui accompagne les saisons juin 12, 2026/Agrohealth PUB Actuhealth Dr Fatma Rebai- Sucre, sel, café: quand l’alimentation influence l’oreille interne juin 24, 2026 Été, voyages et festivités: comment garder une alimentation équilibrée et rester bien hydraté juin 12, 2026 Le rôle du consommateur dans la sécurité alimentaire: un maillon essentiel de la chaîne juin 9, 2026 Load More Élevage Aquaculture en Tunisie: quand la mer devient un nouveau champ de production juin 25, 2026 Élevage de poules en Tunisie: une filière essentielle sous pression juin 5, 2026 L’élevage en Tunisie : des éleveurs sous pression, un secteur essentiel à préserver juin 1, 2026 Load More
Tomate séchée: le potentiel encore sous-exploité de la Tunisie

PUB Chronique Tomate séchée: le potentiel encore sous-exploité de la Tunisie Alors que le concentré de tomate occupe depuis longtemps une place de choix dans l’industrie agroalimentaire tunisienne, un autre produit dérivé attire de plus en plus l’attention des professionnels: la tomate séchée. Appréciée pour sa saveur intense, sa longue durée de conservation et sa forte valeur ajoutée, elle constitue aujourd’hui un marché de niche à fort potentiel, tant pour l’exportation que pour la valorisation des productions agricoles nationales. La Tunisie dispose de nombreux atouts pour développer cette activité. Producteur historique de tomates industrielles, le pays bénéficie d’un climat favorable au séchage naturel, d’un savoir-faire agricole reconnu et d’une matière première abondante durant la saison estivale. Ces conditions permettent d’obtenir un produit recherché sur les marchésinternationaux, notamment en Europe où la tomate séchée est largement utilisée dans la restauration, les plats préparés et l’industrie alimentaire. Depuis plusieurs années, des entreprises tunisiennes se sont spécialisées dans la transformation et l’exportation de tomates séchées. Selon les données du secteur, la Tunisie exporte environ 6000 tonnes de tomates séchées par an, générant près de 15 millions de dollars de recettes. Ces volumes restent modestes comparés à ceux du concentré de tomate, mais ils témoignent d’un marché en croissance où la valeur ajoutée est nettement supérieure à celle des produits bruts. L’intérêt de la tomate séchée réside également dans sa capacité à valoriser les excédents de production. Lors des campagnes abondantes, une partie des récoltes peut être orientée vers le séchage, réduisant ainsi les pertes post-récolte tout en créant de nouvelles sources de revenus pour les producteurs et les transformateurs. Cette approche s’inscrit pleinement dans les principes de l’économie circulaire et de la lutte contre le gaspillage alimentaire. Malgré ces avantages, la filière demeure encore peu développée à l’échelle nationale. Les volumes transformés restent limités et la consommation locale demeurerelativement faible. La tomate séchée est encore perçue comme un produit destiné principalement à l’exportation ou à une clientèle spécialisée, alors qu’elle pourrait trouver sa place dans de nombreuses préparations culinaires tunisiennes. Le développement de cette activité nécessite toutefois des investissements dans les équipements de transformation, le conditionnement, la certification de qualité et la promotion commerciale. L’accès à de nouveaux marchés internationaux, notamment dans le segment des produits biologiques et à haute valeur ajoutée, pourrait également offrir des perspectives prometteuses aux entreprises tunisiennes. Dans un contexte où l’agriculture tunisienne cherche à produire davantage de valeur avec des ressources limitées, la tomate séchée apparaît comme une piste particulièrement intéressante. Elle illustre la capacité de la filière tomate à se diversifier au-delà du concentré traditionnel et à répondre aux nouvelles attentes des consommateurs en matière de produits naturels, pratiques et durables. Longtemps considérée comme un produit secondaire, la tomate séchée pourrait ainsi devenir l’un des symboles d’une agriculture tunisienne plus innovante, mieux valorisée et davantage tournée vers les marchés à forte valeur ajoutée. Derrière ces petits morceaux de tomate gorgés de soleil se cache peut-être l’une des opportunités les plus prometteuses de la filière pour les années à venir. Le saviez-vous? Il faut généralement entre 8 et 12 kg de tomates fraîches pour obtenir 1 kg de tomates séchées, ce qui explique leur forte concentration en saveurs et leur valeur commerciale élevée. Lire plus Tomate en Tunisie: une filière stratégique au cœur de l’agriculture nationale Laissez un commentaire Annuler la réponse Connexion en tant que Agrohealth. Modifier votre profil. Se déconnecter ? 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