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Agrohealth Tunisie

L’huile d’olive tunisienne triomphe aux États-Unis et confirme son statut d’excellence mondiale

PUB Actuagro L’huile d’olive tunisienne triomphe aux États-Unis et confirme son statut d’excellence mondiale Une nouvelle distinction internationale vient conforter la réputation de l’huile d’olive tunisienne. Lors de la dernière édition de la compétition américaine internationale consacrée à l’huile d’olive, la Tunisie s’est illustrée en décrochant la première place parmi des producteurs issus de quatorze pays. Au-delà des récompenses, ce succès confirme la montée en puissance d’une filière qui mise désormais sur la qualité, l’innovation et la valorisation de son savoir-faire. Une moisson de récompenses qui consacre le savoir-faire tunisien La Tunisie a brillé lors de cette prestigieuse compétition organisée aux États-Unis, où près de 150 huiles d’olive ont été évaluées par un jury international. Les producteurs tunisiens ont remporté trois distinctions «Double Gold Best in Class», quarante-cinq médailles d’or et quatre médailles d’argent, plaçant le pays au sommet du classement.   Ces résultats témoignent de l’excellence des huiles d’olive vierges extra tunisiennes et de leur capacité à rivaliser avec les meilleures productions mondiales. Ils récompensent également le travail réalisé tout au long de la chaîne de production, depuis les pratiques culturales jusqu’à la récolte au moment optimal, en passant par une extraction rapide et une maîtrise rigoureuse des procédés de transformation. Une reconnaissance stratégique sur le marché américain Cette consécration revêt une importance particulière, car les États-Unis figurent parmi les plus grands marchés consommateurs d’huile d’olive au monde. Les consommateurs américains accordent une attention croissante aux produits naturels, à la qualité nutritionnelle et à l’origine des aliments, faisant de l’huile d’olive vierge extra un produit particulièrement recherché.   Une telle reconnaissance constitue un véritable levier commercial pour les exportateurs tunisiens. Elle renforce la confiance des importateurs et des distributeurs tout en améliorant la visibilité des marques tunisiennes sur un marché à fort potentiel. La qualité, un atout pour créer davantage de valeur Au-delà des récompenses, cette performance rappelle que la compétitivité de la filière tunisienne ne repose plus uniquement sur les volumes produits.   Avec près de 100 millions d’oliviers couvrant environ 1,9 million d’hectares, la Tunisie fait partie des principaux producteurs mondiaux d’huile d’olive.   L’enjeu est désormais de transformer cette richesse agricole en une valeur économique plus importante.   Une part significative de l’huile d’olive tunisienne continue en effet d’être exportée en vrac avant d’être conditionnée sous des marques étrangères. Les distinctions internationales démontrent pourtant que les huiles tunisiennes disposent de tous les atouts pour être commercialisées sous des marques nationales reconnues, capables de séduire les consommateurs les plus exigeants.   Le développement du conditionnement local, de la traçabilité, des indications géographiques, de la certification de qualité et de la promotion des marques tunisiennes apparaît aujourd’hui comme un levier essentiel pour accroître les revenus de l’ensemble de la filière. Un secteur stratégique pour l’agriculture tunisienne L’oléiculture constitue l’un des piliers de l’agriculture tunisienne. Des centaines de milliers d’agriculteurs vivent directement ou indirectement de cette filière, qui représente également une source majeure de devises grâce aux exportations.   Les distinctions obtenues à l’international illustrent les progrès réalisés par les producteurs, les huileries et les exportateurs en matière de qualité.   Elles montrent également que les investissements dans les bonnes pratiques agricoles, les technologies d’extraction et les systèmes de contrôle portent leurs fruits.   Dans un contexte où les consommateurs recherchent davantage de transparence, de durabilité et d’authenticité, l’huile d’olive tunisienne dispose aujourd’hui de solides arguments pour renforcer durablement sa position sur les marchés internationaux. Le regard d’AgroHealth Cette distinction internationale dépasse largement le cadre d’un concours. Elle confirme que la véritable richesse de l’oléiculture tunisienne réside dans sa capacité à produire une huile d’olive vierge extra de très haute qualité, reconnue par les experts du monde entier.   Le prochain défi consiste désormais à transformer cette reconnaissance en valeur économique durable, en développant davantage les marques tunisiennes, le conditionnement local et la promotion de l’origine «Tunisie».   Plus qu’un produit agricole, l’huile d’olive devient un véritable ambassadeur du savoir-faire tunisien, de son patrimoine agricole et de son engagement en faveur de l’excellence. Sources Ambassade des États-Unis en Tunisie – Publication officielle annonçant les résultats de la compétition américaine internationale de l’huile d’olive (juillet 2026). Conseil oléicole international – Données sur la production mondiale et les standards de qualité. Office National de l’Huile – Informations sur la filière oléicole tunisienne. Ministère de l’Agriculture, des Ressources Hydrauliques et de la Pêche – Données sur le secteur oléicole et les exportations.  Lire également  La Tunisie, n°1 mondial de l’huile d’olive à Miami Filière oléicole en Tunisie: Analyse des prix et des flux d’exportation durant la campagne 2024-2025 Laissez un commentaire Annuler la réponse Connexion en tant que Agrohealth. Modifier votre profil. Se déconnecter ? Les champs obligatoires sont indiqués avec * Message* Chronique All Posts Chronique Le caroubier: un arbre d’avenir pour les régions méditerranéennes juillet 29, 2026/Agrohealth Dr Fatma Rebai: Vieillissement ORL- pourquoi les aliments perdent leur goût juillet 27, 2026/Agrohealth Pr. Mohamed Ridha Kamoun: Le couple Soleil peau juillet 1, 2026/Agrohealth Dr Fatma Ben Atig: Quand la colonne vertébrale souffre aussi de nos habitudes alimentaires juin 27, 2026/Dr. Fatma Ben Atig PUB Actuhealth L’orge et l’eau d’orge: des alliées pour votre santé juillet 22, 2026 Nez et alimentation: cinq idées reçues passées au crible de la science juillet 18, 2026 Les eaux distillées, les trésors de l’été qui prennent soin de notre santé juillet 3, 2026 Load More Élevage Aquaculture en Tunisie: quand la mer devient un nouveau champ de production juin 25, 2026 Élevage de poules en Tunisie: une filière essentielle sous pression juin 5, 2026 L’élevage en Tunisie : des éleveurs sous pression, un secteur essentiel à préserver juin 1, 2026 Load More

Le caroubier: un arbre d’avenir pour les régions méditerranéennes

PUB Chronique Le caroubier: un arbre d’avenir pour les régions méditerranéennes Longtemps considéré comme un arbre secondaire, le caroubier retrouve aujourd’hui une place de choix dans les stratégies agricoles des pays méditerranéens. Résistant à la sécheresse, peu exigeant en eau et doté de multiples débouchés alimentaires et industriels, il répond aux enjeux actuels de l’agriculture durable. Entre patrimoine, innovation et adaptation au changement climatique, cet arbre ancestral pourrait bien devenir l’une des cultures d’avenir de la région.   Discret mais remarquable, le caroubier (Ceratonia siliqua L.) fait partie du patrimoine végétal du bassin méditerranéen depuis des millénaires. Connu pour ses longues gousses brunes et sa grande résistance à la sécheresse, cet arbre suscite aujourd’hui un intérêt renouvelé à l’heure du changement climatique et de la recherche de cultures plus adaptées aux conditions arides.   Le caroubier appartient à la famille des Fabacées. C’est un arbre persistant pouvant vivre plusieurs centaines d’années et atteindre une hauteur de 6 à 15 mètres. Il se distingue par son feuillage dense, sa croissance relativement lente et sa capacité à se développer sur des sols pauvres, calcaires ou pierreux.   Grâce à son système racinaire profond, il valorise des terres marginales où d’autres espèces agricoles rencontrent des difficultés.   Particulièrement bien adapté au climat méditerranéen, le caroubier supporte les longues périodes de sécheresse et nécessite peu d’entretien une fois installé. Ces caractéristiques en font une espèce prometteuse pour les régions confrontées à la raréfaction des ressources en eau.   Le fruit du caroubier, la caroube, est une gousse riche en sucres naturels, en fibres, en minéraux et en composés antioxydants. Sa pulpe est utilisée dans l’alimentation humaine sous forme de poudre, de farine, de sirop ou encore comme substitut naturel du cacao.   Les graines, quant à elles, permettent d’obtenir la gomme de caroube (E410), un épaississant naturel largement utilisé dans l’industrie agroalimentaire pour la fabrication des glaces, des produits laitiers, des sauces et de nombreuses préparations alimentaires.   Le caroubier présente également un intérêt pour l’alimentation animale. La pulpe des gousses constitue une source d’énergie appréciée dans les rations destinées aux ruminants. Plusieurs travaux de recherche étudient également le potentiel de ses sous-produits dans les systèmes d’élevage durables.   Au-delà de ses usages alimentaires, le caroubier joue un rôle environnemental important. Il contribue à la lutte contre l’érosion des sols, participe au stockage du carbone et favorise la biodiversité. Sa culture peut également s’intégrer dans des systèmes agroforestiers, associant production agricole et préservation des écosystèmes.   Face aux défis climatiques et à la nécessité de développer une agriculture plus résiliente, le caroubier apparaît comme une culture d’avenir pour de nombreux pays méditerranéens, dont la Tunisie. Arbre de tradition, mais aussi d’innovation, il pourrait jouer un rôle croissant dans la valorisation des territoires secs et dans la diversification des filières agricoles et agroalimentaires.   Sources ·         Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) – https://www.fao.org ·         Centre International de Hautes Études Agronomiques Méditerranéennes (CIHEAM) – https://www.ciheam.org ·         CABI – Ceratonia siliqua Datasheet – https://www.cabi.org ·         Royal Botanic Gardens, Kew – Plants of the World Online – https://powo.science.kew.org ·         Guide de multiplication et de reproduction du caroubier en Tunisie – CAPTE – https://capte.tn Lire également Été 2026 en Tunisie: les vagues de chaleur précoces inquiètent le monde agricole  Produire davantage ou consommer plus intelligemment? La voie vers une alimentation durable en Tunisie  Laissez un commentaire Annuler la réponse Connexion en tant que Agrohealth. Modifier votre profil. Se déconnecter ? Les champs obligatoires sont indiqués avec * Message* Chronique All Posts Chronique Le caroubier: un arbre d’avenir pour les régions méditerranéennes juillet 29, 2026/Agrohealth Dr Fatma Rebai: Vieillissement ORL- pourquoi les aliments perdent leur goût juillet 27, 2026/Agrohealth Pr. Mohamed Ridha Kamoun: Le couple Soleil peau juillet 1, 2026/Agrohealth Dr Fatma Ben Atig: Quand la colonne vertébrale souffre aussi de nos habitudes alimentaires juin 27, 2026/Dr. Fatma Ben Atig PUB Actuhealth L’orge et l’eau d’orge: des alliées pour votre santé juillet 22, 2026 Nez et alimentation: cinq idées reçues passées au crible de la science juillet 18, 2026 Les eaux distillées, les trésors de l’été qui prennent soin de notre santé juillet 3, 2026 Load More Élevage Aquaculture en Tunisie: quand la mer devient un nouveau champ de production juin 25, 2026 Élevage de poules en Tunisie: une filière essentielle sous pression juin 5, 2026 L’élevage en Tunisie : des éleveurs sous pression, un secteur essentiel à préserver juin 1, 2026 Load More

Moringa: l’arbre miracle qui pourrait transformer l’agriculture de demain

PUB Actuagro Moringa: l’arbre miracle qui pourrait transformer l’agriculture de demain Longtemps méconnu en Tunisie, le moringa attire aujourd’hui l’attention des chercheurs, des agriculteurs et des nutritionnistes. Résistant à la sécheresse, riche en nutriments et doté de multiples usages agricoles, alimentaires et environnementaux, cet arbre suscite un intérêt croissant dans un contexte où le changement climatique oblige à repenser les systèmes de production. Mais derrière son surnom d’« arbre miracle », que révèle réellement la science?   Par une matinée chaude dans une région semi-aride, un jeune arbre aux feuilles d’un vert éclatant continue de pousser alors que les cultures voisines montrent déjà les premiers signes du stress hydrique.   Là où d’autres espèces ralentissent leur croissance faute d’eau, lui poursuit son développement avec une étonnante vigueur.   Cette scène, observée dans plusieurs régions tropicales et subtropicales, illustre parfaitement le potentiel du moringa (Moringa oleifera), une espèce qui attire aujourd’hui l’attention bien au-delà de son aire d’origine.   Depuis quelques années, le moringa connaît un véritable essor à l’échelle mondiale. Jadis cultivé principalement en Inde pour l’alimentation familiale et la médecine traditionnelle, il est désormais présent dans de nombreux pays d’Afrique, d’Asie, d’Amérique latine et même dans certaines régions méditerranéennes.   Son succès repose sur une combinaison rare de qualités: une croissance rapide, une remarquable résistance aux conditions climatiques difficiles et une capacité à produire une biomasse importante tout en nécessitant relativement peu de ressources.   À mesure que les épisodes de sécheresse deviennent plus fréquents et que les terres agricoles subissent les effets du changement climatique, de nombreux spécialistes considèrent le moringa comme une plante pouvant contribuer à renforcer la résilience des exploitations agricoles.   Sans constituer une solution miracle, il représente une piste sérieuse pour diversifier les productions et valoriser des zones où les cultures classiques deviennent plus difficiles. Une histoire vieille de plusieurs millénaires Bien avant de devenir un produit recherché sur les marchés internationaux des aliments fonctionnels, le moringa faisait déjà partie du quotidien des populations du nord de l’Inde.   Les premières traces de son utilisation remontent à plusieurs milliers d’années, où ses feuilles, ses gousses et ses graines étaient consommées aussi bien comme aliments que comme ingrédients de la pharmacopée traditionnelle.   Le nom Moringa proviendrait du mot tamoul murungai, utilisé dans le sud de l’Inde pour désigner cet arbre. Au fil des siècles, sa culture s’est progressivement diffusée vers le Moyen-Orient, l’Afrique orientale puis l’ensemble des régions tropicales grâce aux échanges commerciaux et aux déplacements des populations.   Aujourd’hui, le genre Moringa comprend treize espèces botaniques, mais Moringa oleifera est de loin la plus connue et la plus cultivée.   Cette espèce réunit plusieurs qualités recherchées par les agriculteurs: une croissance très rapide, une production abondante de feuilles et une grande facilité de culture.   L’Inde demeure aujourd’hui le premier producteur mondial de moringa, notamment pour la production de gousses destinées à l’alimentation.   Le développement de cette culture s’est ensuite accéléré dans des pays comme les Philippines, le Pakistan, le Kenya, le Nigéria, le Sénégal ou encore le Mexique, où elle répond à des besoins variés allant de la sécurité alimentaire à la valorisation économique des zones rurales.   Un arbre qui s’adapte là où beaucoup d’autres renoncent Si le moringa suscite autant d’intérêt, c’est avant tout grâce à son exceptionnelle capacité d’adaptation. Contrairement à de nombreuses espèces fruitières ou forestières, il supporte des températures élevées, résiste à des périodes prolongées de sécheresse et peut se développer sur des sols relativement pauvres, à condition qu’ils soient bien drainés.   Son système racinaire joue un rôle déterminant dans cette résistance. La plante développe rapidement une racine pivot profonde capable d’explorer les couches inférieures du sol à la recherche d’humidité. Cette caractéristique lui permet de maintenir sa croissance même lorsque les précipitations deviennent irrégulières.   Cette rusticité intéresse particulièrement les régions confrontées à la désertification. Plusieurs programmes internationaux expérimentent aujourd’hui le moringa dans des projets de restauration des terres dégradées, de lutte contre l’érosion et d’agroforesterie.   En plus de protéger les sols grâce à son système racinaire, l’arbre produit une importante quantité de matière organique qui contribue progressivement à améliorer leur fertilité.   Cette capacité à associer production agricole et restauration des écosystèmes explique pourquoi certains chercheurs considèrent le moringa comme un allié potentiel de l’agriculture durable dans les régions sèches.   Une culture aux multiples usages Le moringa présente une particularité rare: presque toutes les parties de la plante trouvent une utilisation.   Ses jeunes feuilles sont consommées fraîches ou cuites dans plusieurs pays, tandis qu’une fois séchées elles sont réduites en poudre pour enrichir différents aliments.   Les jeunes gousses sont appréciées comme légumes dans plusieurs cuisines asiatiques, alors que les graines fournissent une huile végétale de grande qualité utilisée aussi bien dans l’industrie cosmétique que dans certaines préparations alimentaires.   L’intérêt du moringa dépasse cependant largement le domaine alimentaire. Les tourteaux obtenus après extraction de l’huile possèdent des propriétés coagulantes naturelles permettant de clarifier certaines eaux chargées en particules.   Cette utilisation fait actuellement l’objet de nombreuses recherches dans les régions où l’accès à l’eau potable reste limité.   En agriculture, les feuilles riches en azote peuvent également être valorisées sous forme de matière organique, tandis que les fleurs représentent une ressource mellifère intéressante pour les abeilles, favorisant ainsi la pollinisation et la biodiversité locale.   Enfin, plusieurs études récentes s’intéressent au potentiel des extraits de feuilles comme biostimulants naturels. Utilisés sous forme de pulvérisation foliaire, ces extraits pourraient favoriser la croissance de certaines cultures, améliorer leur tolérance au stress hydrique et contribuer à augmenter les rendements.   Si ces résultats restent variables selon les espèces cultivées et les conditions de production, ils ouvrent des perspectives prometteuses pour une agriculture plus respectueuse de l’environnement.     Une opportunité pour une agriculture plus résiliente L’intérêt croissant porté au moringa ne tient pas uniquement à ses qualités biologiques. Il s’explique aussi par les profondes mutations que connaît aujourd’hui l’agriculture mondiale.   Hausse des températures, raréfaction des ressources en eau, dégradation des sols et baisse

Sahbi Boudhiaf: La majorité des incendies de forêt sont d’origine humaine, aggravés par des conditions climatiques extrêmes

PUB Actuagro Sahbi Boudhiaf: La majorité des incendies de forêt sont d’origine humaine, aggravés par des conditions climatiques extrêmes Propos recueillis par Agrohealth  – Alors que la Tunisie fait face à une recrudescence des incendies de forêt en pleine période de canicule, Sahbi Boudhiaf, directeur de la Conservation des forêts à la Direction générale des forêts (DGF), décrypte les facteurs à l’origine de ces sinistres, leurs lourdes conséquences sur les écosystèmes et les activités agricoles, ainsi que les stratégies mises en œuvre pour restaurer les espaces détruits et renforcer la protection du patrimoine forestier national. Interview  1. Comment expliquer la multiplication et la quasi-simultanéité des incendies ?   La multiplication des incendies s’explique par la combinaison de plusieurs facteurs. La vague de chaleur exceptionnelle, avec des températures dépassant parfois 45 °C, le sirocco et l’extrême dessèchement de la végétation ont fortement favorisé la propagation du feu.   Toutefois, la chaleur ne constitue pas à elle seule une cause d’incendie: les premiers éléments disponibles indiquent une prédominance des facteurs humains, notamment la négligence et, dans certains cas, des actes volontaires.   La simultanéité des départs de feu peut donc être liée à la conjonction de ces conditions climatiques extrêmement favorables à la propagation et de plusieurs facteurs humains.   2. Quelles conséquences sur l’agriculture, la production et les écosystèmes ?   Les incendies entraînent des pertes directes pour l’agriculture et les populations rurales, notamment par la destruction des cultures, des parcours, des pâturages et des ressourcesforestières dont dépendent de nombreuses communautés.   Sur le plan écologique, ils provoquent la destruction de la végétation, l’érosion des sols, la perte d’habitats et une diminution de la biodiversité.   Les fortes chaleurs et les incendies répétés peuvent également fragiliser les peuplements forestiers et réduire leur capacité de régénération.   Toutefois, il faut distinguer les espèces: certaines, comme le pin d’Alep, peuvent se régénérer naturellement dans certaines conditions, tandis que d’autres nécessitent des opérations de reboisement.   La restauration complète de l’équilibre d’un écosystème forestier reste néanmoins un processus de très longue durée, pouvant s’étendre sur plusieurs décennies.   3. Quelles solutions pour restaurer les zones détruites et mieux protéger les forêts?   La restauration doit être adaptée à chaque site et à chaque essence. Dans certaines zones, la priorité sera donnée à la régénération naturelle, avec un suivi et une protection des jeunes peuplements.   Dans d’autres, notamment lorsque la régénération naturelle est insuffisante, le reboisement sera nécessaire après l’évaluation et la préparation des terrains. La prévention doit également être renforcée par l’entretien des pistes et des tranchées pare-feu, l’amélioration de la surveillance et de l’alerte précoce, la modernisation des moyens d’intervention et une plus forte implication des citoyens.   La reconstitution des espaces détruits est donc possible, mais elle doit être progressive, scientifiquement planifiée et accompagnée d’une protection durable contre les incendies et le pâturage excessif.   Lire également Incendies de forêt: une menace pour l’agriculture Laissez un commentaire Annuler la réponse Connexion en tant que Agrohealth. Modifier votre profil. Se déconnecter ? Les champs obligatoires sont indiqués avec * Message* Chronique All Posts Chronique Dr Fatma Rebai: Vieillissement ORL- pourquoi les aliments perdent leur goût juillet 27, 2026/Agrohealth Pr. Mohamed Ridha Kamoun: Le couple Soleil peau juillet 1, 2026/Agrohealth Dr Fatma Ben Atig: Quand la colonne vertébrale souffre aussi de nos habitudes alimentaires juin 27, 2026/Dr. Fatma Ben Atig Tomate séchée: le potentiel encore sous-exploité de la Tunisie juin 25, 2026/Agrohealth PUB Actuhealth L’orge et l’eau d’orge: des alliées pour votre santé juillet 22, 2026 Nez et alimentation: cinq idées reçues passées au crible de la science juillet 18, 2026 Les eaux distillées, les trésors de l’été qui prennent soin de notre santé juillet 3, 2026 Load More Élevage Aquaculture en Tunisie: quand la mer devient un nouveau champ de production juin 25, 2026 Élevage de poules en Tunisie: une filière essentielle sous pression juin 5, 2026 L’élevage en Tunisie : des éleveurs sous pression, un secteur essentiel à préserver juin 1, 2026 Load More

Dr Fatma Rebai: Vieillissement ORL- pourquoi les aliments perdent leur goût

PUB Chronique Dr Fatma Rebai: Vieillissement ORL- pourquoi les aliments perdent leur goût Par Dr Fatma Rebai. Médecin ORL – «Docteur, je ne retrouve plus le goût des aliments». Cette phrase est l’une des plaintes les plus fréquentes chez les personnes âgées.    Beaucoup pensent qu’il s’agit simplement d’une conséquence inévitable du vieillissement, sans véritable impact sur la santé. Pourtant, cette sensation de ne plus rien goûter est loin d’être anodine.   Elle peut modifier les habitudes alimentaires, favoriser la dénutrition, diminuer le plaisir de manger et, à terme, altérer la qualité de vie.   À l’heure où le vieillissement de la population s’accélère, cette problématique représente également un défi majeur pour l’industrie agroalimentaire, appelée à développer des aliments mieux adaptés aux capacités sensorielles des seniors.   En tant que médecin ORL, il est important de rappeler une notion souvent méconnue: ce que nous appelons communément le goût, dépend en réalité principalement de notre odorat.   La langue est capable de reconnaître cinq saveurs fondamentales: le sucré, le salé, l’acide, l’amer et l’umami.   En revanche, toutes les nuances aromatiques qui distinguent une fraise d’une framboise, un café d’un chocolat ou un fromage d’un autre sont perçues grâce aux récepteurs olfactifs situés au sommet des fosses nasales.   Lors de la mastication, les molécules odorantes remontent vers ces récepteurs par voie rétro-nasale, permettant au cerveau de reconstruire la saveur complète d’un aliment.   C’est la raison pour laquelle un simple rhume donne souvent l’impression que les aliments n’ont plus de goût.   Avec l’âge, cette fonction olfactive diminue progressivement. Les spécialistes parlent de presbyosmie, c’est-à-dire du vieillissement physiologique de l’odorat.   Les études montrent qu’environ une personne sur deux de plus de 65 ans présente une diminution objectivable de ses capacités olfactives, et cette proportion augmente encore après 80 ans.   Plusieurs mécanismes expliquent cette évolution. Le nombre de cellules olfactives diminue progressivement, leur capacité de renouvellement devient moins efficace et les modifications anatomiques des fosses nasales réduisent le passage des molécules odorantes vers la région olfactive.   À cela s’ajoutent les effets cumulés des infections virales, de l’exposition à la pollution atmosphérique, du tabagisme ou encore des maladies inflammatoires chroniques du nez et des sinus.   Le cerveau lui-même, qui interprète les informations olfactives, subit les effets du vieillissement, ce qui contribue également à cette perte sensorielle (Olofsson et al., i-Perception, 2021).   Le goût, à proprement parler, évolue lui aussi avec l’âge, mais de façon plus discrète. Cette diminution est appelée presbygueusie.   Pendant longtemps, les chercheurs ont pensé que les bourgeons du goût étaient peu affectés par le vieillissement.   Les travaux les plus récents montrent cependant qu’il existe bien une diminution progressive de la sensibilité gustative chez de nombreuses personnes âgées.   Cette évolution résulte d’une combinaison de facteurs: une diminution de la production de salive, essentielle à la dissolution des molécules sapides, des modifications du microbiote buccal, une altération des récepteurs gustatifs et des changements dans le traitement cérébral des informations sensorielles.   Les médicaments, très fréquents chez les seniors, jouent également un rôle important. Certains antihypertenseurs, antidépresseurs, traitements contre les maladies neurologiques ou encore certains antibiotiques peuvent modifier la perception des saveurs ou provoquer une sécheresse buccale qui accentue les difficultés (Bo et al., Aging Clinical and Experimental Research, 2024).   Les conséquences de cette perte sensorielle dépassent largement le simple plaisir de manger.   Lorsqu’une personne ne retrouve plus les saveurs qu’elle appréciait, son appétit diminue souvent. Les repas deviennent moins attrayants, les portions se réduisent et le risque de dénutrition augmente progressivement.   Selon la Haute Autorité de Santé, la dénutrition touche une proportion importante des personnes âgées vivant à domicile et devient encore plus fréquente en institution.   À l’inverse, certaines personnes cherchent à compenser cette perte sensorielle en ajoutant davantage de sel, de sucre ou d’épices dans leurs préparations.   Cette adaptation peut contribuer à déséquilibrer certaines pathologies chroniques comme l’hypertension artérielle, le diabète ou l’insuffisance cardiaque.   La diminution de l’odorat expose également à des risques souvent sous-estimés. Une personne qui sent moins bien peut avoir des difficultés à détecter une fuite de gaz, de la fumée ou un aliment avarié.   L’odorat constitue en effet un véritable système d’alerte, indispensable à notre sécurité quotidienne.   Plusieurs études montrent également qu’une perte importante de l’odorat peut être l’un des premiers signes de certaines maladies neurodégénératives, notamment la maladie de Parkinson ou la maladie d’Alzheimer, parfois plusieurs années avant l’apparition des premiers symptômes neurologiques.   Chez une personne âgée, une baisse récente de l’odorat mérite donc toujours une évaluation médicale et ne doit pas être considérée comme une simple conséquence de l’âge.   Ces connaissances ouvrent aujourd’hui de nouvelles perspectives pour l’industrie agroalimentaire.   Face au vieillissement de la population, les chercheurs travaillent sur des stratégies permettant de restaurer le plaisir alimentaire sans augmenter excessivement les quantités de sucre, de sel ou de matières grasses.   L’une des pistes les plus prometteuses consiste à stimuler simultanément plusieurs sens. La texture des aliments, leur température, leur couleur, leur présentation visuelle ou encore les sensations trigéminales, comme la fraîcheur de la menthe ou le léger piquant de certaines épices, peuvent renforcer la perception globale des saveurs.   Les travaux en sciences sensorielles montrent que cette approche multisensorielle permet d’améliorer l’appréciation des repas chez les personnes âgées tout en préservant leur équilibre nutritionnel.   L’innovation alimentaire s’oriente également vers le développement de produits spécifiquement conçus pour les seniors.   Les industriels cherchent à élaborer des aliments plus riches en protéines afin de prévenir la perte musculaire liée à l’âge, tout en améliorant leur intensité aromatique et leur facilité de mastication.   L’objectif n’est plus seulement de nourrir, mais aussi de maintenir le plaisir de manger, facteur essentiel du bien-être et de la qualité de vie.   Le rôle du médecin ORL reste fondamental dans cette prise en charge. Avant d’attribuer une perte du goût ou de l’odorat au vieillissement, il est indispensable de rechercher une cause potentiellement réversible.   Une obstruction nasale chronique,

Canicule de juillet 2026: pourquoi la chaleur va encore durer quelques jours

Actuagro Canicule de juillet 2026: pourquoi la chaleur va encore durer quelques jours Par Moncef Rajhi. Expert en météorologie – Il est encore trop tôt pour parler de températures clémentes. Il faudra patienter encore quelques jours — à condition qu’aucun nouveau blocage atmosphérique ne se mette en place entre-temps. La raison est simple: la chaleur accumulée dans le système sol-atmosphère est considérable, et il faut au moins une semaine pour qu’elle se dissipe.  Les nuits tropicales, un signal qui ne trompe pas Pour comprendre pourquoi une canicule s’installe dans la durée, un indicateur est essentiel: les «nuits tropicales», c’est-à-dire des nuits où la température ne descend pas sous lesn20°C. Elles révèlent que l’atmosphère perd, la nuit, moins de chaleur qu’elle n’en a gagné le jour. C’est l’enchaînement de ces nuits trop chaudes qui permet au stock de chaleur d’augmenter, jour après jour. C’est ce que les spécialistes appellent l’Indice de Chaleur Cumulée (ICC) : plus les nuits tropicales s’accumulent, plus le réservoir de chaleur se remplit, et plus les températures extrêmes durent — parfois plusieurs jours d’affilée sous un même «dôme de chaleur».  Canicule et changement climatique: deux choses à ne pas confondre Un point mérite d’être clarifié, car il est souvent source de confusion dans le débat public: le changement climatique ne crée pas les blocages atmosphériques et les dômes de chaleur. Ces phénomènes relèvent de la variabilité naturelle du temps et du climat — ce sont des mécanismes météorologiques classiques, connus bien avant que l’on parle de réchauffement global. En revanche, le changement climatique n’est pas pour autant hors-jeu: il agit en arrière-plan. En élevant la température de fond de l’atmosphère, il fait que ces épisodes, une fois enclenchés par la dynamique atmosphérique, atteignent des pics plus élevés, durent plus longtemps et se reproduisent plus souvent. En clair: le changement climatique n’allume pas l’incendie, mais il l’attise. Le cas concret de Béja La station météorologique de Béja, représentative à l’échelle synoptique de toute la zone environnante, illustre parfaitement ce mécanisme. Voici les températures relevées à 06h UTC — c’est-à-dire tôt le matin, au moment le plus frais de la journée:  Date Température à 06h UTC 18 juillet 23,9 °C 19 juillet 26,1 °C 20 juillet 25,9 °C 21 juillet 26,6 °C 22 juillet 25,2 °C Toutes ces valeurs sont largement supérieures à 20°C: Béja a donc connu cinq nuits tropicales consécutives. Conséquence directe: chaque nouvelle journée de réchauffement démarre déjà à partir d’une température élevée, ce qui favorise des maxima toujours plus importants. Un air brûlant qui s’assèche lui-même L’exemple de Béja montre aussi qu’une canicule n’est pas seulement une affaire de dôme de chaleur: elle est amplifiée par un mécanisme physique mesurable, bien connu des physiciens de l’atmosphère sous le nom d’équation de Clausius-Clapeyron. Plus l’air est chaud, plus il peut «demander» de vapeur d’eau — sauf que les sols, asséchés, n’ont plus assez d’eau à lui fournir. Cet écart entre la demande et l’offre en humidité porte un nom: le déficit de pression de vapeur (VPD). À Béja, il a atteint une valeur exceptionnelle, de l’ordre de 90 hPa. Cette situation déclenche une véritable réaction en chaîne: •         l’air « veut » énormément d’humidité, mais les sols n’en ont plus à offrir •         l’évaporation, qui normalement rafraîchit l’air, tombe au plus bas •         l’énergie solaire, au lieu de servir à évaporer de l’eau, sert presque entièrement à chauffer l’air directement •         cette énergie s’accumule dans le système sol-atmosphère, alimentant l’Indice de Chaleur Cumulée (ICC) Cette chaîne de causes à effets donne une explication physique cohérente des températures extrêmes observées à Béja durant la vague de chaleur de juillet 2026, et elle peut servir de base pour calculer l’ICC d’autres stations. Pourquoi la chaleur met-elle autant de temps à partir? Évacuer une telle quantité de chaleur accumulée demande la remise en place de véritables «couloirs d’échange» entre l’air chaud des basses couches et l’air froid des hautes altitudes. Cela suppose plusieurs conditions, qui prennent du temps à se réunir : •         la reconstruction progressive du vortex polaire, affaibli depuis plus de deux semaines •         le repositionnement du courant-jet (jet stream), véritable chef d’orchestre de la circulation atmosphérique •         le retour des ondes de Rossby à des amplitudes normales •         le déblocage progressif des grands centres d’action barométriques •         la dissipation des dômes de chaleur actuellement installés sur l’Afrique du Nord, le bassin occidental de la Méditerranée et l’Europe de l’Ouest Ces processus, à la fois dynamiques et thermodynamiques, demandent du temps — c’est physiquement incompressible. Patience, donc : le couplage entre le sol, l’atmosphère et l’océan n’a livré qu’une infime partie de ses secrets. Lire également Été 2026 en Tunisie: les vagues de chaleur précoces inquiètent le monde agricole La Tunisie teste une technologie innovante pour réduire l’évaporation de l’eau Moncef Rajhi Ingénieur Général Hors Classe,expert en météorologie,climatologie et ressources en eau Laissez un commentaire Annuler la réponse Connexion en tant que Agrohealth. Modifier votre profil. Se déconnecter ? Les champs obligatoires sont indiqués avec * Message* Chronique All Posts Chronique Pr. Mohamed Ridha Kamoun: Le couple Soleil peau juillet 1, 2026/Agrohealth Dr Fatma Ben Atig: Quand la colonne vertébrale souffre aussi de nos habitudes alimentaires juin 27, 2026/Dr. Fatma Ben Atig Tomate séchée: le potentiel encore sous-exploité de la Tunisie juin 25, 2026/Agrohealth Pastèque rouge ou pastèque jaune: une question de couleur… ou bien plus? juin 19, 2026/Agrohealth PUB Actuhealth L’orge et l’eau d’orge: des alliées pour votre santé juillet 22, 2026 Nez et alimentation: cinq idées reçues passées au crible de la science juillet 18, 2026 Les eaux distillées, les trésors de l’été qui prennent soin de notre santé juillet 3, 2026 Load More Élevage Aquaculture en Tunisie: quand la mer devient un nouveau champ de production juin 25, 2026 Élevage de poules en Tunisie: une filière essentielle sous pression juin 5, 2026 L’élevage en Tunisie : des éleveurs sous pression, un secteur essentiel à préserver juin 1, 2026 Load More

Gâteau à l’huile d’olive et au miel

Recette Gâteau à l’huile d’olive et au miel Gâteau à l’huile d’olive et au miel Un dessert moelleux aux saveurs méditerranéennes Moelleux, parfumé et naturellement gourmand, ce gâteau met à l’honneur deux trésors du terroir tunisien : l’huile d’olive vierge extra et le miel.   Contrairement au beurre, l’huile d’olive apporte des acides gras insaturés bénéfiques pour le système cardiovasculaire, tandis que le miel offre une douceur naturelle et de subtils arômes floraux.   Une recette idéale pour le petit-déjeuner, le goûter ou en dessert accompagné d’un thé ou d’une infusion. Ingrédients  Pour  (6 à 8 personnes) 3 œufs 120 g de miel (de fleurs ou de romarin) 80 ml d’huile d’olive vierge extra 180 g de farine 1 sachet de levure chimique (11 g) 100 ml de lait Le zeste d’un citron bio ou d’une orange 1 cuillère à café d’extrait de vanille (facultatif) 1 pincée de sel Pour la finition (facultatif) 1 cuillère à soupe de miel Quelques amandes ou pistaches concassées Zestes de citron Préparation Préchauffez le four à 180 °C. Dans un grand saladier, fouettez les œufs avec le miel jusqu’à obtenir un mélange clair et mousseux.   Ajoutez progressivement l’huile d’olive tout en continuant de mélanger. Incorporez ensuite le lait, le zeste de citron et la vanille.   Dans un autre récipient, mélangez la farine, la levure et le sel. Versez-les progressivement dans la préparation liquide jusqu’à obtenir une pâte homogène. Versez la pâte dans un moule légèrement huilé.   Enfournez pendant 35 à 40 minutes. Vérifiez la cuisson en plantant la lame d’un couteau : elle doit ressortir sèche.   Laissez tiédir avant de démouler. Pour une touche encore plus gourmande, badigeonnez le gâteau d’un léger filet de miel et parsemez-le d’amandes ou de pistaches concassées. Les bienfaits nutritionnels L’huile d’olive vierge extra est riche en acides gras mono-insaturés et en polyphénols, des composés antioxydants qui contribuent à la protection cardiovasculaire lorsqu’ils sont intégrés dans une alimentation équilibrée.   Le miel apporte une saveur naturelle et contient de faibles quantités de composés antioxydants, dont la teneur varie selon son origine florale.   Les œufs fournissent des protéines de haute qualité, tandis que le lait apporte du calcium et des vitamines du groupe B.   Le zeste de citron renforce les arômes du gâteau tout en apportant des composés antioxydants présents dans les agrumes.   Lire également   Filière oléicole en Tunisie : Analyse des prix et des flux d’exportation durant la campagne 2024-2025  La Tunisie, n°1 mondial de l’huile d’olive à Miami  Apiculture en Tunisie, une filière sous pression  Laissez un commentaire Annuler la réponse Connexion en tant que Agrohealth. Modifier votre profil. Se déconnecter ? Les champs obligatoires sont indiqués avec * Message* Actuagro Incendies de forêt: une menace pour l’agriculture juillet 23, 2026 Mohamed Salah Glaied – L’eau en Tunisie: potentiels et défis juillet 21, 2026 Le stockage agricole: le pilier invisible qui garantit notre sécurité alimentaire juillet 19, 2026 Load More PUB Actuhealth L’orge et l’eau d’orge: des alliées pour votre santé juillet 22, 2026 Nez et alimentation: cinq idées reçues passées au crible de la science juillet 18, 2026 Les eaux distillées, les trésors de l’été qui prennent soin de notre santé juillet 3, 2026 Load More Élevage Aquaculture en Tunisie: quand la mer devient un nouveau champ de production juin 25, 2026 Élevage de poules en Tunisie: une filière essentielle sous pression juin 5, 2026 L’élevage en Tunisie : des éleveurs sous pression, un secteur essentiel à préserver juin 1, 2026 Load More

Incendies de forêt: une menace pour l’agriculture

Actuagro Incendies de forêt : une menace pour l’agriculture Un été 2026 sous haute tension Depuis le début du mois de mai 2026, la Tunisie a déjà recensé plus de 400 départs de feu, un niveau supérieur à celui observé à la même période l’an dernier. La Direction générale des Forêts explique cette recrudescence par une végétation particulièrement abondante après un hiver pluvieux, qui a favorisé la repousse d’herbes sèches malgré les opérations de débroussaillage menées en amont de la saison. Mi-juillet, une vague de chaleur exceptionnelle est venue aggraver la situation, poussant le ministère de l’Agriculture, des Ressources hydrauliques et de la Pêche à appeler les habitants des zones forestières, les agriculteurs et les vacanciers à une vigilance renforcée. Les régions les plus touchées se concentrent dans le nord-ouest du pays, du côté des gouvernorats du Kef, de Béja et de Jendouba, là où se trouvent l’essentiel des massifs forestiers et montagneux tunisiens, notamment la Kroumirie et les Mogods. Des foyers réguliers sont aussi signalés le long du littoral nord, comme récemment près du Cap Négro à Béja. Malgré la multiplication des départs de feu, les autorités soulignent que les surfaces brûlées restent, pour l’instant, plus limitées que celles de l’année précédente, grâce à un dispositif de prévention renforcé. Pourquoi le feu revient chaque été Plusieurs facteurs se combinent pour expliquer cette tendance de fond. Le climat joue d’abord un rôle central. Les fortes chaleurs, la sécheresse de la végétation et le manque de pluie estivale créent des conditions propices à l’embrasement, où la moindre étincelle peut se propager des brindilles aux broussailles, puis aux arbres, en quelques minutes à peine. Mais c’est le facteur humain qui reste, selon la Direction générale des Forêts, à l’origine de la grande majorité des incendies, qu’ils touchent les forêts ou les cultures agricoles. Il s’agit tantôt de négligences, un mégot mal éteint, un barbecue mal maîtrisé, tantôt d’actes volontaires. Le nombre de départs de feu répétés dans certaines zones, parfois jusque dans des champs de blé, alimente les soupçons d’actes malveillants, et plusieurs enquêtes sont d’ailleurs menées en coordination avec la Garde nationale, avec déjà des interpellations à la clé. Sur le temps long, les chiffres de la Direction générale des Forêts font apparaître une augmentation continue du nombre d’incendies en Tunisie, aujourd’hui plus du double de ce qu’il était avant 2010. Une évolution qui interroge, autant sur l’efficacité des mesures de prévention que sur le rôle du changement climatique dans l’allongement et l’intensification de la saison des feux. Des campagnes et des terres qui payent le prix fort Derrière les chiffres, il y a des champs qui partent en fumée en quelques heures et des familles rurales qui voient une saison de travail disparaître. Les flammes détruisent les cultures sur pied, entraînant une perte immédiate de production qui peut toucher aussi bien les récoltes en cours que les plantations à venir, avec des répercussions concrètes sur la disponibilité alimentaire, locale d’abord, nationale ensuite. Le sol lui-même en sort appauvri. La combustion détruit la matière organique qui fait sa fertilité, ce qui compromet les cycles de production bien au-delà de la seule saison touchée, parfois pour plusieurs années. Le bétail n’est pas épargné non plus, blessé ou tué par les flammes, tandis que la destruction des zones de pâturage réduit la disponibilité de fourrage, avec des effets directs sur la production laitière et sur la reproduction des troupeaux. Au-delà du bois, les forêts tunisiennes font vivre les populations riveraines, à travers le liège, les plantes aromatiques, l’apiculture ou encore le pâturage extensif. Ce sont autant d’activités fragilisées à chaque incendie, dans des régions déjà parmi les plus pauvres du pays. Et l’onde de choc dépasse l’agriculture elle-même, puisque la destruction des habitats naturels menace aussi la faune et la flore locales, parfois de manière irréversible pour les espèces déjà vulnérables, alors qu’une forêt brûlée peut mettre plusieurs décennies à retrouver ce qu’elle était. Ce que fait l’État pour limiter la casse Face à ce risque qui revient chaque été, le ministère de l’Agriculture a lancé, début mai 2026, une stratégie nationale de prévention des incendies de forêts et des cultures agricoles, pensée en amont de la saison estivale.   Elle passe par l’ouverture et l’entretien des pistes forestières pour permettre aux secours d’intervenir plus vite, par le contrôle de plus de 350 points d’eau dédiés à la lutte contre le feu, et par des patrouilles de surveillance appuyées par des dizaines de centres avancés d’alerte précoce et d’intervention rapide.   Cette stratégie repose aussi sur une coordination plus étroite entre les directions régionales de l’Agriculture, la Protection civile et les commissions régionales de gestion des catastrophes, ainsi que sur des campagnes de sensibilisation qui ciblent en priorité les agriculteurs, les riverains des massifs forestiers, les grands exploitants et les vacanciers ou randonneurs de passage l’été.   Les autorités insistent enfin sur l’importance de signaler rapidement tout départ de feu ou comportement suspect. Et quand l’incendie se déclare près d’habitations, de bâtiments d’élevage ou de zones de stockage d’engrais, la priorité reste toujours la même, évacuer avant même de tenter de maîtriser les flammes. Un défi appelé à durer Le dispositif de prévention semble avoir permis, cette année, de contenir l’étendue des surfaces brûlées malgré la hausse du nombre de départs de feu.   Mais la tendance de fond, faite de températures plus hautes, de sécheresses plus marquées et d’une pression humaine croissante sur les massifs forestiers, laisse penser que la Tunisie devra continuer à renforcer ses capacités de prévention et d’intervention dans les années qui viennent.   Pour une agriculture déjà éprouvée par le stress hydrique, la multiplication des incendies de forêt et de montagne s’ajoute comme une vulnérabilité de plus, une menace qui touche directement la sécurité alimentaire et les revenus des populations rurales du nord-ouest du pays. Sources  Ministère de l’Agriculture, des Ressources hydrauliques et de la Pêche ; Direction générale des Forêts ; La Presse de Tunisie ; Business News ; Le Temps News ; African Manager (juillet

L’orge et l’eau d’orge: des alliées pour votre santé

Actuagro L’orge et l’eau d’orge: des alliées pour votre santé Longtemps considérée comme une céréale du passé, l’orge retrouve aujourd’hui une place de choix dans les recommandations des nutritionnistes et des chercheurs en santé publique.   Cultivée depuis plus de dix millénaires, elle accompagne l’histoire de l’humanité depuis les premières civilisations du Croissant fertile et demeure l’une des céréales les plus anciennes au monde.   Si elle a progressivement cédé sa place au blé et au riz dans de nombreuses régions, les connaissances scientifiques actuelles mettent en lumière ses remarquables qualités nutritionnelles et son potentiel dans la prévention de plusieurs maladies chroniques.   Préparée simplement à partir de grains cuits dans l’eau, cette boisson naturelle, rafraîchissante et peu calorique est consommée depuis des siècles dans les pays méditerranéens, au Moyen-Orient et en Asie.   Aujourd’hui, elle suscite un regain d’intérêt grâce aux nombreuses études qui s’intéressent à ses effets bénéfiques sur la digestion, le métabolisme et l’hydratation.   Au-delà de ses grains consommés en soupe, en salade, en farine ou dans diverses préparations culinaires, l’orge est également appréciée sous une forme plus traditionnelle : l’eau d’orge… Les chiffres clés de l’orge dans le monde   L’orge occupe une place essentielle parmi les grandes cultures céréalières de la planète.   Grâce à sa remarquable capacité d’adaptation aux conditions climatiques difficiles et à sa grande polyvalence, elle est aujourd’hui cultivée dans plus d’une centaine de pays.   Avec une production mondiale d’environ 150 millions de tonnes par an répartie sur près de 50 millions d’hectares, elle se classe au quatrième rang des céréales les plus produites au monde, derrière le maïs, le blé et le riz.   Ses principaux producteurs sont la Russie, les pays de l’Union européenne, l’Australie, le Canada, la Turquie et l’Ukraine.   Connue scientifiquement sous le nom de Hordeum vulgare L., cette céréale accompagne l’humanité depuis plus de 10 000 ans, ce qui en fait l’une des premières plantes domestiquées par l’Homme et un pilier historique de l’agriculture mondiale. Une céréale naturellement riche en nutriments L’orge (Hordeum vulgare L.) appartient à la famille des Poacées et figure parmi les quatre céréales les plus cultivées au monde, aux côtés du maïs, du blé et du riz.   Lorsqu’elle est consommée sous sa forme complète, elle conserve son enveloppe externe, particulièrement riche en fibres alimentaires, en vitamines, en minéraux et en composés antioxydants.   Elle fournit des glucides complexes qui libèrent leur énergie progressivement, mais aussi des protéines végétales, des vitamines du groupe B, du magnésium, du phosphore, du potassium, du zinc, du fer et du manganèse.   À cette richesse nutritionnelle s’ajoutent de nombreux composés bioactifs, notamment des polyphénols, des flavonoïdes et des phytostérols, reconnus pour leur capacité à protéger les cellules contre le stress oxydatif.     Cette composition fait de l’orge une céréale particulièrement intéressante pour soutenir une alimentation équilibrée et prévenir plusieurs facteurs de risque associés aux maladies chroniques. L’orge une culture résiliente face au changement climatique En Tunisie, l’orge constitue l’une des principales céréales cultivées, notamment dans les régions semi-arides et arides où elle supporte mieux le manque d’eau que le blé.   Cette capacité d’adaptation en fait une culture stratégique pour les agriculteurs confrontés aux effets du changement climatique.   Selon les campagnes agricoles et les conditions pluviométriques, les superficies emblavées en orge varient généralement entre 500 000 et 700 000 hectares.   La céréale est principalement destinée à l’alimentation animale, en particulier pour les élevages ovins et caprins, mais elle demeure également présente dans la gastronomie traditionnelle tunisienne.   On la retrouve sous forme de farine, de couscous, de soupe ou encore d’eau d’orge, une boisson rafraîchissante appréciée depuis des générations.     Face aux défis liés à la raréfaction des ressources en eau, plusieurs spécialistes estiment que l’orge pourrait jouer un rôle croissant dans les stratégies d’adaptation de l’agriculture tunisienne grâce à sa rusticité et à sa faible exigence en eau.   Le bêta-glucane, le principal atout santé de l’orge S’il fallait retenir un seul composant de l’orge, ce serait sans doute le bêta-glucane. Cette fibre soluble est aujourd’hui l’un des nutriments les plus étudiés en nutrition clinique.   Au contact de l’eau, le bêta-glucane forme un gel visqueux dans le tube digestif. Ce phénomène ralentit la digestion et l’absorption des glucides, tout en limitant celle du cholestérol alimentaire.   Ce mécanisme explique en grande partie les effets protecteurs de l’orge sur la santé cardiovasculaire et métabolique.   L’Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) reconnaît d’ailleurs qu’une consommation quotidienne de 3 grammes de bêta-glucanes provenant de l’orge ou de l’avoine contribue au maintien d’un taux normal de cholestérol sanguin.   Pourquoi le bêta-glucane est-il si précieux pour la santé ? En quelques lignes, il expliquerait que cette fibre soluble est reconnue par l’EFSA pour son effet sur le cholestérol, qu’elle ralentit l’absorption des glucides, nourrit les bonnes bactéries intestinales et contribue à réduire le risque de maladies cardiovasculaires. Cet encadré apporterait une réelle valeur ajoutée et renforcerait le caractère scientifique de votre article. Une alliée du microbiote intestinal Les recherches récentes montrent que notre santé dépend en grande partie de la qualité de notre microbiote intestinal.   Les fibres contenues dans l’orge servent de nourriture aux bactéries bénéfiques qui peuplent notre intestin.   En fermentant ces fibres, ces micro-organismes produisent des acides gras à chaîne courte, notamment le butyrate, reconnu pour ses effets protecteurs sur la muqueuse intestinale.   Cette fermentation contribue également à réduire l’inflammation, à renforcer le système immunitaire et à améliorer le fonctionnement global du métabolisme.   Ainsi, intégrer régulièrement de l’orge dans son alimentation participe non seulement au confort digestif, mais aussi au maintien d’une bonne santé générale. Une aide naturelle pour le contrôle du poids Grâce à sa teneur élevée en fibres, l’orge procure une sensation de satiété durable. Après un repas contenant cette céréale, la faim réapparaît généralement plus tard, ce qui peut contribuer à réduire les grignotages et les apports caloriques au cours de la journée.   Certaines études suggèrent qu’une consommation régulière de

Mohamed Salah Glaied – L’eau en Tunisie: potentiels et défis

Actuagro Mohamed Salah Glaied – L’eau en Tunisie: potentiels et défis Par Mohamed Salah Glaied – L’eau est une ressource vitale. Elle est indispensable à tout développement socioéconomique; aucune société dans le monde ne peut aujourd’hui prétendre à une croissance, voire même à une survie, sans disposer de quantités suffisantes de cette richesse naturelle.   Cette relation étroite entre le développement et la disponibilité des ressources en eau est d’autant plus marquée dans les sociétés traditionnellement orientées vers un développement socioéconomique reposant en grande partie sur une agriculture prédominante, grande consommatrice d’eau.   Bien que la Tunisie ait développé, depuis l’indépendance, des stratégies de mobilisation des ressources en eau, elle connaît, ces dernières années, d’importants problèmes d’approvisionnement, aussi bien en eau potable qu’en eau d’irrigation.   Le déficit est devenu, depuis plus d’une décennie, structurel et nécessite une diversification des ressources ainsi que la promotion, à court terme, des programmes de dessalement des eaux saumâtres provenant des nappes salées et de l’eau de mer. Le potentiel et les infrastructures existantes La Tunisie reçoit des précipitations variant entre 1500 mm dans le Nord et moins de 50 mm dans le Sud, soit une moyenne annuelle d’environ 36 milliards de m³ d’eau.   Ce volume peut se limiter à 11 milliards de m³ lors des années de sécheresse et atteindre 90 milliards de m³ lors des années exceptionnellement pluvieuses.   La Tunisie dispose de ressources naturelles en eau relativement limitées, évaluées à 4,8 milliards de m³ par an, dont 4,2 milliards sont mobilisés.   Elle est considérée parmi les pays les plus pauvres en ressources en eau conventionnelles.   En effet, le volume disponible par habitant et par an était de 450 m³ en 1996 et ne serait plus que de 315 m³ à l’horizon 2030.   La mobilisation de l’eau grâce à la construction de barrages et de lacs collinaires, la mise en place de nouveaux périmètres irrigués ainsi que l’appui de l’État à la réalisation de forages et de puits de surface ont permis de développer une agriculture irriguée sur plus de 450 000 hectares, soit près de 8% des superficies agricoles cultivées.   Ces superficies sont ainsi passées de 335 000 hectares en 1996 à 434 000 hectares en 2020 et pourraient atteindre 470 000 hectares en 2030.   Selon les dernières statistiques, le secteur irrigué consomme plus de 78% des ressources en eau, l’alimentation en eau potable des zones urbaines et rurales en représente 19%, tandis que l’industrie et le secteur touristique réunis n’en utilisent que 3%.   Le potentiel La Tunisie compte actuellement 37 grands barrages, d’une capacité totale de 2,3 milliards de m³, ainsi que plus de 479 nappes phréatiques et profondes représentant un potentiel de 2,7 milliards de m³ d’eau, dont 650 millions de m³ de ressources non renouvelables.   Par ailleurs, la Tunisie a réalisé plus de dix systèmes de transfert d’eau assurant l’interconnexion des différents barrages du Nord et de l’Extrême-Nord, dont les plus importants sont: Le système de l’Extrême-Nord Sejnane-Joumine, comprenant également Zerga, El Kebir, El Moula, Sidi El Barrak, Gamgoum, Ziatine, Tine et El Maleh. Le système du barrage Sidi Salem, dont la Medjerda constitue le principal canal de transfert en amont, avec les barrages de Mellègue et de Bouhertma.   Les eaux usées traitées constituent également une ressource permanente importante, avec un volume annuel de 300 millions de m³ qui pourrait dépasser 600 millions de m³ à l’horizon 2050.   Toutefois, leur taux d’utilisation demeure très faible, de l’ordre de 13 % selon les années.   Le dessalement des eaux saumâtres et des eaux de mer apparaît également comme une ressource non conventionnelle stratégique.   Développé initialement dans le Sud afin d’améliorer la qualité de l’eau potable, il occupe désormais une place de plus en plus importante dans la stratégie de la SONEDE. Les changements climatiques et leurs impacts Les changements climatiques que nous connaissons depuis plus d’une décennie, ainsi que leurs effets sur les ressources hydriques, nous conduisent à engager une réflexion de fond sur l’utilisation actuelle de ces ressources.   Le pays connaît des épisodes de sécheresse d’une grande ampleur spatiale et temporelle, alternant avec des pluies torrentielles susceptibles de provoquer des inondations et une forte érosion hydrique.   Par ailleurs, le climat tunisien se caractérise par un pouvoir évaporant très élevé, favorisé par des températures importantes.   Ces contraintes sont aggravées par les changements climatiques. Les modèles climatiques prévoient que le réchauffement global accentuera un bilan hydrique déjà déficitaire en Tunisie.   Les défis du secteur de l’eau en Tunisie La Tunisie traverse depuis plusieurs années une phase critique dans le développement et la gestion de ses ressources en eau.   La raréfaction des ressources renouvelables, la dégradation continue de la qualité des eaux et l’augmentation du coût de leur mobilisation engendrent des problèmes chroniques susceptibles de provoquer des tensions sociales et politiques.   Il apparaît aujourd’hui que le système de l’eau fonctionne de plus en plus à la limite de ses capacités et qu’il est confronté à des risques réels de pénurie, tant sur le plan quantitatif que qualitatif.   Les principaux défis du secteur de l’eau en Tunisie sont notamment les suivants: Protéger les eaux souterraines contre la pollution et la surexploitation. Lutter contre l’érosion et l’envasement des retenues de barrages. Maîtriser la pollution hydrique. Sécuriser l’alimentation en eau potable. Mieux gérer les événements climatiques extrêmes. Développer l’efficacité énergétique et les énergies renouvelables. Améliorer l’utilisation efficiente de l’eau. Renforcer la valorisation économique de l’agriculture irriguée. Développer la réutilisation des eaux usées traitées. Relancer l’agriculture pluviale. Réformer le cadre réglementaire et institutionnel. Renforcer la gouvernance des ressources en eau aux niveaux local et régional. Le secteur de l’eau: comment voir loin? Pour relever ces défis, plusieurs orientations s’imposent: S’inspirer des meilleures expériences et capitaliser les bonnes pratiques. Faire évoluer progressivement, mais durablement, la situation actuelle. Considérer que l’eau, quelle que soit son origine, constitue une véritable richesse nationale, au même titre qu’une monnaie. Œuvrer au regroupement des compétences au sein d’une autorité nationale de l’eau