Le stockage agricole: le pilier invisible qui garantit notre sécurité alimentaire

Actuagro Le stockage agricole: le pilier invisible qui garantit notre sécurité alimentaire Derrière chaque pomme de terre, chaque œuf ou chaque datte disponible sur les marchés tout au long de l’année se cache un maillon souvent oublié : le stockage. Bien plus qu’une simple opération logistique, il constitue un levier stratégique pour préserver les récoltes, stabiliser les prix et assurer la sécurité alimentaire. Sans infrastructures de stockage adaptées, les efforts des agriculteurs peuvent être réduits à néant en quelques semaines. Produire ne suffit pas, encore faut-il pouvoir conserver L’agriculture est, par nature, une activité saisonnière. Les récoltes suivent le rythme des saisons, tandis que les besoins des consommateurs restent constants. Une exploitation agricole ne peut pas produire en continu des pommes de terre, des oignons, des dattes, des pommes ou encore des œufs tout au long de l’année. C’est précisément pour combler cet écart entre les périodes de production et les besoins permanents du marché que le stockage joue un rôle essentiel. Il permet de conserver les produits dans des conditions adaptées afin qu’ils puissent être commercialisés progressivement, sans perte de qualité et sans rupture d’approvisionnement. Cette fonction est d’autant plus importante dans un contexte marqué par le changement climatique, les fluctuations des marchés internationaux et l’augmentation des coûts de production. Un rempart contre les pertes alimentaires Le stockage constitue également l’un des principaux moyens de lutter contre le gaspillage alimentaire. Selon l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), 13,3 % des aliments produits dans le monde sont perdus entre la récolte et la vente au détail. Ces pertes surviennent principalement lors des étapes de récolte, de manutention, de transport et surtout de stockage. Les fruits et légumes figurent parmi les produits les plus fragiles : plus d’un quart de leur production mondiale (25,4 %) est perdu avant même d’arriver chez le consommateur. Les produits d’origine animale enregistrent également des pertes importantes, estimées à 14 %, tandis que les céréales et les légumineuses présentent des pertes de l’ordre de 8,4 %. À l’échelle mondiale, ces pertes représentent plus de 400 milliards de dollars de valeur économique chaque année, selon la FAO. Au-delà de leur impact financier, elles mobilisent inutilement de l’eau, des terres agricoles, de l’énergie et de la main-d’œuvre. Un outil de régulation des prix Le stockage ne sert pas uniquement à préserver les produits, il joue aussi un rôle économique majeur. Lorsqu’une récolte est abondante, les agriculteurs peuvent être contraints de vendre rapidement leurs produits pour éviter qu’ils ne se détériorent. Cette arrivée massive de marchandises sur le marché provoque souvent une baisse importante des prix, réduisant considérablement les revenus des producteurs. À l’inverse, quelques mois plus tard, lorsque les stocks sont insuffisants ou inexistants, les produits deviennent rares et leurs prix augmentent fortement, pénalisant cette fois les consommateurs. Le stockage permet d’éviter ces situations extrêmes. En répartissant progressivement les volumes sur plusieurs mois, il favorise une meilleure stabilité des prix, limite les pénuries et réduit les fluctuations qui fragilisent aussi bien les agriculteurs que les ménages. En d’autres termes, le stockage contribue à instaurer un équilibre durable entre l’offre et la demande. Des bénéfices pour toute la filière Les avantages du stockage concernent l’ensemble des acteurs de la chaîne alimentaire. Pour l’agriculteur, il offre davantage de liberté dans la commercialisation de sa production. Au lieu de vendre sous la pression du temps, il peut choisir une période où les prix sont plus favorables. Pour les entreprises agroalimentaires, il garantit un approvisionnement régulier en matières premières, indispensable à la continuité de leur activité. Pour les consommateurs, il assure une disponibilité plus constante des produits agricoles et limite les flambées des prix. Enfin, pour l’État, il constitue un outil stratégique de sécurité alimentaire, particulièrement en période de crise économique, climatique ou géopolitique. La chaîne du froid: un investissement stratégique Tous les produits agricoles ne se conservent pas dans les mêmes conditions. Les pommes de terre, les pommes, les agrumes, les produits laitiers, les œufs, les viandes ou encore certains légumes nécessitent des infrastructures frigorifiques performantes afin de préserver leur qualité sanitaire et nutritionnelle. La chaîne du froid permet de ralentir le développement des micro-organismes, de limiter les pertes et de prolonger significativement la durée de conservation des produits. Cependant, la construction et l’entretien de chambres froides représentent des investissements importants, difficilement accessibles pour de nombreuses exploitations agricoles, notamment les petites et moyennes fermes. Le cas de la Tunisie: un défi à relever En Tunisie, les épisodes de tension observés ces dernières années sur certains produits agricoles illustrent parfaitement les conséquences d’un stockage insuffisant. La filière de la pomme de terre en constitue un exemple révélateur. Les difficultés rencontrées dans la gestion des stocks ont contribué à des périodes de pénurie, suivies d’une hausse significative des prix sur le marché national. Le problème ne se limite pas aux seules capacités de conservation. Il résulte également d’un manque d’anticipation concernant les besoins futurs du marché, les volumes de production et les importations de plants, indispensables à la culture de la pomme de terre. Lorsque ces différents paramètres ne sont pas coordonnés, l’ensemble de la filière se retrouve fragilisé. Cette situation rappelle une réalité fondamentale: en agriculture, tout est lié. Une difficulté dans le stockage peut entraîner des perturbations dans la commercialisation, affecter les revenus des producteurs, influencer les décisions d’importation, provoquer des tensions sur les marchés et, au final, se répercuter directement sur le consommateur. Faire du stockage une priorité nationale Le stockage agricole ne doit plus être considéré comme une simple opération technique réalisée après la récolte. Il constitue un investissement stratégique pour l’avenir de l’agriculture tunisienne. Renforcer les capacités de stockage, moderniser les chambres froides, accompagner les coopératives, encourager les partenariats public-privé et développer des outils de prévision des marchés figurent parmi les leviers indispensables pour bâtir une agriculture plus résiliente. Dans un contexte où la sécurité alimentaire devient
Confiture de figues faite maison

Recette confiture de figues fait maison La confiture de figues est l’une des meilleures façons de valoriser les figues fraîches. Elle accompagne parfaitement le pain, les viennoiseries, les fromages et les desserts. Ingrédients (pour environ 4 pots de 250 g) 1 kg de figues fraîches bien mûres 700 à 800 g de sucre cristallisé (selon le degré de maturité des figues) Le jus d’un citron Facultatif : 1 gousse de vanille 1 bâton de cannelle Quelques noix concassées Préparation 1. Préparer les figues Laver soigneusement les figues. Retirer les pédoncules. Couper les fruits en quartiers. Il n’est pas nécessaire de les éplucher. 2. Macération Déposer les figues dans une grande bassine. Ajouter le sucre et le jus de citron. Mélanger délicatement. Laisser macérer 4 à 12 heures (ou toute une nuit) afin que les fruits libèrent leur jus. 3. Cuisson Porter le mélange à ébullition. Cuire à feu moyen pendant 30 à 40 minutes en remuant régulièrement. Écumer si nécessaire. Écraser légèrement les morceaux de figues si l’on souhaite une texture plus homogène. 4. Vérifier la cuisson Déposer une goutte de confiture sur une assiette froide : si elle fige rapidement et ne coule presque plus lorsque l’on incline l’assiette, la confiture est prête. 5. Mise en pots Verser immédiatement la confiture chaude dans des pots stérilisés. Fermer les pots. Les retourner pendant 5 minutes, puis les remettre à l’endroit et les laisser refroidir. Conseils Le citron améliore la prise de la confiture tout en préservant sa couleur. Pour une saveur plus raffinée, ajoutez une gousse de vanille ou une pincée de cannelle en fin de cuisson. Les figues très mûres permettent de réduire légèrement la quantité de sucre. Conservez les pots dans un endroit frais, sec et à l’abri de la lumière. Après ouverture, gardez-les au réfrigérateur et consommez-les dans les trois à quatre semaines. Valeur nutritionnelle (pour 100 g de confiture) Élément Valeur approximative Énergie 230 à 260 kcal Glucides 58 à 65 g Sucres 55 à 60 g Fibres 2 à 3 g Lipides < 0,5 g Protéines 0,5 à 1 g Cette recette permet d’obtenir une confiture parfumée, riche en morceaux de fruits, avec un bel équilibre entre la douceur naturelle de la figue et la légère acidité du citron. Lire également La figue tunisienne: entre tradition et résilience Laissez un commentaire Annuler la réponse Connexion en tant que Agrohealth. Modifier votre profil. Se déconnecter ? Les champs obligatoires sont indiqués avec * Message* Actuagro La figue tunisienne: entre tradition et résilience juillet 18, 2026 الطماطم المبرجة… un trésor du patrimoine agricole Tunisien à préserver juillet 15, 2026 La Tunisie teste une technologie innovante pour réduire l’évaporation de l’eau juillet 14, 2026 Load More PUB Actuhealth Nez et alimentation: cinq idées reçues passées au crible de la science juillet 18, 2026 Les eaux distillées, les trésors de l’été qui prennent soin de notre santé juillet 3, 2026 Les poissons bleus: les alliés santé de l’été en Tunisie juin 30, 2026 Load More Élevage Aquaculture en Tunisie: quand la mer devient un nouveau champ de production juin 25, 2026 Élevage de poules en Tunisie: une filière essentielle sous pression juin 5, 2026 L’élevage en Tunisie : des éleveurs sous pression, un secteur essentiel à préserver juin 1, 2026 Load More
La figue tunisienne: entre tradition et résilience

Actuagro La figue tunisienne: entre tradition et résilience Chaque été, la figue marque l’un des temps forts de la saison agricole tunisienne. Derrière ce fruit délicat, apprécié aussi bien frais que séché, se cache une filière ancestrale qui fait partie intégrante du patrimoine rural du pays. Cultivée depuis des siècles, la figue accompagne l’histoire des régions montagneuses comme des plaines fertiles et continue aujourd’hui de séduire les consommateurs par sa qualité, sa richesse variétale et ses remarquables qualités nutritionnelles. Avec près de 30 000 hectares de vergers de figuiers et une production annuelle oscillant généralement entre 35 000 et 45 000 tonnes, selon les conditions climatiques, la Tunisie figure parmi les producteurs historiques de figues du bassin méditerranéen. Cette culture occupe une place importante dans l’économie de nombreuses exploitations familiales, notamment dans les zones montagneuses où elle constitue souvent une ressource essentielle. Grâce à son climat méditerranéen, à la diversité de ses terroirs et au savoir-faire de ses agriculteurs, la Tunisie dispose de conditions particulièrement favorables à la culture du figuier (Ficus carica L.). Cette espèce fruitière, réputée pour sa remarquable capacité d’adaptation, supporte relativement bien les épisodes de sécheresse grâce à son système racinaire profond et valorise des sols souvent peu propices à d’autres cultures arboricoles. Une culture millénaire profondément enracinée Le figuier compte parmi les espèces fruitières les plus anciennes cultivées dans le bassin méditerranéen. Des traces de sa domestication remontent à plusieurs milliers d’années avant notre ère. En Tunisie, il est présent dans la majorité des régions agricoles, notamment dans le Nord-Ouest, le Centre, le Cap Bon ainsi que dans certaines zones montagneuses. Au fil des générations, les agriculteurs ont sélectionné des variétés locales parfaitement adaptées aux différents terroirs. Cette diversité génétique constitue aujourd’hui un patrimoine agricole précieux qu’il devient indispensable de préserver face aux effets du changement climatique et à l’érosion des ressources phytogénétiques. Des terroirs d’exception qui font la renommée de la Tunisie Parmi les terroirs les plus emblématiques figure Djebba, dans le gouvernorat de Béja. Les figuiers y sont cultivés sur des terrasses aménagées à flanc de montagne selon des techniques traditionnelles transmises depuis plusieurs siècles. La qualité exceptionnelle de ce paysage agricole lui a valu une reconnaissance internationale: Djebba a été inscrite en 2020 par la FAO parmi les Systèmes Ingénieux du Patrimoine Agricole Mondial (SIPAM/GIAHS), devenant ainsi l’un des rares sites africains à bénéficier de cette distinction. Les figues de Djebba sont particulièrement recherchées pour leur gros calibre, leur chair généreuse, leur forte teneur en sucres naturels et leurs qualités gustatives qui leur ouvrent progressivement les marchés haut de gamme. Autre terroir réputé, Kesra, dans le gouvernorat de Siliana, produit le célèbre « Karmous Kesra », reconnu par de nombreux consommateurs comme l’une des meilleures figues du pays. Les conditions climatiques de cette région d’altitude favorisent une maturation lente qui confère aux fruits une saveur particulièrement équilibrée. La culture du figuier est également bien implantée dans plusieurs autres gouvernorats, notamment Béja, Siliana, Zaghouan, Mornag, Le Kef, Jendouba, Kairouan, Kasserine, Sidi Bouzid, Bizerte, Nabeul ainsi que dans certaines régions du Sahel. Une remarquable diversité variétale La Tunisie possède un patrimoine génétique exceptionnel comprenant plusieurs dizaines de variétés locales de figues. Parmi les plus connues figurent Bouhouli, Zidi, Bither, Hammouri, Soltani, Assal, Fassi et plusieurs écotypes propres à chaque région. Cette diversité permet d’étaler la période de récolte de juin jusqu’à septembre, tout en répondant à différents débouchés: consommation fraîche, séchage, confitures, pâtes de figues, sirops, pâtisseries et autres produits à forte valeur ajoutée. Une filière à fort potentiel économique Le figuier représente une source de revenus essentielle pour des milliers de familles rurales, particulièrement dans les zones de montagne où peu d’autres cultures fruitières offrent une rentabilité comparable. La récolte mobilise chaque année une importante main-d’œuvre saisonnière, tandis que les marchés locaux connaissent une forte animation durant toute la période estivale. Les figues séchées, dont la conservation est longue, constituent également une source de revenus complémentaire en dehors de la saison de récolte. Leur demande demeure soutenue sur le marché national et présente un potentiel intéressant à l’exportation vers les marchés européens et du Golfe. Par ailleurs, le développement de produits transformés – confitures artisanales, pâtes de figues, fruits séchés, vinaigres, sirops ou spécialités gastronomiques – offre de nouvelles opportunités aux petites entreprises agroalimentaires et aux groupements de producteurs. Les terroirs de figues représentent également un levier prometteur pour le développement de l’agrotourisme en valorisant les paysages ruraux, les savoir-faire traditionnels et le patrimoine culinaire tunisien. Une espèce particulièrement résiliente face au changement climatique Dans un contexte marqué par la raréfaction des ressources en eau, le figuier apparaît comme l’une des espèces fruitières les mieux adaptées aux nouvelles conditions climatiques. Grâce à son système racinaire profond, il peut maintenir une production satisfaisante dans des conditions de stress hydrique modéré, ce qui en fait une culture stratégique pour plusieurs régions tunisiennes. Cette résilience ne dispense toutefois pas les producteurs d’adopter des pratiques agricoles durables: gestion raisonnée de l’irrigation, taille adaptée, amélioration de la fertilité des sols, lutte intégrée contre les ravageurs et préservation de la biodiversité. Une filière en pleine modernisation Depuis plusieurs années, les programmes de développement agricole soutiennent la modernisation de la filière figue en favorisant la production de plants certifiés, le renouvellement des vergers, l’amélioration des techniques culturales, la valorisation des produits du terroir ainsi que le développement des indications géographiques et de la transformation agroalimentaire. En 2026, plusieurs actions pilotes ont également été lancées, notamment dans le gouvernorat de Siliana, afin de renforcer la résilience des vergers face au changement climatique. Ces initiatives visent à promouvoir une pollinisation mieux maîtrisée, une conduite plus performante des vergers et la diffusion de bonnes pratiques agricoles auprès des producteurs.Un fruit aux remarquables qualités nutritionnelles. Au-delà de son intérêt économique, la figue constitue un véritable concentré de bienfaits nutritionnels. Elle est riche en fibres alimentaires, qui favorisent le bon fonctionnement
الطماطم المبرجة… un trésor du patrimoine agricole Tunisien à préserver

Actuagro الطماطم المبرجة… un trésor du patrimoine agricole Tunisien à préserver Dans les jardins familiaux de plusieurs régions tunisiennes, il subsiste encore quelques variétés anciennes qui racontent l’histoire de l’agriculture du pays. Parmi elle figure la tomate « المبرجة », une variété traditionnelle reconnaissable à sa forme fortement côtelée, sa chair généreuse et son goût particulièrement sucré. Longtemps cultivée dans les exploitations familiales avant l’arrivée des hybrides modernes, cette tomate est aujourd’hui devenue rare. Pourtant, elle suscite un intérêt croissant auprès des agriculteurs, des consommateurs et des associations engagées dans la sauvegarde du patrimoine agricole tunisien. Une variété transmise de génération en génération Selon la tradition orale, la tomate المبرجة aurait été introduite en Tunisie par les Morisques installés dans le pays après leur expulsion d’Espagne au début du XVIIᵉ siècle. Si cette origine est largement évoquée par les agriculteurs et les conservateurs des semences paysannes, elle n’a toutefois pas encore été confirmée par des recherches historiques ou génétiques. Ce qui est certain, en revanche, c’est que cette variété fait partie des anciennes populations locales sélectionnées pendant plusieurs générations par les agriculteurs tunisiens. Grâce à cette sélection paysanne, elle s’est progressivement adaptée aux conditions climatiques locales. Aujourd’hui encore, des réseaux de conservation des semences traditionnelles contribuent à préserver cette richesse génétique, essentielle pour l’avenir de l’agriculture. Une tomate qui ne ressemble à aucune autre La première particularité de la tomate المبرجة est sa forme. Contrairement aux tomates rondes commercialisées en grande distribution, elle présente de profondes côtes qui lui donnent une apparence presque sculptée. Les fruits sont généralement volumineux, avec un poids variant entre 250 et 600 grammes, certaines tomates pouvant dépasser ce poids dans de bonnes conditions de culture. Sa chair est particulièrement épaisse, charnue et peu aqueuse. Les cavités contenant les graines sont réduites, ce qui explique son excellent rendement culinaire. Son goût constitue probablement son principal atout: une saveur intense, équilibrée entre sucre et acidité, très recherchée pour les salades, les sandwichs, les sauces artisanales et les préparations traditionnelles. Une excellente adaptation aux conditions méditerranéennes Les producteurs qui cultivent encore cette variété soulignent sa bonne tolérance au stress hydrique. Grâce à son feuillage développé et à son système racinaire profond, elle supporte généralement mieux les épisodes de sécheresse que plusieurs variétés commerciales, même si elle ne peut être considérée comme totalement résistante au manque d’eau. Des observations réalisées par des agriculteurs indiquent qu’un arrosage modéré permet souvent d’obtenir une production satisfaisante, notamment dans les cultures familiales. Elle présente également une bonne rusticité face à certaines maladies, bien que, comme toutes les tomates, elle puisse être affectée par le mildiou, l’alternariose ou certaines viroses lorsque les conditions sont favorables à leur développement. Une tomate idéale pour la transformation La faible teneur en eau constitue l’un des principaux avantages de la tomate المبرجة. Cette caractéristique permet d’obtenir une concentration naturelle des sucres et des arômes, tout en réduisant le temps nécessaire à la cuisson ou au séchage. Dans plusieurs régions tunisiennes, cette tomate était traditionnellement utilisée pour préparer la « chriha » (الشريحة), c’est-à-dire des tranches de tomates séchées au soleil destinées à être conservées pendant plusieurs mois. Sa chair dense et peu aqueuse en fait une variété particulièrement recherchée pour la fabrication de concentré de tomate artisanal, de sauces maison, de tomates séchées ainsi que de conserves familiales. Une richesse nutritionnelle Comme toutes les tomates rouges, la tomate المبرجة est une excellente source de nutriments bénéfiques pour la santé. Elle renferme notamment du lycopène, un puissant antioxydant qui contribue à protéger les cellules contre le stress oxydatif, de la vitamine C essentielle au bon fonctionnement du système immunitaire, de la vitamine A sous forme de bêta-carotène, du potassium indispensable au fonctionnement des muscles et du système cardiovasculaire, ainsi que des fibres alimentaires qui favorisent une bonne digestion. Sa chair plus dense donne souvent l’impression d’une tomate plus « riche ». Toutefois, aucune étude comparative publiée n’a démontré qu’elle contient exactement deux fois moins d’eau que les variétés modernes ou qu’elle est systématiquement plus riche en lycopène. Ces caractéristiques restent principalement rapportées par les producteurs. Une biodiversité agricole menacée Depuis les années 1980, la majorité de la production tunisienne de tomatess’est orientée vers des hybrides modernes offrant des rendements plus élevés,une meilleure homogénéité et une meilleure conservation après récolte. Cette évolution a entraîné une forte régression des variétés anciennes comme المبرجة. Selon la FAO, près de 75 % de la diversité génétique des cultures agricoles a disparu dans le monde au cours du XXᵉ siècle, en raison de l’abandon progressif des variétés locales au profit de cultivars modernes. Cette tendance souligne l’importance de préserver les semences traditionnelles,qui constituent un réservoir de gènes utiles pour faire face au changementclimatique. En Tunisie, plusieurs initiatives citoyennes, associations de sauvegarde des semences paysannes et instituts de recherche travaillent aujourd’hui à laconservation de ce patrimoine végétal. Un potentiel économique à redécouvrir À l’heure où les consommateurs recherchent davantage de produits authentiques, locaux et riches en saveurs, la tomate المبرجة pourrait retrouver une place de choix sur les marchés spécialisés. Sa valeur ajoutée ne repose pas uniquement sur son rendement, mais surtout sur son identité, sa qualité gustative et son histoire. Elle pourrait ainsi trouver sa place dans les circuits courts, les marchés de terroir, l’agriculture biologique, la restauration gastronomique ainsi que dans les entreprises spécialisées dans la transformation artisanale des produits agricoles. Sa valorisation contribuerait non seulement à diversifier les revenus des agriculteurs, mais aussi à préserver une partie du patrimoine agricole tunisien. Préserver une mémoire vivante La tomate المبرجة est bien plus qu’une simple variété de tomate. Elle incarne un savoir-faire transmis de génération en génération et témoigne de la richesse de la biodiversité cultivée en Tunisie. Si plusieurs éléments de son histoire — notamment son introduction supposéepar les Morisques en 1610 — relèvent encore de la tradition orale et mériteraient d’être confirmés par des recherches scientifiques, sa valeur patrimoniale, agronomique et gustative est, elle, indéniable.
La Tunisie teste une technologie innovante pour réduire l’évaporation de l’eau

Actuagro La Tunisie teste une technologie innovante pour réduire l’évaporation de l’eau Dans un contexte où chaque goutte d’eau devient précieuse, la Tunisie franchit une nouvelle étape dans la recherche de solutions innovantes pour préserver ses ressources hydriques. En partenariat avec l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), le ministère de l’Agriculture, des Ressources hydrauliques et de la Pêche a lancé une première expérimentation sur le terrain visant à réduire les pertes d’eau dues à l’évaporation grâce à une technologie encore inédite dans le pays: une membrane monomoléculaire appliquée à la surface de l’eau. Cette étude pilote est menée dans le cadre du projet TEC-Eau (Tak O) sur le lac collinaire de Kamech, dans le gouvernorat de Nabeul. Elle constitue la première expérimentation de ce type réalisée en conditions réelles en Tunisie et s’inscrit dans une démarche scientifique destinée à identifier des solutions durables face aux défis croissants du changement climatique. Une réponse à un défi devenu majeur Depuis plusieurs années, la Tunisie est confrontée à une pression sans précédent sur ses ressources en eau. La succession des épisodes de sécheresse, l’irrégularité des précipitations et l’augmentation des températures réduisent progressivement les réserves disponibles, alors que les besoins de l’agriculture, de l’eau potable et des activités économiques continuent d’augmenter. Dans ce contexte, le défi ne consiste plus uniquement à stocker l’eau dans les barrages. Une partie importante de cette ressource disparaît chaque année par évaporation, notamment durant les mois d’été où les températures élevées et le rayonnement solaire accélèrent ce phénomène naturel. Préserver cette eau déjà mobilisée est désormais un enjeu stratégique pour le pays. Une membrane invisible pour limiter l’évaporation La technologie testée repose sur une membrane monomoléculaire, une couche extrêmement fine qui se forme spontanément à la surface de l’eau. Contrairement à ce que son nom pourrait laisser penser, il ne s’agit ni d’un film plastique ni d’une couverture flottante. Cette membrane, pratiquement invisible à l’œil nu, agit comme une barrière qui ralentit le passage des molécules d’eau vers l’atmosphère, réduisant ainsi l’évaporation tout en laissant passer la lumière et en permettant les échanges gazeux indispensables au maintien de la vie aquatique. Selon la FAO, cette solution répond aux normes internationales de sécurité et fait l’objet d’un suivi scientifique afin d’évaluer son efficacité dans les conditions climatiques tunisiennes ainsi que son impact sur la qualité de l’eau et l’environnement. Pourquoi le choix du lac collinaire de Kamech? Le lac collinaire de Kamech n’a pas été choisi au hasard. Ce site est reconnu pour les nombreux travaux scientifiques qui y sont menés depuis plusieurs années dans le domaine de l’hydrologie et de la gestion des ressources en eau. Tester cette technologie sur une retenue de taille moyenne permet aux chercheurs d’observer son comportement dans des conditions réelles avant d’envisager une éventuelle application sur de plus grands barrages. Cette approche progressive est caractéristique des projets pilotes, dont l’objectifest de produire des données scientifiques fiables avant toute généralisation. Une innovation parmi plusieurs solutions L’expérimentation de cette membrane ne constitue qu’un des volets du projetTEC-Eau. Celui-ci vise plus largement à explorer différentes technologies innovantes susceptibles d’améliorer durablement la gestion de l’eau en Tunisie. Parmi les pistes étudiées figurent également les panneaux photovoltaïquesflottants, qui permettent à la fois de produire de l’énergie renouvelable et de limiter l’évaporation, les barrages souterrains destinés à favoriser la recharge des nappes phréatiques, ainsi que d’autres solutions adaptées aux régions confrontées à un stress hydrique croissant. L’objectif est d’identifier les technologies les plus efficaces, les plus économiquement viables et les mieux adaptées aux réalités climatiques et environnementales tunisiennes. Une expérimentation aux enjeux nationaux Au-delà de son aspect technologique, cette expérimentation traduit une évolution dans la manière d’aborder la gestion de l’eau. Pendant plusieurs décennies, les politiques hydrauliques se sont principalement concentrées sur la mobilisation de nouvelles ressources à travers la construction de barrages, les transferts d’eau ou encore le dessalement. Aujourd’hui, la priorité consiste également à préserver chaque mètre cube déjà stocké. Les résultats de cette étude permettront de mesurer l’efficacité réelle de la membrane monomoléculaire, sa durabilité, son coût d’utilisation et les conditions nécessaires à son éventuel déploiement à plus grande échelle. Si cette technologie confirme son potentiel, elle pourrait devenir un nouvel outil pour renforcer la résilience de la Tunisie face au changement climatique, améliorer la sécurité hydrique et contribuer, indirectement, à préserver la production agricole et la sécurité alimentaire. Dans un pays où l’eau constitue l’une des ressources les plus précieuses, chaque innovation capable d’en limiter les pertes mérite d’être explorée. Cette première expérimentation représente ainsi bien plus qu’un simple test scientifique: elle illustre la volonté de la Tunisie d’investir dans des solutions innovantes pour mieux protéger une ressource indispensable à son avenir. Sources Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) – Communiqué sur le lancement de l’étude pilote du projet TEC-Eau (Tak O). Agence Tunis Afrique Presse (TAP) – La Tunisie et la FAO testent une technologie innovante à travers une première expérimentation pour réduire l’évaporation de l’eau. Ministère de l’Agriculture, des Ressources hydrauliques et de la Pêche. Lire également Les barrages en Tunisie: des réservoirs stratégiques au service de l’agriculture et de la sécurité alimentaire Barrages en Tunisie: un répit hydrique bienvenu, mais la vigilance reste de mise Dessalement de l’eau de mer: la réponse de la Tunisie au stress hydrique Laissez un commentaire Annuler la réponse Connexion en tant que Agrohealth. Modifier votre profil. Se déconnecter ? Les champs obligatoires sont indiqués avec * Message* Chronique All Posts Chronique Pr. 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Récolte des amandes en Tunisie en 2026: une saison qui mobilise les producteurs

Actuagro Récolte des amandes en Tunisie en 2026: une saison qui mobilise les producteurs Avec l’arrivée de l’été, les vergers d’amandiers tunisiens entrent dans l’une des périodes les plus importantes de l’année: la récolte des amandes. En 2026, comme chaque saison, les producteurs se préparent à cueillir un fruit emblématique de l’agriculture méditerranéenne, apprécié aussi bien pour sa valeur nutritionnelle que pour son importance économique. La campagne de récolte débute généralement par l’amande verte, très prisée sur les marchés locaux. Récoltée entre la fin du mois d’avril et la mi-juin, elle est cueillie manuellement afin de préserver les jeunes branches et garantir la qualité du fruit. Cette période est suivie par celle de l’amande semi-sèche, commercialisée principalement pour son amandon tendre et sa saveur délicate. Le véritable pic de la saison intervient toutefois à partir de la mi-juillet avec la récolte des amandes sèches. À ce stade, l’enveloppe extérieure du fruit s’ouvre naturellement sous l’effet de la chaleur estivale, indiquant que l’amande a atteint sa maturité. Dans les exploitations traditionnelles, les agriculteurs utilisent encore des perches ou des bâtons recouverts de caoutchouc pour faire tomber les fruits sur des filets disposés au sol. Dans les vergers plus modernes, des secoueurs mécaniques permettent d’accélérer les opérations et de réduire les besoins en main-d’œuvre. La production nationale est répartie sur plusieurs régions du pays, mais le gouvernorat de Sfax demeure le principal bassin de production. Réputée pour ses vastes plantations d’amandiers adaptées aux conditions semi-arides, la région contribue à une part importante de la récolte nationale. D’autres zones, notamment Kasserine, Sidi Bouzid et certaines régions du Centre tunisien, participent également au développement de cette filière. En 2026, les producteurs suivent avec attention l’évolution des conditions climatiques. Les épisodes de chaleur et le déficit pluviométrique observés dans plusieurs régions du pays continuent de représenter un défi pour les cultures arboricoles. Malgré ces contraintes, l’amandier reste l’une des espèces fruitières les mieux adaptées aux conditions sèches grâce à sa résistance relative au manque d’eau et à sa capacité d’exploitation des ressources hydriques disponibles. Au-delà de son importance agricole, l’amande tunisienne occupe une place particulière dans les habitudes alimentaires du pays. Consommée fraîche, grillée ou intégrée dans de nombreuses pâtisseries traditionnelles, elle constitue également une source intéressante de protéines végétales, de fibres, de magnésium et de vitamine E. La récolte 2026 marque ainsi une nouvelle étape pour une filière qui cherche à conjuguer tradition et modernisation. Entre savoir-faire ancestral, mécanisation progressive et adaptation aux changements climatiques, les producteurs tunisiens poursuivent leurs efforts pour valoriser un produit de terroir reconnu pour sa qualité et son potentiel économique. Sources Ministère tunisien de l’Agriculture, des Ressources hydrauliques et de la Pêche. Observatoire National de l’Agriculture (ONAGRI). Institut National de la Recherche Agronomique de Tunisie (INRAT). Commissariats régionaux au développement agricole (CRDA) de Sfax et Kasserine. Lire également L’amande tunisienne: un fruit qui accompagne les saisons Laissez un commentaire Annuler la réponse Connexion en tant que Agrohealth. Modifier votre profil. Se déconnecter ? Les champs obligatoires sont indiqués avec * Message* Chronique All Posts Chronique Pr. Mohamed Ridha Kamoun: Le couple Soleil peau juillet 1, 2026/Agrohealth Dr Fatma Ben Atig: Quand la colonne vertébrale souffre aussi de nos habitudes alimentaires juin 27, 2026/Dr. Fatma Ben Atig Tomate séchée: le potentiel encore sous-exploité de la Tunisie juin 25, 2026/Agrohealth Pastèque rouge ou pastèque jaune: une question de couleur… ou bien plus? juin 19, 2026/Agrohealth PUB Actuhealth Les eaux distillées, les trésors de l’été qui prennent soin de notre santé juillet 3, 2026 Les poissons bleus: les alliés santé de l’été en Tunisie juin 30, 2026 Dr Fatma Rebai- Sucre, sel, café: quand l’alimentation influence l’oreille interne juin 24, 2026 Load More Élevage Aquaculture en Tunisie: quand la mer devient un nouveau champ de production juin 25, 2026 Élevage de poules en Tunisie: une filière essentielle sous pression juin 5, 2026 L’élevage en Tunisie : des éleveurs sous pression, un secteur essentiel à préserver juin 1, 2026 Load More
Les tortues marines: biologie, écologie et enjeux de conservation sur les côtes tunisiennes

Actuagro Les tortues marines: biologie, écologie et enjeux de conservation sur les côtes tunisiennes Par Zouhaïr Ben Amor. Dr en Biologie Marine – Des voyageuses millénaires au cœur des équilibres marins. Les tortues marines figurent parmi les animaux les plus anciens encore présents sur Terre. Apparues il y a plus de 100 millions d’années, elles ont traversé plusieurs grandes crises biologiques ayant provoqué la disparition de nombreuses espèces. Leur capacité d’adaptation remarquable leur a permis de coloniser progressivement les océans du globe et d’occuper des habitats très variés, depuis les zones côtières peu profondes jusqu’aux vastes espaces océaniques. Aujourd’hui, ces reptiles marins représentent cependant un groupe fortement menacé. Leur long cycle de vie, caractérisé par une croissance lente et une maturité sexuelle tardive, rend leurs populations particulièrement vulnérables aux perturbations humaines. Une tortue marine peut mettre plusieurs décennies avant de se reproduire pour la première fois, ce qui signifie que la survie des adultes reproducteurs est essentielle au maintien des populations. La Méditerranée constitue un espace particulièrement important pour les tortues marines. Bien qu’elle représente une mer semi-fermée soumise à une forte pressionanthropique, elle accueille plusieurs espèces qui y trouvent des zones d’alimentation, de migration et de reproduction. Parmi elles, la tortue caouanne (Caretta caretta) est l’espèce la plus fréquente, suivie par la tortue verte (Chelonia mydas), notamment dans la partie orientale du bassin méditerranéen. Située au centre de la Méditerranée, la Tunisie occupe une position stratégique dans le cycle de vie de ces animaux. Ses longues façades maritimes, ses îles, ses lagunes côtières et ses plages sableuses constituent des habitats essentiels pour les tortues marines. Les îles Kuriat, au large de Monastir, sont notamment reconnues comme l’un des principaux sites de ponte de la tortue caouanne en Méditerranée occidentale. La protection des tortues marines ne représente pas seulement une action en faveur d’une espèce emblématique. Elle constitue également un enjeu global de conservation des écosystèmes marins, car la présence de ces animaux reflète l’état de santé de la mer Méditerranée elle-même. Diversité et biologie des tortues marines Une histoire évolutive exceptionnelle Les tortues appartiennent au groupe des reptiles et leur histoire évolutive remonte à l’époque des dinosaures. Les tortues marines modernes appartiennent principalement à la famille des Cheloniidae, qui comprend la majorité des espèces actuelles, ainsi qu’à la famille des Dermochelyidae représentée par une seule espèce: le tortu luth (Dermochelys coriacea). Sept espèces de tortues marines sont actuellement reconnues dans le monde: la tortue caouanne (Caretta caretta) la tortue verte (Chelonia mydas) la tortue imbriquée (Eretmochelys imbricata) la tortue olivâtre (Lepidochelys olivacea) la tortue de Kemp (Lepidochelys kempii) la tortue luth (Dermochelys coriacea) la tortue à dos plat (Natator depressus) Dans le bassin méditerranéen, seules trois espèces sont régulièrement observées: la tortue caouanne, la tortue verte et, plus rarement, le tortu luth. Des adaptations remarquables à la vie marine Les tortues marines possèdent plusieurs adaptations physiologiques qui leur permettent de vivre dans un environnement aquatique. Leurs membres sont transformés en nageoires puissantes permettant des déplacements efficaces sur de longues distances. Contrairement aux tortues terrestres, elles ne peuvent pas rétracter complètement leur tête et leurs membres dans leur carapace, car leur corps est spécialisé pour réduire la résistance hydrodynamique. Leur carapace, appelée dôme, protège les organes internes tout en conservant une forme adaptée à la nage. Chez certaines espèces comme la tortu luth, la carapace est devenue plus souple et recouverte d’une peau épaisse, ce qui lui permet de supporter les grandes profondeurs océaniques. Ces animaux possèdent également des capacités exceptionnelles d’orientation. Les jeunes tortues utilisent notamment les courants marins, la position du soleil et probablement le champ magnétique terrestre pour effectuer leurs migrations entre les plages de naissance et leurs zones d’alimentation. Cycle biologique et reproduction Le cycle de vie des tortues marines est complexe et s’étend sur plusieurs décennies. La reproduction commence lorsque les adultes atteignent leur maturité sexuelle, généralement après 15 à 30 ans selon l’espèce. Les femelles retournent souvent pondre sur les plages où elles sont nées, un phénomène appelé philopatrie natale. Durant la période de ponte, généralement entre mai et août en Méditerranée, les femelles sortent de nuit sur les plages sableuses. Elles creusent un nid dans lequel elles déposent plusieurs dizaines d’œufs avant de retourner vers la mer. Après environ deux mois d’incubation, les jeunes tortues émergent et rejoignent rapidement l’eau. Leur survie durant les premières années reste très faible en raison des nombreux prédateurs naturels et des dangers liés aux activités humaines. Cette stratégie biologique explique pourquoi la conservation des adultes reproducteurs et des sites de ponte est une priorité absolue. Une diminution importante du nombre de femelles adultes peut avoir des conséquences durables sur l’avenir des populations. Le rôle écologique des tortues marines Les tortues marines jouent plusieurs rôles essentiels dans les écosystèmes océaniques. Maintien des équilibres alimentaires Chaque espèce possède un régime alimentaire particulier. La tortue verte adulte consomme principalement des végétaux marins, notamment les herbiers de posidonies, tandis que la tortue caouanne est davantage carnivore et se nourrit de mollusques, crustacés, méduses et petits organismes marins. En contrôlant certaines populations animales ou végétales, elles participent au maintien de l’équilibre écologique des habitats marins. Protection des herbiers marins Les herbiers de posidonie (Posidonia oceanica) représentent l’un des écosystèmes les plus importants de Méditerranée. Ils fournissent un refuge pour de nombreuses espèces, produisent de l’oxygène et contribuent au stockage du carbone. Les tortues vertes participent indirectement au fonctionnement de ces habitats en influençant la dynamique de la végétation marine. Des indicateurs de la santé des océans Parce qu’elles vivent longtemps et parcourent de grandes distances, les tortues marines accumulent les traces des changements environnementaux. L’étude de leur état sanitaire permet aux scientifiques d’évaluer: le niveau de pollution marine l’impact des activités de pêche l’évolution des habitats côtiers les effets du changement climatique Elles constituent donc de véritables «sentinelles» de la Méditerranée. Les tortues marines en Méditerranée La Méditerranée accueille principalement des
Vague de chaleur en Tunisie: protéger les animaux d’élevage

Actuagro Vague de chaleur en Tunisie: le ministère de l’Agriculture appelle les éleveurs à protéger leurs animaux Alors que l’Institut National de la Météorologie (INM) a émis un avis de vigilance en raison de la hausse des températures attendue ces prochains jours, la Tunisie connaît, ce vendredi 10 juillet 2026, un épisode de forte chaleur qui touche plusieurs régions du pays. Face à cette situation, le ministère de l’Agriculture, des Ressources hydrauliques et de la Pêche a appelé les éleveurs à redoubler de vigilance afin de préserver la santé de leurs animaux et limiter les pertes de production. Les vagues de chaleur constituent en effet l’un des principaux risques climatiques pour l’élevage. Lorsque les températures dépassent les seuils de confort des animaux, ceux-ci peuvent subir un stress thermique qui affecte leur bien-être, leur croissance, leur reproduction et leur productivité. Un risque réel pour la santé animale Le stress thermique apparaît lorsque l’animal n’arrive plus à évacuer suffisamment la chaleur accumulée dans son organisme. Les signes les plus fréquents sont une respiration accélérée, une baisse de l’appétit, une diminution de l’activité, une consommation accrue d’eau et, dans les cas les plus sévères, des troubles sanitaires pouvant entraîner des mortalités. Les bovins laitiers figurent parmi les espèces les plus sensibles aux températures élevées. Une vache soumise à une forte chaleur produit généralement moins de lait et voit sa fertilité diminuer. Les volailles sont également particulièrement vulnérables, car elles disposent de capacités limitées pour réguler leur température corporelle. Les recommandations du ministère Afin de réduire les effets de la chaleur, le ministère recommande à tous les éleveurs d’éviter l’exposition directe des animaux au soleil, notamment durant les heures les plus chaudes de la journée. Il est également conseillé de mettre à disposition des zones ombragées, d’améliorer la ventilation des bâtiments d’élevage et de limiter autant que possible le transport ou les manipulations des animaux pendant les pics de température. Le pâturage et les sorties doivent être programmés tôt le matin ou en fin de journée, lorsque les températures sont plus clémentes. Une surveillance quotidienne des animaux est également recommandée, en particulier pour les jeunes sujets ainsi que les femelles gestantes ou allaitantes. Pour les vaches laitières, le ministère préconise d’effectuer la traite aux heures les plus fraîches et d’accélérer l’acheminement du lait vers les centres de collecte afin de préserver sa qualité. Dans les élevages avicoles, une attention particulière doit être accordée au bon fonctionnement des systèmes de ventilation et de refroidissement. Les éleveurs sont également invités à vérifier l’état des groupes électrogènes et à disposer des réserves de carburant nécessaires afin de faire face à d’éventuelles coupures d’électricité. Concernant les élevages ovins, caprins et camélins, il est recommandé d’éviter les déplacements sur de longues distances et le pâturage durant les heures de forte chaleur, tout en privilégiant les périodes plus fraîches de la journée. L’eau, premier rempart contre la chaleur Au-delà des recommandations officielles, les spécialistes rappellent que l’accès permanent à une eau propre et fraîche constitue la mesure la plus efficace pour aider les animaux à supporter les températures élevées. En période de canicule, la consommation d’eau peut augmenter de 30 à 100% selon les espèces et les conditions climatiques. Les points d’abreuvement doivent donc être vérifiés régulièrement afin de garantir un approvisionnement suffisant. Un défi appelé à se répéter Les épisodes de chaleur extrême deviennent de plus en plus fréquents en Méditerranée sous l’effet du changement climatique. Pour les éleveurs tunisiens, l’adaptation des pratiques d’élevage représente désormais un enjeu majeur afin de préserver les performances des exploitations et la qualité des produits animaux. À travers cet appel à la vigilance, le ministère de l’Agriculture rappelle que la prévention reste la meilleure protection contre les effets du stress thermique. Le respect des mesures recommandées permettra non seulement de protéger la santé des animaux, mais aussi de garantir la continuité de la production et la sécurité des revenus des éleveurs. Le ministère invite enfin les éleveurs à rester en contact avec les services régionaux et locaux de l’agriculture ainsi qu’avec leurs vétérinaires afin de signaler rapidement toute situation inhabituelle liée à la vague de chaleur. Sources Ministère tunisien de l’Agriculture, des Ressources hydrauliques et de la Pêche (communiqué du 10 juillet 2026). Institut National de la Météorologie (INM) – Avis de vigilance météorologique relatif aux fortes chaleurs. Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) – recommandations sur la gestion du stress thermique chez les animaux d’élevage. Lire également L’élevage en Tunisie : des éleveurs sous pression, un secteur essentiel à préserver Laissez un commentaire Annuler la réponse Connexion en tant que Agrohealth. Modifier votre profil. Se déconnecter ? Les champs obligatoires sont indiqués avec * Message* Chronique All Posts Chronique Pr. Mohamed Ridha Kamoun: Le couple Soleil peau juillet 1, 2026/Agrohealth Dr Fatma Ben Atig: Quand la colonne vertébrale souffre aussi de nos habitudes alimentaires juin 27, 2026/Dr. Fatma Ben Atig Tomate séchée: le potentiel encore sous-exploité de la Tunisie juin 25, 2026/Agrohealth Pastèque rouge ou pastèque jaune: une question de couleur… ou bien plus? juin 19, 2026/Agrohealth PUB Actuhealth Les eaux distillées, les trésors de l’été qui prennent soin de notre santé juillet 3, 2026 Les poissons bleus: les alliés santé de l’été en Tunisie juin 30, 2026 Dr Fatma Rebai- Sucre, sel, café: quand l’alimentation influence l’oreille interne juin 24, 2026 Load More Élevage Aquaculture en Tunisie: quand la mer devient un nouveau champ de production juin 25, 2026 Élevage de poules en Tunisie: une filière essentielle sous pression juin 5, 2026 L’élevage en Tunisie : des éleveurs sous pression, un secteur essentiel à préserver juin 1, 2026 Load More
Le melon, l’autre roi de l’été tunisien

Actuagro Le melon, l’autre roi de l’été tunisien Lorsque les températures grimpent et que les marchés se remplissent de couleurs estivales, deux fruits s’imposent naturellement sur les tables tunisiennes. La pastèque attire les regards par sa taille généreuse tandis que le melon séduit par son parfum délicat et sa chair sucrée. Moins spectaculaire que son cousin rouge, le melon n’en demeure pas moins l’un des fruits emblématiques de l’été tunisien. Cultivé depuis des siècles dans les régions méditerranéennes, le melon accompagne les journées chaudes grâce à sa fraîcheur, sa richesse nutritionnelle et sa grande diversité de formes et de saveurs. Derrière son apparente simplicité se cache un fruit aux multiples facettes qui occupe une place importante dans l’agriculture tunisienne. Une grande famille de saveurs Le melon appartient à l’espèce Cucumis melo, de la même famille botanique que le concombre et la courge. Cette espèce regroupe de nombreuses variétés cultivées à travers le monde. Le plus connu en Tunisie est le melon de type cantaloup, reconnaissable à son écorce légèrement rugueuse et à sa chair orange parfumée. Très apprécié pour sa douceur, il constitue l’essentiel de la production nationale. On trouve également des melons à chair verte, particulièrement populaires dans certains pays asiatiques, ainsi que des melons jaunes à peau lisse, des melons blancs et des variétés anciennes qui subsistent dans certaines exploitations familiales. Chaque variété possède ses propres caractéristiques de goût, de texture et de conservation, offrant aux consommateurs un large éventail de saveurs tout au long de la saison estivale. Un allié précieux pour la santé Composé à plus de 90% d’eau, le melon participe efficacement à l’hydratation de l’organisme pendant les périodes de forte chaleur. Sa chair renferme de nombreux nutriments essentiels. Il constitue une excellente source de vitamine C qui contribue au fonctionnement normal du système immunitaire et aide à protéger les cellules contre le stress oxydatif. Les variétés à chair orange sont également riches en bêta-carotène, précurseur de la vitamine A, reconnue pour son rôle dans la santé de la peau et de la vision. Le melon apporte aussi des vitamines du groupe B, notamment la vitamine B9, ainsi que du potassium, un minéral important pour l’équilibre hydrique et le bon fonctionnement musculaire. Peu calorique, il constitue un dessert léger et rafraîchissant qui trouve facilement sa place dans une alimentation équilibrée. Une culture bien adaptée au climat tunisien Le melon apprécie la chaleur, le soleil et les sols bien drainés, des conditions largement présentes dans plusieurs régions tunisiennes. Sa culture est particulièrement développée dans le Cap Bon, le Sahel, les régions de Kairouan, Sidi Bouzid, Mahdia, Monastir et certaines zones du sud irrigué. Les semis débutent généralement à la fin de l’hiver ou au début du printemps. Les premiers fruits arrivent sur les marchés à partir du mois de mai tandis que la pleine saison s’étend de juin à août. Les producteurs doivent cependant relever plusieurs défis. Les épisodes de sécheresse, la rareté de l’eau d’irrigation et l’apparition de certains ravageurs et maladies exigent une gestion de plus en plus rigoureuse des cultures. Malgré ces contraintes, le melon demeure une production importante pour de nombreuses exploitations agricoles tunisiennes grâce à une demande soutenue sur le marché local. Comment choisir un bon melon Un melon mûr se reconnaît d’abord à son parfum. Plus son odeur est agréable et prononcée, plus il a de chances d’avoir atteint sa pleine maturité. Son poids constitue également un bon indicateur. À taille égale, un melon lourd contient généralement davantage de jus et présente une meilleure qualité gustative. L’écorce doit être intacte, sans fissure importante ni zone molle excessive. Une fois coupé, le melon révèle toute sa richesse aromatique et se consomme aussi bien nature qu’en salade de fruits, en smoothie ou dans des préparations culinaires associant le sucré et le salé. Un symbole incontournable des étés tunisiens Comme la pastèque, le melon fait partie des saveurs qui annoncent l’arrivée de l’été. Sa présence sur les étals des marchés, dans les vergers et sur les tables familiales évoque les vacances, les repas en plein air et les longues journées ensoleillées. Riche en eau, en vitamines et en goût, il incarne parfaitement l’esprit de la saison estivale. Derrière chaque fruit se trouvent également le savoir-faire des agriculteurs tunisiens et une culture profondément ancrée dans les traditions agricoles du pays. Ainsi, si la pastèque est souvent considérée comme la reine de l’été, le melon mérite sans conteste son titre de roi discret, parfumé et généreux qui accompagne les Tunisiens tout au long de la belle saison. Sources nutritionnelles USDA FoodData Central – Composition nutritionnelle du melon (eau, vitamines, minéraux, fibres) https://fdc.nal.usda.gov/ ANSES (Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation) – Données nutritionnelles et repères alimentaires https://www.anses.fr/ CIQUAL – Table de composition nutritionnelle des aliments https://ciqual.anses.fr/ Sources tunisiennes Ministère de l’Agriculture, des Ressources hydrauliques et de la Pêche – Informations sur les cultures maraîchères et les politiques agricoles https://www.agriculture.tn/ ONAGRI (Observatoire National de l’Agriculture) – Statistiques agricoles tunisiennes, superficies et productions https://www.onagri.nat.tn/ Institut National de la Recherche Agronomique de Tunisie (INRAT) – Travaux scientifiques sur les cultures maraîchères et les variétés adaptées aux conditions tunisiennes http://www.inrat.agrinet.tn/ Institut National des Statistiques (INS) – Données économiques et agricoles https://www.ins.tn/ Référence scientifique de l’espèce Cucumis melo L. appartient à la famille des Cucurbitaceae. Cette information est confirmée par Kew et par les bases de données botaniques internationales. Mention de sources à la fin de l’article Sources Ministère tunisien de l’Agriculture, ONAGRI, INRAT, FAO, USDA FoodData Central, ANSES-CIQUAL et Royal Botanic Gardens Kew. Lire également Pastèque rouge ou pastèque jaune: une question de couleur… ou bien plus? La pastèque tunisienne face aux maladies fongiques: l’anthracnose sous surveillance Laissez un commentaire Annuler la réponse Connexion en tant que Agrohealth. Modifier votre profil. Se déconnecter ? Les champs obligatoires sont indiqués avec * Message* Chronique All Posts Chronique Pr. Mohamed Ridha Kamoun: Le couple Soleil peau juillet 1, 2026/Agrohealth
Jasmin et fel, les fleurs qui racontent l’âme de la Tunisie

PUB Actuagro Jasmin et fel, les fleurs qui racontent l’âme de la Tunisie À la tombée de la nuit, lorsque la chaleur estivale s’adoucit, une fragrance délicate envahit les rues de Tunis, de Sidi Bou Saïd, de La Marsa ou encore d’Hammamet. Ce parfum familier accompagne les promenades, les terrasses de cafés et les soirées d’été depuis des générations. Il provient de deux fleurs intimement liées au patrimoine tunisien, le jasmin et le fel. Souvent associés dans le langage courant, ces deux fleurs ne sont pourtant pas identiques. Toutes deux appartiennent à la grande famille des jasmins, mais elles se distinguent par leur apparence et leur parfum. Le jasmin présente des fleurs plus fines et étoilées, tandis que le fel offre des pétales plus nombreux et une senteur plus intense qui embaume l’air pendant de longues heures. C’est d’ailleurs le fel qui est le plus souvent utilisé pour confectionner le célèbre mechmoum, ce petit bouquet que l’on porte à la main ou derrière l’oreille durant les soirées estivales. Contrairement à une idée largement répandue, le jasmin n’est pas originaire de Tunisie. Les historiens estiment qu’il a été introduit il y a plusieurs siècles, probablement par les Andalous qui se sont installés dans le pays après leur départ d’Espagne. Le climat méditerranéen, particulièrement favorable à cette plante, lui a permis de s’épanouir rapidement jusqu’à devenir l’un des symboles les plus représentatifs de la Tunisie. Au fil du temps, le jasmin a dépassé le simple statut de plante ornementale pour devenir un véritable marqueur de l’identité nationale. Son parfum évoque immédiatement les ruelles blanchies à la chaux, les maisons aux portes bleues, les jardins ombragés et la douceur des nuits d’été. À travers le monde, la Tunisie est souvent surnommée «le pays du jasmin», preuve du lien profond qui unit cette fleur à l’image du pays. Le fel occupe lui aussi une place privilégiée dans le quotidien des Tunisiens. Dès le début de l’été, les artisans confectionnent avec minutie des centaines de mechmoums en assemblant les fleurs fraîches autour d’une fine tige végétale. Ce savoir-faire, transmis de génération en génération, demande patience et précision afin de préserver la fraîcheur et le parfum des fleurs jusqu’à la tombée de la nuit, moment où elles sont vendues dans les rues et les places publiques. Le mechmoum ne constitue pas seulement un objet décoratif. Il fait partie d’un véritable art de vivre. Il accompagne les promenades familiales, les mariages, les fêtes et les rencontres entre amis. Son parfum crée une atmosphère unique qui rappelle à beaucoup de Tunisiens les souvenirs de leur enfance et des vacances d’été. Une tradition populaire attribue également au jasmin un langage discret. Autrefois, porter un bouquet derrière l’oreille gauche signifiait que l’on était célibataire, tandis que le porter derrière l’oreille droite indiquait que l’on était marié. Même si cette coutume tend aujourd’hui à disparaître, elle demeure un élément du folklore tunisien et participe au charme de cette fleur. Le jasmin et le fel sont principalement cultivés dans les régions du Grand Tunis, du Cap Bon, de Hammamet, de Nabeul, de Soliman, de Grombalia et de plusieurs localités du littoral où les conditions climatiques leur sont particulièrement favorables. La floraison atteint son apogée entre les mois de juin et d’août, période durant laquelle les jardins se couvrent de fleurs blanches au parfum incomparable. Au-delà de leur valeur patrimoniale, ces fleurs possèdent également des qualités recherchées en parfumerie et en cosmétique. Leur essence entre dans la composition de nombreux parfums de prestige, de savons artisanaux, d’huiles parfumées et d’eaux florales. Leur fragrance est également appréciée pour ses effets relaxants. Plusieurs études scientifiques suggèrent que le parfum du jasmin contribue à réduire le stress, à favoriser la détente et à procurer une agréable sensation de bien-être. Le jasmin et le fel occupent également une place importante dans la littérature, la musique et les arts plastiques tunisiens. Ils inspirent les poètes, les chanteurs et les peintres qui y voient l’expression de la beauté, de la simplicité et de l’hospitalité. Chaque fleur raconte une histoire faite de mémoire, de traditions et d’attachement à la terre. À une époque où le patrimoine immatériel prend une importance croissante, le jasmin et le fel rappellent que certaines richesses ne se mesurent ni en hectares ni en tonnes produites. Leur véritable valeur réside dans les émotions qu’ils éveillent, les souvenirs qu’ils réveillent et le lien qu’ils entretiennent entre les générations. Plus que de simples fleurs, le jasmin et le fel sont devenus les ambassadeurs silencieux de la Tunisie. À chaque parfum qui s’élève dans les rues lors d’une soirée d’été, c’est tout un patrimoine vivant qui continue de s’exprimer, rappelant que l’identité d’un pays se construit aussi à travers ses traditions, ses senteurs et les gestes simples transmis au fil du temps. Sources Jardins botaniques royaux de Kew – *Jasminum grandiflorum* Jardins botaniques royaux de Kew – *Jasminum sambac* Missouri Botanical Garden Encyclopaedia Britannica – Jasmine Sources sur le patrimoine tunisien Institut National du Patrimoine de Tunisie Office National du Tourisme Tunisien Webdo – L’histoire du mechmoum et du fel Agence Anadolu – Le bouquet de jasmin qui parfume les soirées de Tunis Ouvrages de référence La flore de la Tunisie Flore de l’Afrique du Nord Histoire générale de la Tunisie Laissez un commentaire Annuler la réponse Connexion en tant que Agrohealth. Modifier votre profil. Se déconnecter ? Les champs obligatoires sont indiqués avec * Message* Chronique All Posts Chronique Pr. 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