Récolte des amandes en Tunisie en 2026: une saison qui mobilise les producteurs
Avec l’arrivée de l’été, les vergers d’amandiers tunisiens entrent dans l’une des périodes les plus importantes de l’année: la récolte des amandes.
En 2026, comme chaque saison, les producteurs se préparent à cueillir un fruit emblématique de l’agriculture méditerranéenne, apprécié aussi bien pour sa valeur nutritionnelle que pour son importance économique.
La campagne de récolte débute généralement par l’amande verte, très prisée sur les marchés locaux. Récoltée entre la fin du mois d’avril et la mi-juin, elle est cueillie manuellement afin de préserver les jeunes branches et garantir la qualité du fruit.
Cette période est suivie par celle de l’amande semi-sèche, commercialisée principalement pour son amandon tendre et sa saveur délicate.
Le véritable pic de la saison intervient toutefois à partir de la mi-juillet avec la récolte des amandes sèches.
À ce stade, l’enveloppe extérieure du fruit s’ouvre naturellement sous l’effet de la chaleur estivale, indiquant que l’amande a atteint sa maturité.
Dans les exploitations traditionnelles, les agriculteurs utilisent encore des perches ou des bâtons recouverts de caoutchouc pour faire tomber les fruits sur des filets disposés au sol.
Dans les vergers plus modernes, des secoueurs mécaniques permettent d’accélérer les opérations et de réduire les besoins en main-d’œuvre.
La production nationale est répartie sur plusieurs régions du pays, mais le gouvernorat de Sfax demeure le principal bassin de production.
Réputée pour ses vastes plantations d’amandiers adaptées aux conditions semi-arides, la région contribue à une part importante de la récolte nationale.
D’autres zones, notamment Kasserine, Sidi Bouzid et certaines régions du Centre tunisien, participent également au développement de cette filière.
En 2026, les producteurs suivent avec attention l’évolution des conditions climatiques.
Les épisodes de chaleur et le déficit pluviométrique observés dans plusieurs régions du pays continuent de représenter un défi pour les cultures arboricoles.
Malgré ces contraintes, l’amandier reste l’une des espèces fruitières les mieux adaptées aux conditions sèches grâce à sa résistance relative au manque d’eau et à sa capacité d’exploitation des ressources hydriques disponibles.
Au-delà de son importance agricole, l’amande tunisienne occupe une place particulière dans les habitudes alimentaires du pays.
Consommée fraîche, grillée ou intégrée dans de nombreuses pâtisseries traditionnelles, elle constitue également une source intéressante de protéines végétales, de fibres, de magnésium et de vitamine E.
La récolte 2026 marque ainsi une nouvelle étape pour une filière qui cherche à conjuguer tradition et modernisation.
Entre savoir-faire ancestral, mécanisation progressive et adaptation aux changements climatiques, les producteurs tunisiens poursuivent leurs efforts pour valoriser un produit de terroir reconnu pour sa qualité et son potentiel économique.
Sources
- Ministère tunisien de l’Agriculture, des Ressources hydrauliques et de la Pêche.
- Observatoire National de l’Agriculture (ONAGRI).
- Institut National de la Recherche Agronomique de Tunisie (INRAT).
- Commissariats régionaux au développement agricole (CRDA) de Sfax et Kasserine.
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