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Barrages en Tunisie: un répit hydrique bienvenu, mais la vigilance reste de mise

Après plusieurs années marquées par la sécheresse, les restrictions d’eau et l’inquiétude grandissante autour des ressources hydriques, la Tunisie aborde l’été 2026 dans des conditions nettement plus favorables.


Selon le directeur général des barrages et des grands travaux hydrauliques au ministère de l’Agriculture, Faïez Moslem, les barrages du pays affichent actuellement un taux de remplissage d’environ 60% de leur capacité totale, un niveau qualifié de «très rassurant».


Cette annonce constitue un bon nouveau tant pour les citoyens que pour les agriculteurs. Elle contraste fortement avec la situation observée ces dernières années, lorsque la faiblesse des précipitations avait entraîné une baisse préoccupante des réserves d’eau et conduit les autorités à prendre des mesures exceptionnelles pour préserver les ressources disponibles.


À la même période en 2025, le taux de remplissage des barrages ne dépassait pas 41%, ce qui met en évidence l’amélioration significative enregistrée cette année.


Cette évolution s’explique principalement par les importantes pluies qui ont alimenté les barrages du Nord et du Cap Bon, régions qui concentrent une grande partie des ressources en eau de surface du pays.


Grâce à ces apports, la Tunisie dispose aujourd’hui d’un stock hydrique capable de répondre aux besoins de la saison estivale, période traditionnellement marquée par une forte consommation d’eau, aussi bien pour les usages domestiques que pour les activités agricoles.


Pour le secteur agricole, cette situation représente un véritable soulagement.

L’eau demeure le principal facteur de production pour les cultures irriguées, qui jouent un rôle essentiel dans l’approvisionnement du marché national en fruits, légumes et produits alimentaires de base.


Des réserves plus abondantes permettent non seulement de sécuriser les campagnes agricoles, mais également de réduire les risques de baisse de rendement et les pertes économiques liées au stress hydrique.


Dans un contexte où la sécurité alimentaire est devenue un enjeu stratégique, la disponibilité de l’eau constitue plus que jamais un élément déterminant de la souveraineté nationale.


Cependant, derrière cet indicateur globalement positif se cachent des réalités régionales plus contrastées.


Le responsable du ministère a notamment souligné les difficultés rencontrées par certains barrages du Centre du pays, à l’image du barrage de Nebhana, qui continue de souffrir d’un manque d’apports.


Cette situation rappelle que les ressources hydriques tunisiennes restent inégalement réparties entre les différentes régions.


Alors que les barrages du Nord bénéficient généralement de précipitations plus abondantes, les zones du Centre et du Sud demeurent davantage exposées aux effets de l’aridité et de la variabilité climatique.


Cette amélioration du niveau de remplissage des barrages ne doit donc pas être interprétée comme la fin des préoccupations liées à l’eau.


Les experts s’accordent à considérer que les épisodes de sécheresse risquent de devenir plus fréquents et plus intenses sous l’effet du changement climatique.


Dans ce contexte, les bonnes performances enregistrées en 2026 offrent surtout une opportunité pour renforcer les politiques de gestion durable de l’eau, moderniser les systèmes d’irrigation, réduire les pertes dans les réseaux de distribution et développer des ressources alternatives telles que le dessalement de l’eau de mer et la réutilisation des eaux usées traitées.


L’amélioration constatée cette année constitue ainsi un signal encourageant pour l’agriculture, l’alimentation et l’économie nationale.


Elle témoigne de l’importance des précipitations dans l’équilibre hydrique du pays, tout en rappelant que la sécurité de l’eau ne peut reposer uniquement sur les aléas climatiques.


Si les barrages tunisiens abordent l’été 2026 avec un niveau de remplissage rassurant, la préservation de cette ressource stratégique demeure un défi permanent pour garantir l’avenir agricole et alimentaire du pays.


Le saviez-vous?


«Chaque point de remplissage supplémentaire des barrages améliore non seulement la disponibilité de l’eau pour l’agriculture, mais contribue également à la stabilité des prix alimentaires, à la préservation des cultures et à la sécurité sanitaire des populations grâce à un meilleur accès à l’eau potable».


Source


http://www.agriculture.tn/



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