Nizar Aloui – Sécurité et souveraineté alimentaires: clarifier les concepts pour mieux orienter les politiques agricoles

PUB Actuagro Nizar Aloui – Sécurité et souveraineté alimentaires: clarifier les concepts pour mieux orienter les politiques agricoles Par Nizar Aloui. Expert en politique agricole – Cette synthèse ne prétend pas constituer un article académique ni une analyse scientifique approfondie. Elle constitue un support informatif destiné à un public cible non spécialisé, peu familier avec ces concepts, susceptible d’entendre fréquemment ces notions dans les médias et les espaces de débat public, sans nécessairement en maîtriser les fondements conceptuels. Introduction Afin de mieux comprendre la relation entre sécurité et souveraineté alimentaire, il convient avant tout de dépasser la fausse idée d’une opposition des deux concepts. En effet, la souveraineté alimentaire ne rejette pas la sécurité alimentaire, au contraire elle l’assimile, la parachève et lui offre un cadre politique et institutionnelle. La sécurité alimentaire comme socle technique La définition de référence de concept demeure celle adoptée lors du sommet mondial de l’alimentation de 1996: «La sécurité alimentaire existe lorsque tous les êtres humains ont, à tout moment, un accès physique et économique à une nourriture suffisante, saine et nutritive leur permettant de satisfaire leurs besoins énergétiques et leurs préférences alimentaires pour mener une vie saine et active.» En effet, la sécurité alimentaire renvoie à la capacité d’un pays à garantir à l’ensemble de sa population un accès physique, économique et durable à une alimentation suffisante, saine, nutritive et adaptée à ses besoins, tout en assurant la résilience des systèmes agricoles face aux risques climatiques, économiques et géopolitiques (ONAGRI[1]). Elle repose sur quatre piliers indispensables et interdépendants: La disponibilité: c’est la présence physique des aliments en quantité suffisante, peu importe d’où vient cette disponibilité ou qui la produit (production national et importations). L’accessibilité: la capacité économique (pouvoir d’achat) et physique (possibilité concrète d’atteindre les lieux d’approvisionnement et de disposer des infrastructures nécessaires) des ménages d’acquérir les aliments. L’utilisation: la qualité sanitaire et nutritionnelle des aliments consommées La stabilité ou la durabilité: la garantie que les trois piliers précédents sont maintenus face aux chocs économiques et climatiques. Autrement dit, une population est en situation de sécurité alimentaire lorsque son accès à une alimentation suffisante, saine et nutritive est garanti de manière continue, sans risque de perturbation. Dans le cas de la Tunisie, classée 62ᵉ sur 113 pays selon la dernière édition du Global Food Security Index (GFSI), la mise en œuvre des quatre piliers de la sécurité alimentaire demeure principalement assurée par les ministères sectoriels concernés, dans le cadre des attributions et missions qui leurs sont conférées. S’agissant du MARHP[2], sa mission fondamentale recouvre pour l’essentiel le pilier de la disponibilité alimentaire, assurée par la production nationale, ainsi qu’une part substantielle du quatrième pilier, relatif à la durabilité notamment la pérennité des systèmes de production et la stabilité des filières agricoles. En revanche, la composante de la disponibilité reposant sur la solidité des approvisionnements extérieurs (sauf pour les céréales), de même que la garantie de l’accès, relèvent de la compétence d’autres ministères notamment celle de commerce. Quant au troisième pilier, relatif à l’utilisation des aliments, son pilotage revient principalement au ministère chargé de la santé, dont l’action s’organise autour de quatre axes: la lutte contre la malnutrition et les carences nutritionnelles, la surveillance sanitaire des denrées alimentaires à travers l’INSSPA[3], l’éducation nutritionnelle des populations et la sécurité sanitaire des consommateurs. Le MARHP demeure un acteur de premier plan dans ce registre, notamment à travers le contrôle de la qualité sanitaire des produits et intrants agricoles et l’exercice des contrôles phytosanitaire et vétérinaire. Cette répartition sectorielle des responsabilités n’est pas sans incidence sur l’efficacité de la sécurité alimentaire au niveau local. Dans certaines zones rurales ou enclavées du territoire tunisien, l’éloignement des marchés de gros, l’insuffisance des infrastructures de transport et les dysfonctionnements des circuits de distribution limitent l’accessibilité physique aux denrées alimentaires, indépendamment même de leur disponibilité agrégée à l’échelle nationale. Il en résulte que l’amélioration du réseau routier, le développement de marchés de proximité et le renforcement des chaînes logistiques constituent des leviers d’action déterminants pour consolider la sécurité alimentaire. D’autant plus, les différents ministères emploient des instruments parfois divergents dans la réalisation de la sécurité alimentaire. Le MARHP vise principalement à garantir une production nationale suffisante et durable, en renforçant la résilience des acteurs des filières agricoles face aux fluctuations climatiques et aux aléas des marchés, tout en assurant des revenus stables et rémunérateurs aux producteurs. En revanche, le ministère du Commerce cherche avant tout à garantir l’accès des consommateurs à des denrées alimentaires à des prix abordables, notamment dans un contexte marqué par le faible pouvoir d’achat des ménages tunisiens. Ainsi, pour atteindre cette fin, le ministère mobilise divers instruments d’intervention tels que le plafonnement des prix (cas des fruits et légumes, œuf de consommation, viande blanche…), la politique des prix administrés (lait) ou encore le recours à l’importation (cas de la pomme de terre). Toutefois, lorsque ces interventions sont mises en œuvre de manière insuffisamment coordonnée, elles peuvent engendrer des distorsions de marché, réduire la rentabilité des activités agricoles et par conséquent, compromettre la durabilité économique des producteurs ainsi que la résilience du secteur agricole dans son ensemble. Toutefois, il convient de distinguer la disponibilité alimentaire, en tant que pilier de la sécurité alimentaire, de la notion d’autosuffisance alimentaire. La disponibilité alimentaire désigne l’existence, à l’échelle nationale ou locale, des quantités suffisantes de denrées alimentaires pour répondre aux besoins de la population. Elle peut être assurée par la production nationale, par les importations ou par une combinaison des deux. En revanche, l’autosuffisance alimentaire correspond à une situation dans laquelle la consommation nationale d’un produit donné est intégralement couverte par la production nationale, y compris par la production locale des intrants et des facteurs de production nécessaires à son obtention. Ainsi, alors que la disponibilité alimentaire se concentre sur le résultat final en termes d’approvisionnement, l’autosuffisance alimentaire met l’accent sur l’origine nationale de l’ensemble de la chaîne de production. La souveraineté alimentaire comme cadre politique de la sécurité alimentaire La souveraineté alimentaire introduit une
Tomates séchées maison à l’huile d’olive

Recette Tomates séchées maison à l’huile d’olive Les tomates séchées concentrent toutes les saveurs du soleil. À la fois fondantes, parfumées et légèrement sucrées, elles sont un incontournable de la cuisine méditerranéenne. Préparées avec de bonnes tomates, de l’huile d’olive et quelques herbes aromatiques, elles accompagnent parfaitement salades, pâtes, pizzas, sandwichs ou apéritifs. Ingrédients (pour 2 bocaux) 2 kg de tomates allongées (Roma ou San Marzano) 3 à 4 gousses d’ail 30 cl d’huile d’olive extra vierge Quelques branches de thym Quelques brins de romarin 1 feuille de laurier (facultatif) Sel Poivre noir Préparation Lavez les tomates, coupez-les en deux dans le sens de la longueur et retirez délicatement les graines si vous le souhaitez. Disposez-les sur une plaque recouverte de papier cuisson, côté chairvers le haut. Salez légèrement, ajoutez un peu de poivre et quelques feuilles de thym. Faites sécher au four à 90-100 °C pendant 4 à 6 heures, selon la taille des tomates, en laissant la porte du four légèrement entrouverte pour permettre à l’humidité de s’échapper. Les tomates doivent être souples, mais non desséchées. Laissez-les refroidir complètement. Placez-les dans des bocaux stérilisés en alternant tomates, ail émincé, thym et romarin. 7. Recouvrez entièrement d’huile d’olive et fermez hermétiquement. Astuce du chef Laissez reposer les tomates dans l’huile pendant 48 heures avant de les déguster. Elles développeront ainsi un parfum plus intense et une texture plus fondante. Comment les déguster? Sur une bruschetta avec du fromage frais. Dans une salade de pâtes ou de quinoa. Sur une pizza ou une focaccia. Avec une mozzarella et du basilic. Dans un sandwich ou un wrap. Hachées dans une vinaigrette ou un pesto. Conseil AgroHealth: privilégiez des tomates bien mûres, récoltées en pleine saison. Leur richesse en sucre naturel garantit des tomates séchées plus savoureuses, sans qu’il soit nécessaire d’ajouter de conservateurs ou d’exhausteurs de goût. Lire plus Tomate séchée: le potentiel encore sous-exploité de la Tunisie Laissez un commentaire Annuler la réponse Connexion en tant que Agrohealth. Modifier votre profil. Se déconnecter ? Les champs obligatoires sont indiqués avec * Message* Actuagro Agriculture biologique: la Tunisie trace sa stratégie 2030 juillet 2, 2026 Dessalement de l’eau de mer: la réponse de la Tunisie au stress hydrique juin 30, 2026 La Tunisie, n°1 mondial de l’huile d’olive à Miami juin 29, 2026 Load More PUB Actuhealth Les poissons bleus: les alliés santé de l’été en Tunisie juin 30, 2026 Dr Fatma Rebai- Sucre, sel, café: quand l’alimentation influence l’oreille interne juin 24, 2026 Été, voyages et festivités: comment garder une alimentation équilibrée et rester bien hydraté juin 12, 2026 Load More Élevage Aquaculture en Tunisie: quand la mer devient un nouveau champ de production juin 25, 2026 Élevage de poules en Tunisie: une filière essentielle sous pression juin 5, 2026 L’élevage en Tunisie : des éleveurs sous pression, un secteur essentiel à préserver juin 1, 2026 Load More
Les poissons de Tunisie: entre richesse marine, alimentation saine et défis de durabilité

PUB Actuagro Les poissons de Tunisie: entre richesse marine, alimentation saine et défis de durabilité Avec près de 1 300 kilomètres de côtes, la Tunisie entretient depuis toujours une relation privilégiée avec la mer. De Bizerte au golfe de Gabès, les eaux méditerranéennes abritent une grande diversité d’espèces qui nourrissent la population, soutiennent l’économie nationale et participent àl’identité culinaire du pays. Mais derrière cette richesse se cachent aussi de nombreux défis. Les ressources halieutiques sont aujourd’hui confrontées à la surexploitation, au changement climatique et à la pollution marine. Dans le même temps, le poisson reste l’un des aliments les plus recommandés pour une alimentation saine, tandis que l’aquaculture s’impose progressivement comme une solution pour répondre à une demande croissante. À travers ce dossier, AgroHealth vous invite à découvrir les principales espèces de poissons de Tunisie, leurs qualités nutritionnelles, leur importance économique et les enjeux qui entourent leur préservation. Une biodiversité marine remarquable Grâce à sa position au cœur de la Méditerranée, la Tunisie bénéficie d’un patrimoine halieutique exceptionnel. Sardines, anchois, rougets, merlus, daurades, loups de mer, thons, seiches, poulpes ou encore crevettes figurent parmi les espèces les plus connues. Cette diversité constitue une richesse à la fois alimentaire, économique et culturelle, faisant de la pêche un secteur essentiel pour de nombreuses régions côtières. Le poisson, un allié de notre santé Le poisson est reconnu pour ses nombreux bienfaits nutritionnels. Il fournit des protéines de haute qualité, des vitamines (A, D et B12), des minérauxessentiels ainsi que des acides gras oméga-3, réputés pour leurs effets bénéfiques sur la santé cardiovasculaire et le fonctionnement du cerveau. Les spécialistes recommandent d’en consommer une à deux fois par semaine, en privilégiant une grande variété d’espèces afin de profiter pleinement de leurs qualités nutritionnelles. L’aquaculture, un secteur en pleine évolution Face à la pression exercée sur certaines ressources naturelles, l’aquaculture prend une place croissante en Tunisie. L’élevage de la daurade, du loup de mer ou encore du maigre permet de compléter les captures de la pêche traditionnelle tout en répondant à une demande toujours plus importante. Cette filière représente également une opportunité de développement économique, à condition de respecter des pratiques durables et de préserver les écosystèmes marins. Préserver une richesse fragile Comme l’ensemble du bassin méditerranéen, les eaux tunisiennes sont confrontées à plusieurs menaces: surexploitation de certaines espèces, pollution, réchauffement des eaux et apparition de nouvelles espèces invasives. La protection de cette biodiversité passe par une gestion responsable des ressources, le respect des périodes de repos biologique, le développement d’une aquaculture durable et une consommation plus responsable. Préserver les poissons de Tunisie, c’est préserver une partie de notre patrimoine naturel, mais aussi garantir une alimentation de qualité pour les générations futures. Le saviez-vous? Avec près de 1 300 kilomètres de côtes, la Tunisie possède l’un des plus longs littoraux de la Méditerranée. Ses eaux accueillent plus de 300 espèces de poissons, même si seule une partie est exploitée à des fins commerciales. Le golfe de Gabès est reconnu comme l’une des zones de pêche les plus productives du bassin méditerranéen grâce à sa richesse écologique. Parmi les espèces les plus accessibles, la sardine se distingue par sa forte teneur en oméga-3, souvent supérieure à celle de poissons plus coûteux. Par ailleurs, l’essor des élevages de daurade et de loup de mer confirme le développement de l’aquaculture tunisienne, aujourd’hui considérée comme un levier essentiel pour répondre à la demande tout en préservant les ressources marines.Sources Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) – The State of World Fisheries and Aquaculture (SOFIA). Institut National des Sciences et Technologies de la Mer (INSTM). Commission Générale des Pêches pour la Méditerranée. Ministère de l’Agriculture, des Ressources Hydrauliques et de la Pêche. Lire plus Aquaculture en Tunisie: quand la mer devient un nouveau champ de production Laissez un commentaire Annuler la réponse Connexion en tant que Agrohealth. Modifier votre profil. Se déconnecter ? Les champs obligatoires sont indiqués avec * Message* Chronique All Posts Chronique Tomate séchée: le potentiel encore sous-exploité de la Tunisie juin 25, 2026/Agrohealth Pastèque rouge ou pastèque jaune: une question de couleur… ou bien plus? juin 19, 2026/Agrohealth Dr Fatma Rebai: Nos papilles sont-elles victimes de l’alimentation moderne ? juin 13, 2026/Dr Fatma Rebai L’amande tunisienne: un fruit qui accompagne les saisons juin 12, 2026/Agrohealth PUB Actuhealth Dr Fatma Rebai- Sucre, sel, café: quand l’alimentation influence l’oreille interne juin 24, 2026 Été, voyages et festivités: comment garder une alimentation équilibrée et rester bien hydraté juin 12, 2026 Le rôle du consommateur dans la sécurité alimentaire: un maillon essentiel de la chaîne juin 9, 2026 Load More Élevage Aquaculture en Tunisie: quand la mer devient un nouveau champ de production juin 25, 2026 Élevage de poules en Tunisie: une filière essentielle sous pression juin 5, 2026 L’élevage en Tunisie : des éleveurs sous pression, un secteur essentiel à préserver juin 1, 2026 Load More
Aquaculture en Tunisie: quand la mer devient un nouveau champ de production

Élevage Aquaculture en Tunisie: quand la mer devient un nouveau champ de production Au large des côtes tunisiennes, loin de l’agitation des ports de pêche, une révolution silencieuse est en marche. À première vue, les grandes cages flottantes qui ponctuent l’horizon semblent immobiles. Pourtant, sous la surface, des milliers de poissons grandissent dans des conditions soigneusement contrôlées, nourris, surveillés et accompagnés jusqu’à leur mise sur le marché. Cette activité, encore méconnue du grand public, porte un nom: l’aquaculture. Longtemps considérée comme un secteur secondaire, elle s’impose aujourd’hui comme l’une des réponses les plus prometteuses aux défis de la sécurité alimentaire, de la préservation des ressources marines et du développement économique des régions côtières. Une réponse à l’épuisement progressif des ressources halieutiques Pendant des décennies, la pêche artisanale et industrielle a constitué un pilier de l’économie maritime tunisienne. Les eaux méditerranéennes ont nourri des générations de pêcheurs et alimenté les marchés locaux en poissons et fruits de mer. Mais cette richesse n’est pas inépuisable. La pression croissante sur certaines espèces, les effets du changement climatique, la dégradation des habitats marins et l’augmentation des coûts de production fragilisent progressivement l’équilibre du secteur. Face à cette réalité, l’aquaculture apparaît comme une alternative complémentaire à la pêche traditionnelle. Plutôt que de dépendre exclusivement des captures en mer, elle permet de produire du poisson de manière planifiée et maîtrisée, tout en réduisant la pression sur les stocks sauvages. Une filière en pleine croissance Si la Tunisie reste encore loin derrière certains pays méditerranéens comme la Grèce ou la Turquie, son secteur aquacole connaît une progression régulière depuis plusieurs années. Les espèces les plus élevées sont principalement le bar et la daurade, deux poissons très appréciés des consommateurs tunisiens et européens. Certaines exploitations développent également l’élevage du maigre, une espèce à fortevaleur commerciale dont la demande est en hausse sur plusieurs marchés internationaux. Les fermes aquacoles sont principalement implantées sur le littoral oriental et méridional du pays, où les conditions naturelles sont particulièrement favorables: qualité des eaux, températures adaptées et vastes espaces marins exploitables. Avec plus de 1300 kilomètres de côtes, la Tunisie dispose d’atouts considérables pour renforcer cette filière et attirer de nouveaux investissements. Un levier économique pour les régions côtières Au-delà de la production de poissons, l’aquaculture génère une dynamique économique qui mobilise de nombreux secteurs d’activité. Autour des fermes aquacoles gravitent des métiers liés à la fabrication d’aliments spécialisés, à la maintenance des équipements, au transport frigorifique, à la transformation des produits de la mer et à leur commercialisation. Cette diversification contribue à la création d’emplois qualifiés et participe au développement économique de plusieurs régions littorales. Dans un contexte où la demande mondiale en produits aquatiques continue d’augmenter, la Tunisie dispose également d’opportunités importantes à l’exportation, notamment vers les marchés européens à la recherche de produits de qualité et de proximité. Produire plus, tout en préservant la mer L’un des principaux avantages de l’aquaculture réside dans sa capacité à garantir une production régulière tout au long de l’année. Contrairement à la pêche, soumise aux aléas climatiques et à la disponibilité des ressources naturelles, l’élevage aquatique permet un suivi précis de la croissance des poissons, de leur alimentation et de leur état sanitaire. Cette maîtrise améliore la traçabilité des produits et contribue à répondre aux exigences croissantes des consommateurs en matière de qualité et de sécurité alimentaire. L’aquaculture favorise également le développement de nouvelles compétences dans des domaines aussi variés que la biologie marine, la nutrition animale, l’ingénierie maritime ou encore la gestion environnementale. Les défis d’une croissance durable Malgré son potentiel, l’aquaculture n’est pas exempte de défis. Comme toute activité d’élevage intensif, elle nécessite une gestion rigoureuse afin de préserver les équilibres écologiques. La qualité de l’eau, le suivi sanitaire des poissons, la maîtrise des rejets organiques et laprévention des maladies représentent des enjeux majeurs pour la durabilité du secteur. Les professionnels et les autorités publiques s’accordent aujourd’hui sur la nécessité de promouvoir une aquaculture responsable, capable de concilier performance économique et protection de l’environnement marin. L’avenir du secteur dépendra largement de sa capacité à intégrer les innovations technologiques, à renforcer les contrôles sanitaires et à adopter des pratiques respectueuses des écosystèmes. Quelles espèces sont élevées dans les fermes aquacoles tunisiennes? Si le bar européen (Dicentrarchus labrax) et la daurade royale (Sparus aurata) dominent largement la production aquacole nationale, la filière tunisienne tend progressivement à diversifier les espèces élevées afin de répondre à l’évolution des marchés et de renforcer sa compétitivité. Le bar, apprécié pour sa chair ferme et son goût délicat, représente l’une des principales productions des fermes marines tunisiennes. La daurade royale, très prisée sur les marchés locaux comme à l’exportation, bénéficie également de conditions d’élevage particulièrement favorables le long des côtes méditerranéennes. Depuis quelques années, le maigre (Argyrosomus regius) connaît un développement remarquable. Plus volumineux et à forte valeur commerciale, il séduit les marchés européens grâce à la qualité de sa chair et à sa croissance rapide. Certaines exploitations expérimentent également l’élevage d’autres espèces, comme le mulet, l’ombrine ou encore le thon rouge, dont l’engraissement fait l’objet de projets spécifiques destinés principalement à l’exportation. En parallèle, l’aquaculture tunisienne ne se limite pas aux poissons: la conchyliculture, notamment l’élevage des moules et des huîtres dans la lagune de Bizerte, contribue elle aussi au développement de l’économie bleue du pays. Cette diversification témoigne de la maturité croissante du secteur, qui cherche à concilier rentabilité économique, adaptation aux attentes des consommateurs et valorisation durable des ressources marines tunisiennes. Un levier économique pour les régions côtières Au-delà de la production de poissons, l’aquaculture génère une dynamique économique qui mobilise de nombreux secteurs d’activité. Autour des fermes aquacoles gravitent des métiers liés à la fabrication d’aliments spécialisés, à la maintenance des équipements, au transport frigorifique, à la transformation des produits de la mer et à leur commercialisation. Cette diversification contribue à la création d’emplois qualifiés et participe au développement économique de plusieurs
La pastèque tunisienne face aux maladies fongiques: l’anthracnose sous surveillance

PUB Actuagro La pastèque tunisienne face aux maladies fongiques: l’anthracnose sous surveillance Fruit emblématique de l’été tunisien, la pastèque occupe une place de choix dans les habitudes de consommation des ménages et dans l’économie agricole nationale. Cultivée dans plusieurs régions du pays, notamment à Kairouan, Sidi Bouzid, Mahdia, Nabeul, Gabès et Gafsa, elle constitue une source de revenus importante pour de nombreux agriculteurs. Cependant, derrière les belles récoltes et les fruits généreux se cachent des défis phytosanitaires qui peuvent compromettre la production. Parmi eux, l’anthracnose figure parmi les maladies fongiques les plus redoutées. Une maladie favorisée par l’humidité L’anthracnose est une maladie causée par le champignon Colletotrichum orbiculare, qui affecte principalement les cucurbitacées telles que la pastèque, le melon, le concombre et les courges. Son développement est favorisé par des conditions de chaleur modérée et surtout par une humidité élevée,qu’elle soit liée aux pluies, à la rosée matinale ou à certaines pratiques d’irrigation. Les spores du champignon se propagent facilement par l’eau, le vent, les outils agricoles ou encore les résidus de culture contaminés. Une fois installée dans une parcelle, la maladie peut progresser rapidement si lesconditions climatiques lui sont favorables. Des symptômes visibles sur toute la plante L’anthracnose peut toucher l’ensemble de la plante. Sur les feuilles, elle se manifeste par l’apparition de taches brun foncé à noires, souvent entourées d’un halo jaunâtre. Ces lésions s’étendent progressivement et peuvent entraîner le dessèchement du feuillage. Les tiges présentent quant à elles des lésions allongées et enfoncées qui fragilisent la plante et perturbent sa croissance. Les fruits sont également vulnérables. Des taches circulaires déprimées apparaissent à leur surface, évoluant parfois vers des pourritures qui rendent les pastèques impropres à la commercialisation. Ces attaques affectent non seulement le rendement mais aussi la qualité marchande de la production. Un risque économique pour la filière L’impact de l’anthracnose dépasse largement le cadre sanitaire. Dans les exploitations fortement touchées, les pertes de rendement peuvent être importantes. Les fruits déclassés ou invendables réduisent les revenus des producteurs et augmentent les coûts liés aux traitements et à la gestion de la maladie. Dans un contexte marqué par la hausse des coûts de production et la nécessité d’améliorer la compétitivité des filières agricoles tunisiennes, la maîtrise des maladies fongiques devient un enjeu stratégique. Par ailleurs, les épisodes climatiques extrêmes observés ces dernières années, alternant périodes de chaleur intense et épisodes humides, créent parfois des conditions favorables à la prolifération des agents pathogènes. Cette évolution pousse les agriculteurs à renforcer la surveillance de leurs cultures. La prévention, meilleure arme contre l’anthracnose Face à cette maladie, la prévention demeure la stratégie la plus efficace. Les spécialistes recommandent notamment l’utilisation de semences certifiées, la rotation des cultures afin d’éviter l’accumulation du champignon dans le sol, ainsi que l’élimination des résidus végétaux contaminés après récolte. Une bonne aération des parcelles, un espacement adéquat entre les plants et une gestion raisonnée de l’irrigation permettent également de réduire l’humidité favorable au développement du champignon. La surveillance régulière des cultures est essentielle pour détecter rapidement les premiers symptômes et intervenir avant que la maladie ne se propage. Préserver un symbole de l’été tunisien La pastèque demeure l’une des cultures maraîchères les plus appréciées et les plus emblématiques de la saison estivale en Tunisie. Toutefois, sa rentabilité dépend largement de la capacité des producteurs à anticiper lesrisques phytosanitaires. L’anthracnose rappelle que la réussite d’une campagne agricole ne repose pas uniquement sur les conditions climatiques ou les performances variétales, mais également sur une gestion rigoureuse de la santé des cultures. Dans un contexte où les défis environnementaux se multiplient, la vigilance et la prévention apparaissent plus que jamais comme les clés d’une production durableet de qualité. Le saviez-vous? Les spores responsables de l’anthracnose peuvent survivre plusieurs années dans les débris végétaux laissés au champ.C’est pourquoi l’élimination des résidus de culture et la rotation des parcelles figurent parmi les mesures les plus efficaces pour limiter la réapparition de la maladie lors des campagnes suivantes. Lire plus Pastèque rouge ou pastèque jaune: une question de couleur… ou bien plus? Laissez un commentaire Annuler la réponse Connexion en tant que Agrohealth. Modifier votre profil. Se déconnecter ? Les champs obligatoires sont indiqués avec * Message* Chronique All Posts Chronique Tomate séchée: le potentiel encore sous-exploité de la Tunisie juin 25, 2026/Agrohealth Pastèque rouge ou pastèque jaune: une question de couleur… ou bien plus? juin 19, 2026/Agrohealth Dr Fatma Rebai: Nos papilles sont-elles victimes de l’alimentation moderne ? juin 13, 2026/Dr Fatma Rebai L’amande tunisienne: un fruit qui accompagne les saisons juin 12, 2026/Agrohealth PUB Actuhealth Dr Fatma Rebai- Sucre, sel, café: quand l’alimentation influence l’oreille interne juin 24, 2026 Été, voyages et festivités: comment garder une alimentation équilibrée et rester bien hydraté juin 12, 2026 Le rôle du consommateur dans la sécurité alimentaire: un maillon essentiel de la chaîne juin 9, 2026 Load More Élevage Aquaculture en Tunisie: quand la mer devient un nouveau champ de production juin 25, 2026 Élevage de poules en Tunisie: une filière essentielle sous pression juin 5, 2026 L’élevage en Tunisie : des éleveurs sous pression, un secteur essentiel à préserver juin 1, 2026 Load More
Tomate séchée: le potentiel encore sous-exploité de la Tunisie

PUB Chronique Tomate séchée: le potentiel encore sous-exploité de la Tunisie Alors que le concentré de tomate occupe depuis longtemps une place de choix dans l’industrie agroalimentaire tunisienne, un autre produit dérivé attire de plus en plus l’attention des professionnels: la tomate séchée. Appréciée pour sa saveur intense, sa longue durée de conservation et sa forte valeur ajoutée, elle constitue aujourd’hui un marché de niche à fort potentiel, tant pour l’exportation que pour la valorisation des productions agricoles nationales. La Tunisie dispose de nombreux atouts pour développer cette activité. Producteur historique de tomates industrielles, le pays bénéficie d’un climat favorable au séchage naturel, d’un savoir-faire agricole reconnu et d’une matière première abondante durant la saison estivale. Ces conditions permettent d’obtenir un produit recherché sur les marchésinternationaux, notamment en Europe où la tomate séchée est largement utilisée dans la restauration, les plats préparés et l’industrie alimentaire. Depuis plusieurs années, des entreprises tunisiennes se sont spécialisées dans la transformation et l’exportation de tomates séchées. Selon les données du secteur, la Tunisie exporte environ 6000 tonnes de tomates séchées par an, générant près de 15 millions de dollars de recettes. Ces volumes restent modestes comparés à ceux du concentré de tomate, mais ils témoignent d’un marché en croissance où la valeur ajoutée est nettement supérieure à celle des produits bruts. L’intérêt de la tomate séchée réside également dans sa capacité à valoriser les excédents de production. Lors des campagnes abondantes, une partie des récoltes peut être orientée vers le séchage, réduisant ainsi les pertes post-récolte tout en créant de nouvelles sources de revenus pour les producteurs et les transformateurs. Cette approche s’inscrit pleinement dans les principes de l’économie circulaire et de la lutte contre le gaspillage alimentaire. Malgré ces avantages, la filière demeure encore peu développée à l’échelle nationale. Les volumes transformés restent limités et la consommation locale demeurerelativement faible. La tomate séchée est encore perçue comme un produit destiné principalement à l’exportation ou à une clientèle spécialisée, alors qu’elle pourrait trouver sa place dans de nombreuses préparations culinaires tunisiennes. Le développement de cette activité nécessite toutefois des investissements dans les équipements de transformation, le conditionnement, la certification de qualité et la promotion commerciale. L’accès à de nouveaux marchés internationaux, notamment dans le segment des produits biologiques et à haute valeur ajoutée, pourrait également offrir des perspectives prometteuses aux entreprises tunisiennes. Dans un contexte où l’agriculture tunisienne cherche à produire davantage de valeur avec des ressources limitées, la tomate séchée apparaît comme une piste particulièrement intéressante. Elle illustre la capacité de la filière tomate à se diversifier au-delà du concentré traditionnel et à répondre aux nouvelles attentes des consommateurs en matière de produits naturels, pratiques et durables. Longtemps considérée comme un produit secondaire, la tomate séchée pourrait ainsi devenir l’un des symboles d’une agriculture tunisienne plus innovante, mieux valorisée et davantage tournée vers les marchés à forte valeur ajoutée. Derrière ces petits morceaux de tomate gorgés de soleil se cache peut-être l’une des opportunités les plus prometteuses de la filière pour les années à venir. Le saviez-vous? Il faut généralement entre 8 et 12 kg de tomates fraîches pour obtenir 1 kg de tomates séchées, ce qui explique leur forte concentration en saveurs et leur valeur commerciale élevée. Lire plus Tomate en Tunisie: une filière stratégique au cœur de l’agriculture nationale Laissez un commentaire Annuler la réponse Connexion en tant que Agrohealth. Modifier votre profil. Se déconnecter ? 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La Tunisie parie sur les eaux usées traitées pour sécuriser son élevage

PUB Actuagro La Tunisie parie sur les eaux usées traitées pour sécuriser son élevage Face à l’aggravation du stress hydrique et à l’intensification des effets du changement climatique, la Tunisie accélère sa réflexion sur l’exploitation des ressources en eau non conventionnelles. Lors d’une journée nationale d’étude consacrée à la valorisation des eaux usées traitées dans la production fourragère, le ministre de l’Agriculture, des Ressources hydrauliques et de la Pêche, Ezzeddine Ben Cheikh, a affirmé que cette ressource constitue désormais un choix stratégique pour renforcer la sécurité alimentaire du pays et assurer la résilience des systèmes de production animale. Cette orientation intervient dans un contexte marqué par plusieurs années de sécheresse, une baisse des précipitations et une pression croissante sur les ressources hydriques traditionnelles. Dans ces conditions, l’utilisation des eaux usées traitées ne relève plus d’une solution ponctuelle destinée à faire face aux périodes de pénurie, mais s’inscrit dans une vision de long terme visant à sécuriser les activités agricoles et à préserver les ressources naturelles. Le secteur de l’élevage apparaît aujourd’hui comme l’un des plus vulnérables aux conséquences du changement climatique. La raréfaction des ressources fourragères, l’augmentation des coûts de production et la dépendance aux marchés internationaux fragilisent les filières animales et pèsent sur les revenus des éleveurs. Dans ce contexte, le développement de cultures fourragères irriguées à partir d’eaux usées traitées pourrait contribuer à améliorer l’autonomie alimentaire du cheptel national tout en réduisant la facture des importations. Les autorités tunisiennes soulignent également les avantages agronomiques de cette ressource. Les eaux traitées constituent une source d’eau renouvelable et contiennent des éléments nutritifs pouvant favoriser la croissance des plantes et limiter le recours aux engrais chimiques. Plusieurs expériences internationales ont déjà démontré l’efficacité de leur utilisation dans les cultures fourragères et industrielles, à condition de respecter les normes sanitaires et environnementales en vigueur. La Tunisie dispose d’ailleurs d’un potentiel important dans ce domaine. Les stations d’épuration produisent chaque année plus de 300 millions de mètres cubes d’eaux usées traitées. Cette quantité représente une réserve hydrique considérable susceptible d’être mobilisée pour soutenir le développement agricole, réduire la pression sur les barrages et les nappes phréatiques et renforcer la résilience du secteur face aux aléas climatiques. Pour concrétiser cette ambition, le ministère prévoit une série d’investissements destinés à moderniser les infrastructures de traitement, améliorer la qualité des eaux produites et étendre les réseaux d’irrigation utilisant cette ressource. L’intégration des énergies renouvelables dans les systèmes de pompage et de distribution figure également parmi les axes de développement envisagés. L’annonce de la création d’un comité de pilotage dédié aux projets de traitement et de valorisation des eaux usées traduit par ailleurs la volonté des pouvoirs publics de renforcer la coordination entre les différents acteurs concernés, notamment les secteurs de l’agriculture, de l’environnement, de la santé et de l’assainissement. Cette gouvernance concertée apparaît indispensable pour lever les obstacles techniques, réglementaires et institutionnels qui freinent encore le développement de ces projets. Cependant, au-delà des aspects techniques, le principal défi reste celui de l’acceptabilité. Le succès de cette stratégie dépendra de la confiance des agriculteurs, des professionnels et des consommateurs. Les questions liées à la sécurité sanitaire, à la qualité des productions et à la traçabilité devront être traitées avec rigueur afin de garantir une utilisation sûre et durable decette ressource. À travers cette démarche, la Tunisie semble amorcer une transition importante dans sa politique agricole et hydrique. En transformant les eaux usées traitées en une ressource productive, le pays cherche non seulement à répondre aux défis du changement climatique, mais également à consolider sa souveraineté alimentaire, soutenir son élevage et préparer l’agriculture de demain à un contexte où chaque goutte d’eau devient stratégique. source http://www.agriculture.tn/ Laissez un commentaire Annuler la réponse Connexion en tant que Agrohealth. Modifier votre profil. Se déconnecter ? Les champs obligatoires sont indiqués avec * Message* Chronique All Posts Chronique Tomate séchée: le potentiel encore sous-exploité de la Tunisie juin 25, 2026/Agrohealth Pastèque rouge ou pastèque jaune: une question de couleur… ou bien plus? juin 19, 2026/Agrohealth Dr Fatma Rebai: Nos papilles sont-elles victimes de l’alimentation moderne ? juin 13, 2026/Dr Fatma Rebai L’amande tunisienne: un fruit qui accompagne les saisons juin 12, 2026/Agrohealth PUB Actuhealth Dr Fatma Rebai- Sucre, sel, café: quand l’alimentation influence l’oreille interne juin 24, 2026 Été, voyages et festivités: comment garder une alimentation équilibrée et rester bien hydraté juin 12, 2026 Le rôle du consommateur dans la sécurité alimentaire: un maillon essentiel de la chaîne juin 9, 2026 Load More Élevage Aquaculture en Tunisie: quand la mer devient un nouveau champ de production juin 25, 2026 Élevage de poules en Tunisie: une filière essentielle sous pression juin 5, 2026 L’élevage en Tunisie : des éleveurs sous pression, un secteur essentiel à préserver juin 1, 2026 Load More
Dr Fatma Rebai- Sucre, sel, café: quand l’alimentation influence l’oreille interne

PUB Actuhealth Dr Fatma Rebai- Sucre, sel, café: quand l’alimentation influence l’oreille interne Par Dr Fatma Rebai. Médecin ORL – Et si certains vertiges commençaient dans l’assiette plutôt que dans l’oreille? Lorsqu’un patient consulte pour des vertiges, il s’attend rarement à parler de son alimentation. La plupart du temps, il imagine un problème de l’oreille interne, des cristaux déplacés, une infection ou parfois une cause neurologique. Pourtant, au fil des consultations, une réalité revient régulièrement: notre équilibre ne dépend pas uniquement de nos oreilles. Il dépend aussi de notre mode de vie et, notamment, de ce que nous mangeons et buvons chaque jour. Cette idée peut sembler surprenante. Pourtant, l’oreille interne est l’un des organes les plus sensibles de notre organisme. Un organe minuscule, un rôle essentiel Nichée au cœur de l’os temporal, l’oreille interne ne sert pas seulement à entendre. Elle joue également un rôle fondamental dans notre équilibre. Pour fonctionner correctement, elle a besoin d’un environnement remarquablement stable. Ses cellules sensorielles baignent dans des liquides dont la composition est finement régulée. C’est grâce à cet équilibre délicat que notre cerveau peut interpréter correctement les mouvements de la tête et nous permettre de rester stables dans l’espace. Lorsque cet équilibre est perturbé, des symptômes peuvent apparaître: vertiges, instabilité, sensation d’oreille bouchée ou encore acouphènes. Et c’est précisément là que certains facteurs alimentaires peuvent entrer en jeu. Le sel: un excès qui peut peser sur l’équilibre Le sel est partout dans notre alimentation moderne. Bien au-delà de la salière, il se cache dans les plats préparés, les charcuteries, les fromages, les sauces industrielles et de nombreux produits transformés. Chez certaines personnes, notamment celles atteintes de maladie de Ménière, une consommation excessive de sel peut favoriser la rétention d’eau et influencer l’équilibre des liquides de l’oreille interne. C’est la raison pour laquelle les spécialistes recommandent souvent de limiter les excès de sodium dans le cadre de la prise en charge de cette maladie. Le paradoxe est intéressant: nous recherchons souvent le goût du sel sans imaginer qu’il puisse parfois influencer notre sensation d’équilibre. Le sucre: une relation encore mal connue Le sucre agit de façon plus discrète.Après un repas très riche en sucres rapides, notre organisme doit gérer des variations de glycémie parfois importantes. Ces fluctuations peuvent avoir des répercussions sur différents mécanismes métaboliques. Depuis plusieurs années, des chercheurs s’intéressent aux liens possibles entre certains troubles de la régulation du glucose et différents symptômes tels que les vertiges ou les acouphènes. Les résultats restent encore discutés et aucune conclusion définitive ne peut être tirée. Néanmoins, ces observations rappellent une réalité importante: l’oreille interne ne fonctionne jamais isolément. Elle dépend du bon fonctionnement de l’ensemble de l’organisme. Le café: ami ou adversaire? Le café occupe une place particulière dans les consultations ORL. Longtemps considéré comme responsable de nombreux symptômes, il conserve encore aujourd’hui une réputation parfois sulfureuse. La réalité est probablement plus nuancée.Chez certaines personnes sensibles, la caféine peut favoriser l’anxiété, les palpitations, les troubles du sommeil ou certaines formes de migraine vestibulaire. Certains patients rapportent également une majoration de leurs acouphènes après la consommation de boissons caféinées. Pour autant, il n’existe pas de réponse universelle. Ce qui gêne une personne peut être parfaitement bien toléré par une autre. Comme souvent en médecine, tout est affaire de mesure, de contexte et de susceptibilité individuelle. Une oreille qui reflète notre mode de vie Nous avons longtemps considéré les vertiges comme un problème exclusivement mécanique ou neurologique. Aujourd’hui, notre compréhension de ces symptômes est plus globale. L’oreille interne est étroitement liée au reste du corps. Son fonctionnement dépend de nombreux paramètres: la circulation sanguine, l’hydratation, le métabolisme, la qualité du sommeil, l’activité physique et, bien sûr, l’alimentation. Dans une société où les maladies métaboliques progressent et où les aliments ultra-transformés occupent une place croissante dans nos habitudes alimentaires, cette approche mérite toute notre attention. Repenser le vertige Face à un patient souffrant de vertiges, la question ne devrait peut-être plus être uniquement: «Que se passe-t-il dans son oreille?» Mais aussi: «Que se passe-t-il dans son mode de vie?» Car l’oreille interne est un organe fascinant. Minuscule, silencieux, invisible, mais extraordinairement sensible à l’équilibre général de notre organisme. Sans faire du contenu de l’assiette l’explication de tous les vertiges, il est aujourd’hui raisonnable de considérer que certaines habitudes alimentaires peuvent, chez certains patients, influencer l’expression de certains symptômes. Parfois, retrouver son équilibre commence simplement par regarder différemment ce que l’on met dans son panier de courses. Laissez un commentaire Annuler la réponse Connexion en tant que Agrohealth. Modifier votre profil. Se déconnecter ? Les champs obligatoires sont indiqués avec * Message* Chronique All Posts Chronique Pastèque rouge ou pastèque jaune: une question de couleur… ou bien plus? juin 19, 2026/Agrohealth Dr Fatma Rebai: Nos papilles sont-elles victimes de l’alimentation moderne ? juin 13, 2026/Dr Fatma Rebai L’amande tunisienne: un fruit qui accompagne les saisons juin 12, 2026/Agrohealth Le mûrier en Tunisie, un arbre discret entre mémoire rurale et richesse naturelle juin 8, 2026/Agrohealth PUB Actuhealth Dr Fatma Rebai- Sucre, sel, café: quand l’alimentation influence l’oreille interne juin 24, 2026 Été, voyages et festivités: comment garder une alimentation équilibrée et rester bien hydraté juin 12, 2026 Le rôle du consommateur dans la sécurité alimentaire: un maillon essentiel de la chaîne juin 9, 2026 Load More Élevage Élevage de poules en Tunisie: une filière essentielle sous pression juin 5, 2026 L’élevage en Tunisie : des éleveurs sous pression, un secteur essentiel à préserver juin 1, 2026 Abeilles en Tunisie : ces précieuses ouvrières que le climat met à rude épreuve juin 1, 2026 Load More
Barrages en Tunisie: un répit hydrique bienvenu, mais la vigilance reste de mise

PUB Actuagro Barrages en Tunisie: un répit hydrique bienvenu, mais la vigilance reste de mise Après plusieurs années marquées par la sécheresse, les restrictions d’eau et l’inquiétude grandissante autour des ressources hydriques, la Tunisie aborde l’été 2026 dans des conditions nettement plus favorables. Selon le directeur général des barrages et des grands travaux hydrauliques au ministère de l’Agriculture, Faïez Moslem, les barrages du pays affichent actuellement un taux de remplissage d’environ 60% de leur capacité totale, un niveau qualifié de «très rassurant». Cette annonce constitue un bon nouveau tant pour les citoyens que pour les agriculteurs. Elle contraste fortement avec la situation observée ces dernières années, lorsque la faiblesse des précipitations avait entraîné une baisse préoccupante des réserves d’eau et conduit les autorités à prendre des mesures exceptionnelles pour préserver les ressources disponibles. À la même période en 2025, le taux de remplissage des barrages ne dépassait pas 41%, ce qui met en évidence l’amélioration significative enregistrée cette année. Cette évolution s’explique principalement par les importantes pluies qui ont alimenté les barrages du Nord et du Cap Bon, régions qui concentrent une grande partie des ressources en eau de surface du pays. Grâce à ces apports, la Tunisie dispose aujourd’hui d’un stock hydrique capable de répondre aux besoins de la saison estivale, période traditionnellement marquée par une forte consommation d’eau, aussi bien pour les usages domestiques que pour les activités agricoles. Pour le secteur agricole, cette situation représente un véritable soulagement. L’eau demeure le principal facteur de production pour les cultures irriguées, qui jouent un rôle essentiel dans l’approvisionnement du marché national en fruits, légumes et produits alimentaires de base. Des réserves plus abondantes permettent non seulement de sécuriser les campagnes agricoles, mais également de réduire les risques de baisse de rendement et les pertes économiques liées au stress hydrique. Dans un contexte où la sécurité alimentaire est devenue un enjeu stratégique, la disponibilité de l’eau constitue plus que jamais un élément déterminant de la souveraineté nationale. Cependant, derrière cet indicateur globalement positif se cachent des réalités régionales plus contrastées. Le responsable du ministère a notamment souligné les difficultés rencontrées par certains barrages du Centre du pays, à l’image du barrage de Nebhana, qui continue de souffrir d’un manque d’apports. Cette situation rappelle que les ressources hydriques tunisiennes restent inégalement réparties entre les différentes régions. Alors que les barrages du Nord bénéficient généralement de précipitations plus abondantes, les zones du Centre et du Sud demeurent davantage exposées aux effets de l’aridité et de la variabilité climatique. Cette amélioration du niveau de remplissage des barrages ne doit donc pas être interprétée comme la fin des préoccupations liées à l’eau. Les experts s’accordent à considérer que les épisodes de sécheresse risquent de devenir plus fréquents et plus intenses sous l’effet du changement climatique. Dans ce contexte, les bonnes performances enregistrées en 2026 offrent surtout une opportunité pour renforcer les politiques de gestion durable de l’eau, moderniser les systèmes d’irrigation, réduire les pertes dans les réseaux de distribution et développer des ressources alternatives telles que le dessalement de l’eau de mer et la réutilisation des eaux usées traitées. L’amélioration constatée cette année constitue ainsi un signal encourageant pour l’agriculture, l’alimentation et l’économie nationale. Elle témoigne de l’importance des précipitations dans l’équilibre hydrique du pays, tout en rappelant que la sécurité de l’eau ne peut reposer uniquement sur les aléas climatiques. Si les barrages tunisiens abordent l’été 2026 avec un niveau de remplissage rassurant, la préservation de cette ressource stratégique demeure un défi permanent pour garantir l’avenir agricole et alimentaire du pays. Le saviez-vous? «Chaque point de remplissage supplémentaire des barrages améliore non seulement la disponibilité de l’eau pour l’agriculture, mais contribue également à la stabilité des prix alimentaires, à la préservation des cultures et à la sécurité sanitaire des populations grâce à un meilleur accès à l’eau potable». Source http://www.agriculture.tn/ Laissez un commentaire Annuler la réponse Connexion en tant que Agrohealth. Modifier votre profil. 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Préserver notre patrimoine végétal: une responsabilité collective

PUB Actuagro Préserver notre patrimoine végétal: une responsabilité collective À travers ce rappel, le ministère de l’Agriculture, des Ressources hydrauliques et de la Pêche souligne l’importance de la vigilance face aux risques liés à l’introduction de plantes et de produits végétaux en provenance de l’étranger. Derrière un simple plant, une bouture ou un fruit peuvent se cacher des insectes nuisibles ou des agents pathogènes capables de provoquer des dégâts considérables aux cultures nationales. L’expérience a montré que l’introduction d’organismes nuisibles peut avoir des conséquences durables sur certaines filières agricoles, entraînant des pertes économiques importantes et menaçant la production locale. Dans un contexte marqué par les défis climatiques et la nécessité de renforcer notre souveraineté alimentaire, la protection du patrimoine végétal tunisien constitue un enjeu stratégique majeur. La préservation de nos vergers, de nos cultures et de nos espaces verts est l’affaire de tous. En respectant les consignes des autorités phytosanitaires et en s’abstenant d’introduire des plantes ou des produits végétaux non contrôlés, chaque citoyen, membre de la diaspora ou visiteur contribue à la protection de l’agriculture tunisienne, de la biodiversité nationale et de l’avenir de notre sécurité alimentaire. « Cet appel s’inscrit dans le cadre des efforts déployés par le ministère de l’Agriculture pour prévenir l’introduction d’organismes nuisibles et protéger durablement les cultures, les vergers et les écosystèmes agricoles tunisiens». Source Ministère de l’Agriculture, des Ressources hydrauliques et de la Pêche de Tunisie Laissez un commentaire Annuler la réponse Connexion en tant que Agrohealth. Modifier votre profil. Se déconnecter ? Les champs obligatoires sont indiqués avec * Message* Chronique All Posts Chronique Pastèque rouge ou pastèque jaune: une question de couleur… ou bien plus? juin 19, 2026/Agrohealth Dr Fatma Rebai: Nos papilles sont-elles victimes de l’alimentation moderne ? juin 13, 2026/Dr Fatma Rebai L’amande tunisienne: un fruit qui accompagne les saisons juin 12, 2026/Agrohealth Le mûrier en Tunisie, un arbre discret entre mémoire rurale et richesse naturelle juin 8, 2026/Agrohealth PUB Actuhealth Été, voyages et festivités: comment garder une alimentation équilibrée et rester bien hydraté juin 12, 2026 Le rôle du consommateur dans la sécurité alimentaire: un maillon essentiel de la chaîne juin 9, 2026 Sécurité alimentaire, de la ferme à la table une responsabilité partagée juin 8, 2026 Load More Élevage Élevage de poules en Tunisie: une filière essentielle sous pression juin 5, 2026 L’élevage en Tunisie : des éleveurs sous pression, un secteur essentiel à préserver juin 1, 2026 Abeilles en Tunisie : ces précieuses ouvrières que le climat met à rude épreuve juin 1, 2026 Load More