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Fête nationale de la Femme: Des champs à l’IA, ces Tunisiennes qui façonnent l’agriculture de demain

PUB Actuagro Fête nationale de la Femme: Des champs à l’IA, ces Tunisiennes qui façonnent l’agriculture de demain À l’occasion de la Fête nationale de la Femme tunisienne, célébrée chaque année le 13 août, AgroHealth rend hommage à celles qui, à tous les niveaux de la chaîne agricole et agroalimentaire, contribuent à nourrir le pays, à préserver ses ressources et à préparer son avenir.   Des femmes rurales qui travaillent la terre aux ingénieures et chercheuses qui développent de nouvelles solutions agronomiques, en passant par les entrepreneures qui investissent dans les technologies numériques, la robotique ou l’intelligence artificielle, leur rôle dans l’agriculture tunisienne ne cesse de se transformer.   Cette dynamique prend une résonance particulière en 2026, proclamée par les Nations unies Année internationale de la femme agricultrice. Une initiative qui vise notamment à mieux reconnaître la contribution des femmes aux systèmes agroalimentaires et à agir contre les inégalités persistantes en matière d’accès à la terre, au financement, aux technologies, à la formation et aux services agricoles. La femme rurale, gardienne d’un savoir agricole Bien avant les capteurs connectés, les drones et l’intelligence artificielle, les campagnes tunisiennes disposaient déjà d’une technologie précieuse: le savoir transmis de génération en génération.   Dans les différentes régions du pays, les femmes participent depuis longtemps à toutes les étapes de l’activité agricole et agroalimentaire. Elles sèment, entretiennent les cultures, récoltent, trient, transforment et commercialisent les produits.   Elles interviennent également dans l’élevage, la conservation des semences et la transmission des pratiques liées aux produits du terroir. Une grande partie de cette contribution est pourtant restée longtemps peu visible. Le travail familial non rémunéré, notamment, a souvent été insuffisamment valorisé dans la mesure de l’activité économique.   Réduire la femme rurale à une simple force de travail agricole serait donc une erreur. Elle est aussi détentrice de savoirs, actrice de la sécurité alimentaire, maillon des chaînes de valeur et, de plus en plus, entrepreneure.   À travers les produits du terroir, la transformation artisanale, les coopératives et les petites entreprises rurales, certaines femmes parviennent ainsi à convertir des ressources locales en activités génératrices de revenus.   Cette réalité prend toute son importance dans une agriculture tunisienne confrontée à des défis multiples: changement climatique, stress hydrique, vieillissement de la population agricole, pression sur les ressources naturelles et nécessité de renforcer la valeur ajoutée des productions. Des champs aux laboratoires: quand les femmes font avancer la science agricole À cette agriculture fondée sur l’expérience s’ajoute aujourd’hui une agriculture de plus en plus portée par la connaissance scientifique et l’innovation.   Dans les universités, les écoles d’ingénieurs, les centres de recherche et les entreprises, de nombreuses Tunisiennes se forment et travaillent dans des domaines aussi variés que l’agronomie, la biologie, les sciences de l’environnement, l’irrigation, la protection des végétaux, la génétique, la transformation alimentaire ou encore la gestion des ressources naturelles.   Leur contribution est essentielle dans un contexte où produire davantage ne suffit plus. Il faut désormais produire mieux, avec moins d’eau, moins d’intrants et une meilleure adaptation aux nouvelles conditions climatiques.   Analyser un sol, sélectionner une variété plus résistante à la sécheresse, améliorer une technique d’irrigation, détecter précocement une maladie ou optimiser un procédé de transformation: derrière chacune de ces avancées se trouvent des années de recherche, d’expérimentation et de transfert de connaissances.   La science agricole n’est donc pas éloignée de la réalité des exploitations. Elle y retourne constamment, sous forme de nouvelles pratiques, de nouvelles technologies et de nouvelles solutions. L’intelligence artificielle entre dans les champs Une nouvelle révolution est désormais en marche: celle de la donnée. Capteurs connectés, drones, imagerie satellitaire, plateformes numériques, robotique et intelligence artificielle commencent à transformer les méthodes de production agricole.   Leur objectif n’est pas nécessairement de remplacer l’agriculteur, mais de lui fournir des informations plus précises pour prendre de meilleures décisions. L’intelligence artificielle peut notamment contribuer à analyser des images de cultures, identifier certains symptômes de maladies, suivre l’état végétatif des plantes, anticiper les besoins en irrigation ou encore optimiser l’utilisation des intrants.   Dans une Tunisie confrontée à une pression croissante sur les ressources hydriques, ces outils pourraient jouer un rôle important dans le développement d’une agriculture de précision, capable d’adapter les interventions aux besoins réels des cultures.   Mais cette transformation technologique pose aussi une question essentielle : qui conçoit les outils de l’agriculture de demain? La réponse passe également par les femmes. Ingénieures, chercheuses, développeuses, entrepreneures ou spécialistes des données, des Tunisiennes investissent progressivement ces nouveaux domaines. Elles ne sont plus seulement présentes sur le terrain comme utilisatrices des technologies: elles participent aussi à leur conception et à leur déploiement. De l’exploitation à la startup: une nouvelle figure de l’entrepreneure agricole L’évolution du rôle des femmes dans l’agriculture se mesure également à travers l’entrepreneuriat. Dans les territoires ruraux comme dans les pôles urbains, de nouvelles initiatives féminines apparaissent dans la transformation des produits agricoles, l’agroalimentaire, les services agricoles, l’agriculture biologique, l’agritourisme et les solutions numériques.   Cette évolution est stratégique. Car l’avenir de l’agriculture tunisienne ne dépendra pas uniquement de la capacité à produire. Il dépendra aussi de la capacité à créer de la valeur autour de la production, à mieux organiser les chaînes de valeur et à rapprocher producteurs, consommateurs, marchés et technologies.   L’entrepreneuriat féminin peut ainsi devenir un levier de diversification économique et de revitalisation des territoires ruraux.   Mais pour que ce potentiel se transforme en véritable dynamique économique, les obstacles restent nombreux: accès au financement, au foncier, aux équipements, à la formation, aux marchés et aux réseaux professionnels.   Ces barrières sont précisément au cœur des enjeux mis en avant par l’Année internationale de la femme agricultrice 2026. Le 13 août: célébrer, mais surtout regarder vers l’avenir La Fête nationale de la Femme ne devrait pas être seulement un rendez-vous symbolique. Elle peut aussi être l’occasion de poser une question fondamentale: quelle place voulons-nous réellement donner aux femmes dans l’agriculture tunisienne de demain?   Une agriculture plus résiliente aura besoin de leurs savoirs. Une agriculture confrontée au stress

L’alfa tunisien: une richesse de la steppe entre crise et renaissance

PUB Actuagro L’alfa tunisien: une richesse de la steppe entre crise et renaissance De la terre de Kasserine aux feuilles de papier, l’alfa raconte une histoire où se croisent environnement, économie, industrie et mémoire rurale. Aujourd’hui fragilisée par la dégradation des steppes et les difficultés de sa filière industrielle, cette plante emblématique pourrait pourtant trouver une nouvelle place dans l’économie verte.   Dans les paysages arides du Centre-Ouest tunisien, l’alfa pousse souvent dans le silence. Ses touffes vert-gris s’étendent sur les terres sèches de Kasserine, de Sidi Bouzid, de Gafsa et de Kairouan. Pour celui qui traverse ces territoires, elle peut sembler n’être qu’une herbe parmi d’autres.   Pourtant, derrière cette plante discrète se cache une véritable histoire économique et sociale.   L’alfa, ou Stipa tenacissima L., est à la fois une composante essentielle des steppes tunisiennes, une matière première industrielle et une source de revenus pour des milliers de familles rurales. Elle a donné naissance à une filière qui relie directement la steppe à l’industrie du papier. Mais cette histoire est aujourd’hui à un tournant. Une plante adaptée à l’extrême L’alfa est une graminée vivace caractéristique des régions arides et semi-arides du bassin méditerranéen. Ses feuilles étroites et fibreuses peuvent atteindre près d’un mètre de longueur. Cette morphologie, associée à sa capacité à vivre dans des milieux secs, lui permet de résister à des conditions auxquelles beaucoup d’autres plantes ne pourraient pas s’adapter.   En Tunisie, les steppes d’alfa constituent l’un des paysages végétaux caractéristiques des régions les plus sèches. Elles ne sont toutefois pas de simples étendues de végétation: elles abritent une diversité floristique et participent au fonctionnement des écosystèmes steppiques.   Des travaux réalisés sur dix sites tunisiens ont montré que les steppes à alfa sont soumises à une dégradation continue, avec une diminution de la couverture végétale et de la biodiversité dans les milieux les plus dégradés. Le surpâturage et l’aridification figurent notamment parmi les facteurs associés à cette fragilisation.   L’alfa joue ainsi un rôle qui dépasse largement sa valeur économique: préserver ses peuplements, c’est aussi préserver les sols et les équilibres écologiques des steppes.   De la plante sauvage à une filière industrielle L’histoire industrielle de l’alfa tunisien est intimement liée à Kasserine. La Société nationale de cellulose et de papier alfa (SNCPA) trouve son origine dans les anciennes structures industrielles créées pour transformer l’alfa en pâte à papier.   La société publique actuelle a été créée en 1980 par la fusion de la Société nationale tunisienne de cellulose, créée en 1956, et de la Société tunisienne de papier alfa, créée en 1968. Elle constitue aujourd’hui un important pôle industriel du Centre-Ouest tunisien.   La filière commence cependant bien avant l’entrée de l’alfa dans l’usine. La SNCPA indique qu’elle collecte en moyenne environ 40 000 tonnes d’alfa par an, auprès de collecteurs répartis principalement dans quatre gouvernorats: Kasserine, Sidi Bouzid, Gafsa et Kairouan.   Cette collecte s’appuie sur 75 centres d’achat et concerne environ 6 000 familles. Le transport et les opérations liées à la préparation de la plante font également intervenir près d’un millier de personnes.   Derrière chaque tonne récoltée, il y a donc des familles, des travailleurs et tout un réseau économique rural. C’est ce qui donne à l’alfa une dimension profondément humaine. Quand la steppe devient du papier Une fois récoltée, séchée et pressée, la plante rejoint l’usine où ses fibres sont transformées en pâte.   Cette fibre possède des caractéristiques particulières qui expliquent son intérêt pour l’industrie papetière. Sa composition et ses propriétés mécaniques lui confèrent une valeur importante pour la fabrication de certaines catégories de papier.   Des travaux scientifiques menés en Tunisie ont montré que les propriétés des fibres varient notamment selon la saison, le site et le stade biologique de la plante.   La SNCPA indique pour sa part une capacité moyenne de production d’environ 12 000 tonnes de pâte d’alfa par an, destinée entièrement à l’exportation vers l’Europe, l’Asie et les États-Unis.   La pâte d’alfa est notamment appréciée pour ses propriétés mécaniques, optiques et pour sa capacité à absorber l’encre. Elle peut entrer dans la fabrication de papiers de qualité, de papiers filtres ou encore de certains papiers techniques.   La même entreprise annonce une capacité de production d’environ 25 000 tonnes de papier d’écriture et d’impression par an, avec plusieurs catégories de papiers blancs et colorés.   Ainsi, une plante qui pousse dans une steppe sèche peut se retrouver, quelques jours plus tard, transformée en matière première industrielle. Mais la ressource naturelle s’épuise Cette filière repose toutefois sur un équilibre fragile: l’industrie a besoin de l’alfa, tandis que l’alfa a besoin d’un écosystème capable de se régénérer.   Or, cet équilibre est soumis à de fortes pressions. La sécheresse et la variabilité climatique affectent les écosystèmes steppiques. Une étude consacrée à l’impact du changement climatique sur la distribution de Stipa tenacissima en Tunisie prévoit une diminution importante des habitats climatiquement favorables à l’espèce dans les scénarios étudiés.   À cela s’ajoutent les pressions humaines: surpâturage, dégradation des parcours, interventions sur les sols et autres perturbations.   Une étude publiée en 2026, consacrée à des peuplements d’alfa de Kasserine, Sidi Bouzid et Sfax, confirme que les perturbations humaines et la variabilité climatique influencent fortement le fonctionnement physiologique et écologique de la plante.   Le problème n’est donc pas seulement de savoir combien d’alfa on peut récolter, mais surtout combien la steppe peut supporter sans perdre sa capacité de régénération. Récolter l’alfa: une question de calendrier et de méthode La récolte elle-même mérite une attention particulière. L’alfa n’a pas les mêmes caractéristiques tout au long de l’année. Des recherches menées dans la région de Kasserine ont montré que la longueur, la largeur et la finesse des fibres évoluent selon la saison et le niveau de la feuille.   Les chercheurs soulignent que ces résultats peuvent contribuer à établir des programmes de récolte mieux adaptés à la biologie de la plante.   Une autre étude menée à Sbeïtla, dans le gouvernorat de Kasserine, a également

Pr. Dhia Bouktila – Jendouba, le berceau vert de la Tunisie fertile [La Tunisie fertile (2)]

PUB Chronique Pr. Dhia Bouktila – Jendouba, le berceau vert de la Tunisie fertile [La Tunisie fertile (2)] Par Pr. Dhia Bouktila. Professeur de Génétique à l’Université de Monastir – Après avoir parcouru les grandes plaines céréalières de Béja, cœur historique de la Tunisie nourricière, «La Tunisie fertile» poursuit son voyage vers un territoire voisin, intimement lié au précédent par une même histoire de l’eau, des sols et du vivant. De Tabarka à Ghardimaou, d’Aïn Draham à Boussalem, des paysages forestiers aux plaines agricoles de la Medjerda, Jendouba dévoile une mosaïque d’agrosystèmes, de traditions culinaires et de ressources biologiques qui racontent une autre facette de la Tunisie fertile. Un territoire où les produits du terroir, les savoir-faire ancestraux et les défis contemporains de durabilité et de sécurité alimentaire s’entremêlent. Bienvenue dans une Tunisie où les forêts sont des sources et les terres des promesses. Bienvenue à Jendouba, terre où l’eau devient vie.   Figure 1. Vue panoramique de la région de Jendouba. Source: visittunisie.com 1. La fertilité commence en amont Lorsque la pluie tombe sur une forêt, l’histoire de la fertilité commence bien avant le champ. Dans l’imaginaire agricole tunisien, Béja occupe naturellement la place du grand grenier. Jendouba raconte une autre histoire. Elle n’est pas seulement une terre agricole : elle est aussi un territoire hydrologique.   Sa géographie produit quelque chose de plus précieux qu’une simple surface cultivable: elle organise un cycle de l’eau dont dépend une grande partie de la fertilité régionale.   Montagnes, collines et plaines s’y succèdent, depuis les reliefs de la Kroumirie et des Mogods jusqu’aux zones basses de la vallée de la Medjerda. Les espaces forestiers s’étendent sur une partie importante des reliefs, tandis que les cultures pluviales, notamment céréalières, occupent les plaines et les collines.   Lorsqu’une pluie atteint une forêt, toute l’eau ne suit pas le même chemin. Une partie est interceptée par la végétation, une autre s’infiltre progressivement dans le sol, une autre encore alimente le ruissellement.   Le couvert végétal ralentit ainsi les écoulements, limite l’érosion et contribue au fonctionnement des bassins versants. La forêt n’est donc pas un paysage posé à côté de l’agriculture. Elle participe au fonctionnement du système qui la rend possible.   Elle protège les sols, influence les flux d’eau et contribue à maintenir les équilibres écologiques dont dépendent les terres cultivées. C’est ici qu’apparaît une idée essentielle de l’agroécologie moderne: la fertilité d’une parcelle peut dépendre de processus qui se déroulent bien au-delà de ses limites.   À Jendouba, comprendre l’agriculture suppose donc de regarder en amont du champ: vers la montagne, la forêt, les sols et le bassin versant. 2. La Medjerda, l’artère de la fertilité Après la forêt vient l’eau. À Jendouba, elle a un nom: la Medjerda. La rivière n’est pas ici un simple élément du paysage.   Elle constitue l’infrastructure naturelle majeure autour de laquelle s’est organisée une grande partie de l’agriculture du gouvernorat. Alimentée par les eaux venues des massifs montagneux et forestiers, elle traverse le territoire et accompagne progressivement la transformation des paysages, des reliefs de l’amont jusqu’aux grandes plaines agricoles.   À cette infrastructure naturelle, l’agriculture a progressivement ajouté ses propres systèmes hydrauliques: barrages, lacs et retenues collinaires, périmètres irrigués, canaux et réseaux de distribution.   Le gouvernorat de Jendouba dispose de quatre grands barrages: Béni M’tir, Ezzarga, Barbara et Bou Hertma, auxquels s’ajoutent de nombreux barrages et lacs collinaires [1]. Les données officielles disponibles recensent notamment 17 barrages collinaires et 39 lacs collinaires, selon l’Atlas numérique du gouvernorat [2].   Jendouba dispose aujourd’hui d’un réseau important de périmètres irrigués, régulièrement documenté par le Ministère de l’Agriculture dans la Plateforme nationale des données ouvertes.   Cette dynamique se poursuit: en 2025, deux nouveaux périmètres publics irrigués ont été officiellement créés dans le gouvernorat, à Oued Zlazel, dans la délégation de Fernana (40 hectares), et à Bou Hertma 1–extension Somrane, à Balta-Bou Aouane (32 hectares) [3,4].   Cette maîtrise de l’eau a profondément transformé les systèmes agricoles de Jendouba, en permettant de compléter les grandes cultures pluviales par des productions irriguées, des cultures fourragères et des systèmes d’élevage plus diversifiés.   L’eau modifie alors profondément le fonctionnement des agrosystèmes. Elle ne détermine pas seulement les rendements: elle permet de diversifier les cultures. Dans les plaines, elle rend possibles des productions irriguées qui complètent les grandes cultures céréalières et renforcent le potentiel agricole du territoire.   Mais l’essentiel est ailleurs: la Medjerda relie les territoires. Ce qui tombe sous forme de pluie sur les forêts de l’amont, ce qui est retenu par les sols et recueilli dans les vallées, finit par rejoindre le réseau hydrographique et contribue au fonctionnement des terres agricoles situées plus bas.   La forêt, la montagne, les collines et la plaine ne constituent donc pas des paysages indépendants. Ils appartiennent à un même continuum hydrologique et agroécologique.   C’est à partir de cette rivière que nous pouvons maintenant comprendre Jendouba comme un véritable gradient de fertilité: partir des forêts de l’amont, suivre les territoires de transition, puis atteindre les grandes plaines de la Medjerda où l’eau, les sols et le travail agricole se combinent pour produire une part importante des richesses alimentaires du territoire.   À Jendouba, la fertilité ne reste pas immobile : elle circule avec l’eau.   Figure 2. La Medjerda (مجردة), vue depuis la route nationale 5. Source : Wikipedia.   3. De la forêt aux plaines: le gradient agroécologique de Jendouba Pour comprendre la richesse de Jendouba, il faut suivre le chemin de l’eau. Partir des montagnes et des massifs forestiers, descendre vers les collines et les vallées, puis rejoindre les grandes plaines qui s’ouvrent autour de la Medjerda.   Au fil de ce parcours, l’altitude change, les sols se transforment, les paysages s’ouvrent et les systèmes agricoles se diversifient.   C’est cette succession qui fait l’originalité du territoire. Sur quelques dizaines de kilomètres se côtoient forêts de chêne-liège et de chêne zéen, parcours et élevage, cultures céréalières, périmètres irrigués, arboriculture, maraîchage, apiculture et production laitière.   Chaque espace possède ses propres ressources et ses propres

La damassa de Kerkennah: quand la mémoire de la mer devient un patrimoine vivant (Vidéo et album photos)

Actuagro La damassa de Kerkennah: quand la mémoire de la mer devient un patrimoine vivant (Vidéo et album photos) Dossier préparer par AgroHealth et Najwa Chelli(*) . Vidéo Houcem Boudaya et photos festival Damassa –  À l’occasion de la 6ᵉ édition du Festival de la Damassa, qui se tiendra du 21 au 24 août à Al Attaya, à Kerkennah, cette pratique ancestrale revient au cœur de l’attention. À Kerkennah, la mer n’est pas seulement un espace de pêche. Elle est une mémoire,un territoire de savoirs et un élément essentiel de l’identité des insulaires.Depuis des générations, les Kerkenniens ont développé des techniques de pêcheadaptées à leur environnement marin, fondées sur une connaissance fine despoissons, des courants, des saisons et des fonds marins.   Télécharger le document en arabe https://www.agrohealth-tn.com/wp-content/uploads/2026/08/Damassa.mp4 Parmi ces pratiques ancestrales figure la damassa, une technique de pêche traditionnelle intimement liée à l’histoire et au mode de vie des habitants de l’archipel.   Aujourd’hui, alors que les méthodes modernes de pêche et les transformations environnementales bouleversent progressivement les équilibres anciens, la damassa apparaît comme bien plus qu’une ancienne technique: elle constitue un patrimoine vivant à préserver, à valoriser et à transmettre. Une technique née de la rencontre entre l’homme et la mer D’où vient la damassa? À quand remontent ses premières pratiques? Peut-on en déterminer avec précision les origines historiques?   Ces questions restent essentielles pour comprendre la place qu’occupe aujourd’hui cette technique dans la mémoire collective de Kerkennah.   Comme beaucoup de pratiques traditionnelles insulaires, la damassa s’est construite au fil du temps à partir de l’observation du milieu marin et de l’adaptation des populations aux ressources disponibles.   Son histoire est ainsi indissociable de celle des Kerkenniens eux-mêmes. Dans un environnement où la terre agricole est limitée et où la mer constitue depuis toujours une source majeure de nourriture et de revenus, les habitants ont développé une véritable culture maritime.   La damassa témoigne de cette capacité à lire la mer, à comprendre ses rythmes et à exploiter ses ressources grâce à un savoir empirique transmis de génération en génération. Pourquoi Al Attaya? La persistance de cette pratique à Al Attaya n’est certainement pas le fruit du hasard.   La configuration particulière des côtes de Kerkennah, la faible profondeur de certaines zones marines et les caractéristiques du milieu ont favorisé le développement de techniques de pêche adaptées à cet environnement.   La damassa est pratiquée dans des zones où le niveau de l’eau permet aux pêcheurs de se tenir debout et de se déplacer à pied.   Cette caractéristique est essentielle au déroulement de la technique, qui repose largement sur l’intervention directe des pêcheurs dans l’eau.   Pendant des décennies, voire des siècles, les pêcheurs ont accumulé des connaissances empiriques concernant les lieux de passage des poissons, les périodes favorables à la pêche, les mouvements de l’eau et les conditions du milieu.   Ce savoir n’était pas consigné dans des manuels. Il se transmettait par l’observation, l’expérience et la pratique.   C’est précisément ce qui donne à la damassa une valeur particulière: derrière une technique de pêche se cache tout un système de connaissances sur le fonctionnement du milieu marin. Une technique fondée sur la discipline et le travail collectif La damassa repose avant tout sur une organisation collective particulièrement rigoureuse.   Chaque embarcation, ou felouque, joue un rôle précis dans l’opération de pêche, tandis que la coordination entre les différents groupes sont placés sous l’autorité de responsables chargés de diriger les opérations.   Le babour, terme local désignant la grande embarcation de pêche, intervient également dans cette organisation, aux côtés des différentes felouques utilisées au cours de l’opération.   La technique exige une parfaite coordination: lorsqu’un membre du groupe commet une erreur, celle-ci peut avoir des conséquences sur l’ensemble de l’opération.   Les pêcheurs insistent ainsi sur l’importance de la discipline, du respect des consignes et de la hiérarchie entre les membres du groupe.   Cette organisation fait de la damassa une véritable «école de la mer». Les jeunes y apprennent non seulement les gestes techniques, mais également les règles du métier, le respect des aînés, la solidarité et le travail collectif. Comment se pratique la damassa? La technique consiste notamment à installer la damassa et le mur (السور), puis à faire intervenir les khabbata, les pêcheurs chargés de frapper la surface de l’eau à l’aide de bâtons selon un rythme et une organisation précis.   Ces mouvements ont pour objectif de pousser les poissons vers le dispositif de capture. La technique cible notamment les poissons dits «sauteurs», comme le mulet et la mila, dont les comportements permettent aux pêcheurs de les orienter vers la zone de capture.   L’efficacité de la damassa repose donc moins sur la puissance des moyens utilisés que sur la précision des gestes, le respect du rythme et la coordination entre les différents participants.   La pratique est également réalisée de nuit. La damassa nocturne repose alors davantage encore sur le calme, la patience et l’observation. Les pêcheurs installent leurs filets de pêche et restent dans une relative tranquillité, à l’écoute des signes de la mer.   Le passage d’un banc de poissons peut être repéré grâce à un mouvement ou à un saut à la surface de l’eau, signal qui indique aux pêcheurs le moment où l’opération doit commencer.   Cette capacité à interpréter les moindres signes de la mer constitue l’un des aspects les plus remarquables de ce savoir traditionnel. Une activité économique, mais aussi un mode de vie À Kerkennah, la pêche traditionnelle n’a jamais été une simple activité économique. Elle a façonné les modes de vie, l’organisation sociale et même les relations entre les générations.   La damassa participait à cette économie locale fondée sur les ressources de la mer. Le poisson représentait une source de nourriture et de revenus pour les familles, tandis que les activités liées à la pêche faisaient vivre tout un réseau de personnes.   Mais son importance dépassait largement sa dimension économique. Elle appartenait au quotidien des communautés locales et contribuait à une identité

Zouhaïr Ben Amor: La compétition entre espèces, une force destructrice ou un moteur caché de la biodiversité?

PUB Chronique Zouhaïr Ben Amor: La compétition entre espèces, une force destructrice ou un moteur caché de la biodiversité? Par Zouhaïr Ben Amor (Universitaire) Réflexions sur une interaction fondamentale du vivant Dans le vaste théâtre du vivant, chaque espèce existe dans une relation permanente avec son environnement et avec les autres organismes qui partagent son espace écologique.   La nature n’est jamais un simple assemblage d’espèces indépendantes, elle constitue un réseau complexe d’interactions où chaque présence influence les trajectoires des autres. Parmi ces interactions, la compétition écologique occupe une place particulière, car elle révèle une dimension essentielle de la vie: l’obligation pour les organismes de composer avec la limitation des ressources.   Longtemps considérée comme une force essentiellement négative, responsable de l’exclusion et de la disparition locale des espèces, la compétition interspécifique apparaît aujourd’hui sous un jour plus nuancé.   Les recherches contemporaines montrent qu’elle ne représente pas uniquement une lutte pour survivre, mais également un processus créateur, capable de favoriser l’adaptation, la spécialisation et parfois même l’émergence d’une plus grande diversité biologique.   La compétition écologique naît lorsque plusieurs espèces dépendent de ressources communes qui deviennent insuffisantes pour satisfaire simultanément leurs besoins. Ces ressources peuvent être alimentaires, spatiales, lumineuses ou liées à la reproduction.   Dans un environnement donné, les espèces ne vivent donc pas seulement côte à côte, elles négocient constamment leur place dans un équilibre dynamique. Cette vision renouvelée de la compétition invite à dépasser une lecture simpliste fondée uniquement sur le conflit.   Le vivant ne fonctionne pas comme une bataille permanente où le plus fort élimine nécessairement le plus faible. Il fonctionne davantage comme un système d’ajustements successifs dans lequel les espèces développent des stratégies pour partager un même espace écologique. De l’exclusion compétitive à la coexistence écologique L’histoire de l’écologie moderne a longtemps été marquée par le principe d’exclusion compétitive proposé à partir des travaux de Gause.   Selon cette approche, deux espèces possédant exactement les mêmes exigences écologiques ne peuvent maintenir durablement une coexistence dans un environnement stable. L’une finit nécessairement par prendre l’avantage sur l’autre.   Cette idée a profondément influencé la compréhension des communautés biologiques. Elle a permis de montrer que la coexistence des espèces repose souvent sur une différenciation des niches écologiques. Autrement dit, deux espèces peuvent partager un même habitat à condition de ne pas exploiter exactement les mêmes ressources de la même manière.   Cependant, les observations réalisées dans les écosystèmes naturels ont progressivement montré que la réalité est beaucoup plus complexe. Les forêts, les océans, les prairies ou encore les milieux désertiques abritent souvent une grande diversité d’espèces qui semblent exploiter des ressources similaires tout en maintenant une coexistence durable.   Selon Chesson (2000), cette coexistence repose sur un équilibre entre deux forces : les différences écologiques qui réduisent la compétition directe et les mécanismes qui limitent l’avantage permanent d’une espèce sur une autre.   Ainsi, la compétition n’est pas nécessairement une route vers l’élimination, mais peut devenir un facteur favorisant l’organisation des communautés.   Cette perspective transforme profondément notre manière de considérer les interactions biologiques. La compétition devient alors un processus régulateur qui contribue à structurer les écosystèmes plutôt qu’un simple mécanisme de destruction. La niche écologique comme espace de compromis L’un des concepts les plus importants pour comprendre la compétition entre espèces est celui de niche écologique. Une espèce ne correspond pas seulement à un organisme occupant un lieu géographique précis, elle représente également un ensemble de conditions nécessaires à sa survie et à sa reproduction.   Lorsque deux espèces entrent en compétition, elles peuvent progressivement modifier leur utilisation des ressources afin de réduire leur chevauchement écologique. Cette séparation peut concerner l’espace, le temps ou les ressources consommées.   Dans une forêt tropicale par exemple, plusieurs espèces d’oiseaux peuvent se nourrir d’insectes présents sur les mêmes arbres, mais exploiter des zones différentes: certaines recherchent leurs proies dans la canopée, tandis que d’autres utilisent les branches basses ou le sol forestier.   Cette organisation limite la compétition directe et permet la coexistence. Les recherches récentes montrent que cette différenciation n’est pas toujours le résultat d’une évolution lente sur plusieurs générations.   Elle peut également apparaître rapidement grâce à la plasticité comportementale. Les organismes possèdent une capacité d’ajustement leur permettant de modifier leurs comportements face à la présence d’un compétiteur.   Cette plasticité représente aujourd’hui un élément majeur dans la compréhension des réponses des espèces aux changements environnementaux. Dans un monde soumis à des perturbations rapides, la capacité d’adaptation immédiate peut devenir un facteur déterminant de survie. La compétition comme moteur d’évolution Au-delà de ses effets immédiats sur la distribution des espèces, la compétition joue également un rôle profond dans les processus évolutifs. La pression exercée par les concurrents peut favoriser l’apparition de nouveaux caractères ou renforcer certaines spécialisations.   Darwin avait déjà souligné que la concurrence pour les ressources constituait une force importante dans la sélection naturelle. Les individus présentant des caractéristiques avantageuses dans un contexte compétitif disposent généralement d’un meilleur accès aux ressources et peuvent transmettre plus efficacement leurs traits aux générations suivantes.   Aujourd’hui, cette idée est enrichie par les approches modernes de l’écologie évolutive. La compétition peut entraîner une divergence progressive entre espèces proches, phénomène parfois appelé déplacement des caractères.    Lorsque deux espèces similaires coexistent dans un même environnement, la sélection naturelle peut favoriser l’apparition de différences morphologiques ou comportementales permettant une meilleure séparation des ressources.   Ainsi, paradoxalement, une interaction initialement négative peut contribuer à augmenter la diversité du vivant. La compétition crée une pression qui pousse les organismes à explorer de nouvelles solutions biologiques.   Cette relation complexe rappelle que les forces écologiques ne peuvent pas être classées simplement comme positives ou négatives. Une interaction défavorable à court terme peut produire des conséquences favorables à long terme pour la diversité globale. Les nouvelles menaces: changement climatique et espèces invasives La compréhension actuelle de la compétition écologique prend une importance particulière face aux bouleversements environnementaux contemporains.   Le changement climatique modifie profondément les conditions dans lesquelles les espèces interagissent.  

Nizar Aloui: Pourquoi la collecte des céréales diffère-t-elle de la production estimée à 20 millions de quintaux

Actuagro Nizar Aloui: Pourquoi la collecte des céréales diffère-t-elle de la production estimée à 20 millions de quintaux Par Nizar Aloui. Expert en politique agricole –  La production céréalière et la collecte réalisée constituent deux indicateurs statistiques distincts, bien que fortement corrélés. En effet, le volume collecté demeure tributaire du niveau de la production réalisée sur exploitation.   La collecte représente l’indicateur le plus facilement mesurable, dans la mesure où elle résulte de l’agrégation quotidienne des quantités réceptionnées au sein des centres de collecte de céréales répartis sur l’ensemble du territoire tunisien (environ 200 centres agrées d’une capacité de stockage de 8 millions quintaux (ONAGRI)).   Le cumul des volumes enregistrés entre le début de la campagne de collecte, généralement situé au début du mois de juin, et la clôture de la campagne permet ainsi d’établir cet indicateur avec une fiabilité très importante, dans la mesure où il repose sur un dénombrement physique et non sur une estimation.   Elle constitue, par ailleurs, la fraction commercialisable et effectivement mobilisable de la production, celle qui transite par les circuits officiels et alimente directement ou après une courte période de stockage les minoteries.   La production, en revanche, est un indicateur évalué avant la récolte, au niveau des parcelles ensemencées, par le recours à des techniques de télédétection, notamment l’estimation de l’indice de végétation NDVI, combinées à des enquêtes statistiques de terrain visant à caractériser les superficies emblavées par type de culture ainsi que le rendement en grain prévisionnel.   Il s’agit d’un indicateur dont l’élaboration s’avère nettement plus complexe, mobilisant des moyens humains, techniques et financiers conséquents, et dont l’estimation demeure, comme toute mesure statistique indirecte, affectée par une marge d’erreur inhérente à la méthode et l’’approche utilisée. Pourquoi est-il nécessaire d’estimer la production? L’estimation précoce de la production constitue une étape essentielle à l’entame de chaque campagne agricole. Elle fournit aux décideurs des informations actualisées et à temps opportun permettant d’anticiper les besoins, de planifier les interventions et d’assurer une gestion efficace de la filière céréalière.   En effet, cette estimation permet de:       · Planifier les opérations de collecte en adaptant les moyens logistiques au volume de production attendu. Une production élevée nécessite la mobilisation des ressources importantes notamment en matière d’équipements, de centres de collecte, de capacités de stockage, de moyens de transport y compris le transport ferroviaire, ainsi que des ressources humaines nécessaires au bon déroulement de la campagne de collecte.         · Programmer les importations en temps opportun, en fonction des disponibilités prévisionnelles de la production nationale et des volumes de collecte attendus, afin d’assurer un approvisionnement régulier du marché tout en optimisant les coûts d’importation.         · Appuyer la prise de décision publique en fournissant des informations fiables pour l’élaboration et l’ajustement des politiques agricoles, notamment celles relatives aux filières céréalière et fourragère (paille et foin).                Les estimations de production constituent ainsi un outil d’aide à la décision pour la gestion des stocks, la sécurité alimentaire et la mise en œuvre des dispositifs de soutien aux producteurs (ajustements des prix administré). Analyse de l’évolution de la production nationale et de la collecte des céréales sur la période 2015 – 2026 Quantités en millions de quintaux Source: Office des céréales, ONAGRI  L’analyse du tableau met en évidence que le taux moyen de collecte des céréales au cours de la période 2015–2026 s’est établi à 52%.  En d’autres termes, durant l’ensemble de la période étudiée, le taux de collecte est demeuré relativement stable, oscillant autour de 50 %. Cela signifie qu’en moyenne, les quantités collectées représentent environ la moitié de la production nationale estimée.   Dans ce contexte, le taux de collecte enregistré au titre de la campagne en cours s’inscrit dans la continuité de cette tendance historique, bien qu’il affiche une baisse par rapport à la campagne précédente (55% contre 66% enregistré la campagne précédente).   Cette diminution peut être attribuée à plusieurs facteurs, notamment:       · Les fractions d’épandage d’ammonitrate non effectuées en début de campagne à cause des problèmes d’approvisionnement.       · Un niveau plus élevé d’autoconsommation, en particulier pour la constitution des stocks de semences destinées à la campagne agricole suivante. Les déterminants économiques de l’écart entre la production estimée et la collecte N.B: Pour une compréhension approfondie de cette thématique, le lecteur est invité à consulter le site de l’ONAGRI, notamment l’article intitulé «Le bilan d’approvisionnement-utilisation des principales céréales produites en Tunisie», rédigé par Mme Nachaat Jaziri, Ingénieure générale. Cet article présente une analyse détaillée des différentes utilisations de la production céréalière et apporte des éléments d’explication sur les écarts observés entre la production estimée et les quantités collectées.   Sur le plan économique, l’écart entre l’estimation de la production nationale de céréales (estimée sur champ avant récolte) et les quantités collectées est normal et bien expliqué puisque la récolte est impérativement inférieure à la production.   La collecte ne représente que la part de la production qui transite par les circuits organisés de commercialisation.   Plusieurs facteurs expliquent cet écart: 1. Les pertes pré-récolte, pertes à la récolte et post-récolte Des pertes peuvent intervenir avant, en cours et après la récolte en raison: · Des pertes liées aux opérations de récolte: elles constituent généralement la principale source de pertes et peuvent, dans certains cas, dépasser 15 % de la production.          Leur ampleur dépend essentiellement de l’état, de la qualité et du réglage des équipements de récolte, ainsi que des conditions dans lesquelles les opérations de moisson sont réalisées.       · Du transport.       · Des attaques d’insectes, des oiseaux ou des rongeurs.       · Etc. 2. L’autoconsommation Une partie importante de la production est conservée par les agriculteurs pour satisfaire les besoins de l’exploitation et du ménage.   Cette autoconsommation comprend:       · Les semences de ferme destinées à la campagne agricole suivante: une partie de la production est conservée par les agriculteurs pour constituer leurs propres réserves de semences.    

Pr. Dhia Bouktila – Béja, le grenier vivant de la Tunisie: une terre, une mémoire, des gènes [La Tunisie fertile (1)]

Dhia-Bouktila - Jendouba

PUB Chronique Pr. Dhia Bouktila – Béja, le grenier vivant de la Tunisie: une terre, une mémoire, des gènes [La Tunisie fertile (1)] Par Pr. Dhia Bouktila. Professeur de Génétique à l’Université de Monastir – La collection «La Tunisie fertile» commence son voyage à Béja, car cette région illustre une idée essentielle: un territoire agricole n’est pas seulement une surface productive; c’est un écosystème vivant porteur d’une mémoire génétique et culturelle. Des plaines de la Medjerda aux jardins suspendus de Djebba, un territoire où les sols, les variétés locales et les savoir-faire construisent depuis des siècles une mémoire alimentaire tunisienne.   Béja, une exception fertile dans le paysage tunisien   Au nord-ouest de la Tunisie s’étend un territoire où la nature semble avoir réuni toutes les conditions de la fertilité: des collines verdoyantes, des plaines céréalières à perte de vue, des vallées irriguées et des terroirs qui comptent parmi les plus généreux du pays.   Depuis des siècles, cette terre nourrit les hommes et façonne leur histoire. Bienvenue à Béja, le grenier de la Tunisie. Figure 1. Le Pont Cinquième de Béja (قنطرة الخمسة بباجة), témoin du patrimoine architectural et historique de la vallée de la Medjerda.   Situé au cœur du Nord-Ouest tunisien, le gouvernorat de Béja représente l’un des territoires agricoles les plus emblématiques du pays. De la grande plaine de la Medjerda aux reliefs de Nefza, d’Amdoun et des montagnes proches de la Kroumirie, en passant par les paysages agricoles de Testour, Téboursouk, Medjez El Bab et les hauteurs exceptionnelles de Djebba El Olia, Béja offre une remarquable diversité d’agroécosystèmes.   Ici, l’agriculture n’est pas uniquement une activité économique. Elle est une identité du territoire, une rencontre entre le climat, les sols, la biodiversité et les savoir-faire humains.   Béja est souvent appelée «le grenier de la Tunisie». Cette expression, largement utilisée, traduit une réalité historique: cette région a nourri le pays grâce à ses céréales, son élevage et la richesse de ses productions alimentaires.   Mais derrière cette abondance apparente se cache une richesse plus profonde, à la fois génétique, agricole, culturelle et gastronomique: un patrimoine constitué de variétés végétales, de races animales, de microorganismes du sol, de produits du terroir et de savoir-faire culinaires, tous façonnés au fil des générations par les caractéristiques du milieu.   1. Un territoire façonné par l’eau et les sols   Contrairement à une grande partie du territoire tunisien où l’eau constitue une contrainte agricole majeure, Béja bénéficie d’un contexte climatique relativement favorable. La pluviométrie y demeure toutefois très contrastée : elle varie en moyenne d’environ 450 mm/an dans les secteurs méridionaux à 700–1000 mm/an dans la partie nord du gouvernorat, plus humide et montagneuse[1].  Cette disponibilité hydrique contribue à expliquer la diversité des paysages et des systèmes agricoles de Béja: ·  les grandes plaines céréalières autour de Béja, Medjez El Bab et dans la vallée de la Medjerda · les zones d’élevage dans les espaces ruraux · les paysages agricoles de moyenne montagne autour de Djebba et Amdoun · les espaces forestiers d’Ouchtata, de Nefza et les massifs de Kroumirie, riches en biodiversité et en ressources naturelles.   Les sols de Béja constituent également un facteur déterminant. Les formations alluviales de la vallée de la Medjerda ont créé des terres profondes favorables aux grandes cultures.   Ces sols ne sont pas seulement des supports physiques: ils abritent une vie biologique complexe composée de bactéries, champignons, vers de terre et microorganismes qui participent au fonctionnement de l’agroécosystème.   Dans une perspective moderne d’agriculture durable, la fertilité d’un sol ne se mesure plus uniquement par sa capacité à produire une récolte.   Elle se mesure aussi par sa capacité à maintenir ses fonctions écologiques: stockage du carbone, recyclage des nutriments, régulation de l’eau et maintien de la biodiversité[2].   Ainsi, la richesse agricole de Béja est le résultat d’une alliance ancienne entre un climat favorable, des sols fertiles, une biodiversité adaptée et des générations d’agriculteurs ayant appris à exploiter durablement ces ressources.   2. Béja, le cœur historique de la céréaliculture tunisienne   S’il existe une culture qui façonne l’identité agricole de Béja, c’est incontestablement celle des céréales. Au printemps, les vastes plaines de la vallée de la Medjerda, de Medjez El Bab, Goubellat, Thibar, Béja Nord ou encore Béja Sud se couvrent d’un manteau doré où dominent le blé dur, le blé tendre et l’orge.   Le blé dur occupe une place particulière dans le patrimoine alimentaire tunisien. Il constitue la matière première du couscous (الكسكسي), du borghol (البرغل), de la mhamsa (المحمصة), mais aussi des pâtes alimentaires et de nombreuses préparations traditionnelles qui rythment encore aujourd’hui la cuisine familiale.   Béja, premier bassin céréalier tunisien aujourd’hui   La campagne de moisson 2026 confirme une nouvelle fois le rôle central de Béja dans la céréaliculture tunisienne.   Environ 155 000 hectares de céréales ont été emblavés en céréales dans le gouvernorat au cours de la saison, et les opérations de moisson ont débuté dès le début du mois de juin.   Au 19 juillet 2026, les quantités de céréales collectées à Béja atteignaient 2,35 millions de quintaux, plaçant le gouvernorat au premier rang national, avec 22,39% de la collecte totale. À cette date, la collecte nationale s’élevait à environ 10,50 millions de quintaux et l’avancement de la moisson dépassait 90 % à l’échelle du pays[3].   Ces chiffres confirment la place stratégique de Béja dans la production céréalière tunisienne et, au-delà des performances d’une seule campagne, son rôle majeur dans la sécurité alimentaire du pays.   Figure 2. Les plaines céréalières de Béja au temps de la moisson.   Béja, laboratoire de l’amélioration variétale   Cette performance n’est pas uniquement le fruit de conditions naturelles favorables. Elle résulte également de plusieurs décennies d’investissements scientifiques dans l’amélioration génétique des céréales.   Depuis plus d’un demi-siècle, les chercheurs tunisiens développent des variétés mieux adaptées aux conditions agroclimatiques nationales.   L’Institut National de la Recherche Agronomique de Tunisie (INRAT), en collaboration avec les services du Ministère de l’Agriculture, le CRDA de Béja et des partenaires internationaux tels que

Agriculture mondiale: et si l’avenir commençait par prendre soin de nos sols?

PUB Actuagro Agriculture mondiale: et si l’avenir commençait par prendre soin de nos sols? Le World Agriculture Forum place la santé des sols, l’innovation et la résilience au cœur de l’agriculture de demain. Pour la Tunisie, confrontée au stress hydrique et aux effets du changement climatique, ces orientations résonnent particulièrement.   L’agriculture mondiale traverse une période où les défis ne se succèdent plus, mais se rencontrent. Le changement climatique avance, les ressources en eau se raréfient, les sols se dégradent, la biodiversité recule et les tensions géopolitiques fragilisent les échanges alimentaires.   Dans le même temps, la population mondiale continue de croître et avec elle, la nécessité de produire suffisamment de nourriture.   Mais derrière ces grands enjeux se trouve une réalité beaucoup plus simple et beaucoup plus humaine: celle de l’agriculteur qui doit, chaque saison, faire pousser, nourrir, vendre et recommencer, avec des ressources parfois de plus en plus limitées.   C’est dans ce contexte que le World Agriculture Forum (WAF) a publié, le 22 juillet 2026, son Q2 Impact Report, consacré aux initiatives menées entre avril et juin 2026.   Il ne s’agit pas d’un rapport statistique mondial comparable à ceux de la FAO ou de l’OCDE, mais plutôt d’un bilan des actions, des partenariats et des orientations que le Forum souhaite promouvoir pour accompagner la transformation des systèmes agroalimentaires. Les sols, une richesse que l’on ne peut plus considérer comme acquise Parmi les messages les plus importants du rapport figure la santé des sols. Une terre agricole fertile n’est pas simplement un support dans lequel on plante une graine.   Elle constitue un écosystème vivant, capable de retenir l’eau, de stocker du carbone, de nourrir les plantes et de soutenir une partie essentielle de la biodiversité.   Lorsque les sols s’appauvrissent, c’est toute la capacité de production agricole qui devient plus fragile.   Le WAF appelle ainsi à renforcer la matière organique des sols, limiter l’érosion, améliorer la gestion des fertilisants et développer davantage de pratiques agricoles régénératrices. Cette question est particulièrement importante dans les régions méditerranéennes, où la sécheresse, l’érosion et la pression exercée sur les terres agricoles peuvent accélérer leur dégradation.   Pour la Tunisie, prendre soin du sol signifie donc aussi protéger une partie de son avenir agricole. Produire mieux sans demander toujours plus à la nature L’un des autres axes majeurs du rapport concerne la technologie. Intelligence artificielle, drones, capteurs connectés, télédétection et agriculture de précision sont appelés à prendre une place croissante dans les exploitations.   L’objectif n’est toutefois pas de remplacer l’agriculteur par la technologie. Il s’agit plutôt de lui donner de meilleurs outils pour décider.   Un capteur peut aider à déterminer si une parcelle a réellement besoin d’eau. Une image satellite peut permettre de détecter plus rapidement une anomalie dans une culture. Une plateforme numérique peut fournir des informations météorologiques plus précises.   L’intelligence artificielle peut, elle aussi, contribuer à analyser des données que l’agriculteur ne pourrait pas traiter seul.   L’enjeu est donc de produire davantage avec moins d’eau, moins d’énergie et moins d’intrants, tout en préservant la qualité des ressources naturelles.   Mais cette transition ne pourra être réellement efficace que si les technologies deviennent accessibles aux agriculteurs, y compris dans les petites exploitations et les zones rurales. La sécurité alimentaire ne commence pas seulement dans le champ Le WAF élargit également la réflexion sur la sécurité alimentaire. Produire davantage ne suffit pas si une partie de la récolte est ensuite perdue, mal conservée ou difficile à commercialiser.   La réduction des pertes après récolte, l’amélioration des chaînes logistiques et le développement des capacités locales de transformation apparaissent donc comme des leviers essentiels.   Cette approche rappelle une évidence souvent oubliée: la sécurité alimentaire est une chaîne. Elle commence avec la terre et la semence, mais se poursuit avec l’eau, la production, la récolte, le stockage, le transport, la transformation et enfin l’accès du consommateur à une alimentation sûre et de qualité. Cinq dialogues et une nouvelle génération à former Au cours du deuxième trimestre 2026, le WAF indique avoir organisé cinq dialogues internationaux, réunissant différents acteurs autour des enjeux agricoles.   Le Forum a également lancé une Global Soil Health Coalition, consacrée à la santé et à la restauration des sols, ainsi qu’un Global Doctoral Internship Program, destiné à contribuer à la formation d’une nouvelle génération de spécialistes de l’agriculture durable.   Ce dernier volet mérite une attention particulière. L’agriculture de demain ne sera pas uniquement une affaire de machines, de satellites ou d’intelligence artificielle. Elle aura besoin de chercheurs, d’ingénieurs, d’agronomes, d’entrepreneurs et surtout de jeunes capables de comprendre simultanément les dimensions scientifiques, économiques, environnementales et humaines de l’agriculture.   Investir dans les jeunes, c’est donc investir dans la capacité d’un pays à construire son propre modèle agricole. Et la Tunisie dans tout cela? Pour la Tunisie, plusieurs orientations du rapport font directement écho aux défis actuels. Le premier est évidemment l’eau.   Dans un pays où le stress hydrique pèse de plus en plus sur l’agriculture, l’irrigation intelligente, les technologies d’économie d’eau et la réutilisation des eaux traitées peuvent constituer des pistes importantes.   La deuxième priorité concerne la numérisation. Des services météorologiques de précision, des plateformes d’information agricole, la télédétection et des outils d’intelligence artificielle pourraient progressivement aider les agriculteurs à mieux anticiper les risques et à utiliser leurs ressources avec davantage de précision.   La troisième concerne les sols. La lutte contre la désertification, la protection de la matière organique, les cultures de couverture et les pratiques agricoles régénératrices peuvent contribuer à restaurer progressivement la fertilité des terres.   Enfin, aucune transformation ne pourra être durable sans financement. L’accès au crédit agricole, aux investissements privés et aux financements internationaux liés au climat reste déterminant pour permettre aux exploitations d’adopter de nouvelles technologies et de s’adapter aux changements environnementaux. L’agriculture de demain devra rester humaine Le message qui se dégage du rapport du World Agriculture Forum dépasse finalement la technologie ou les politiques agricoles. Il rappelle que l’agriculture ne peut pas être pensée

Après l’incendie, faut-il replanter immédiatement la forêt?

PUB Actuagro Après l’incendie, faut-il replanter immédiatement la forêt? Un paysage noirci après un incendie donne souvent l’impression qu’il faut agir au plus vite et replanter les arbres disparus. Pourtant, restaurer une forêt ne consiste pas simplement à remettre des plants en terre. Avant de planter, il faut d’abord comprendre ce que le feu a laissé derrière lui et observer ce que la nature est encore capable de reconstruire.   Lorsqu’un incendie s’éteint, la forêt entre dans une autre phase, moins spectaculaire mais tout aussi importante. Sous les arbres calcinés, dans le sol et autour des souches, une partie de la vie peut encore être présente. Des graines peuvent germer, certaines espèces peuvent repartir depuis leurs racines et de jeunes pousses peuvent apparaître après les premières pluies.   C’est pourquoi la première étape n’est pas forcément la plantation. Elle consiste à protéger le site et à évaluer sa capacité de régénération naturelle. La première année, protéger avant de planter Après un incendie, le sol est particulièrement fragile. La disparition du couvert végétal le rend plus exposé au ruissellement et à l’érosion, surtout sur les terrains en pente. Des mesures de protection peuvent donc être nécessaires pour limiter la perte de terre lors des premières pluies.   La limitation du pâturage constitue également une mesure essentielle. Les jeunes pousses qui apparaissent après le feu sont vulnérables au piétinement et à la consommation par les animaux. Protéger temporairement la zone permet à la végétation de reprendre progressivement.   La question du bois brûlé doit, elle aussi, être traitée avec prudence. Son enlèvement peut être nécessaire dans certains secteurs pour des raisons de sécurité, de gestion forestière ou de prévention de certains risques, mais il ne devrait pas être systématique. Une partie du bois mort peut participer au fonctionnement écologique du milieu et offrir des conditions favorables au retour de la végétation. La forêt peut parfois commencer à se reconstruire seule Dans les écosystèmes méditerranéens, plusieurs espèces possèdent des mécanismes leur permettant de résister aux perturbations et de recoloniser les espaces brûlés.   Le pin d’Alep, par exemple, peut présenter une régénération naturelle importante lorsque les conditions sont favorables. Certaines espèces, notamment plusieurs feuillus méditerranéens, peuvent également produire de nouvelles pousses à partir des souches ou des systèmes racinaires.   Mais cette capacité n’est jamais garantie. Un feu très intense, répété ou survenu dans des conditions de sécheresse extrême peut fortement réduire le potentiel de régénération. L’état du sol, la disponibilité des graines, la proximité de végétation survivante, les précipitations et la pression du pâturage jouent également un rôle déterminant.   C’est donc le terrain qui doit décider de la suite, et non un calendrier identique appliqué à toutes les forêts. Quand la plantation devient-elle nécessaire? Lorsque la régénération naturelle est insuffisante, irrégulière ou absente, une intervention humaine peut devenir nécessaire. Il peut alors s’agir d’une régénération naturelle assistée, d’un enrichissement du peuplement ou d’une plantation dans les secteurs les plus dégradés.   Le choix des espèces doit privilégier les essences locales et adaptées aux conditions écologiques du site. Dans les régions méditerranéennes, le caroubier, l’oléastre, le chêne ou certaines espèces de pins peuvent avoir leur place selon le milieu, mais aucune essence ne devrait être choisie uniquement parce qu’elle est considérée comme «résistante au feu».   La diversité doit également rester au cœur de la restauration. Remplacer une forêt naturelle diversifiée par une plantation uniforme ne constitue pas nécessairement une restauration écologique. Une forêt restaurée doit aussi retrouver progressivement sa capacité à abriter la biodiversité, protéger les sols, retenir l’eau et résister aux futures perturbations. Restaurer une forêt, ce n’est pas seulement planter des arbres Le véritable défi commence après la plantation. Les jeunes plants doivent être suivis, protégés contre le pâturage, entretenus et surveillés pendant plusieurs années. Les zones régénérées naturellement doivent également faire l’objet d’un suivi afin de mesurer leur évolution et d’intervenir uniquement lorsque cela est nécessaire. La restauration forestière est donc un processus beaucoup plus long qu’une simple campagne de plantation. Elle demande de l’observation, de la patience et une connaissance précise du territoire. Le regard d’AgroHealth Après un incendie, planter n’est pas toujours la première réponse. Parfois, la forêt a déjà commencé à se reconstruire, discrètement, sous les cendres et les troncs brûlés.   L’enjeu n’est donc pas seulement de remettre des arbres là où ils ont disparu. Il s’agit de restaurer un écosystème vivant, avec son sol, sa biodiversité, ses espèces locales et sa capacité à résister aux sécheresses et aux futurs incendies. La meilleure restauration est ainsi celle qui sait quand intervenir… et quand laisser la nature reprendre sa place.   Sources FAO – Forest restoration FAO – Assisted natural regeneration FAO – Forest and landscape restoration Étude récente sur la régénération post-incendie du pin d’Alep   Lire également Sahbi Boudhiaf: La majorité des incendies de forêt sont d’origine humaine, aggravés par des conditions climatiques extrêmes  Incendies de forêt: une menace pour l’agriculture Laissez un commentaire Annuler la réponse Connexion en tant que Agrohealth. Modifier votre profil. Se déconnecter ? Les champs obligatoires sont indiqués avec * Message* Chronique All Posts Chronique Le caroubier: un arbre d’avenir pour les régions méditerranéennes juillet 29, 2026/Agrohealth Dr Fatma Rebai: Vieillissement ORL- pourquoi les aliments perdent leur goût juillet 27, 2026/Agrohealth Pr. 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Moelleux à la pistache

Recette Moelleux à la pistache Ingrédients (6 à 8 portions) 150 g de pistaches décortiquées non salées 120 g de beurre doux fondu 120 g de sucre 3 œufs 80 g de farine 40 g de poudre d’amandes 1 cuillère à café de levure chimique 1 cuillère à café d’extrait de vanille 1 pincée de sel Pour la décoration (facultatif) Pistaches concassées Sucre glace Préparation Préchauffez le four à 170 °C. Mixez les pistaches jusqu’à obtenir une poudre fine. Vous pouvez laisser quelques petits morceaux pour plus de texture. Fouettez les œufs avec le sucre jusqu’à ce que le mélange blanchisse. Ajoutez le beurre fondu et la vanille. Incorporez la farine, la poudre d’amandes, la levure et le sel. Ajoutez les pistaches mixées et mélangez jusqu’à obtenir une pâte homogène. Versez la préparation dans un moule beurré (20 cm de diamètre environ) ou dans des moules individuels. Parsemez de quelques pistaches concassées. Faites cuire 25 à 30 minutes. La lame d’un couteau doit ressortir avec quelques miettes humides pour conserver le moelleux. Laissez tiédir avant de démouler. Astuce gourmande Pour un goût de pistache encore plus intense, ajoutez 1 à 2 cuillères à soupe de pâte de pistache pure à la préparation.   Vous pouvez également servir ce moelleux avec une crème fouettée légèrement vanillée, une boule de glace à la vanille et un coulis de framboise, dont l’acidité se marie parfaitement avec la douceur de la pistache.   Ce gâteau se conserve 2 à 3 jours dans une boîte hermétique à température ambiante et reste particulièrement moelleux le lendemain. Bon appétit !   Lire également Majel Bel Abbès, un terroir qui mise sur la pistache et l’amande Tunisie: la filière pistache confirme son potentiel Laissez un commentaire Annuler la réponse Connexion en tant que Agrohealth. Modifier votre profil. Se déconnecter ? Les champs obligatoires sont indiqués avec * Message* Actuagro Figue de Barbarie en Tunisie: pourquoi le fruit emblématique de l’été se fait-il rare? juillet 31, 2026 Pommes de terre: la Tunisie ouvre un contingent tarifaire de 16 500 tonnes de semences pour la campagne 2026-2027 juillet 31, 2026 Majel Bel Abbès, un terroir qui mise sur la pistache et l’amande juillet 31, 2026 Load More PUB Actuhealth L’orge et l’eau d’orge: des alliées pour votre santé juillet 22, 2026 Nez et alimentation: cinq idées reçues passées au crible de la science juillet 18, 2026 Les eaux distillées, les trésors de l’été qui prennent soin de notre santé juillet 3, 2026 Load More Élevage Aquaculture en Tunisie: quand la mer devient un nouveau champ de production juin 25, 2026 Élevage de poules en Tunisie: une filière essentielle sous pression juin 5, 2026 L’élevage en Tunisie : des éleveurs sous pression, un secteur essentiel à préserver juin 1, 2026 Load More