Gâteau à l’huile d’olive et au miel

Recette Gâteau à l’huile d’olive et au miel Gâteau à l’huile d’olive et au miel Un dessert moelleux aux saveurs méditerranéennes Moelleux, parfumé et naturellement gourmand, ce gâteau met à l’honneur deux trésors du terroir tunisien : l’huile d’olive vierge extra et le miel. Contrairement au beurre, l’huile d’olive apporte des acides gras insaturés bénéfiques pour le système cardiovasculaire, tandis que le miel offre une douceur naturelle et de subtils arômes floraux. Une recette idéale pour le petit-déjeuner, le goûter ou en dessert accompagné d’un thé ou d’une infusion. Ingrédients Pour (6 à 8 personnes) 3 œufs 120 g de miel (de fleurs ou de romarin) 80 ml d’huile d’olive vierge extra 180 g de farine 1 sachet de levure chimique (11 g) 100 ml de lait Le zeste d’un citron bio ou d’une orange 1 cuillère à café d’extrait de vanille (facultatif) 1 pincée de sel Pour la finition (facultatif) 1 cuillère à soupe de miel Quelques amandes ou pistaches concassées Zestes de citron Préparation Préchauffez le four à 180 °C. Dans un grand saladier, fouettez les œufs avec le miel jusqu’à obtenir un mélange clair et mousseux. Ajoutez progressivement l’huile d’olive tout en continuant de mélanger. Incorporez ensuite le lait, le zeste de citron et la vanille. Dans un autre récipient, mélangez la farine, la levure et le sel. Versez-les progressivement dans la préparation liquide jusqu’à obtenir une pâte homogène. Versez la pâte dans un moule légèrement huilé. Enfournez pendant 35 à 40 minutes. Vérifiez la cuisson en plantant la lame d’un couteau : elle doit ressortir sèche. Laissez tiédir avant de démouler. Pour une touche encore plus gourmande, badigeonnez le gâteau d’un léger filet de miel et parsemez-le d’amandes ou de pistaches concassées. Les bienfaits nutritionnels L’huile d’olive vierge extra est riche en acides gras mono-insaturés et en polyphénols, des composés antioxydants qui contribuent à la protection cardiovasculaire lorsqu’ils sont intégrés dans une alimentation équilibrée. Le miel apporte une saveur naturelle et contient de faibles quantités de composés antioxydants, dont la teneur varie selon son origine florale. Les œufs fournissent des protéines de haute qualité, tandis que le lait apporte du calcium et des vitamines du groupe B. Le zeste de citron renforce les arômes du gâteau tout en apportant des composés antioxydants présents dans les agrumes. Lire également Filière oléicole en Tunisie : Analyse des prix et des flux d’exportation durant la campagne 2024-2025 La Tunisie, n°1 mondial de l’huile d’olive à Miami Apiculture en Tunisie, une filière sous pression Laissez un commentaire Annuler la réponse Connexion en tant que Agrohealth. Modifier votre profil. Se déconnecter ? Les champs obligatoires sont indiqués avec * Message* Actuagro Incendies de forêt: une menace pour l’agriculture juillet 23, 2026 Mohamed Salah Glaied – L’eau en Tunisie: potentiels et défis juillet 21, 2026 Le stockage agricole: le pilier invisible qui garantit notre sécurité alimentaire juillet 19, 2026 Load More PUB Actuhealth L’orge et l’eau d’orge: des alliées pour votre santé juillet 22, 2026 Nez et alimentation: cinq idées reçues passées au crible de la science juillet 18, 2026 Les eaux distillées, les trésors de l’été qui prennent soin de notre santé juillet 3, 2026 Load More Élevage Aquaculture en Tunisie: quand la mer devient un nouveau champ de production juin 25, 2026 Élevage de poules en Tunisie: une filière essentielle sous pression juin 5, 2026 L’élevage en Tunisie : des éleveurs sous pression, un secteur essentiel à préserver juin 1, 2026 Load More
Incendies de forêt: une menace pour l’agriculture

Actuagro Incendies de forêt : une menace pour l’agriculture Un été 2026 sous haute tension Depuis le début du mois de mai 2026, la Tunisie a déjà recensé plus de 400 départs de feu, un niveau supérieur à celui observé à la même période l’an dernier. La Direction générale des Forêts explique cette recrudescence par une végétation particulièrement abondante après un hiver pluvieux, qui a favorisé la repousse d’herbes sèches malgré les opérations de débroussaillage menées en amont de la saison. Mi-juillet, une vague de chaleur exceptionnelle est venue aggraver la situation, poussant le ministère de l’Agriculture, des Ressources hydrauliques et de la Pêche à appeler les habitants des zones forestières, les agriculteurs et les vacanciers à une vigilance renforcée. Les régions les plus touchées se concentrent dans le nord-ouest du pays, du côté des gouvernorats du Kef, de Béja et de Jendouba, là où se trouvent l’essentiel des massifs forestiers et montagneux tunisiens, notamment la Kroumirie et les Mogods. Des foyers réguliers sont aussi signalés le long du littoral nord, comme récemment près du Cap Négro à Béja. Malgré la multiplication des départs de feu, les autorités soulignent que les surfaces brûlées restent, pour l’instant, plus limitées que celles de l’année précédente, grâce à un dispositif de prévention renforcé. Pourquoi le feu revient chaque été Plusieurs facteurs se combinent pour expliquer cette tendance de fond. Le climat joue d’abord un rôle central. Les fortes chaleurs, la sécheresse de la végétation et le manque de pluie estivale créent des conditions propices à l’embrasement, où la moindre étincelle peut se propager des brindilles aux broussailles, puis aux arbres, en quelques minutes à peine. Mais c’est le facteur humain qui reste, selon la Direction générale des Forêts, à l’origine de la grande majorité des incendies, qu’ils touchent les forêts ou les cultures agricoles. Il s’agit tantôt de négligences, un mégot mal éteint, un barbecue mal maîtrisé, tantôt d’actes volontaires. Le nombre de départs de feu répétés dans certaines zones, parfois jusque dans des champs de blé, alimente les soupçons d’actes malveillants, et plusieurs enquêtes sont d’ailleurs menées en coordination avec la Garde nationale, avec déjà des interpellations à la clé. Sur le temps long, les chiffres de la Direction générale des Forêts font apparaître une augmentation continue du nombre d’incendies en Tunisie, aujourd’hui plus du double de ce qu’il était avant 2010. Une évolution qui interroge, autant sur l’efficacité des mesures de prévention que sur le rôle du changement climatique dans l’allongement et l’intensification de la saison des feux. Des campagnes et des terres qui payent le prix fort Derrière les chiffres, il y a des champs qui partent en fumée en quelques heures et des familles rurales qui voient une saison de travail disparaître. Les flammes détruisent les cultures sur pied, entraînant une perte immédiate de production qui peut toucher aussi bien les récoltes en cours que les plantations à venir, avec des répercussions concrètes sur la disponibilité alimentaire, locale d’abord, nationale ensuite. Le sol lui-même en sort appauvri. La combustion détruit la matière organique qui fait sa fertilité, ce qui compromet les cycles de production bien au-delà de la seule saison touchée, parfois pour plusieurs années. Le bétail n’est pas épargné non plus, blessé ou tué par les flammes, tandis que la destruction des zones de pâturage réduit la disponibilité de fourrage, avec des effets directs sur la production laitière et sur la reproduction des troupeaux. Au-delà du bois, les forêts tunisiennes font vivre les populations riveraines, à travers le liège, les plantes aromatiques, l’apiculture ou encore le pâturage extensif. Ce sont autant d’activités fragilisées à chaque incendie, dans des régions déjà parmi les plus pauvres du pays. Et l’onde de choc dépasse l’agriculture elle-même, puisque la destruction des habitats naturels menace aussi la faune et la flore locales, parfois de manière irréversible pour les espèces déjà vulnérables, alors qu’une forêt brûlée peut mettre plusieurs décennies à retrouver ce qu’elle était. Ce que fait l’État pour limiter la casse Face à ce risque qui revient chaque été, le ministère de l’Agriculture a lancé, début mai 2026, une stratégie nationale de prévention des incendies de forêts et des cultures agricoles, pensée en amont de la saison estivale. Elle passe par l’ouverture et l’entretien des pistes forestières pour permettre aux secours d’intervenir plus vite, par le contrôle de plus de 350 points d’eau dédiés à la lutte contre le feu, et par des patrouilles de surveillance appuyées par des dizaines de centres avancés d’alerte précoce et d’intervention rapide. Cette stratégie repose aussi sur une coordination plus étroite entre les directions régionales de l’Agriculture, la Protection civile et les commissions régionales de gestion des catastrophes, ainsi que sur des campagnes de sensibilisation qui ciblent en priorité les agriculteurs, les riverains des massifs forestiers, les grands exploitants et les vacanciers ou randonneurs de passage l’été. Les autorités insistent enfin sur l’importance de signaler rapidement tout départ de feu ou comportement suspect. Et quand l’incendie se déclare près d’habitations, de bâtiments d’élevage ou de zones de stockage d’engrais, la priorité reste toujours la même, évacuer avant même de tenter de maîtriser les flammes. Un défi appelé à durer Le dispositif de prévention semble avoir permis, cette année, de contenir l’étendue des surfaces brûlées malgré la hausse du nombre de départs de feu. Mais la tendance de fond, faite de températures plus hautes, de sécheresses plus marquées et d’une pression humaine croissante sur les massifs forestiers, laisse penser que la Tunisie devra continuer à renforcer ses capacités de prévention et d’intervention dans les années qui viennent. Pour une agriculture déjà éprouvée par le stress hydrique, la multiplication des incendies de forêt et de montagne s’ajoute comme une vulnérabilité de plus, une menace qui touche directement la sécurité alimentaire et les revenus des populations rurales du nord-ouest du pays. Sources Ministère de l’Agriculture, des Ressources hydrauliques et de la Pêche ; Direction générale des Forêts ; La Presse de Tunisie ; Business News ; Le Temps News ; African Manager (juillet
L’orge et l’eau d’orge: des alliées pour votre santé

Actuagro L’orge et l’eau d’orge: des alliées pour votre santé Longtemps considérée comme une céréale du passé, l’orge retrouve aujourd’hui une place de choix dans les recommandations des nutritionnistes et des chercheurs en santé publique. Cultivée depuis plus de dix millénaires, elle accompagne l’histoire de l’humanité depuis les premières civilisations du Croissant fertile et demeure l’une des céréales les plus anciennes au monde. Si elle a progressivement cédé sa place au blé et au riz dans de nombreuses régions, les connaissances scientifiques actuelles mettent en lumière ses remarquables qualités nutritionnelles et son potentiel dans la prévention de plusieurs maladies chroniques. Préparée simplement à partir de grains cuits dans l’eau, cette boisson naturelle, rafraîchissante et peu calorique est consommée depuis des siècles dans les pays méditerranéens, au Moyen-Orient et en Asie. Aujourd’hui, elle suscite un regain d’intérêt grâce aux nombreuses études qui s’intéressent à ses effets bénéfiques sur la digestion, le métabolisme et l’hydratation. Au-delà de ses grains consommés en soupe, en salade, en farine ou dans diverses préparations culinaires, l’orge est également appréciée sous une forme plus traditionnelle : l’eau d’orge… Les chiffres clés de l’orge dans le monde L’orge occupe une place essentielle parmi les grandes cultures céréalières de la planète. Grâce à sa remarquable capacité d’adaptation aux conditions climatiques difficiles et à sa grande polyvalence, elle est aujourd’hui cultivée dans plus d’une centaine de pays. Avec une production mondiale d’environ 150 millions de tonnes par an répartie sur près de 50 millions d’hectares, elle se classe au quatrième rang des céréales les plus produites au monde, derrière le maïs, le blé et le riz. Ses principaux producteurs sont la Russie, les pays de l’Union européenne, l’Australie, le Canada, la Turquie et l’Ukraine. Connue scientifiquement sous le nom de Hordeum vulgare L., cette céréale accompagne l’humanité depuis plus de 10 000 ans, ce qui en fait l’une des premières plantes domestiquées par l’Homme et un pilier historique de l’agriculture mondiale. Une céréale naturellement riche en nutriments L’orge (Hordeum vulgare L.) appartient à la famille des Poacées et figure parmi les quatre céréales les plus cultivées au monde, aux côtés du maïs, du blé et du riz. Lorsqu’elle est consommée sous sa forme complète, elle conserve son enveloppe externe, particulièrement riche en fibres alimentaires, en vitamines, en minéraux et en composés antioxydants. Elle fournit des glucides complexes qui libèrent leur énergie progressivement, mais aussi des protéines végétales, des vitamines du groupe B, du magnésium, du phosphore, du potassium, du zinc, du fer et du manganèse. À cette richesse nutritionnelle s’ajoutent de nombreux composés bioactifs, notamment des polyphénols, des flavonoïdes et des phytostérols, reconnus pour leur capacité à protéger les cellules contre le stress oxydatif. Cette composition fait de l’orge une céréale particulièrement intéressante pour soutenir une alimentation équilibrée et prévenir plusieurs facteurs de risque associés aux maladies chroniques. L’orge une culture résiliente face au changement climatique En Tunisie, l’orge constitue l’une des principales céréales cultivées, notamment dans les régions semi-arides et arides où elle supporte mieux le manque d’eau que le blé. Cette capacité d’adaptation en fait une culture stratégique pour les agriculteurs confrontés aux effets du changement climatique. Selon les campagnes agricoles et les conditions pluviométriques, les superficies emblavées en orge varient généralement entre 500 000 et 700 000 hectares. La céréale est principalement destinée à l’alimentation animale, en particulier pour les élevages ovins et caprins, mais elle demeure également présente dans la gastronomie traditionnelle tunisienne. On la retrouve sous forme de farine, de couscous, de soupe ou encore d’eau d’orge, une boisson rafraîchissante appréciée depuis des générations. Face aux défis liés à la raréfaction des ressources en eau, plusieurs spécialistes estiment que l’orge pourrait jouer un rôle croissant dans les stratégies d’adaptation de l’agriculture tunisienne grâce à sa rusticité et à sa faible exigence en eau. Le bêta-glucane, le principal atout santé de l’orge S’il fallait retenir un seul composant de l’orge, ce serait sans doute le bêta-glucane. Cette fibre soluble est aujourd’hui l’un des nutriments les plus étudiés en nutrition clinique. Au contact de l’eau, le bêta-glucane forme un gel visqueux dans le tube digestif. Ce phénomène ralentit la digestion et l’absorption des glucides, tout en limitant celle du cholestérol alimentaire. Ce mécanisme explique en grande partie les effets protecteurs de l’orge sur la santé cardiovasculaire et métabolique. L’Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) reconnaît d’ailleurs qu’une consommation quotidienne de 3 grammes de bêta-glucanes provenant de l’orge ou de l’avoine contribue au maintien d’un taux normal de cholestérol sanguin. Pourquoi le bêta-glucane est-il si précieux pour la santé ? En quelques lignes, il expliquerait que cette fibre soluble est reconnue par l’EFSA pour son effet sur le cholestérol, qu’elle ralentit l’absorption des glucides, nourrit les bonnes bactéries intestinales et contribue à réduire le risque de maladies cardiovasculaires. Cet encadré apporterait une réelle valeur ajoutée et renforcerait le caractère scientifique de votre article. Une alliée du microbiote intestinal Les recherches récentes montrent que notre santé dépend en grande partie de la qualité de notre microbiote intestinal. Les fibres contenues dans l’orge servent de nourriture aux bactéries bénéfiques qui peuplent notre intestin. En fermentant ces fibres, ces micro-organismes produisent des acides gras à chaîne courte, notamment le butyrate, reconnu pour ses effets protecteurs sur la muqueuse intestinale. Cette fermentation contribue également à réduire l’inflammation, à renforcer le système immunitaire et à améliorer le fonctionnement global du métabolisme. Ainsi, intégrer régulièrement de l’orge dans son alimentation participe non seulement au confort digestif, mais aussi au maintien d’une bonne santé générale. Une aide naturelle pour le contrôle du poids Grâce à sa teneur élevée en fibres, l’orge procure une sensation de satiété durable. Après un repas contenant cette céréale, la faim réapparaît généralement plus tard, ce qui peut contribuer à réduire les grignotages et les apports caloriques au cours de la journée. Certaines études suggèrent qu’une consommation régulière de
Mohamed Salah Glaied – L’eau en Tunisie: potentiels et défis

Actuagro Mohamed Salah Glaied – L’eau en Tunisie: potentiels et défis Par Mohamed Salah Glaied – L’eau est une ressource vitale. Elle est indispensable à tout développement socioéconomique; aucune société dans le monde ne peut aujourd’hui prétendre à une croissance, voire même à une survie, sans disposer de quantités suffisantes de cette richesse naturelle. Cette relation étroite entre le développement et la disponibilité des ressources en eau est d’autant plus marquée dans les sociétés traditionnellement orientées vers un développement socioéconomique reposant en grande partie sur une agriculture prédominante, grande consommatrice d’eau. Bien que la Tunisie ait développé, depuis l’indépendance, des stratégies de mobilisation des ressources en eau, elle connaît, ces dernières années, d’importants problèmes d’approvisionnement, aussi bien en eau potable qu’en eau d’irrigation. Le déficit est devenu, depuis plus d’une décennie, structurel et nécessite une diversification des ressources ainsi que la promotion, à court terme, des programmes de dessalement des eaux saumâtres provenant des nappes salées et de l’eau de mer. Le potentiel et les infrastructures existantes La Tunisie reçoit des précipitations variant entre 1500 mm dans le Nord et moins de 50 mm dans le Sud, soit une moyenne annuelle d’environ 36 milliards de m³ d’eau. Ce volume peut se limiter à 11 milliards de m³ lors des années de sécheresse et atteindre 90 milliards de m³ lors des années exceptionnellement pluvieuses. La Tunisie dispose de ressources naturelles en eau relativement limitées, évaluées à 4,8 milliards de m³ par an, dont 4,2 milliards sont mobilisés. Elle est considérée parmi les pays les plus pauvres en ressources en eau conventionnelles. En effet, le volume disponible par habitant et par an était de 450 m³ en 1996 et ne serait plus que de 315 m³ à l’horizon 2030. La mobilisation de l’eau grâce à la construction de barrages et de lacs collinaires, la mise en place de nouveaux périmètres irrigués ainsi que l’appui de l’État à la réalisation de forages et de puits de surface ont permis de développer une agriculture irriguée sur plus de 450 000 hectares, soit près de 8% des superficies agricoles cultivées. Ces superficies sont ainsi passées de 335 000 hectares en 1996 à 434 000 hectares en 2020 et pourraient atteindre 470 000 hectares en 2030. Selon les dernières statistiques, le secteur irrigué consomme plus de 78% des ressources en eau, l’alimentation en eau potable des zones urbaines et rurales en représente 19%, tandis que l’industrie et le secteur touristique réunis n’en utilisent que 3%. Le potentiel La Tunisie compte actuellement 37 grands barrages, d’une capacité totale de 2,3 milliards de m³, ainsi que plus de 479 nappes phréatiques et profondes représentant un potentiel de 2,7 milliards de m³ d’eau, dont 650 millions de m³ de ressources non renouvelables. Par ailleurs, la Tunisie a réalisé plus de dix systèmes de transfert d’eau assurant l’interconnexion des différents barrages du Nord et de l’Extrême-Nord, dont les plus importants sont: Le système de l’Extrême-Nord Sejnane-Joumine, comprenant également Zerga, El Kebir, El Moula, Sidi El Barrak, Gamgoum, Ziatine, Tine et El Maleh. Le système du barrage Sidi Salem, dont la Medjerda constitue le principal canal de transfert en amont, avec les barrages de Mellègue et de Bouhertma. Les eaux usées traitées constituent également une ressource permanente importante, avec un volume annuel de 300 millions de m³ qui pourrait dépasser 600 millions de m³ à l’horizon 2050. Toutefois, leur taux d’utilisation demeure très faible, de l’ordre de 13 % selon les années. Le dessalement des eaux saumâtres et des eaux de mer apparaît également comme une ressource non conventionnelle stratégique. Développé initialement dans le Sud afin d’améliorer la qualité de l’eau potable, il occupe désormais une place de plus en plus importante dans la stratégie de la SONEDE. Les changements climatiques et leurs impacts Les changements climatiques que nous connaissons depuis plus d’une décennie, ainsi que leurs effets sur les ressources hydriques, nous conduisent à engager une réflexion de fond sur l’utilisation actuelle de ces ressources. Le pays connaît des épisodes de sécheresse d’une grande ampleur spatiale et temporelle, alternant avec des pluies torrentielles susceptibles de provoquer des inondations et une forte érosion hydrique. Par ailleurs, le climat tunisien se caractérise par un pouvoir évaporant très élevé, favorisé par des températures importantes. Ces contraintes sont aggravées par les changements climatiques. Les modèles climatiques prévoient que le réchauffement global accentuera un bilan hydrique déjà déficitaire en Tunisie. Les défis du secteur de l’eau en Tunisie La Tunisie traverse depuis plusieurs années une phase critique dans le développement et la gestion de ses ressources en eau. La raréfaction des ressources renouvelables, la dégradation continue de la qualité des eaux et l’augmentation du coût de leur mobilisation engendrent des problèmes chroniques susceptibles de provoquer des tensions sociales et politiques. Il apparaît aujourd’hui que le système de l’eau fonctionne de plus en plus à la limite de ses capacités et qu’il est confronté à des risques réels de pénurie, tant sur le plan quantitatif que qualitatif. Les principaux défis du secteur de l’eau en Tunisie sont notamment les suivants: Protéger les eaux souterraines contre la pollution et la surexploitation. Lutter contre l’érosion et l’envasement des retenues de barrages. Maîtriser la pollution hydrique. Sécuriser l’alimentation en eau potable. Mieux gérer les événements climatiques extrêmes. Développer l’efficacité énergétique et les énergies renouvelables. Améliorer l’utilisation efficiente de l’eau. Renforcer la valorisation économique de l’agriculture irriguée. Développer la réutilisation des eaux usées traitées. Relancer l’agriculture pluviale. Réformer le cadre réglementaire et institutionnel. Renforcer la gouvernance des ressources en eau aux niveaux local et régional. Le secteur de l’eau: comment voir loin? Pour relever ces défis, plusieurs orientations s’imposent: S’inspirer des meilleures expériences et capitaliser les bonnes pratiques. Faire évoluer progressivement, mais durablement, la situation actuelle. Considérer que l’eau, quelle que soit son origine, constitue une véritable richesse nationale, au même titre qu’une monnaie. Œuvrer au regroupement des compétences au sein d’une autorité nationale de l’eau
Le stockage agricole: le pilier invisible qui garantit notre sécurité alimentaire

Actuagro Le stockage agricole: le pilier invisible qui garantit notre sécurité alimentaire Derrière chaque pomme de terre, chaque œuf ou chaque datte disponible sur les marchés tout au long de l’année se cache un maillon souvent oublié : le stockage. Bien plus qu’une simple opération logistique, il constitue un levier stratégique pour préserver les récoltes, stabiliser les prix et assurer la sécurité alimentaire. Sans infrastructures de stockage adaptées, les efforts des agriculteurs peuvent être réduits à néant en quelques semaines. Produire ne suffit pas, encore faut-il pouvoir conserver L’agriculture est, par nature, une activité saisonnière. Les récoltes suivent le rythme des saisons, tandis que les besoins des consommateurs restent constants. Une exploitation agricole ne peut pas produire en continu des pommes de terre, des oignons, des dattes, des pommes ou encore des œufs tout au long de l’année. C’est précisément pour combler cet écart entre les périodes de production et les besoins permanents du marché que le stockage joue un rôle essentiel. Il permet de conserver les produits dans des conditions adaptées afin qu’ils puissent être commercialisés progressivement, sans perte de qualité et sans rupture d’approvisionnement. Cette fonction est d’autant plus importante dans un contexte marqué par le changement climatique, les fluctuations des marchés internationaux et l’augmentation des coûts de production. Un rempart contre les pertes alimentaires Le stockage constitue également l’un des principaux moyens de lutter contre le gaspillage alimentaire. Selon l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), 13,3 % des aliments produits dans le monde sont perdus entre la récolte et la vente au détail. Ces pertes surviennent principalement lors des étapes de récolte, de manutention, de transport et surtout de stockage. Les fruits et légumes figurent parmi les produits les plus fragiles : plus d’un quart de leur production mondiale (25,4 %) est perdu avant même d’arriver chez le consommateur. Les produits d’origine animale enregistrent également des pertes importantes, estimées à 14 %, tandis que les céréales et les légumineuses présentent des pertes de l’ordre de 8,4 %. À l’échelle mondiale, ces pertes représentent plus de 400 milliards de dollars de valeur économique chaque année, selon la FAO. Au-delà de leur impact financier, elles mobilisent inutilement de l’eau, des terres agricoles, de l’énergie et de la main-d’œuvre. Un outil de régulation des prix Le stockage ne sert pas uniquement à préserver les produits, il joue aussi un rôle économique majeur. Lorsqu’une récolte est abondante, les agriculteurs peuvent être contraints de vendre rapidement leurs produits pour éviter qu’ils ne se détériorent. Cette arrivée massive de marchandises sur le marché provoque souvent une baisse importante des prix, réduisant considérablement les revenus des producteurs. À l’inverse, quelques mois plus tard, lorsque les stocks sont insuffisants ou inexistants, les produits deviennent rares et leurs prix augmentent fortement, pénalisant cette fois les consommateurs. Le stockage permet d’éviter ces situations extrêmes. En répartissant progressivement les volumes sur plusieurs mois, il favorise une meilleure stabilité des prix, limite les pénuries et réduit les fluctuations qui fragilisent aussi bien les agriculteurs que les ménages. En d’autres termes, le stockage contribue à instaurer un équilibre durable entre l’offre et la demande. Des bénéfices pour toute la filière Les avantages du stockage concernent l’ensemble des acteurs de la chaîne alimentaire. Pour l’agriculteur, il offre davantage de liberté dans la commercialisation de sa production. Au lieu de vendre sous la pression du temps, il peut choisir une période où les prix sont plus favorables. Pour les entreprises agroalimentaires, il garantit un approvisionnement régulier en matières premières, indispensable à la continuité de leur activité. Pour les consommateurs, il assure une disponibilité plus constante des produits agricoles et limite les flambées des prix. Enfin, pour l’État, il constitue un outil stratégique de sécurité alimentaire, particulièrement en période de crise économique, climatique ou géopolitique. La chaîne du froid: un investissement stratégique Tous les produits agricoles ne se conservent pas dans les mêmes conditions. Les pommes de terre, les pommes, les agrumes, les produits laitiers, les œufs, les viandes ou encore certains légumes nécessitent des infrastructures frigorifiques performantes afin de préserver leur qualité sanitaire et nutritionnelle. La chaîne du froid permet de ralentir le développement des micro-organismes, de limiter les pertes et de prolonger significativement la durée de conservation des produits. Cependant, la construction et l’entretien de chambres froides représentent des investissements importants, difficilement accessibles pour de nombreuses exploitations agricoles, notamment les petites et moyennes fermes. Le cas de la Tunisie: un défi à relever En Tunisie, les épisodes de tension observés ces dernières années sur certains produits agricoles illustrent parfaitement les conséquences d’un stockage insuffisant. La filière de la pomme de terre en constitue un exemple révélateur. Les difficultés rencontrées dans la gestion des stocks ont contribué à des périodes de pénurie, suivies d’une hausse significative des prix sur le marché national. Le problème ne se limite pas aux seules capacités de conservation. Il résulte également d’un manque d’anticipation concernant les besoins futurs du marché, les volumes de production et les importations de plants, indispensables à la culture de la pomme de terre. Lorsque ces différents paramètres ne sont pas coordonnés, l’ensemble de la filière se retrouve fragilisé. Cette situation rappelle une réalité fondamentale: en agriculture, tout est lié. Une difficulté dans le stockage peut entraîner des perturbations dans la commercialisation, affecter les revenus des producteurs, influencer les décisions d’importation, provoquer des tensions sur les marchés et, au final, se répercuter directement sur le consommateur. Faire du stockage une priorité nationale Le stockage agricole ne doit plus être considéré comme une simple opération technique réalisée après la récolte. Il constitue un investissement stratégique pour l’avenir de l’agriculture tunisienne. Renforcer les capacités de stockage, moderniser les chambres froides, accompagner les coopératives, encourager les partenariats public-privé et développer des outils de prévision des marchés figurent parmi les leviers indispensables pour bâtir une agriculture plus résiliente. Dans un contexte où la sécurité alimentaire devient
Confiture de figues faite maison

Recette confiture de figues fait maison La confiture de figues est l’une des meilleures façons de valoriser les figues fraîches. Elle accompagne parfaitement le pain, les viennoiseries, les fromages et les desserts. Ingrédients (pour environ 4 pots de 250 g) 1 kg de figues fraîches bien mûres 700 à 800 g de sucre cristallisé (selon le degré de maturité des figues) Le jus d’un citron Facultatif : 1 gousse de vanille 1 bâton de cannelle Quelques noix concassées Préparation 1. Préparer les figues Laver soigneusement les figues. Retirer les pédoncules. Couper les fruits en quartiers. Il n’est pas nécessaire de les éplucher. 2. Macération Déposer les figues dans une grande bassine. Ajouter le sucre et le jus de citron. Mélanger délicatement. Laisser macérer 4 à 12 heures (ou toute une nuit) afin que les fruits libèrent leur jus. 3. Cuisson Porter le mélange à ébullition. Cuire à feu moyen pendant 30 à 40 minutes en remuant régulièrement. Écumer si nécessaire. Écraser légèrement les morceaux de figues si l’on souhaite une texture plus homogène. 4. Vérifier la cuisson Déposer une goutte de confiture sur une assiette froide : si elle fige rapidement et ne coule presque plus lorsque l’on incline l’assiette, la confiture est prête. 5. Mise en pots Verser immédiatement la confiture chaude dans des pots stérilisés. Fermer les pots. Les retourner pendant 5 minutes, puis les remettre à l’endroit et les laisser refroidir. Conseils Le citron améliore la prise de la confiture tout en préservant sa couleur. Pour une saveur plus raffinée, ajoutez une gousse de vanille ou une pincée de cannelle en fin de cuisson. Les figues très mûres permettent de réduire légèrement la quantité de sucre. Conservez les pots dans un endroit frais, sec et à l’abri de la lumière. Après ouverture, gardez-les au réfrigérateur et consommez-les dans les trois à quatre semaines. Valeur nutritionnelle (pour 100 g de confiture) Élément Valeur approximative Énergie 230 à 260 kcal Glucides 58 à 65 g Sucres 55 à 60 g Fibres 2 à 3 g Lipides < 0,5 g Protéines 0,5 à 1 g Cette recette permet d’obtenir une confiture parfumée, riche en morceaux de fruits, avec un bel équilibre entre la douceur naturelle de la figue et la légère acidité du citron. Lire également La figue tunisienne: entre tradition et résilience Laissez un commentaire Annuler la réponse Connexion en tant que Agrohealth. Modifier votre profil. Se déconnecter ? Les champs obligatoires sont indiqués avec * Message* Actuagro La figue tunisienne: entre tradition et résilience juillet 18, 2026 الطماطم المبرجة… un trésor du patrimoine agricole Tunisien à préserver juillet 15, 2026 La Tunisie teste une technologie innovante pour réduire l’évaporation de l’eau juillet 14, 2026 Load More PUB Actuhealth Nez et alimentation: cinq idées reçues passées au crible de la science juillet 18, 2026 Les eaux distillées, les trésors de l’été qui prennent soin de notre santé juillet 3, 2026 Les poissons bleus: les alliés santé de l’été en Tunisie juin 30, 2026 Load More Élevage Aquaculture en Tunisie: quand la mer devient un nouveau champ de production juin 25, 2026 Élevage de poules en Tunisie: une filière essentielle sous pression juin 5, 2026 L’élevage en Tunisie : des éleveurs sous pression, un secteur essentiel à préserver juin 1, 2026 Load More
La figue tunisienne: entre tradition et résilience

Actuagro La figue tunisienne: entre tradition et résilience Chaque été, la figue marque l’un des temps forts de la saison agricole tunisienne. Derrière ce fruit délicat, apprécié aussi bien frais que séché, se cache une filière ancestrale qui fait partie intégrante du patrimoine rural du pays. Cultivée depuis des siècles, la figue accompagne l’histoire des régions montagneuses comme des plaines fertiles et continue aujourd’hui de séduire les consommateurs par sa qualité, sa richesse variétale et ses remarquables qualités nutritionnelles. Avec près de 30 000 hectares de vergers de figuiers et une production annuelle oscillant généralement entre 35 000 et 45 000 tonnes, selon les conditions climatiques, la Tunisie figure parmi les producteurs historiques de figues du bassin méditerranéen. Cette culture occupe une place importante dans l’économie de nombreuses exploitations familiales, notamment dans les zones montagneuses où elle constitue souvent une ressource essentielle. Grâce à son climat méditerranéen, à la diversité de ses terroirs et au savoir-faire de ses agriculteurs, la Tunisie dispose de conditions particulièrement favorables à la culture du figuier (Ficus carica L.). Cette espèce fruitière, réputée pour sa remarquable capacité d’adaptation, supporte relativement bien les épisodes de sécheresse grâce à son système racinaire profond et valorise des sols souvent peu propices à d’autres cultures arboricoles. Une culture millénaire profondément enracinée Le figuier compte parmi les espèces fruitières les plus anciennes cultivées dans le bassin méditerranéen. Des traces de sa domestication remontent à plusieurs milliers d’années avant notre ère. En Tunisie, il est présent dans la majorité des régions agricoles, notamment dans le Nord-Ouest, le Centre, le Cap Bon ainsi que dans certaines zones montagneuses. Au fil des générations, les agriculteurs ont sélectionné des variétés locales parfaitement adaptées aux différents terroirs. Cette diversité génétique constitue aujourd’hui un patrimoine agricole précieux qu’il devient indispensable de préserver face aux effets du changement climatique et à l’érosion des ressources phytogénétiques. Des terroirs d’exception qui font la renommée de la Tunisie Parmi les terroirs les plus emblématiques figure Djebba, dans le gouvernorat de Béja. Les figuiers y sont cultivés sur des terrasses aménagées à flanc de montagne selon des techniques traditionnelles transmises depuis plusieurs siècles. La qualité exceptionnelle de ce paysage agricole lui a valu une reconnaissance internationale: Djebba a été inscrite en 2020 par la FAO parmi les Systèmes Ingénieux du Patrimoine Agricole Mondial (SIPAM/GIAHS), devenant ainsi l’un des rares sites africains à bénéficier de cette distinction. Les figues de Djebba sont particulièrement recherchées pour leur gros calibre, leur chair généreuse, leur forte teneur en sucres naturels et leurs qualités gustatives qui leur ouvrent progressivement les marchés haut de gamme. Autre terroir réputé, Kesra, dans le gouvernorat de Siliana, produit le célèbre « Karmous Kesra », reconnu par de nombreux consommateurs comme l’une des meilleures figues du pays. Les conditions climatiques de cette région d’altitude favorisent une maturation lente qui confère aux fruits une saveur particulièrement équilibrée. La culture du figuier est également bien implantée dans plusieurs autres gouvernorats, notamment Béja, Siliana, Zaghouan, Mornag, Le Kef, Jendouba, Kairouan, Kasserine, Sidi Bouzid, Bizerte, Nabeul ainsi que dans certaines régions du Sahel. Une remarquable diversité variétale La Tunisie possède un patrimoine génétique exceptionnel comprenant plusieurs dizaines de variétés locales de figues. Parmi les plus connues figurent Bouhouli, Zidi, Bither, Hammouri, Soltani, Assal, Fassi et plusieurs écotypes propres à chaque région. Cette diversité permet d’étaler la période de récolte de juin jusqu’à septembre, tout en répondant à différents débouchés: consommation fraîche, séchage, confitures, pâtes de figues, sirops, pâtisseries et autres produits à forte valeur ajoutée. Une filière à fort potentiel économique Le figuier représente une source de revenus essentielle pour des milliers de familles rurales, particulièrement dans les zones de montagne où peu d’autres cultures fruitières offrent une rentabilité comparable. La récolte mobilise chaque année une importante main-d’œuvre saisonnière, tandis que les marchés locaux connaissent une forte animation durant toute la période estivale. Les figues séchées, dont la conservation est longue, constituent également une source de revenus complémentaire en dehors de la saison de récolte. Leur demande demeure soutenue sur le marché national et présente un potentiel intéressant à l’exportation vers les marchés européens et du Golfe. Par ailleurs, le développement de produits transformés – confitures artisanales, pâtes de figues, fruits séchés, vinaigres, sirops ou spécialités gastronomiques – offre de nouvelles opportunités aux petites entreprises agroalimentaires et aux groupements de producteurs. Les terroirs de figues représentent également un levier prometteur pour le développement de l’agrotourisme en valorisant les paysages ruraux, les savoir-faire traditionnels et le patrimoine culinaire tunisien. Une espèce particulièrement résiliente face au changement climatique Dans un contexte marqué par la raréfaction des ressources en eau, le figuier apparaît comme l’une des espèces fruitières les mieux adaptées aux nouvelles conditions climatiques. Grâce à son système racinaire profond, il peut maintenir une production satisfaisante dans des conditions de stress hydrique modéré, ce qui en fait une culture stratégique pour plusieurs régions tunisiennes. Cette résilience ne dispense toutefois pas les producteurs d’adopter des pratiques agricoles durables: gestion raisonnée de l’irrigation, taille adaptée, amélioration de la fertilité des sols, lutte intégrée contre les ravageurs et préservation de la biodiversité. Une filière en pleine modernisation Depuis plusieurs années, les programmes de développement agricole soutiennent la modernisation de la filière figue en favorisant la production de plants certifiés, le renouvellement des vergers, l’amélioration des techniques culturales, la valorisation des produits du terroir ainsi que le développement des indications géographiques et de la transformation agroalimentaire. En 2026, plusieurs actions pilotes ont également été lancées, notamment dans le gouvernorat de Siliana, afin de renforcer la résilience des vergers face au changement climatique. Ces initiatives visent à promouvoir une pollinisation mieux maîtrisée, une conduite plus performante des vergers et la diffusion de bonnes pratiques agricoles auprès des producteurs.Un fruit aux remarquables qualités nutritionnelles. Au-delà de son intérêt économique, la figue constitue un véritable concentré de bienfaits nutritionnels. Elle est riche en fibres alimentaires, qui favorisent le bon fonctionnement
الطماطم المبرجة… un trésor du patrimoine agricole Tunisien à préserver

Actuagro الطماطم المبرجة… un trésor du patrimoine agricole Tunisien à préserver Dans les jardins familiaux de plusieurs régions tunisiennes, il subsiste encore quelques variétés anciennes qui racontent l’histoire de l’agriculture du pays. Parmi elle figure la tomate « المبرجة », une variété traditionnelle reconnaissable à sa forme fortement côtelée, sa chair généreuse et son goût particulièrement sucré. Longtemps cultivée dans les exploitations familiales avant l’arrivée des hybrides modernes, cette tomate est aujourd’hui devenue rare. Pourtant, elle suscite un intérêt croissant auprès des agriculteurs, des consommateurs et des associations engagées dans la sauvegarde du patrimoine agricole tunisien. Une variété transmise de génération en génération Selon la tradition orale, la tomate المبرجة aurait été introduite en Tunisie par les Morisques installés dans le pays après leur expulsion d’Espagne au début du XVIIᵉ siècle. Si cette origine est largement évoquée par les agriculteurs et les conservateurs des semences paysannes, elle n’a toutefois pas encore été confirmée par des recherches historiques ou génétiques. Ce qui est certain, en revanche, c’est que cette variété fait partie des anciennes populations locales sélectionnées pendant plusieurs générations par les agriculteurs tunisiens. Grâce à cette sélection paysanne, elle s’est progressivement adaptée aux conditions climatiques locales. Aujourd’hui encore, des réseaux de conservation des semences traditionnelles contribuent à préserver cette richesse génétique, essentielle pour l’avenir de l’agriculture. Une tomate qui ne ressemble à aucune autre La première particularité de la tomate المبرجة est sa forme. Contrairement aux tomates rondes commercialisées en grande distribution, elle présente de profondes côtes qui lui donnent une apparence presque sculptée. Les fruits sont généralement volumineux, avec un poids variant entre 250 et 600 grammes, certaines tomates pouvant dépasser ce poids dans de bonnes conditions de culture. Sa chair est particulièrement épaisse, charnue et peu aqueuse. Les cavités contenant les graines sont réduites, ce qui explique son excellent rendement culinaire. Son goût constitue probablement son principal atout: une saveur intense, équilibrée entre sucre et acidité, très recherchée pour les salades, les sandwichs, les sauces artisanales et les préparations traditionnelles. Une excellente adaptation aux conditions méditerranéennes Les producteurs qui cultivent encore cette variété soulignent sa bonne tolérance au stress hydrique. Grâce à son feuillage développé et à son système racinaire profond, elle supporte généralement mieux les épisodes de sécheresse que plusieurs variétés commerciales, même si elle ne peut être considérée comme totalement résistante au manque d’eau. Des observations réalisées par des agriculteurs indiquent qu’un arrosage modéré permet souvent d’obtenir une production satisfaisante, notamment dans les cultures familiales. Elle présente également une bonne rusticité face à certaines maladies, bien que, comme toutes les tomates, elle puisse être affectée par le mildiou, l’alternariose ou certaines viroses lorsque les conditions sont favorables à leur développement. Une tomate idéale pour la transformation La faible teneur en eau constitue l’un des principaux avantages de la tomate المبرجة. Cette caractéristique permet d’obtenir une concentration naturelle des sucres et des arômes, tout en réduisant le temps nécessaire à la cuisson ou au séchage. Dans plusieurs régions tunisiennes, cette tomate était traditionnellement utilisée pour préparer la « chriha » (الشريحة), c’est-à-dire des tranches de tomates séchées au soleil destinées à être conservées pendant plusieurs mois. Sa chair dense et peu aqueuse en fait une variété particulièrement recherchée pour la fabrication de concentré de tomate artisanal, de sauces maison, de tomates séchées ainsi que de conserves familiales. Une richesse nutritionnelle Comme toutes les tomates rouges, la tomate المبرجة est une excellente source de nutriments bénéfiques pour la santé. Elle renferme notamment du lycopène, un puissant antioxydant qui contribue à protéger les cellules contre le stress oxydatif, de la vitamine C essentielle au bon fonctionnement du système immunitaire, de la vitamine A sous forme de bêta-carotène, du potassium indispensable au fonctionnement des muscles et du système cardiovasculaire, ainsi que des fibres alimentaires qui favorisent une bonne digestion. Sa chair plus dense donne souvent l’impression d’une tomate plus « riche ». Toutefois, aucune étude comparative publiée n’a démontré qu’elle contient exactement deux fois moins d’eau que les variétés modernes ou qu’elle est systématiquement plus riche en lycopène. Ces caractéristiques restent principalement rapportées par les producteurs. Une biodiversité agricole menacée Depuis les années 1980, la majorité de la production tunisienne de tomatess’est orientée vers des hybrides modernes offrant des rendements plus élevés,une meilleure homogénéité et une meilleure conservation après récolte. Cette évolution a entraîné une forte régression des variétés anciennes comme المبرجة. Selon la FAO, près de 75 % de la diversité génétique des cultures agricoles a disparu dans le monde au cours du XXᵉ siècle, en raison de l’abandon progressif des variétés locales au profit de cultivars modernes. Cette tendance souligne l’importance de préserver les semences traditionnelles,qui constituent un réservoir de gènes utiles pour faire face au changementclimatique. En Tunisie, plusieurs initiatives citoyennes, associations de sauvegarde des semences paysannes et instituts de recherche travaillent aujourd’hui à laconservation de ce patrimoine végétal. Un potentiel économique à redécouvrir À l’heure où les consommateurs recherchent davantage de produits authentiques, locaux et riches en saveurs, la tomate المبرجة pourrait retrouver une place de choix sur les marchés spécialisés. Sa valeur ajoutée ne repose pas uniquement sur son rendement, mais surtout sur son identité, sa qualité gustative et son histoire. Elle pourrait ainsi trouver sa place dans les circuits courts, les marchés de terroir, l’agriculture biologique, la restauration gastronomique ainsi que dans les entreprises spécialisées dans la transformation artisanale des produits agricoles. Sa valorisation contribuerait non seulement à diversifier les revenus des agriculteurs, mais aussi à préserver une partie du patrimoine agricole tunisien. Préserver une mémoire vivante La tomate المبرجة est bien plus qu’une simple variété de tomate. Elle incarne un savoir-faire transmis de génération en génération et témoigne de la richesse de la biodiversité cultivée en Tunisie. Si plusieurs éléments de son histoire — notamment son introduction supposéepar les Morisques en 1610 — relèvent encore de la tradition orale et mériteraient d’être confirmés par des recherches scientifiques, sa valeur patrimoniale, agronomique et gustative est, elle, indéniable.
La Tunisie teste une technologie innovante pour réduire l’évaporation de l’eau

Actuagro La Tunisie teste une technologie innovante pour réduire l’évaporation de l’eau Dans un contexte où chaque goutte d’eau devient précieuse, la Tunisie franchit une nouvelle étape dans la recherche de solutions innovantes pour préserver ses ressources hydriques. En partenariat avec l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), le ministère de l’Agriculture, des Ressources hydrauliques et de la Pêche a lancé une première expérimentation sur le terrain visant à réduire les pertes d’eau dues à l’évaporation grâce à une technologie encore inédite dans le pays: une membrane monomoléculaire appliquée à la surface de l’eau. Cette étude pilote est menée dans le cadre du projet TEC-Eau (Tak O) sur le lac collinaire de Kamech, dans le gouvernorat de Nabeul. Elle constitue la première expérimentation de ce type réalisée en conditions réelles en Tunisie et s’inscrit dans une démarche scientifique destinée à identifier des solutions durables face aux défis croissants du changement climatique. Une réponse à un défi devenu majeur Depuis plusieurs années, la Tunisie est confrontée à une pression sans précédent sur ses ressources en eau. La succession des épisodes de sécheresse, l’irrégularité des précipitations et l’augmentation des températures réduisent progressivement les réserves disponibles, alors que les besoins de l’agriculture, de l’eau potable et des activités économiques continuent d’augmenter. Dans ce contexte, le défi ne consiste plus uniquement à stocker l’eau dans les barrages. Une partie importante de cette ressource disparaît chaque année par évaporation, notamment durant les mois d’été où les températures élevées et le rayonnement solaire accélèrent ce phénomène naturel. Préserver cette eau déjà mobilisée est désormais un enjeu stratégique pour le pays. Une membrane invisible pour limiter l’évaporation La technologie testée repose sur une membrane monomoléculaire, une couche extrêmement fine qui se forme spontanément à la surface de l’eau. Contrairement à ce que son nom pourrait laisser penser, il ne s’agit ni d’un film plastique ni d’une couverture flottante. Cette membrane, pratiquement invisible à l’œil nu, agit comme une barrière qui ralentit le passage des molécules d’eau vers l’atmosphère, réduisant ainsi l’évaporation tout en laissant passer la lumière et en permettant les échanges gazeux indispensables au maintien de la vie aquatique. Selon la FAO, cette solution répond aux normes internationales de sécurité et fait l’objet d’un suivi scientifique afin d’évaluer son efficacité dans les conditions climatiques tunisiennes ainsi que son impact sur la qualité de l’eau et l’environnement. Pourquoi le choix du lac collinaire de Kamech? Le lac collinaire de Kamech n’a pas été choisi au hasard. Ce site est reconnu pour les nombreux travaux scientifiques qui y sont menés depuis plusieurs années dans le domaine de l’hydrologie et de la gestion des ressources en eau. Tester cette technologie sur une retenue de taille moyenne permet aux chercheurs d’observer son comportement dans des conditions réelles avant d’envisager une éventuelle application sur de plus grands barrages. Cette approche progressive est caractéristique des projets pilotes, dont l’objectifest de produire des données scientifiques fiables avant toute généralisation. Une innovation parmi plusieurs solutions L’expérimentation de cette membrane ne constitue qu’un des volets du projetTEC-Eau. Celui-ci vise plus largement à explorer différentes technologies innovantes susceptibles d’améliorer durablement la gestion de l’eau en Tunisie. Parmi les pistes étudiées figurent également les panneaux photovoltaïquesflottants, qui permettent à la fois de produire de l’énergie renouvelable et de limiter l’évaporation, les barrages souterrains destinés à favoriser la recharge des nappes phréatiques, ainsi que d’autres solutions adaptées aux régions confrontées à un stress hydrique croissant. L’objectif est d’identifier les technologies les plus efficaces, les plus économiquement viables et les mieux adaptées aux réalités climatiques et environnementales tunisiennes. Une expérimentation aux enjeux nationaux Au-delà de son aspect technologique, cette expérimentation traduit une évolution dans la manière d’aborder la gestion de l’eau. Pendant plusieurs décennies, les politiques hydrauliques se sont principalement concentrées sur la mobilisation de nouvelles ressources à travers la construction de barrages, les transferts d’eau ou encore le dessalement. Aujourd’hui, la priorité consiste également à préserver chaque mètre cube déjà stocké. Les résultats de cette étude permettront de mesurer l’efficacité réelle de la membrane monomoléculaire, sa durabilité, son coût d’utilisation et les conditions nécessaires à son éventuel déploiement à plus grande échelle. Si cette technologie confirme son potentiel, elle pourrait devenir un nouvel outil pour renforcer la résilience de la Tunisie face au changement climatique, améliorer la sécurité hydrique et contribuer, indirectement, à préserver la production agricole et la sécurité alimentaire. Dans un pays où l’eau constitue l’une des ressources les plus précieuses, chaque innovation capable d’en limiter les pertes mérite d’être explorée. Cette première expérimentation représente ainsi bien plus qu’un simple test scientifique: elle illustre la volonté de la Tunisie d’investir dans des solutions innovantes pour mieux protéger une ressource indispensable à son avenir. Sources Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) – Communiqué sur le lancement de l’étude pilote du projet TEC-Eau (Tak O). Agence Tunis Afrique Presse (TAP) – La Tunisie et la FAO testent une technologie innovante à travers une première expérimentation pour réduire l’évaporation de l’eau. Ministère de l’Agriculture, des Ressources hydrauliques et de la Pêche. Lire également Les barrages en Tunisie: des réservoirs stratégiques au service de l’agriculture et de la sécurité alimentaire Barrages en Tunisie: un répit hydrique bienvenu, mais la vigilance reste de mise Dessalement de l’eau de mer: la réponse de la Tunisie au stress hydrique Laissez un commentaire Annuler la réponse Connexion en tant que Agrohealth. Modifier votre profil. Se déconnecter ? Les champs obligatoires sont indiqués avec * Message* Chronique All Posts Chronique Pr. 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Récolte des amandes en Tunisie en 2026: une saison qui mobilise les producteurs

Actuagro Récolte des amandes en Tunisie en 2026: une saison qui mobilise les producteurs Avec l’arrivée de l’été, les vergers d’amandiers tunisiens entrent dans l’une des périodes les plus importantes de l’année: la récolte des amandes. En 2026, comme chaque saison, les producteurs se préparent à cueillir un fruit emblématique de l’agriculture méditerranéenne, apprécié aussi bien pour sa valeur nutritionnelle que pour son importance économique. La campagne de récolte débute généralement par l’amande verte, très prisée sur les marchés locaux. Récoltée entre la fin du mois d’avril et la mi-juin, elle est cueillie manuellement afin de préserver les jeunes branches et garantir la qualité du fruit. Cette période est suivie par celle de l’amande semi-sèche, commercialisée principalement pour son amandon tendre et sa saveur délicate. Le véritable pic de la saison intervient toutefois à partir de la mi-juillet avec la récolte des amandes sèches. À ce stade, l’enveloppe extérieure du fruit s’ouvre naturellement sous l’effet de la chaleur estivale, indiquant que l’amande a atteint sa maturité. Dans les exploitations traditionnelles, les agriculteurs utilisent encore des perches ou des bâtons recouverts de caoutchouc pour faire tomber les fruits sur des filets disposés au sol. Dans les vergers plus modernes, des secoueurs mécaniques permettent d’accélérer les opérations et de réduire les besoins en main-d’œuvre. La production nationale est répartie sur plusieurs régions du pays, mais le gouvernorat de Sfax demeure le principal bassin de production. Réputée pour ses vastes plantations d’amandiers adaptées aux conditions semi-arides, la région contribue à une part importante de la récolte nationale. D’autres zones, notamment Kasserine, Sidi Bouzid et certaines régions du Centre tunisien, participent également au développement de cette filière. En 2026, les producteurs suivent avec attention l’évolution des conditions climatiques. Les épisodes de chaleur et le déficit pluviométrique observés dans plusieurs régions du pays continuent de représenter un défi pour les cultures arboricoles. Malgré ces contraintes, l’amandier reste l’une des espèces fruitières les mieux adaptées aux conditions sèches grâce à sa résistance relative au manque d’eau et à sa capacité d’exploitation des ressources hydriques disponibles. Au-delà de son importance agricole, l’amande tunisienne occupe une place particulière dans les habitudes alimentaires du pays. Consommée fraîche, grillée ou intégrée dans de nombreuses pâtisseries traditionnelles, elle constitue également une source intéressante de protéines végétales, de fibres, de magnésium et de vitamine E. La récolte 2026 marque ainsi une nouvelle étape pour une filière qui cherche à conjuguer tradition et modernisation. Entre savoir-faire ancestral, mécanisation progressive et adaptation aux changements climatiques, les producteurs tunisiens poursuivent leurs efforts pour valoriser un produit de terroir reconnu pour sa qualité et son potentiel économique. Sources Ministère tunisien de l’Agriculture, des Ressources hydrauliques et de la Pêche. Observatoire National de l’Agriculture (ONAGRI). Institut National de la Recherche Agronomique de Tunisie (INRAT). Commissariats régionaux au développement agricole (CRDA) de Sfax et Kasserine. Lire également L’amande tunisienne: un fruit qui accompagne les saisons Laissez un commentaire Annuler la réponse Connexion en tant que Agrohealth. Modifier votre profil. Se déconnecter ? Les champs obligatoires sont indiqués avec * Message* Chronique All Posts Chronique Pr. Mohamed Ridha Kamoun: Le couple Soleil peau juillet 1, 2026/Agrohealth Dr Fatma Ben Atig: Quand la colonne vertébrale souffre aussi de nos habitudes alimentaires juin 27, 2026/Dr. Fatma Ben Atig Tomate séchée: le potentiel encore sous-exploité de la Tunisie juin 25, 2026/Agrohealth Pastèque rouge ou pastèque jaune: une question de couleur… ou bien plus? juin 19, 2026/Agrohealth PUB Actuhealth Les eaux distillées, les trésors de l’été qui prennent soin de notre santé juillet 3, 2026 Les poissons bleus: les alliés santé de l’été en Tunisie juin 30, 2026 Dr Fatma Rebai- Sucre, sel, café: quand l’alimentation influence l’oreille interne juin 24, 2026 Load More Élevage Aquaculture en Tunisie: quand la mer devient un nouveau champ de production juin 25, 2026 Élevage de poules en Tunisie: une filière essentielle sous pression juin 5, 2026 L’élevage en Tunisie : des éleveurs sous pression, un secteur essentiel à préserver juin 1, 2026 Load More