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Agrohealth Tunisie

Qui est la Dr Fatma Rebai, médecin ORL

Biographies Qui est la Dr Fatma Rebai, médecin ORL Dr Fatma Rebai Médecin ORL diplômée de la Faculté de médecine de Tunis, elle exerce aujourd’hui en France. Passionnée par la santé et la transmission des connaissances, elle s’intéresse particulièrement à la médecine du sommeil et à tout ce qui contribue à améliorer la qualité de vie des patients. À travers ses chroniques, elle partage une information médicale fondée sur les données scientifiques, dans un langage simple et accessible. Son objectif est de rendre la médecine plus proche du quotidien de chacun et d’accompagner les lecteurs vers une meilleure compréhension de leur santé. Laissez un commentaire Annuler la réponse Connexion en tant que Agrohealth. Modifier votre profil. Se déconnecter ? Les champs obligatoires sont indiqués avec * Message* Chronique All Posts Chronique El Niño 2026 – Déclinaison régionale : Méditerranée, Afrique du Nord, Tunisie – (Partie II) septembre 16, 2026/Agrohealth El Niño 2026 – Diagnostic ENSO global (bulletins CCSR/IRI du 19 août et OMM du 1ᵉʳ-3 septembre 2026) – (Partie… septembre 16, 2026/Agrohealth Quand les marchés se vident, faut-il réapprendre l’art de l’âoula? septembre 11, 2026/Agrohealth Vitamine D, bêta-carotène et protection solaire : démêler le vrai du faux août 28, 2026/Agrohealth PUB Actuhealth Yaourt nature ou yaourt grec: entre douceur, nutrition et équilibre digestif septembre 14, 2026 Dans l’assiette du Tunisien, le pouvoir d’achat fait-il désormais la loi? septembre 3, 2026 Graines de chia: de la graine tendance à une nouvelle culture en Tunisie? septembre 3, 2026 Load More Élevage Le dromadaire tunisien: le sage du désert septembre 5, 2026 Élevage équin: le cheval tunisien peut-il enfin devenir une véritable filière agricole? août 30, 2026 Élevage en Tunisie: reconstruire le cheptel, mais avec quel modèle? août 23, 2026 Load More

Qui est la Dr Fatma Ben Atig, assistante hospitalo-universitaire en neurochirurgie

Biographies Qui est la Dre Fatma Ben Atig, assistante hospitalo-universitaire en neurochirurgie Dr Fatma Ben Atig est Assistante Hospitalo-Universitaire en neurochirurgie à l’Hôpital Sadok Mkadem de Djerba et enseignante à la Faculté de Médecine de Sousse. Diplômée de la Faculté de Médecine de Tunis, elle y a également effectué sa formation de spécialiste en neurochirurgie, avec un cursus de résidanat à l’Institut National de Neurologie de Tunis et au Centre de Traumatologie et des Grands Brûlés de Ben Arous. Spécialisée dans la chirurgie du rachis et du crane, elle exerce une activité clinique, chirurgicale et universitaire, tout en participant à la formation des étudiants en médecine et des professionnels de santé. Elle a également enseigné dans plusieurs écoles privées des sciences de la santé. Ses domaines d’intérêt comprennent la chirurgie vasculaire, la  neuro-oncologie et la recherche clinique.   Laissez un commentaire Annuler la réponse Connexion en tant que Agrohealth. Modifier votre profil. Se déconnecter ? Les champs obligatoires sont indiqués avec * Message* Chronique All Posts Chronique El Niño 2026 – Déclinaison régionale : Méditerranée, Afrique du Nord, Tunisie – (Partie II) septembre 16, 2026/Agrohealth El Niño 2026 – Diagnostic ENSO global (bulletins CCSR/IRI du 19 août et OMM du 1ᵉʳ-3 septembre 2026) – (Partie… septembre 16, 2026/Agrohealth Quand les marchés se vident, faut-il réapprendre l’art de l’âoula? septembre 11, 2026/Agrohealth Vitamine D, bêta-carotène et protection solaire : démêler le vrai du faux août 28, 2026/Agrohealth PUB Actuhealth Yaourt nature ou yaourt grec: entre douceur, nutrition et équilibre digestif septembre 14, 2026 Dans l’assiette du Tunisien, le pouvoir d’achat fait-il désormais la loi? septembre 3, 2026 Graines de chia: de la graine tendance à une nouvelle culture en Tunisie? septembre 3, 2026 Load More Élevage Le dromadaire tunisien: le sage du désert septembre 5, 2026 Élevage équin: le cheval tunisien peut-il enfin devenir une véritable filière agricole? août 30, 2026 Élevage en Tunisie: reconstruire le cheptel, mais avec quel modèle? août 23, 2026 Load More

Qui est Moncef Rajhi, ingénieur général tunisien spécialisé dans le domaine de la météorologie

Biographies Qui est Moncef Rajhi, ingénieur général tunisien spécialisé dans le domaine de la météorologie Moncef Rajhi est un ingénieur général tunisien spécialisé dans le domaine de la météorologie. Il a notamment dirigé l’Institut National de la Météorologie (INM), où il a contribué au développement et à la modernisation des activités de prévision et de surveillance météorologiques en Tunisie. Son parcours professionnel s’inscrit également dans la coopération météorologique internationale. Il a représenté la Tunisie auprès de l’Organisation météorologique mondiale (OMM) et a participé à plusieurs rencontres et programmes consacrés au renforcement des capacités de prévision météorologique. En 2005, il a notamment pris part à un atelier organisé avec la NOAA et le National Weather Service américain autour de la modernisation des systèmes de prévision météorologique en Tunisie. Au fil des années, Moncef Rajhi a continué à intervenir comme expert dans l’analyse des situations météorologiques, notamment celles liées aux précipitations, aux orages et aux phénomènes atmosphériques affectant la Tunisie. Ses contributions témoignent ainsi d’une longue expérience dans l’observation, l’analyse et la prévision des phénomènes météorologiques. Laissez un commentaire Annuler la réponse Connexion en tant que Agrohealth. Modifier votre profil. Se déconnecter ? Les champs obligatoires sont indiqués avec * Message* Chronique All Posts Chronique El Niño 2026 – Déclinaison régionale : Méditerranée, Afrique du Nord, Tunisie – (Partie II) septembre 16, 2026/Agrohealth El Niño 2026 – Diagnostic ENSO global (bulletins CCSR/IRI du 19 août et OMM du 1ᵉʳ-3 septembre 2026) – (Partie… septembre 16, 2026/Agrohealth Quand les marchés se vident, faut-il réapprendre l’art de l’âoula? septembre 11, 2026/Agrohealth Vitamine D, bêta-carotène et protection solaire : démêler le vrai du faux août 28, 2026/Agrohealth PUB Actuhealth Yaourt nature ou yaourt grec: entre douceur, nutrition et équilibre digestif septembre 14, 2026 Dans l’assiette du Tunisien, le pouvoir d’achat fait-il désormais la loi? septembre 3, 2026 Graines de chia: de la graine tendance à une nouvelle culture en Tunisie? septembre 3, 2026 Load More Élevage Le dromadaire tunisien: le sage du désert septembre 5, 2026 Élevage équin: le cheval tunisien peut-il enfin devenir une véritable filière agricole? août 30, 2026 Élevage en Tunisie: reconstruire le cheptel, mais avec quel modèle? août 23, 2026 Load More

Qui est Nizar Aloui, ingénieur en chef au ministère tunisien de l’Agriculture, des Ressources hydrauliques et de la Pêche

Biographies Qui est Nizar Aloui, ingénieur en chef au ministère tunisien de l’Agriculture, des Ressources hydrauliques et de la Pêche Nizar Aloui est ingénieur en chef au ministère de l’agriculture, des ressources hydrauliques et de la pêche en Tunisie, spécialisé en économie rurale, politiques agricoles et gouvernance des organisations professionnelles agricoles. Diplômé en 2002 de l’École Supérieure d’Agriculture de Mograne avec un diplôme d’ingénieur national en économie rurale, il dispose de près de vingt ans d’expérience dans l’analyse des filières agricoles, l’évaluation des politiques de soutien, le financement et l’investissement agricoles, ainsi que dans la conception et le suivi des politiques sectorielles. Son parcours l’a conduit notamment à l’ARBOLA TUN, à l’Observatoire National de l’Agriculture (ONAGRI), puis à la Direction Générale du Financement, des Investissements et des Organisations Professionnelles, où il exerce depuis 2021 les fonctions de sous-directeur chargé de la supervision des organisations professionnelles agricoles.   Au cours de sa carrière, Nizar Aloui a contribué à de nombreuses études et projets menés avec des partenaires nationaux et internationaux, notamment la Banque mondiale, la FAO, la GIZ, la Coopération suisse, l’OIT et le programme ADAPT. Ses domaines d’intervention couvrent également les négociations commerciales agricoles internationales, notamment dans le cadre de l’OMC et de l’ALECA Tunisie-UE, ainsi que les réformes institutionnelles et réglementaires du secteur agricole. Il participe à plusieurs comités techniques nationaux et a publié des travaux consacrés aux politiques agricoles, aux marchés, à la filière oléicole et à la sécurité alimentaire. Dans ses responsabilités actuelles, il assure notamment la supervision des sociétés mutuelles de services agricoles, l’accompagnement des structures coopératives et le suivi des groupements interprofessionnels, tout en contribuant à la formation et au renforcement des capacités des acteurs du secteur agricole.   Télécharger la biographie détaillée  Laissez un commentaire Annuler la réponse Connexion en tant que Agrohealth. Modifier votre profil. Se déconnecter ? Les champs obligatoires sont indiqués avec * Message* Chronique All Posts Chronique El Niño 2026 – Déclinaison régionale : Méditerranée, Afrique du Nord, Tunisie – (Partie II) septembre 16, 2026/Agrohealth El Niño 2026 – Diagnostic ENSO global (bulletins CCSR/IRI du 19 août et OMM du 1ᵉʳ-3 septembre 2026) – (Partie… septembre 16, 2026/Agrohealth Quand les marchés se vident, faut-il réapprendre l’art de l’âoula? septembre 11, 2026/Agrohealth Vitamine D, bêta-carotène et protection solaire : démêler le vrai du faux août 28, 2026/Agrohealth PUB Actuhealth Yaourt nature ou yaourt grec: entre douceur, nutrition et équilibre digestif septembre 14, 2026 Dans l’assiette du Tunisien, le pouvoir d’achat fait-il désormais la loi? septembre 3, 2026 Graines de chia: de la graine tendance à une nouvelle culture en Tunisie? septembre 3, 2026 Load More Élevage Le dromadaire tunisien: le sage du désert septembre 5, 2026 Élevage équin: le cheval tunisien peut-il enfin devenir une véritable filière agricole? août 30, 2026 Élevage en Tunisie: reconstruire le cheptel, mais avec quel modèle? août 23, 2026 Load More

Le lënj, l’arbousier des montagnes tunisiennes, un arbre discret aux fruits flamboyants

Actuagro Le lënj, l’arbousier des montagnes tunisiennes, un arbre discret aux fruits flamboyants Par AgroHealth – Dans les montagnes du Nord-Ouest tunisien, certaines espèces végétales font partie du paysage sans jamais chercher à attirer l’attention. Elles vivent au rythme de la forêt, entre les chênes, les broussailles et les pentes humides de Kroumirie. Puis, à l’automne et au début de l’hiver, l’une d’elles se fait soudain remarquer par ses fruits ronds et rouges qui ressemblent de loin à de petites fraises.   En Tunisie, cet arbre est connu sous le nom de lënj, parfois appelé boughbiba rouge ou encore «fraise des montagnes». Il s’agit de l’arbousier, dont le nom scientifique est Arbutus unedo L., une espèce appartenant à la famille des Ericaceae.   Contrairement à une idée parfois répandue, il ne s’agit pas d’une espèce exotique introduite récemment. Les données botaniques internationales reconnaissent la Tunisie parmi son aire naturelle de répartition méditerranéenne. Un arbre profondément méditerranéen L’arbousier est une plante caractéristique des paysages méditerranéens. Son aire naturelle s’étend sur plusieurs régions du pourtour méditerranéen, notamment en Afrique du Nord, en Espagne, au Portugal, en France, en Italie, dans les Balkans, en Grèce et jusqu’au Proche-Orient. En Tunisie, il est particulièrement présent dans les régions forestières du Nord-Ouest.   Des observations et travaux botaniques signalent notamment sa présence dans les gouvernorats du Kef, de Jendouba, de Béja et de Siliana, ainsi que dans certaines zones de Bizerte et, plus ponctuellement, de Nabeul.   Dans le Nord-Ouest tunisien, il accompagne naturellement les formations forestières de Kroumirie. On peut notamment le rencontrer autour des zones montagneuses de Aïn Draham, Fernana et Béni M’Tir, où le paysage forestier offre des conditions particulièrement favorables à son développement.   L’arbousier apprécie les environnements méditerranéens mais possède une remarquable capacité d’adaptation. Il supporte la chaleur et les périodes sèches tout en résistant également à des températures relativement basses.   Il peut pousser jusqu’à environ 1 000 mètres d’altitude et se rencontre dans les lisières, les clairières et les sous-bois. Les sols acides lui conviennent particulièrement bien. Une silhouette reconnaissable toute l’année L’arbousier est un arbuste ou un petit arbre à feuillage persistant. Sa taille peut atteindre plusieurs mètres et, dans de bonnes conditions, certains sujets deviennent de véritables petits arbres qui dominent la végétation basse.   Son feuillage constitue l’un de ses principaux caractères. Les feuilles sont persistantes, allongées, coriaces et brillantes, avec une couleur vert foncé.   Elles restent présentes pendant l’hiver, donnant à l’arbre une apparence vivante même lorsque les espèces voisines ont perdu leur feuillage. L’écorce possède elle aussi un intérêt esthétique.   Chez les jeunes branches, elle peut présenter des teintes verdâtres ou rougeâtres avant de devenir plus sombre avec l’âge. L’ensemble donne à l’arbre une allure particulièrement élégante, entre l’arbuste méditerranéen et le petit arbre forestier.   Mais c’est au moment de la fructification que l’arbousier devient véritablement spectaculaire. Des fruits qui semblent venir d’un autre monde Les arbouses sont des fruits ronds dont la surface est couverte de petites protubérances. Au cours de leur développement, elles passent progressivement par différentes teintes avant d’atteindre leur couleur rouge caractéristique à maturité.   Ce qui rend l’arbre particulièrement intéressant est la coexistence de différents stades sur une même branche. Alors que certains fruits commencent seulement à se former, d’autres sont déjà rouges et arrivés à maturité.   Les fruits donnent ainsi à l’arbre un aspect presque décoratif, surtout lorsqu’ils contrastent avec le vert sombre du feuillage.   La ressemblance avec une petite fraise explique d’ailleurs l’expression populaire de «fraise des montagnes».   Pourtant, l’arbouse et la fraise appartiennent à deux familles botaniques complètement différentes. L’apparence extérieure ne signifie donc pas qu’il existe une proximité botanique entre les deux plantes.   Un arbre qui fleurit et fructifie dans un calendrier particulier L’arbousier possède également une particularité intéressante dans son cycle annuel. La floraison et la présence des fruits peuvent se chevaucher. Il n’est donc pas rare d’observer sur un même arbre des fleurs et des fruits à différents stades de développement.   Ses fleurs, petites et regroupées en grappes pendantes, présentent une forme caractéristique qui rappelle de petites clochettes. Elles apportent une touche discrète à l’arbre, bien moins spectaculaire que ses fruits rouges.   Cette succession entre floraison et fructification participe au caractère singulier de l’espèce. Dans les paysages forestiers tunisiens, elle contribue aussi à la diversité saisonnière de la végétation. Une espèce adaptée aux conditions méditerranéennes Sur le plan écologique, l’arbousier est particulièrement intéressant parce qu’il combine plusieurs qualités typiques des plantes méditerranéennes.   Il apprécie la lumière mais peut également se développer dans des espaces forestiers moins ouverts. Il supporte les périodes de sécheresse tout en étant capable de vivre dans des régions relativement fraîches et humides.   Cette polyvalence explique en partie sa présence dans des milieux très différents du bassin méditerranéen.   Son association avec les chênaies et les formations de maquis est particulièrement importante dans le paysage forestier. Dans le Nord-Ouest tunisien, il participe ainsi à une végétation où plusieurs espèces méditerranéennes se côtoient et forment des écosystèmes complexes. Une ressource forestière qui mérite davantage d’attention Le lënj reste pourtant relativement discret dans le paysage agricole tunisien. Il est surtout associé aux espaces forestiers et montagneux plutôt qu’aux vergers organisés.   Son intérêt ne se limite cependant pas à son aspect pittoresque. Comme beaucoup d’espèces forestières méditerranéennes, l’arbousier participe à la diversité végétale des territoires où il pousse naturellement.   Pour la Tunisie, cette présence constitue également un patrimoine botanique à mieux connaître. Les travaux consacrés à l’espèce montrent que sa répartition nationale est principalement liée aux régions du Nord, avec une présence particulièrement remarquable dans le Nord-Ouest.   À une époque où les paysages méditerranéens évoluent sous l’effet des changements climatiques, de la transformation des territoires et de la pression exercée sur les écosystèmes forestiers, mieux connaître ces espèces locales devient essentiel.   Le lënj n’est peut-être pas l’arbre le plus célèbre des forêts tunisiennes. Pourtant, lorsque ses fruits rouges apparaissent entre les feuilles vertes, il rappelle une

Du substrat à la conserve, le monde des champignons comestibles

Actuagro Du substrat à la conserve, le monde des champignons comestibles Par AgroHealth – Discrets dans les sous-bois, cultivés dans des salles contrôlées ou alignés dans des boîtes de conserve, les champignons comestibles occupent une place particulière dans le monde agricole. Contrairement aux plantes, ils ne produisent pas leur propre matière organique par photosynthèse. Ils se développent à partir de matières organiques qu’ils décomposent grâce à leur réseau de filaments appelé mycélium. Cette particularité fait de la culture des champignons une activité agricole à part, située entre production végétale, microbiologie et transformation alimentaire. Une grande diversité derrière le mot «champignon» Tous les champignons ne se ressemblent pas et tous ne sont pas destinés à la culture commerciale. Parmi les espèces les plus importantes figurent le champignon de Paris, Agaricus bisporus, le shiitaké, Lentinula edodes, ainsi que les différentes espèces de Pleurotes, notamment Pleurotus ostreatus.   Ces trois groupes font partie des champignons les plus cultivés et commercialisés dans le monde.   À côté de ces espèces cultivées, les forêts abritent de nombreux champignons sauvages consommés dans certaines régions, comme les cèpes, les girolles ou certaines morilles. Leur production reste cependant très différente de celle des espèces domestiquées. Certaines espèces sauvages ne peuvent pas encore être cultivées facilement dans des conditions commerciales régulières. Le champignon ne pousse pas dans une terre ordinaire L’une des particularités de cette culture est l’utilisation d’un substrat, c’est-à-dire un milieu préparé pour fournir au champignon les matières organiques nécessaires à son développement.   Selon l’espèce, ce substrat peut être constitué de paille, de sciure de bois, de résidus agricoles ou d’autres matières organiques adaptées.   Les Pleurotes, par exemple, peuvent se développer sur différents matériaux riches en cellulose et en lignine, notamment certaines pailles et sciures.   Pour le champignon de Paris, la technique est différente. Sa culture repose notamment sur un compost préparé et contrôlé, suivi d’une phase de couverture qui permet le développement des fructifications.   La composition, l’humidité, la structure et les conditions physiques du substrat jouent un rôle important dans la production. Du mycélium au champignon La culture commence généralement avec le mycélium, la partie végétative du champignon. Il est introduit dans le substrat préparé, où il se développe progressivement en formant un réseau de filaments.   Cette première étape est essentielle. Le substrat doit être suffisamment humide et correctement préparé afin de favoriser le champignon cultivé tout en limitant la concurrence d’autres micro-organismes.   Une fois que le mycélium a colonisé le substrat, les conditions sont modifiées pour favoriser l’apparition des fructifications, c’est-à-dire les champignons que nous retrouvons finalement sur les étals. La température, l’humidité, la ventilation et les échanges gazeux doivent alors être contrôlés selon les exigences de chaque espèce.   La culture moderne peut donc se faire dans des installations spécialement aménagées, mais certaines espèces peuvent également être produites à petite échelle dans des sacs ou sur des blocs de substrat. Une agriculture qui peut valoriser les résidus L’un des aspects les plus intéressants de la culture des champignons concerne son rapport aux sous-produits agricoles.   Certaines espèces peuvent utiliser des matières lignocellulosiques provenant de l’agriculture ou de l’agro-industrie. La paille, la sciure et différents résidus végétaux peuvent ainsi devenir des supports de culture lorsqu’ils sont adaptés, préparés et correctement traités.   La FAO souligne d’ailleurs que la culture des champignons peut être réalisée à partir de matières agricoles propres et qu’elle peut être développée sur de petites surfaces, ce qui lui donne un intérêt particulier dans certains contextes ruraux et périurbains.   Le champignon transforme ainsi une matière qui pouvait être considérée comme un simple résidu en un support de production. Après la récolte, le substrat usé peut à son tour faire l’objet d’une valorisation, selon sa composition et les pratiques locales. Frais, séché ou en conserve Une fois récoltés, les champignons ne suivent pas tous le même chemin. Le champignon frais est généralement commercialisé rapidement. Il peut être vendu en vrac, en barquettes ou dans différents emballages destinés à limiter sa dégradation pendant le transport et la conservation.   Le champignon séché suit un autre parcours. Une partie importante de son eau est retirée afin de prolonger sa conservation. Cette forme est particulièrement utilisée pour certaines espèces comme le shiitaké. Le produit peut ensuite être conservé pendant une période beaucoup plus longue que le champignon frais et réhydraté avant son utilisation.   Le champignon en conserve est destiné à une conservation encore différente. Après les opérations de préparation, les champignons sont placés dans des contenants hermétiques puis soumis à un traitement industriel permettant leur conservation.   C’est notamment sous cette forme que le champignon de Paris est très présent dans les commerces.   Il existe également des champignons surgelés, marinés ou transformés en ingrédients destinés à d’autres préparations alimentaires. Le choix de la forme dépend de l’espèce, de la demande du marché, de la durée de conservation recherchée et des possibilités industrielles. Une filière entre agriculture et industrie La production commerciale ne s’arrête donc pas à la récolte. Elle comprend toute une chaîne allant du choix de l’espèce et de la souche à la préparation du substrat, l’ensemencement, le contrôle des conditions de culture, la récolte, le tri, le conditionnement et éventuellement la transformation.   Cette organisation explique pourquoi le champignon peut être considéré comme une véritable filière agroalimentaire.   Certaines espèces nécessitent des installations très contrôlées, tandis que d’autres, comme plusieurs Pleurotes, sont relativement accessibles à une production à petite échelle.   Le développement de cette filière ouvre également des perspectives autour de la valorisation des résidus agricoles.   Dans un contexte où l’agriculture cherche à mieux utiliser ses ressources et à réduire les pertes de matières organiques, le champignon apparaît comme un organisme capable de faire le lien entre production agricole, transformation et économie circulaire.   Du sous-bois à la ferme, du sac de substrat à la boîte de conserve, le champignon comestible raconte finalement une autre manière de produire. Une agriculture où l’on ne cultive pas seulement une plante dans un sol, mais où

Le biochar, quand les résidus agricoles deviennent une ressource

Actuagro Le biochar, quand les résidus agricoles deviennent une ressource Par AgroHealth – Des résidus agricoles au sol, une piste à la croisée de l’agriculture durable, de l’économie circulaire et de la lutte contre le changement climatique Dans un champ, après la récolte ou la taille des arbres, il reste toujours quelque chose. Une branche, une tige, une paille, un résidu de transformation. Longtemps considérées principalement comme des déchets à éliminer, ces matières organiques peuvent pourtant devenir une ressource.   C’est dans cette perspective que le biochar suscite depuis plusieurs années un intérêt croissant.   Cette matière riche en carbone est obtenue par la transformation thermique de biomasses organiques, généralement dans des conditions pauvres en oxygène, selon un procédé appelé pyrolyse.   Son utilisation agricole est aujourd’hui étudiée pour ses effets possibles sur les sols, la gestion de l’eau, les nutriments et le stockage du carbone.   Mais le biochar n’est pas un produit universel. Ses propriétés dépendent de la matière utilisée pour le fabriquer, des conditions de pyrolyse et du sol dans lequel il est incorporé. Cette diversité explique aussi pourquoi les résultats obtenus dans les recherches peuvent être très différents d’une situation à l’autre. Transformer un résidu plutôt que le perdre Le principe du biochar rejoint directement celui de l’économie circulaire. Au lieu de considérer certains résidus agricoles comme une matière sans valeur, il devient possible de les transformer en un matériau susceptible d’être réutilisé.   Les matières premières peuvent être nombreuses. Résidus de cultures, bois et branches de taille, sous-produits agricoles ou certaines biomasses issues de l’industrie agroalimentaire peuvent être utilisés, à condition de respecter des critères adaptés à l’usage recherché.   Cette possibilité présente un intérêt particulier dans les régions agricoles où la biomasse résiduelle est abondante.   En Tunisie, la filière oléicole, l’arboriculture, les céréales et les activités forestières produisent différentes formes de résidus qui pourraient faire l’objet d’expérimentations.   Cela ne signifie cependant pas que tous ces résidus peuvent être transformés de la même manière. Leur composition influence directement les propriétés du biochar obtenu. Un matériau qui agit sur le sol Le biochar possède généralement une structure poreuse et une surface spécifique importante. Ces caractéristiques peuvent modifier certaines propriétés physiques et chimiques du sol.   Selon le contexte, son incorporation peut favoriser la rétention de l’eau, influencer la disponibilité de certains éléments nutritifs ou modifier la capacité du sol à retenir certains ions. Des interactions avec les microorganismes du sol sont également étudiées.   Cette particularité attire naturellement l’attention dans les régions méditerranéennes confrontées à des périodes de sécheresse et à une disponibilité limitée de l’eau.   Mais il faut éviter une conclusion trop rapide. Le biochar ne remplace ni l’irrigation ni la fertilisation raisonnée. La FAO souligne que les résultats observés vont d’améliorations importantes à des effets très faibles, voire inexistants, selon le type de sol, la culture, le biochar utilisé et les conditions environnementales.   Autrement dit, le biochar doit être considéré comme un outil potentiel de gestion du sol, et non comme une solution universelle. Biochar et fertilité, une question d’équilibre La fertilité d’un sol repose sur un ensemble complexe de facteurs. Matière organique, eau, minéraux, microorganismes, structure du sol et pratiques agricoles interagissent en permanence.   Le biochar peut intervenir dans cet équilibre. Certaines recherches rapportent notamment des améliorations de la capacité d’échange cationique, de la disponibilité de certains nutriments, de la structure du sol et de sa capacité à retenir l’eau.   Mais ces effets dépendent fortement de la composition du biochar et des caractéristiques du sol.   La combinaison du biochar avec des matières organiques, notamment le compost, constitue également une piste étudiée.   L’objectif n’est donc pas nécessairement d’ajouter simplement du charbon au sol, mais de construire une stratégie cohérente de gestion de la matière organique. Un intérêt particulier pour le carbone L’une des raisons majeures de l’intérêt scientifique porté au biochar concerne le carbone.   Les végétaux captent du dioxyde de carbone atmosphérique pendant leur croissance et stockent une partie de ce carbone dans leur biomasse. Lorsque cette biomasse se décompose ou est brûlée, une grande partie du carbone peut retourner relativement rapidement dans l’atmosphère.   La pyrolyse transforme une partie de cette biomasse en une forme de carbone plus résistante à la décomposition. Lorsque le biochar est incorporé au sol, une partie de ce carbone peut donc y rester pendant une période prolongée.   Cette propriété explique son intérêt potentiel pour la séquestration du carbone. Mais là encore, le bilan doit être considéré dans son ensemble. La collecte des résidus, leur transport, l’énergie utilisée et les émissions liées au procédé doivent être pris en compte pour évaluer réellement le bénéfice climatique d’un projet. Tous les biochars ne se valent pas C’est probablement l’un des messages les plus importants à retenir. Un biochar produit à partir de bois, de paille ou d’un sous-produit agroalimentaire ne possède pas nécessairement les mêmes caractéristiques. La température de pyrolyse et les conditions de production jouent également un rôle majeur.   Une revue publiée en 2025, portant sur 186 études, souligne notamment l’influence déterminante de la matière première et de la température de pyrolyse sur les propriétés et les performances du biochar.   La qualité du produit doit donc être vérifiée. Le pH, la salinité, la teneur en carbone, les nutriments, les métaux lourds et certains contaminants organiques font partie des paramètres qui peuvent être analysés dans le cadre de systèmes de contrôle et de certification.   Les lignes directrices européennes consacrées au biochar prévoient notamment des contrôles portant sur ces différents paramètres.   Un charbon fabriqué artisanalement à partir de déchets végétaux ne doit donc pas être automatiquement considéré comme un biochar agricole sûr. Et si la Tunisie expérimentait davantage? La Tunisie dispose d’un contexte qui mérite une attention particulière. L’importance de l’olivier et d’autres productions agricoles génère chaque année différentes biomasses résiduelles.   Leur valorisation pourrait s’inscrire dans une approche combinant réduction des déchets, économie circulaire et amélioration de la gestion des sols.   Mais avant toute généralisation, des

El Niño 2026 – Déclinaison régionale : Méditerranée, Afrique du Nord, Tunisie – (Partie II)

Chronique El Niño 2026 – Déclinaison régionale : Méditerranée, Afrique du Nord, Tunisie – (Partie II) Par Moncef Rajhi. Expert en météorologie – Ce deuxième article prolonge l’analyse engagée dans le premier volet sur le réchauffement, les conditions météorologiques et le changement climatique dans le bassin méditerranéen, en Afrique du Nord et en Tunisie. Après avoir établi les principaux repères et tendances, cette seconde partie entre davantage dans le détail des perspectives pour les saisons SON, OND, NDJ et DJF 2026-2027, en examinant les différences entre les régions du Nord, du Centre, du Sud et du Littoral tunisien. Elle met également en lumière les signaux climatiques à surveiller et les évolutions susceptibles de marquer les prochains mois. L’analyse est fondée notamment sur les bulletins du CCSR/IRI du 19 août 2026 et de l’Organisation météorologique mondiale (OMM) des 1er au 3 septembre 2026. Tunis, le 8 septembre 2026 — Deuxième volet de l’analyse. Document actualisé à partir de la version du 21 août 2026. 12. Mécanisme de téléconnexion vers la Méditerranée La téléconnexion passe principalement par la modification du train d’ondes de Rossby émis par l’anomalie convective tropicale du Pacifique, susceptible de moduler la position du courant-jet subtropical et la fréquence des dépressions atlantiques atteignant la Méditerranée occidentale.   Signal statistiquement plus marqué en hiver (DJF) qu’en automne (SON), et sur la Méditerranée occidentale/Europe du Sud-Ouest plutôt que sur le bassin oriental.    Les produits Copernicus C3S (mi-août 2026) indiquent, en cohérence avec El Niño, une tendance à des températures supérieures à la normale sur une grande partie du bassin, et un signal plus incertain sur les précipitations (tendance à un automne plus humide sur l’Europe du Sud-Ouest, confiance modérée). 13. Synthèse par sous-région méditerranéenne 14. Lecture par région tunisienne Nord — zone la plus exposée aux flux atlantiques et méditerranéens occidentaux: température supérieure à la normale (SON, DJF), signal pluviométrique le moins défavorable, cumuls proches à légèrement excédentaires possibles sur Kroumirie/Mogods, avec forte variabilité épisode par épisode.   Centre — zone de transition, moins exposée aux flux atlantiques : excédent thermique comparable au reste du pays; signal pluviométrique le plus incertain, dépendant d’épisodes convectifs ponctuels; vigilance sur les pluies intenses localisées.   Sud — zone pré-saharienne à saharienne: excédent thermique le plus marqué; cumuls faibles en valeur absolue mais risque, historiquement associé aux automnes El Niño forts, de crues éclair ponctuelles dans les oueds (Nefzaoua, Jérid, Dahar).   Littoral — SST méditerranéenne clé pour la genèse des systèmes convectifs automnaux: maintien possible d’une SST excédentaire en début d’automne, facteur favorable à des épisodes de type medicane ou fortes pluies côtières (golfes de Tunis, Hammamet, Gabès), surtout septembre-octobre; le littoral sud-est (Gabès, Djerba) reste le plus exposé aux flux d’est/sud-est lors des situations de goutte froide.   Effet tampon marin limitant l’amplitude des extrêmes thermiques par rapport à l’intérieur. 15. Climatologie populaire : la «Ghassalet Ennouader»    Les statistiques climatologiques tunisiennes situent traditionnellement aux alentours du 15 août le début d’une fenêtre de transition saisonnière marquée par la reprise des manifestations orageuses, susceptibles de revêtir un caractère de crue soudaine («flash flood»).      Cette régularité n’est pas une simple croyance populaire: elle repose sur un mécanisme physique identifiable, lié directement au bilan thermique accumulé par les surfaces continentales et marines durant les deux mois précédents (cf. §5 sur la capacité thermique de l’eau et des sols).   À la mi-août, deux réservoirs d’énergie atteignent leur maximum saisonnier : les sols, desséchés et fortement chauffés après plusieurs semaines de forte insolation, et la mer Méditerranée, dont la température de surface culmine généralement fin août-début septembre.   Ces deux réservoirs restituent lentement, par convection sensible et par évaporation, une quantité considérable d’énergie et d’humidité vers les basses couches de l’atmosphère.   C’est précisément à cette période que les premières perturbations d’altitude d’origine atlantique ou méditerranéenne occidentale commencent à s’infléchir vers le sud et à atteindre le Maghreb, introduisant en altitude de l’air plus frais et plus instable.   La rencontre de cet air froid d’altitude avec les masses d’air chaud et humide accumulées en basses couches crée un gradient thermique vertical exceptionnellement favorable à la convection profonde: la CAPE (énergie potentielle convective disponible) atteint alors des valeurs élevées, propices à des cellules orageuses intenses, à développement rapide et à fort taux de précipitation instantané — d’où le caractère bref mais violent de ces épisodes, et leur propension à générer des ruissellements soudains sur des sols encore imperméabilisés par la sécheresse estivale, avec crues éclair dans les oueds.   La mémoire climatique populaire a nommé ce phénomène récurrent la «Ghassalet Ennouader» — littéralement «le lavage des greniers» — expression désignant les orages de fin d’été accompagnés de pluies diluviennes, de crues soudaines et de débordements d’oueds.   Ce savoir empirique, transmis de génération en génération, anticipe le mécanisme physique décrit ci-dessus et rejoint directement les points de vigilance déjà formulés pour les régions Centre et littorales (§14). 16. Tableau de synthèse — régions tunisiennes   • Qu’est-ce qu’un tercile ? La distribution climatologique de référence (30 ans) d’une variable — température ou précipitation — est divisée en trois catégories de probabilité égale (1/3 chacune): T1 «inférieur à la normale», T2 «proche de la normal », T3 «supérieur à la normale». • Les cartes de prévision saisonnière (OMM, IRI, Copernicus C3S) affichent, pour chaque zone, la catégorie de tercile jugée la plus probable pour la saison à venir — c’est ce principe qui est repris dans la Figure 2 ci-dessous, appliqué aux quatre régions tunisiennes. • Lorsqu’aucune catégorie ne se détache nettement des deux autres (probabilités proches de l’équiprobabilité), les cartes officielles laissent la zone en blanc ; la Figure 2 utilise la mention «indéterminé» pour ce même cas de figure. Lecture qualitative de confiance faible à modérée ne remplacer pas les bulletins opérationnels ( cf. § 7). Figure Originale. inspirée des principe des cartes par terciles l’OMM (La couleur seule porte l’information) Figure 2 — Tendances régionales par catégorie de tercile (T1/T2/T3) pour la température et la précipitation, SON–DJF 2026-2027, sur le principe des cartes

El Niño 2026 – Diagnostic ENSO global (bulletins CCSR/IRI du 19 août et OMM du 1ᵉʳ-3 septembre 2026) – (Partie I)

Chronique El Niño 2026 – Diagnostic ENSO global (bulletins CCSR/IRI du 19 août et OMM du 1ᵉʳ-3 septembre 2026) – (Partie I) Par Moncef Rajhi. Expert en météorologie – Cette première analyse est consacrée aux perspectives météorologiques et climatiques pour la période 2026-2027 dans le bassin méditerranéen, en Afrique du Nord et en Tunisie — du Nord au Centre, au Sud et sur le Littoral. Elle examine notamment les saisons SON, OND, NDJ et DJF, à partir des dernières données et prévisions disponibles. Fondée sur les bulletins du CCSR/IRI du 19 août 2026 et de l’Organisation météorologique mondiale (OMM) des 1er au 3 septembre 2026, cette étude propose une lecture des tendances attendues, de leur évolution et de leurs implications pour la Tunisie. Ce premier article constitue le premier volet d’une analyse en deux parties. Il sera suivi d’un second article, qui approfondira les perspectives et les principaux enjeux liés à l’évolution des conditions météorologiques et climatiques au cours de la période 2026-2027. Tunis, le 8 septembre 2026 — Document actualisé à partir de la version du 21 août 2026. Chronologie des principaux événements • Actualisation majeure (1ᵉʳ-3 septembre 2026): l’OMM porte l’anomalie Niño3.4 prévue pour SON 2026 à ≈ +3,6 °C (moyenne d’ensemble), en nette hausse par rapport aux +2,7 °C observés mi-août — confirmation d’une intensification plus rapide que celle anticipée par le bulletin IRI du 19 août.   • L’OMM annonce, pour la première fois de son histoire, un degré de certitude quasi absolu (« exceptionally high likelihood of nearly 100 %») sur la persistance d’El Niño de SON 2026 à DJF 2026-2027.   • Pic d’intensité désormais anticipé en novembre-décembre 2026 (contre octobre-décembre dans le diagnostic IRI initial) ; épisode qualifié de «très fort», voire «exceptionnellement fort» par l’OMM.   • IOD: valeur saisonnière moyenne prévue à +0,9 °C pour SON 2026 (OMM), confirmant une phase positive forte; l’Atlantique équatorial est également signalé au-dessus de la normale dans les deux hémisphères — facteur supplémentaire non couvert par le bulletin IRI initial.   • Signal régional: tendance thermique excédentaire probable sur l’ensemble du bassin méditerranéen et la Tunisie (confiance modérée); signal pluviométrique incertain et spatialement hétérogène (confiance faible à modérée).   • Pour la Tunisie: risque accru d’épisodes pluvio-orageux intenses et localisés (Centre, littoral, oueds du Sud) plutôt qu’une tendance de fond uniforme sur les cumuls saisonniers.   • Cet article bulletin est une analyse indépendante de contexte; il n’a pas valeur d’alerte et ne se substitue pas aux bulletins officiels de l’INM. 1. Cadre des bulletins Le bulletin CCSR/IRI (Columbia University), publié le 19 de chaque mois, combine un ensemble multi-modèles (26 modèles: 15 dynamiques, 11 statistiques) et une lecture experte de l’état océan-atmosphère. L’indice de référence est le Niño3.4 (région 5°S–5°N, 170°O–120°O), rapporté à la climatologie 1991-2020. Un épisode est établi lorsque le seuil de ±0,5 °C est franchi et maintenu sur au moins cinq saisons glissantes consécutives. L’Organisation Météorologique Mondiale (OMM) publie, en parallèle, deux séries de référence: l’El Niño/La Niña Update (mise à jour ENSO proprement dite, généralement mensuelle à bimestrielle) et le Global Seasonal Climate Update — GSCU (prévision climatique saisonnière globale à trois mois, actualisée mensuellement), qui agrège les prévisions des centres de production mondiaux (Global Producing Centres) désignés par l’OMM. Ces deux publications constituent, avec le bulletin IRI, les références internationales les plus autoritatives pour le suivi opérationnel de l’ENSO.   La prévision objective CCSR/IRI (modèles seuls) peut différer légèrement de la prévision officielle CPC (jugement d’expert + modèles), publiée une semaine plus tôt. Les mises à jour OMM intègrent quant à elles un consensus explicite des centres de production mondiaux et d’experts des Services Météorologiques et Hydrologiques Nationaux (SMHN). Le bulletin Info-Niño/Niña est élaboré conjointement par l’OMM et le CCSR/IRI (Columbia Climate School), avec la contribution d’un large réseau de centres nationaux et internationaux (NOAA/CPC, ECMWF, Météo-France, Met Office, JMA, KMA, IMD, BOM, CIIFEN, CMA, entre autres) et des centres mondiaux de production de prévisions saisonnières de l’OMM. 2. Actualisation OMM du 1ᵉʳ-3 septembre 2026 Postérieurement au bulletin IRI du 19 août sur lequel reposait la première version de ce document, l’OMM a publié coup sur coup deux actualisations qui durcissent le diagnostic: l’El Niño/La Niña Update (émis le 1ᵉʳ septembre, annoncé le 3 septembre 2026) et le Global Seasonal Climate Update pour SON 2026 (émis le 25 août, actualisé le 3 septembre 2026). Source Date AnomalieNiño3.4 (SON 2026) Probabilité ElNiño Pic anticipé IRI/CCSR 19août 2026 +2,7°C observé (12 août) ; 15/26 modèles ≥ +3,0 °C en OND 100% (ASO–FMA) OND2026 OMM (GSCU + Update) 25août – 3 sept. 2026 ≈+3,6 °C (moyenne d’ensemble prévue) ≈100 % (« quasi certain ») Nov.-déc.2026 Trois éléments nouveaux ressortent de cette actualisation par rapport au diagnostic IRI du 19 août: ●        Une accélération de l’intensification : l’anomalie moyenne prévue pour l’ensemble de la saison SON 2026 (+3,6 °C) dépasse déjà le seuil que l’IRI n’anticipait que pour le pic d’OND chez une minorité de modèles (15 sur 26 ≥ +3,0 °C) — signe que la trajectoire observée fin août a dépassé les prévisions de la mi-août. ●        Un degré de certitude inédit : l’OMM indique une probabilité qualifiée d’« exceptionnellement élevée, proche de 100 % » pour la persistance d’El Niño jusqu’à DJF 2026-2027 — un niveau de certitude que l’OMM présente elle-même comme sans précédent dans l’historique de ses mises à jour ENSO, en cohérence avec le consensus resserré déjà relevé par l’IRI (absence totale de probabilité La Niña/neutre). ●        Un facteur atlantique additionnel : le GSCU SON 2026 signale des températures de surface au-dessus de la normale dans l’Atlantique tropical Nord et Sud — élément non mentionné par le bulletin IRI du 19 août et qui pourrait constituer une voie de téléconnexion supplémentaire vers l’Afrique du Nord et le bassin méditerranéen occidental, à confirmer par les prochaines publications. Le communiqué de l’OMM du 3 septembre précise par ailleurs la trajectoire observée de l’indice Niño3.4: moyenne de +1,5°C sur mai-juillet 2026, +2,0°C en juillet, puis des valeurs hebdomadaires comprises entre +2,2°C et +2,6°C de fin juillet à la mi-août

Huile d’olive tunisienne, le défi de passer du produit à la marque

Actuagro Huile d’olive tunisienne, le défi de passer du produit à la marque Par AgroHealth – La Tunisie possède une richesse qui pousse lentement, se récolte avec patience et accompagne son histoire depuis des siècles. L’olivier appartient à ses paysages, à ses traditions et à l’économie de nombreuses régions. Son huile est aujourd’hui présente sur les marchés internationaux et la Tunisie figure parmi les grands pays exportateurs mondiaux. Pourtant, une question demeure. Pourquoi une huile reconnue pour sa qualité peine-t-elle encore à s’imposer sous de grandes marques tunisiennes sur les marchés internationaux?   Le problème ne se trouve pas uniquement dans la production. Il se situe surtout dans la manière dont cette production est valorisée, présentée et commercialisée.   Durant les neuf premiers mois de la campagne 2025/2026, la Tunisie a exporté environ 368 000 tonnes d’huile d’olive. Mais près de 86 % de ces volumes sont partis en vrac, contre seulement 14 % sous forme conditionnée.   Cette situation montre que le pays reste encore fortement positionné comme fournisseur de matière première, alors qu’une partie beaucoup plus importante de la valeur pourrait être créée autour d’un produit fini et identifiable. Le paradoxe est particulièrement intéressant. L’huile conditionnée représente une part limitée des volumes, mais une part plus importante des recettes. La différencerappelle une réalité simple. Dans l’agriculture moderne, produire davantage ne signifie pas nécessairement gagner davantage. La manière de transformer, présenter et vendre le produit compte tout autant. Le premier obstacle reste la dépendance au vrac Le marché du vrac permet d’écouler rapidement d’importantes quantités. Il constitue donc une composante essentielle de la filière et ne peut pas être considéré comme un modèle à abandonner brutalement. Mais une trop forte dépendance au vrac limite la capacité du producteur tunisien à contrôler l’image de son produit jusqu’au consommateur final. Une huile qui quitte la Tunisie dans une citerne n’emporte pas avec elle la même visibilité qu’une bouteille portant clairement son origine, son terroir, son histoire etle nom de son producteur.   Le défi consiste donc à évoluer progressivement vers davantage de conditionnement et de produits à plus forte valeur ajoutée, sans remettre en cause les marchés traditionnels du vrac. Le deuxième obstacle est celui de la marque Créer une marque d’huile d’olive ne consiste pas à choisir un nom, dessiner un logo et imprimer une belle étiquette. Une véritable marque doit inspirer confiance. Elle doit être reconnaissable, constante dans sa qualité et capable de raconter quelque chose. Pour une huile tunisienne, cette histoire existe déjà. Elle se trouve dans lesoliveraies, les terroirs, les variétés locales, les méthodes de récolte et lesgénérations de producteurs. Mais cette richesse reste encore insuffisamment transformée en identité commerciale.   La Tunisie doit apprendre à raconter son huile autrement. Il ne suffit plus de direqu’elle est de qualité. Il faut expliquer pourquoi elle l’est, d’où elle vient,comment elle est produite et ce qui la distingue des autres huiles méditerranéennes. Le troisième obstacle concerne les moyens Construire une marque internationale demande du temps et des investissements. Il faut participer aux salons professionnels, développer des réseaux de distribution,travailler avec des importateurs, communiquer dans plusieurs langues, créer descontenus adaptés aux différents marchés et maintenir une présence régulièreauprès des consommateurs. Pour de nombreux producteurs tunisiens, notamment les petites exploitations et les entreprises familiales, ces investissements peuvent être difficiles à supporterseuls.   Une solution pourrait être de renforcer les regroupements entre producteurs et entreprises afin de mutualiser certaines dépenses et de construire des marques collectives ou régionales capables d’atteindre une dimension internationale. Le quatrième obstacle est la transformation encore insuffisante La valeur d’une huile ne se trouve pas uniquement dans l’huile elle-même. Elle peut aussi se trouver dans le conditionnement, le design, la traçabilité, larecherche, l’innovation et les produits dérivés.   La Tunisie pourrait ainsi développer davantage les huiles premium, les huiles issues de terroirs identifiés, les produits biologiques, les petits formats destinés àcertains marchés et les gammes adaptées à la gastronomie.   La transformation permettrait également de créer davantage d’emplois autour de lafilière et de faire travailler ensemble agriculteurs, industriels, designers, spécialistes du marketing, logisticiens et professionnels du commerce international. Une stratégie à construire sur plusieurs années Le changement ne pourra pas se faire en une seule campagne. La première étape devrait être de mieux identifier les huiles tunisiennes et leursorigines.   Les appellations d’origine et les indications géographiques peuvent jouer un rôle important dans cette démarche en permettant de distinguer les terroirs et de protéger leur identité. Plusieurs initiatives existent déjà dans différentes régions tunisiennes. La deuxième étape serait d’investir davantage dans la qualité et la traçabilité. Leconsommateur international veut de plus en plus savoir ce qu’il achète, maisaussi comprendre son origine et les conditions dans lesquelles il a étéproduit. La troisième serait de construire une communication tunisienne moderne autour de l’huile d’olive. Les réseaux sociaux, les plateformes numériques, les chefs, les restaurants, les influenceurs spécialisés et les salons professionnels peuvent permettre de raconter directement cette histoire aux consommateurs. La quatrième serait de choisir quelques marchés prioritaires plutôt que de vouloir être partout en même temps. Une marque ne devient pas internationale simplement parce qu’elle est exportée vers plusieurs pays. Elle le devient lorsqu’ellecommence à être reconnue et recherchée. Le bio comme une opportunité L’huile biologique représente également un potentiel important. La Tunisie possède une place particulière dans l’oléiculture biologique et dispose d’un avantage qui pourrait être davantage valorisé auprès des consommateurs sensibles à l’environnement, à la traçabilité et aux modes de production responsables.   Mais là encore, exporter du bio en vrac ne permet pas de tirer pleinement profit decette image. Une huile biologique tunisienne peut porter beaucoup plus qu’unecertification. Elle peut raconter un terroir, une agriculture respectueuse desressources et une relation ancienne entre l’homme et l’olivier.   Le défi est donc de transformer cette richesse en une véritable proposition de valeur. Vers une identité tunisienne plus forte La Tunisie n’a pas besoin d’inventer une histoire pour son huile d’olive. Elle en possède déjà une.   Elle doit plutôt apprendre à mieux la structurer et à la transformer