Qui est Dr Zouhaïr Ben Amor, docteur en biologie marine

Biographies Qui est Dr Zouhaïr Ben Amor, docteur en biologie marine Zouhaïr Ben Amor – Docteur en Biologie Marine- Spécialiste des Annélides Polychètes Enseignant-chercheur – Faculté des Sciences de Tunis Date de naissance : 24 juillet 1955Domaine scientifique : Biologie marine, taxonomie, biodiversité marine, écologie des organismes benthiques Profil scientifique Docteur en Biologie marine, spécialiste des vers marins appartenant au groupe des Polychètes, Zouhaïr Ben Amor a consacré plus de trente-cinq années à l’enseignement universitaire et à la recherche scientifique au sein de la Faculté des Sciences de Tunis. Son parcours scientifique s’est construit autour de l’étude de la biodiversité marine, de l’exploration du littoral tunisien et de la compréhension des organismes vivants dans leurs relations avec leur environnement. Ses travaux s’inscrivent dans une démarche associant recherche fondamentale, transmission du savoir et réflexion sur les sciences du vivant. Formation et spécialisation scientifique Doctorat en Biologie MarineSpécialité : Annélides Polychètes marins Axes principaux de recherche : Taxonomie et systématique des Polychètes. Inventaire de la biodiversité marine tunisienne. Étude des peuplements benthiques littoraux. Description et identification de nouvelles espèces. Relations entre biodiversité marine et évolution du vivant. Contribution majeure à la connaissance scientifique Découverte d’une nouvelle espèce pour la science (1980) En 1980, lors de recherches menées sur le littoral de l’île de Zembra (Tunisie), Zouhaïr Ben Amor a identifié une nouvelle espèce de Polychète marin : Unanereis zghalii Cette découverte constitue une contribution originale à la connaissance de la biodiversité marine tunisienne et enrichit l’inventaire mondial des Annélides Polychètes. Carrière universitaire et enseignement Durant trente-cinq années d’activité académique à la Faculté des Sciences de Tunis, Zouhaïr Ben Amor a assuré des enseignements dans différents domaines de la biologie. Ses activités pédagogiques ont notamment porté sur : Biologie générale. Biologie marine. Biodiversité et évolution. Histoire des sciences. Épistémologie scientifique. Il a participé activement à la formation de plusieurs générations d’étudiants en biologie et a assuré l’encadrement d’étudiants dans leurs travaux de recherche : Mémoires de DEA. Travaux de recherche universitaires. Thèses de doctorat. Responsabilités pédagogiques et innovation scientifique Parmi ses projets pédagogiques majeurs figure l’élaboration d’un cours synthétique de Biologie en langue arabe. Ce travail d’arabisation scientifique, réalisé pendant près de quinze années, représentait une véritable entreprise intellectuelle visant à rendre accessibles les concepts fondamentaux de la biologie dans un langage scientifique arabe adapté à l’enseignement universitaire. Histoire des sciences et épistémologie Dans les années 1990, Zouhaïr Ben Amor a élargi son champ d’enseignement vers : L’histoire des sciences. L’épistémologie. Les relations entre sciences, sociétés et cultures. En tant que coordinateur pédagogique, il a dirigé une équipe d’enseignants issus de différentes disciplines scientifiques afin de construire un enseignement transversal destiné aux étudiants de première année de la Faculté des Sciences. Cette expérience a profondément marqué son approche de la science, en développant une vision où la connaissance scientifique dialogue avec la philosophie, l’histoire et la culture. Un ouvrage consacré à la biologie et à la réflexion scientifique est actuellement en cours d’élaboration. Activités culturelles et interdisciplinaires Théâtre : écriture et mise en scène Parallèlement à son parcours scientifique, Zouhaïr Ben Amor a développé une importante activité artistique dans le domaine théâtral. Pendant sept années, il a écrit et mis en scène six pièces de théâtre, développant une réflexion sur : L’écriture dramatique. La construction des personnages. La puissance du dialogue. L’expression collective. Cette expérience artistique a nourri son intérêt pour la narration, la communication et les liens entre science et humanité. Photographie artistique La photographie constitue un autre axe majeur de son parcours. Depuis sa première rétrospective photographique en 1976, Zouhaïr Ben Amor explore l’image comme moyen d’expression artistique et de réflexion. Ses principales expositions personnelles : « Houmti » « Big Bang » « Dazibaw.com » Il a également participé à plusieurs expositions collectives. Une vingtaine de ses œuvres photographiques appartiennent aujourd’hui à des collections nationales. Un livre consacré à son parcours photographique est actuellement en préparation. Activité d’écriture et publications L’écriture accompagne son parcours depuis son adolescence. À partir de 1972, il commence à publier des articles en arabe et en français dans différents journaux. À la fin des années 1970, il fonde le journal local : « El Hadath » consacré à la vie sociale et culturelle de son village natal, Ez-Zahra. Aujourd’hui, il poursuit une activité régulière d’écriture et de réflexion à travers plusieurs médias : Leaders AgroHealth Kapitalis Nawaat Le Temps Ses contributions portent notamment sur : La science. La culture. La mémoire collective. L’histoire. Les transformations de la société tunisienne. La philosophie Publications littéraires et ouvrages Échos à travers les âges, Dialogues imaginaires avec Les Esprits Pionniers Éditeur : Contraste Edition Roman La Maison qui parle (2026) Éditeur : Contraste Edition Dernier ouvrage publié, ce roman témoigne de son intérêt pour : La mémoire. Les lieux chargés d’histoire. Les relations entre individus et patrimoine. La dimension humaine des espaces vécus. Ouvrage de réflexion en cours Un livre issu de plus d’une décennie de recherches, lectures et réflexions est actuellement en préparation. Cet ouvrage propose une rencontre entre plusieurs grandes figures pionnières issues de : La science. La littérature. La philosophie. Les arts. Il constitue un hommage à la curiosité intellectuelle, à la créativité humaine et à la quête permanente du savoir. Compétences et domaines d’expertise Recherche scientifique Biologie marine. Taxonomie des Polychètes. Biodiversité marine. Exploration du vivant. Enseignement universitaire Formation en biologie. Encadrement scientifique. Histoire des sciences. Épistémologie. Communication scientifique Vulgarisation scientifique. Écriture scientifique et culturelle. Transmission des connaissances. Création artistique Écriture théâtrale. Mise en scène. Photographie. Écriture littéraire. Synthèse Le parcours de Zouhaïr Ben Amor se caractérise par une double identité : celle d’un scientifique du vivant et celle d’un humaniste attaché aux formes multiples de la connaissance. De l’étude des organismes marins microscopiques à la réflexion sur l’histoire des sciences, de l’enseignement universitaire à la photographie et à l’écriture, son itinéraire témoigne d’une même quête : comprendre le monde vivant et transmettre cette compréhension par la science, la culture et la création. Laissez un commentaire Annuler la réponse Connexion en tant que Agrohealth. Modifier
Qui est Pr Dhia Bouktila, professeur de génétique à l’Université de Monastir

Biographies Qui est Pr Dhia Bouktila, professeur de génétique à l’Université de Monastir Professeur de génétique à l’Université de Monastir, Dhia Bouktila est rattaché à l’Institut Supérieur de Biotechnologie de Monastir et au Laboratoire de Génétique, Biodiversité et Valorisation des Bioressources. Il est spécialiste de la génomique agricole et de la biologie computationnelle, avec un intérêt particulier pour les ressources biologiques agricoles et leur valorisation durable. Auteur et co-auteur de nombreuses publications scientifiques internationales, ses travaux portent sur plusieurs phytoressources et zooressources d’importance économique, notamment le blé, l’orge, le palmier dattier, l’olivier, le figuier et la betterave sucrière, ainsi que sur certains organismes associés aux agroécosystèmes, et s’étendent aux ressources aquacoles. Cette diversité thématique s’inscrit dans une même démarche: mobiliser les outils de la génomique et de la biologie computationnelle pour mieux comprendre, préserver et améliorer les ressources biologiques dans leur contexte environnemental et agricole. Au-delà de ses recherches en génétique et en génomique, Dhia Bouktila s’intéresse aux dimensions épistémologiques, éthiques et sociétales de la science, notamment à la relation entre science et société, à la souveraineté des ressources biologiques, ainsi qu’à la maîtrise et à la gouvernance des connaissances scientifiques. Il explore également les conditions permettant de transformer les avancées de la recherche en leviers de développement durable. Il défend ainsi une vision de la génomique qui ne se limite pas à la production de données : une génomique au service de l’adaptation des systèmes agricoles aux défis contemporains et du développement scientifique et technologique de la Tunisie. Laissez un commentaire Annuler la réponse Connexion en tant que Agrohealth. Modifier votre profil. Se déconnecter ? Les champs obligatoires sont indiqués avec * Message* Chronique All Posts Chronique El Niño 2026 – Déclinaison régionale : Méditerranée, Afrique du Nord, Tunisie – (Partie II) septembre 16, 2026/Agrohealth El Niño 2026 – Diagnostic ENSO global (bulletins CCSR/IRI du 19 août et OMM du 1ᵉʳ-3 septembre 2026) – (Partie… septembre 16, 2026/Agrohealth Quand les marchés se vident, faut-il réapprendre l’art de l’âoula? septembre 11, 2026/Agrohealth Vitamine D, bêta-carotène et protection solaire : démêler le vrai du faux août 28, 2026/Agrohealth PUB Actuhealth La chriha tunisienne: ce que la figue séchée apporte réellement à notre santé septembre 21, 2026 Yaourt nature ou yaourt grec: entre douceur, nutrition et équilibre digestif septembre 14, 2026 Dans l’assiette du Tunisien, le pouvoir d’achat fait-il désormais la loi? septembre 3, 2026 Load More Élevage Le dromadaire tunisien: le sage du désert septembre 5, 2026 Élevage équin: le cheval tunisien peut-il enfin devenir une véritable filière agricole? août 30, 2026 Élevage en Tunisie: reconstruire le cheptel, mais avec quel modèle? août 23, 2026 Load More
Crumble aux pommes: le dessert réconfortant de l’automne

Recette Crumble aux pommes: le dessert réconfortant de l’automne Quand l’automne arrive, les pommes prennent naturellement leur place dans nos cuisines. Leur parfum, leur douceur et leur légère acidité se prêtent merveilleusement bien à un dessert simple et familial: le crumble aux pommes. Quelques fruits, une pâte croustillante et quelques minutes de préparation suffisent pour obtenir un dessert doré, généreux et réconfortant. Ingrédients Pour 4 à 6 personnes: 5 à 6 pommes 100 g de farine 80 g de beurre froid 70 g de sucre 50 g de poudre d’amandes 1 cuillère à café de cannelle 1 sachet de sucre vanillé Le jus d’un demi-citron Préparation Préchauffer le four à 180 °C. Commencer par éplucher les pommes, retirer les pépins puis les couper en petits morceaux. Les déposer dans un plat allant au four et les arroser avec le jus de citron. Ajouter la cannelle et le sucre vanillé, puis mélanger délicatement. Dans un autre récipient, verser la farine, le sucre et la poudre d’amandes. Ajouter le beurre froid coupé en petits morceaux. Du bout des doigts, mélanger jusqu’à obtenir une texture sableuse, composée de petites miettes irrégulières. Répartir cette préparation sur les pommes, sans la tasser. Enfourner pendant 30 à 35 minutes, jusqu’à ce que le dessus soit bien doré et croustillant. Laisser tiédir quelques minutes avant de servir. Le crumble peut être dégusté nature ou accompagné d’un peu de yaourt nature. Le petit plus Pour une version encore plus automnale, on peut ajouter quelques noix concassées ou remplacer une partie de la poudre d’amandes par des noisettes. Une pincée de gingembre ou un peu de zeste de citron peut également apporter une note parfumée. Simple et convivial, le crumble rappelle que les desserts de saison n’ont pas besoin d’être compliqués pour être gourmands. En automne, les pommes suffisent souvent à apporter leur parfum, leur douceur et cette petite note fruitée qui accompagne si bien les journées fraîches. Laissez un commentaire Annuler la réponse Connexion en tant que Agrohealth. Modifier votre profil. Se déconnecter ? Les champs obligatoires sont indiqués avec * Message* Chronique All Posts Chronique El Niño 2026 – Déclinaison régionale : Méditerranée, Afrique du Nord, Tunisie – (Partie II) septembre 16, 2026/Agrohealth El Niño 2026 – Diagnostic ENSO global (bulletins CCSR/IRI du 19 août et OMM du 1ᵉʳ-3 septembre 2026) – (Partie… septembre 16, 2026/Agrohealth Quand les marchés se vident, faut-il réapprendre l’art de l’âoula? septembre 11, 2026/Agrohealth Vitamine D, bêta-carotène et protection solaire : démêler le vrai du faux août 28, 2026/Agrohealth PUB Actuhealth Yaourt nature ou yaourt grec: entre douceur, nutrition et équilibre digestif septembre 14, 2026 Dans l’assiette du Tunisien, le pouvoir d’achat fait-il désormais la loi? septembre 3, 2026 Graines de chia: de la graine tendance à une nouvelle culture en Tunisie? septembre 3, 2026 Load More Élevage Le dromadaire tunisien: le sage du désert septembre 5, 2026 Élevage équin: le cheval tunisien peut-il enfin devenir une véritable filière agricole? août 30, 2026 Élevage en Tunisie: reconstruire le cheptel, mais avec quel modèle? août 23, 2026 Load More
Qui est le Dr. Noureddine Nasr, ingénieur agronome et expert tunisien en développement agricole et rural

Biographies Qui est le Dr. Noureddine Nasr, ingénieur agronome et expert tunisien en développement agricole et rural Dr. Noureddine Nasr est un ingénieur agronome et expert tunisien en développement agricole et rural, spécialisé dans les zones arides, les systèmes oasiens, la biodiversité agricole, la gestion des ressources naturelles et la production végétale. Né le 4 avril 1957, il est diplômé de l’Institut National Agronomique de Tunisie (INAT) et a obtenu une habilitation en 2011. Il a commencé son parcours dans la recherche et le développement agricole, notamment à l’Institut des Régions Arides (IRA) de Gabès, où il s’est intéressé aux dynamiques des sociétés rurales et aux systèmes agricoles des régions arides. Il a également travaillé avec l’International Plant Genetic Resources Institute (IPGRI), devenu Bioversity International, en tant que coordinateur régional en Tunisie dans le cadre de programmes consacrés notamment aux ressources génétiques et aux oasis du Maghreb. Son parcours international l’a conduit au Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) en Tunisie, où il a notamment travaillé sur les questions d’environnement et de genre, puis à la FAO, où il a exercé comme Plant Production and Protection Officer au Bureau sous-régional pour l’Afrique du Nord. La FAO le référence également comme expert et formulateur de projets dans le cadre de l’approche des Écoles pratiques d’agriculture (Farmer Field Schools). Aujourd’hui présenté comme expert international en développement agricole et rural, Noureddine Nasr intervient régulièrement sur les grands enjeux de l’agriculture tunisienne: avenir des oasis, changement climatique, biodiversité, ressources naturelles, filière oléicole, cactus et sécurité alimentaire. Laissez un commentaire Annuler la réponse Connexion en tant que Agrohealth. Modifier votre profil. Se déconnecter ? Les champs obligatoires sont indiqués avec * Message* Chronique All Posts Chronique El Niño 2026 – Déclinaison régionale : Méditerranée, Afrique du Nord, Tunisie – (Partie II) septembre 16, 2026/Agrohealth El Niño 2026 – Diagnostic ENSO global (bulletins CCSR/IRI du 19 août et OMM du 1ᵉʳ-3 septembre 2026) – (Partie… septembre 16, 2026/Agrohealth Quand les marchés se vident, faut-il réapprendre l’art de l’âoula? septembre 11, 2026/Agrohealth Vitamine D, bêta-carotène et protection solaire : démêler le vrai du faux août 28, 2026/Agrohealth PUB Actuhealth Yaourt nature ou yaourt grec: entre douceur, nutrition et équilibre digestif septembre 14, 2026 Dans l’assiette du Tunisien, le pouvoir d’achat fait-il désormais la loi? septembre 3, 2026 Graines de chia: de la graine tendance à une nouvelle culture en Tunisie? septembre 3, 2026 Load More Élevage Le dromadaire tunisien: le sage du désert septembre 5, 2026 Élevage équin: le cheval tunisien peut-il enfin devenir une véritable filière agricole? août 30, 2026 Élevage en Tunisie: reconstruire le cheptel, mais avec quel modèle? août 23, 2026 Load More
L’Institut des Régions Arides (IRA) de Médenine: Du statut de centre pionnier au pôle scientifique international de référence sur les zones arides (l’IRA, 1976 – 2026: 50 ans déjà)

Actuagro L’Institut des Régions Arides (IRA) de Médenine: Du statut de centre pionnier au pôle scientifique international de référence sur les zones arides (l’IRA, 1976 – 2026: 50 ans déjà) Par Dr. Noureddine NASR – Ancien chercheur à l’IRA de Médenine, Ancien Cadre au CGIAR – C’est avec un intérêt tout particulier et une vive attention que j’ai pris connaissance de l’analyse pertinente de M. Chadli Laroussi consacrée à l’avenir de l’Institut des Régions Arides (IRA) de Médenine [1]. Ayant consacré une étape fondatrice et majeure de ma carrière à cet institut avant d’exercer au sein d’organisations internationales (CGIAR, PNUD, FAO), je demeure profondément attaché à son ancrage territorial ainsi qu’à sa mission historique. C’est à ce titre que je continue à apporter activement mon appui à son développement. L’IRA dispose indiscutablement de tous les atouts scientifiques, humains et géographiques pour s’imposer comme un centre d’excellence mondial. Toutefois, face à l’accélération du changement climatique, à la dégradation des terres arides et aux défis socio-économiques des zones rurales, la concrétisation de cette ambition nécessite un changement d’échelle stratégique. Pour inscrire durablement l’IRA au cœur du paysage scientifique international, plusieurs leviers d’action prioritaires doivent être mobilisés: 1. Préparer la relève intergénérationnelle et valoriser l’expertise L’excellence d’une institution repose avant tout sur la transmission et la continuité des savoirs. L’IRA doit mettre en place des passerelles intergénérationnelles structurées en mobilisant ses anciens chercheurs et des experts internationaux de premier plan. Ce compagnonnage scientifique permettra d’encadrer, de former et de promouvoir la nouvelle génération de chercheurs à travers des programmes de doctorat et de post-doctorat renforcés avec les universités nationales et internationales. 2. Accélérer la transition vers l’Agroécologie, les Biotechnologies et les Technologies émergentes La recherche sur les milieux arides doit opérer un virage résolu en combinant les biotechnologies adaptées, les pratiques agroécologiques et les nouvelles technologies de l’information (télédétection, modélisation hydrique, capteurs intelligents). Cette modernisation doit impérativement s’appuyer sur la valorisation scientifique des savoirs patrimoniaux (systèmes d’irrigation traditionnels, aménagements de conservation des eaux et des sols, gestion communautaire des parcours, biodiversité et gestion de l’eau dans les oasis). 3. Faciliter une réflexion stratégique globale par un Think Tank dédié Afin de redéfinir la feuille de route de l’IRA pour les décennies à venir, il apparaît urgent d’engager une réflexion stratégique institutionnelle. La création d’un Think Tank, idéalement facilité par un organisme international spécialisé, permettra de repenser l’organisation interne, la gouvernance de la recherche et l’alignement de l’institut sur les nouveaux agendas globaux du développement durable. 4. Renforcer l’ancrage au sein du réseau CGIAR et de la recherche internationale L’IRA doit saisir les opportunités offertes par les réformes stratégiques du One CGIAR (notamment à travers des collaborations renforcées avec l’ICARDA et l’Alliance Bioversity-CIAT). L’institut ne doit pas seulement être perçu comme une plateforme d’accueil ou de formation pour l’Afrique, mais comme un co-investigateur actif au sein de consortiums de recherche internationaux. L’obtention d’un statut formel de centre associé ou affilié aux réseaux du CGIAR accroîtra considérablement son attractivité auprès des jeunes talents et des bailleurs de fonds. 5. Structurer un partenariat stratégique avec le système des Nations Unies notamment: FAO, PNUD, PNUE. L’IRA gagnerait à se positionner comme un partenaire technique et scientifique clé de la FAO, notamment en articulation avec le déploiement du nouveau Centre d’Excellence sur les Oasis. Sur cette lancée, l’IRA pourrait préfigurer et coconstruire son propre Centre d’Excellence sur les Zones Arides, développé en synergie avec les agences de l’ONU (FAO, PNUD, PNUE), l’ICARDA et les institutions scientifiques de référence. 6. Valoriser le Patrimoine Agricole Mondial (SIPAM / GIAHS) et tirer parti du Géoparc Dahar Profitant de la dynamique impulsée par la récente désignation du Géoparc, l’IRA a l’opportunité d’établir un partenariat d’envergure avec la FAO et l’UNESCO. Ce rapprochement permettrait la création d’une Chaire ou d’un Centre d’Excellence dédié aux Systèmes Ingénieux du Patrimoine Agricole Mondial (SIPAM / GIAHS) appliqués aux zones arides et aux oasis d’Afrique. À l’instar des programmes internationaux de formation développés à Florence avec la FAO, l’IRA pourrait s’appuyer sur l’expérience des trois SIPAM tunisiens (Oasis historique de Gafsa, Djebba et Ghar El-Melah) pour lancer une formation internationale de référence sur les SIPAM. Ce pôle associera formation diplômante de haut niveau et recherche appliquée pour préserver les savoir-faire traditionnels (gestion de l’eau, biodiversité, parcours, oasis, pêche artisanale, etc.), tout en veillant à ce que l’innovation technologique vienne consolider et moderniser ces pratiques locales sans les supplanter. 7. Créer un Incubateur d’Innovations Rurales et un Pôle de Transfert Technologique Pour combler le fossé entre la recherche scientifique et son impact réel sur le terrain, l’IRA doit se doter d’un pôle de transfert technologique et d’incubation. Cet espace permettra d’accompagner les jeunes ruraux, les agritech-startups et les organisations agricoles vers l’adoption de pratiques agroécologiques, la transformation locale et la création de valeur ajoutée dans les territoires arides. 8. Institutionnaliser un Conseil Scientifique International Enfin, l’institutionnalisation d’un Conseil Scientifique International, réunissant des personnalités scientifiques de haut niveau, des membres de la diaspora et des représentants des agences partenaires, garantira à l’IRA un rayonnement académique, une veille technologique constante et un accès préférentiel aux grands financements internationaux de la recherche. Conclusion L’Institut des Régions Arides de Médenine possède la légitimité historique, l’ancrage territorial et la masse critique nécessaires pour devenir le laboratoire du futur des zones arides et désertiques. Pour concrétiser pleinement ce potentiel, l’IRA doit impérativement s’appuyer sur son capital humain le plus précieux: l’expertise de ses chercheurs, dont la grande majorité a forgé son savoir académique et empirique en réalisant son doctorat au sein même de l’institut et au plus près du terrain. Cet ancrage du réel a permis de façonner des profils de haut niveau qui, après avoir consacré deux décennies au service de l’IRA, ont poursuivi des carrières remarquables au sein d’organisations internationales et de coopération majeures (FAO, PNUD, ICARDA, Bioversity International, GIZ, etc.). Cet acquis constitue une richesse inestimable et une mémoire vivante unique. Il est aujourd’hui primordial de concevoir des mécanismes institutionnels innovants – tels qu’un réseau d’experts associés, des missions d’encadrement stratégique ou un statut de
Qui est la Dr Fatma Rebai, médecin ORL

Biographies Qui est la Dr Fatma Rebai, médecin ORL Dr Fatma Rebai Médecin ORL diplômée de la Faculté de médecine de Tunis, elle exerce aujourd’hui en France. Passionnée par la santé et la transmission des connaissances, elle s’intéresse particulièrement à la médecine du sommeil et à tout ce qui contribue à améliorer la qualité de vie des patients. À travers ses chroniques, elle partage une information médicale fondée sur les données scientifiques, dans un langage simple et accessible. Son objectif est de rendre la médecine plus proche du quotidien de chacun et d’accompagner les lecteurs vers une meilleure compréhension de leur santé. Laissez un commentaire Annuler la réponse Connexion en tant que Agrohealth. Modifier votre profil. Se déconnecter ? Les champs obligatoires sont indiqués avec * Message* Chronique All Posts Chronique El Niño 2026 – Déclinaison régionale : Méditerranée, Afrique du Nord, Tunisie – (Partie II) septembre 16, 2026/Agrohealth El Niño 2026 – Diagnostic ENSO global (bulletins CCSR/IRI du 19 août et OMM du 1ᵉʳ-3 septembre 2026) – (Partie… septembre 16, 2026/Agrohealth Quand les marchés se vident, faut-il réapprendre l’art de l’âoula? septembre 11, 2026/Agrohealth Vitamine D, bêta-carotène et protection solaire : démêler le vrai du faux août 28, 2026/Agrohealth PUB Actuhealth Yaourt nature ou yaourt grec: entre douceur, nutrition et équilibre digestif septembre 14, 2026 Dans l’assiette du Tunisien, le pouvoir d’achat fait-il désormais la loi? septembre 3, 2026 Graines de chia: de la graine tendance à une nouvelle culture en Tunisie? septembre 3, 2026 Load More Élevage Le dromadaire tunisien: le sage du désert septembre 5, 2026 Élevage équin: le cheval tunisien peut-il enfin devenir une véritable filière agricole? août 30, 2026 Élevage en Tunisie: reconstruire le cheptel, mais avec quel modèle? août 23, 2026 Load More
Qui est la Dr Fatma Ben Atig, assistante hospitalo-universitaire en neurochirurgie

Biographies Qui est la Dre Fatma Ben Atig, assistante hospitalo-universitaire en neurochirurgie Dr Fatma Ben Atig est Assistante Hospitalo-Universitaire en neurochirurgie à l’Hôpital Sadok Mkadem de Djerba et enseignante à la Faculté de Médecine de Sousse. Diplômée de la Faculté de Médecine de Tunis, elle y a également effectué sa formation de spécialiste en neurochirurgie, avec un cursus de résidanat à l’Institut National de Neurologie de Tunis et au Centre de Traumatologie et des Grands Brûlés de Ben Arous. Spécialisée dans la chirurgie du rachis et du crane, elle exerce une activité clinique, chirurgicale et universitaire, tout en participant à la formation des étudiants en médecine et des professionnels de santé. Elle a également enseigné dans plusieurs écoles privées des sciences de la santé. Ses domaines d’intérêt comprennent la chirurgie vasculaire, la neuro-oncologie et la recherche clinique. Laissez un commentaire Annuler la réponse Connexion en tant que Agrohealth. Modifier votre profil. Se déconnecter ? Les champs obligatoires sont indiqués avec * Message* Chronique All Posts Chronique El Niño 2026 – Déclinaison régionale : Méditerranée, Afrique du Nord, Tunisie – (Partie II) septembre 16, 2026/Agrohealth El Niño 2026 – Diagnostic ENSO global (bulletins CCSR/IRI du 19 août et OMM du 1ᵉʳ-3 septembre 2026) – (Partie… septembre 16, 2026/Agrohealth Quand les marchés se vident, faut-il réapprendre l’art de l’âoula? septembre 11, 2026/Agrohealth Vitamine D, bêta-carotène et protection solaire : démêler le vrai du faux août 28, 2026/Agrohealth PUB Actuhealth Yaourt nature ou yaourt grec: entre douceur, nutrition et équilibre digestif septembre 14, 2026 Dans l’assiette du Tunisien, le pouvoir d’achat fait-il désormais la loi? septembre 3, 2026 Graines de chia: de la graine tendance à une nouvelle culture en Tunisie? septembre 3, 2026 Load More Élevage Le dromadaire tunisien: le sage du désert septembre 5, 2026 Élevage équin: le cheval tunisien peut-il enfin devenir une véritable filière agricole? août 30, 2026 Élevage en Tunisie: reconstruire le cheptel, mais avec quel modèle? août 23, 2026 Load More
Qui est Moncef Rajhi, ingénieur général tunisien spécialisé dans le domaine de la météorologie

Biographies Qui est Moncef Rajhi, ingénieur général tunisien spécialisé dans le domaine de la météorologie Moncef Rajhi est un ingénieur général tunisien spécialisé dans le domaine de la météorologie. Il a notamment dirigé l’Institut National de la Météorologie (INM), où il a contribué au développement et à la modernisation des activités de prévision et de surveillance météorologiques en Tunisie. Son parcours professionnel s’inscrit également dans la coopération météorologique internationale. Il a représenté la Tunisie auprès de l’Organisation météorologique mondiale (OMM) et a participé à plusieurs rencontres et programmes consacrés au renforcement des capacités de prévision météorologique. En 2005, il a notamment pris part à un atelier organisé avec la NOAA et le National Weather Service américain autour de la modernisation des systèmes de prévision météorologique en Tunisie. Au fil des années, Moncef Rajhi a continué à intervenir comme expert dans l’analyse des situations météorologiques, notamment celles liées aux précipitations, aux orages et aux phénomènes atmosphériques affectant la Tunisie. Ses contributions témoignent ainsi d’une longue expérience dans l’observation, l’analyse et la prévision des phénomènes météorologiques. Laissez un commentaire Annuler la réponse Connexion en tant que Agrohealth. Modifier votre profil. Se déconnecter ? Les champs obligatoires sont indiqués avec * Message* Chronique All Posts Chronique El Niño 2026 – Déclinaison régionale : Méditerranée, Afrique du Nord, Tunisie – (Partie II) septembre 16, 2026/Agrohealth El Niño 2026 – Diagnostic ENSO global (bulletins CCSR/IRI du 19 août et OMM du 1ᵉʳ-3 septembre 2026) – (Partie… septembre 16, 2026/Agrohealth Quand les marchés se vident, faut-il réapprendre l’art de l’âoula? septembre 11, 2026/Agrohealth Vitamine D, bêta-carotène et protection solaire : démêler le vrai du faux août 28, 2026/Agrohealth PUB Actuhealth Yaourt nature ou yaourt grec: entre douceur, nutrition et équilibre digestif septembre 14, 2026 Dans l’assiette du Tunisien, le pouvoir d’achat fait-il désormais la loi? septembre 3, 2026 Graines de chia: de la graine tendance à une nouvelle culture en Tunisie? septembre 3, 2026 Load More Élevage Le dromadaire tunisien: le sage du désert septembre 5, 2026 Élevage équin: le cheval tunisien peut-il enfin devenir une véritable filière agricole? août 30, 2026 Élevage en Tunisie: reconstruire le cheptel, mais avec quel modèle? août 23, 2026 Load More
Qui est Nizar Aloui, ingénieur en chef au ministère tunisien de l’Agriculture, des Ressources hydrauliques et de la Pêche

Biographies Qui est Nizar Aloui, ingénieur en chef au ministère tunisien de l’Agriculture, des Ressources hydrauliques et de la Pêche Nizar Aloui est ingénieur en chef au ministère de l’agriculture, des ressources hydrauliques et de la pêche en Tunisie, spécialisé en économie rurale, politiques agricoles et gouvernance des organisations professionnelles agricoles. Diplômé en 2002 de l’École Supérieure d’Agriculture de Mograne avec un diplôme d’ingénieur national en économie rurale, il dispose de près de vingt ans d’expérience dans l’analyse des filières agricoles, l’évaluation des politiques de soutien, le financement et l’investissement agricoles, ainsi que dans la conception et le suivi des politiques sectorielles. Son parcours l’a conduit notamment à l’ARBOLA TUN, à l’Observatoire National de l’Agriculture (ONAGRI), puis à la Direction Générale du Financement, des Investissements et des Organisations Professionnelles, où il exerce depuis 2021 les fonctions de sous-directeur chargé de la supervision des organisations professionnelles agricoles. Au cours de sa carrière, Nizar Aloui a contribué à de nombreuses études et projets menés avec des partenaires nationaux et internationaux, notamment la Banque mondiale, la FAO, la GIZ, la Coopération suisse, l’OIT et le programme ADAPT. Ses domaines d’intervention couvrent également les négociations commerciales agricoles internationales, notamment dans le cadre de l’OMC et de l’ALECA Tunisie-UE, ainsi que les réformes institutionnelles et réglementaires du secteur agricole. Il participe à plusieurs comités techniques nationaux et a publié des travaux consacrés aux politiques agricoles, aux marchés, à la filière oléicole et à la sécurité alimentaire. Dans ses responsabilités actuelles, il assure notamment la supervision des sociétés mutuelles de services agricoles, l’accompagnement des structures coopératives et le suivi des groupements interprofessionnels, tout en contribuant à la formation et au renforcement des capacités des acteurs du secteur agricole. Télécharger la biographie détaillée Laissez un commentaire Annuler la réponse Connexion en tant que Agrohealth. Modifier votre profil. Se déconnecter ? Les champs obligatoires sont indiqués avec * Message* Chronique All Posts Chronique El Niño 2026 – Déclinaison régionale : Méditerranée, Afrique du Nord, Tunisie – (Partie II) septembre 16, 2026/Agrohealth El Niño 2026 – Diagnostic ENSO global (bulletins CCSR/IRI du 19 août et OMM du 1ᵉʳ-3 septembre 2026) – (Partie… septembre 16, 2026/Agrohealth Quand les marchés se vident, faut-il réapprendre l’art de l’âoula? septembre 11, 2026/Agrohealth Vitamine D, bêta-carotène et protection solaire : démêler le vrai du faux août 28, 2026/Agrohealth PUB Actuhealth Yaourt nature ou yaourt grec: entre douceur, nutrition et équilibre digestif septembre 14, 2026 Dans l’assiette du Tunisien, le pouvoir d’achat fait-il désormais la loi? septembre 3, 2026 Graines de chia: de la graine tendance à une nouvelle culture en Tunisie? septembre 3, 2026 Load More Élevage Le dromadaire tunisien: le sage du désert septembre 5, 2026 Élevage équin: le cheval tunisien peut-il enfin devenir une véritable filière agricole? août 30, 2026 Élevage en Tunisie: reconstruire le cheptel, mais avec quel modèle? août 23, 2026 Load More
Le lënj, l’arbousier des montagnes tunisiennes, un arbre discret aux fruits flamboyants

Actuagro Le lënj, l’arbousier des montagnes tunisiennes, un arbre discret aux fruits flamboyants Par AgroHealth – Dans les montagnes du Nord-Ouest tunisien, certaines espèces végétales font partie du paysage sans jamais chercher à attirer l’attention. Elles vivent au rythme de la forêt, entre les chênes, les broussailles et les pentes humides de Kroumirie. Puis, à l’automne et au début de l’hiver, l’une d’elles se fait soudain remarquer par ses fruits ronds et rouges qui ressemblent de loin à de petites fraises. En Tunisie, cet arbre est connu sous le nom de lënj, parfois appelé boughbiba rouge ou encore «fraise des montagnes». Il s’agit de l’arbousier, dont le nom scientifique est Arbutus unedo L., une espèce appartenant à la famille des Ericaceae. Contrairement à une idée parfois répandue, il ne s’agit pas d’une espèce exotique introduite récemment. Les données botaniques internationales reconnaissent la Tunisie parmi son aire naturelle de répartition méditerranéenne. Un arbre profondément méditerranéen L’arbousier est une plante caractéristique des paysages méditerranéens. Son aire naturelle s’étend sur plusieurs régions du pourtour méditerranéen, notamment en Afrique du Nord, en Espagne, au Portugal, en France, en Italie, dans les Balkans, en Grèce et jusqu’au Proche-Orient. En Tunisie, il est particulièrement présent dans les régions forestières du Nord-Ouest. Des observations et travaux botaniques signalent notamment sa présence dans les gouvernorats du Kef, de Jendouba, de Béja et de Siliana, ainsi que dans certaines zones de Bizerte et, plus ponctuellement, de Nabeul. Dans le Nord-Ouest tunisien, il accompagne naturellement les formations forestières de Kroumirie. On peut notamment le rencontrer autour des zones montagneuses de Aïn Draham, Fernana et Béni M’Tir, où le paysage forestier offre des conditions particulièrement favorables à son développement. L’arbousier apprécie les environnements méditerranéens mais possède une remarquable capacité d’adaptation. Il supporte la chaleur et les périodes sèches tout en résistant également à des températures relativement basses. Il peut pousser jusqu’à environ 1 000 mètres d’altitude et se rencontre dans les lisières, les clairières et les sous-bois. Les sols acides lui conviennent particulièrement bien. Une silhouette reconnaissable toute l’année L’arbousier est un arbuste ou un petit arbre à feuillage persistant. Sa taille peut atteindre plusieurs mètres et, dans de bonnes conditions, certains sujets deviennent de véritables petits arbres qui dominent la végétation basse. Son feuillage constitue l’un de ses principaux caractères. Les feuilles sont persistantes, allongées, coriaces et brillantes, avec une couleur vert foncé. Elles restent présentes pendant l’hiver, donnant à l’arbre une apparence vivante même lorsque les espèces voisines ont perdu leur feuillage. L’écorce possède elle aussi un intérêt esthétique. Chez les jeunes branches, elle peut présenter des teintes verdâtres ou rougeâtres avant de devenir plus sombre avec l’âge. L’ensemble donne à l’arbre une allure particulièrement élégante, entre l’arbuste méditerranéen et le petit arbre forestier. Mais c’est au moment de la fructification que l’arbousier devient véritablement spectaculaire. Des fruits qui semblent venir d’un autre monde Les arbouses sont des fruits ronds dont la surface est couverte de petites protubérances. Au cours de leur développement, elles passent progressivement par différentes teintes avant d’atteindre leur couleur rouge caractéristique à maturité. Ce qui rend l’arbre particulièrement intéressant est la coexistence de différents stades sur une même branche. Alors que certains fruits commencent seulement à se former, d’autres sont déjà rouges et arrivés à maturité. Les fruits donnent ainsi à l’arbre un aspect presque décoratif, surtout lorsqu’ils contrastent avec le vert sombre du feuillage. La ressemblance avec une petite fraise explique d’ailleurs l’expression populaire de «fraise des montagnes». Pourtant, l’arbouse et la fraise appartiennent à deux familles botaniques complètement différentes. L’apparence extérieure ne signifie donc pas qu’il existe une proximité botanique entre les deux plantes. Un arbre qui fleurit et fructifie dans un calendrier particulier L’arbousier possède également une particularité intéressante dans son cycle annuel. La floraison et la présence des fruits peuvent se chevaucher. Il n’est donc pas rare d’observer sur un même arbre des fleurs et des fruits à différents stades de développement. Ses fleurs, petites et regroupées en grappes pendantes, présentent une forme caractéristique qui rappelle de petites clochettes. Elles apportent une touche discrète à l’arbre, bien moins spectaculaire que ses fruits rouges. Cette succession entre floraison et fructification participe au caractère singulier de l’espèce. Dans les paysages forestiers tunisiens, elle contribue aussi à la diversité saisonnière de la végétation. Une espèce adaptée aux conditions méditerranéennes Sur le plan écologique, l’arbousier est particulièrement intéressant parce qu’il combine plusieurs qualités typiques des plantes méditerranéennes. Il apprécie la lumière mais peut également se développer dans des espaces forestiers moins ouverts. Il supporte les périodes de sécheresse tout en étant capable de vivre dans des régions relativement fraîches et humides. Cette polyvalence explique en partie sa présence dans des milieux très différents du bassin méditerranéen. Son association avec les chênaies et les formations de maquis est particulièrement importante dans le paysage forestier. Dans le Nord-Ouest tunisien, il participe ainsi à une végétation où plusieurs espèces méditerranéennes se côtoient et forment des écosystèmes complexes. Une ressource forestière qui mérite davantage d’attention Le lënj reste pourtant relativement discret dans le paysage agricole tunisien. Il est surtout associé aux espaces forestiers et montagneux plutôt qu’aux vergers organisés. Son intérêt ne se limite cependant pas à son aspect pittoresque. Comme beaucoup d’espèces forestières méditerranéennes, l’arbousier participe à la diversité végétale des territoires où il pousse naturellement. Pour la Tunisie, cette présence constitue également un patrimoine botanique à mieux connaître. Les travaux consacrés à l’espèce montrent que sa répartition nationale est principalement liée aux régions du Nord, avec une présence particulièrement remarquable dans le Nord-Ouest. À une époque où les paysages méditerranéens évoluent sous l’effet des changements climatiques, de la transformation des territoires et de la pression exercée sur les écosystèmes forestiers, mieux connaître ces espèces locales devient essentiel. Le lënj n’est peut-être pas l’arbre le plus célèbre des forêts tunisiennes. Pourtant, lorsque ses fruits rouges apparaissent entre les feuilles vertes, il rappelle une