Pr. Dhia Bouktila – Jendouba, le berceau vert de la Tunisie fertile [La Tunisie fertile (2)]

PUB Chronique Pr. Dhia Bouktila – Jendouba, le berceau vert de la Tunisie fertile [La Tunisie fertile (2)] Par Pr. Dhia Bouktila. Professeur de Génétique à l’Université de Monastir – Après avoir parcouru les grandes plaines céréalières de Béja, cœur historique de la Tunisie nourricière, «La Tunisie fertile» poursuit son voyage vers un territoire voisin, intimement lié au précédent par une même histoire de l’eau, des sols et du vivant. De Tabarka à Ghardimaou, d’Aïn Draham à Boussalem, des paysages forestiers aux plaines agricoles de la Medjerda, Jendouba dévoile une mosaïque d’agrosystèmes, de traditions culinaires et de ressources biologiques qui racontent une autre facette de la Tunisie fertile. Un territoire où les produits du terroir, les savoir-faire ancestraux et les défis contemporains de durabilité et de sécurité alimentaire s’entremêlent. Bienvenue dans une Tunisie où les forêts sont des sources et les terres des promesses. Bienvenue à Jendouba, terre où l’eau devient vie. Figure 1. Vue panoramique de la région de Jendouba. Source: visittunisie.com 1. La fertilité commence en amont Lorsque la pluie tombe sur une forêt, l’histoire de la fertilité commence bien avant le champ. Dans l’imaginaire agricole tunisien, Béja occupe naturellement la place du grand grenier. Jendouba raconte une autre histoire. Elle n’est pas seulement une terre agricole : elle est aussi un territoire hydrologique. Sa géographie produit quelque chose de plus précieux qu’une simple surface cultivable: elle organise un cycle de l’eau dont dépend une grande partie de la fertilité régionale. Montagnes, collines et plaines s’y succèdent, depuis les reliefs de la Kroumirie et des Mogods jusqu’aux zones basses de la vallée de la Medjerda. Les espaces forestiers s’étendent sur une partie importante des reliefs, tandis que les cultures pluviales, notamment céréalières, occupent les plaines et les collines. Lorsqu’une pluie atteint une forêt, toute l’eau ne suit pas le même chemin. Une partie est interceptée par la végétation, une autre s’infiltre progressivement dans le sol, une autre encore alimente le ruissellement. Le couvert végétal ralentit ainsi les écoulements, limite l’érosion et contribue au fonctionnement des bassins versants. La forêt n’est donc pas un paysage posé à côté de l’agriculture. Elle participe au fonctionnement du système qui la rend possible. Elle protège les sols, influence les flux d’eau et contribue à maintenir les équilibres écologiques dont dépendent les terres cultivées. C’est ici qu’apparaît une idée essentielle de l’agroécologie moderne: la fertilité d’une parcelle peut dépendre de processus qui se déroulent bien au-delà de ses limites. À Jendouba, comprendre l’agriculture suppose donc de regarder en amont du champ: vers la montagne, la forêt, les sols et le bassin versant. 2. La Medjerda, l’artère de la fertilité Après la forêt vient l’eau. À Jendouba, elle a un nom: la Medjerda. La rivière n’est pas ici un simple élément du paysage. Elle constitue l’infrastructure naturelle majeure autour de laquelle s’est organisée une grande partie de l’agriculture du gouvernorat. Alimentée par les eaux venues des massifs montagneux et forestiers, elle traverse le territoire et accompagne progressivement la transformation des paysages, des reliefs de l’amont jusqu’aux grandes plaines agricoles. À cette infrastructure naturelle, l’agriculture a progressivement ajouté ses propres systèmes hydrauliques: barrages, lacs et retenues collinaires, périmètres irrigués, canaux et réseaux de distribution. Le gouvernorat de Jendouba dispose de quatre grands barrages: Béni M’tir, Ezzarga, Barbara et Bou Hertma, auxquels s’ajoutent de nombreux barrages et lacs collinaires [1]. Les données officielles disponibles recensent notamment 17 barrages collinaires et 39 lacs collinaires, selon l’Atlas numérique du gouvernorat [2]. Jendouba dispose aujourd’hui d’un réseau important de périmètres irrigués, régulièrement documenté par le Ministère de l’Agriculture dans la Plateforme nationale des données ouvertes. Cette dynamique se poursuit: en 2025, deux nouveaux périmètres publics irrigués ont été officiellement créés dans le gouvernorat, à Oued Zlazel, dans la délégation de Fernana (40 hectares), et à Bou Hertma 1–extension Somrane, à Balta-Bou Aouane (32 hectares) [3,4]. Cette maîtrise de l’eau a profondément transformé les systèmes agricoles de Jendouba, en permettant de compléter les grandes cultures pluviales par des productions irriguées, des cultures fourragères et des systèmes d’élevage plus diversifiés. L’eau modifie alors profondément le fonctionnement des agrosystèmes. Elle ne détermine pas seulement les rendements: elle permet de diversifier les cultures. Dans les plaines, elle rend possibles des productions irriguées qui complètent les grandes cultures céréalières et renforcent le potentiel agricole du territoire. Mais l’essentiel est ailleurs: la Medjerda relie les territoires. Ce qui tombe sous forme de pluie sur les forêts de l’amont, ce qui est retenu par les sols et recueilli dans les vallées, finit par rejoindre le réseau hydrographique et contribue au fonctionnement des terres agricoles situées plus bas. La forêt, la montagne, les collines et la plaine ne constituent donc pas des paysages indépendants. Ils appartiennent à un même continuum hydrologique et agroécologique. C’est à partir de cette rivière que nous pouvons maintenant comprendre Jendouba comme un véritable gradient de fertilité: partir des forêts de l’amont, suivre les territoires de transition, puis atteindre les grandes plaines de la Medjerda où l’eau, les sols et le travail agricole se combinent pour produire une part importante des richesses alimentaires du territoire. À Jendouba, la fertilité ne reste pas immobile : elle circule avec l’eau. Figure 2. La Medjerda (مجردة), vue depuis la route nationale 5. Source : Wikipedia. 3. De la forêt aux plaines: le gradient agroécologique de Jendouba Pour comprendre la richesse de Jendouba, il faut suivre le chemin de l’eau. Partir des montagnes et des massifs forestiers, descendre vers les collines et les vallées, puis rejoindre les grandes plaines qui s’ouvrent autour de la Medjerda. Au fil de ce parcours, l’altitude change, les sols se transforment, les paysages s’ouvrent et les systèmes agricoles se diversifient. C’est cette succession qui fait l’originalité du territoire. Sur quelques dizaines de kilomètres se côtoient forêts de chêne-liège et de chêne zéen, parcours et élevage, cultures céréalières, périmètres irrigués, arboriculture, maraîchage, apiculture et production laitière. Chaque espace possède ses propres ressources et ses propres
Zouhaïr Ben Amor: La compétition entre espèces, une force destructrice ou un moteur caché de la biodiversité?

PUB Chronique Zouhaïr Ben Amor: La compétition entre espèces, une force destructrice ou un moteur caché de la biodiversité? Par Zouhaïr Ben Amor (Universitaire) Réflexions sur une interaction fondamentale du vivant Dans le vaste théâtre du vivant, chaque espèce existe dans une relation permanente avec son environnement et avec les autres organismes qui partagent son espace écologique. La nature n’est jamais un simple assemblage d’espèces indépendantes, elle constitue un réseau complexe d’interactions où chaque présence influence les trajectoires des autres. Parmi ces interactions, la compétition écologique occupe une place particulière, car elle révèle une dimension essentielle de la vie: l’obligation pour les organismes de composer avec la limitation des ressources. Longtemps considérée comme une force essentiellement négative, responsable de l’exclusion et de la disparition locale des espèces, la compétition interspécifique apparaît aujourd’hui sous un jour plus nuancé. Les recherches contemporaines montrent qu’elle ne représente pas uniquement une lutte pour survivre, mais également un processus créateur, capable de favoriser l’adaptation, la spécialisation et parfois même l’émergence d’une plus grande diversité biologique. La compétition écologique naît lorsque plusieurs espèces dépendent de ressources communes qui deviennent insuffisantes pour satisfaire simultanément leurs besoins. Ces ressources peuvent être alimentaires, spatiales, lumineuses ou liées à la reproduction. Dans un environnement donné, les espèces ne vivent donc pas seulement côte à côte, elles négocient constamment leur place dans un équilibre dynamique. Cette vision renouvelée de la compétition invite à dépasser une lecture simpliste fondée uniquement sur le conflit. Le vivant ne fonctionne pas comme une bataille permanente où le plus fort élimine nécessairement le plus faible. Il fonctionne davantage comme un système d’ajustements successifs dans lequel les espèces développent des stratégies pour partager un même espace écologique. De l’exclusion compétitive à la coexistence écologique L’histoire de l’écologie moderne a longtemps été marquée par le principe d’exclusion compétitive proposé à partir des travaux de Gause. Selon cette approche, deux espèces possédant exactement les mêmes exigences écologiques ne peuvent maintenir durablement une coexistence dans un environnement stable. L’une finit nécessairement par prendre l’avantage sur l’autre. Cette idée a profondément influencé la compréhension des communautés biologiques. Elle a permis de montrer que la coexistence des espèces repose souvent sur une différenciation des niches écologiques. Autrement dit, deux espèces peuvent partager un même habitat à condition de ne pas exploiter exactement les mêmes ressources de la même manière. Cependant, les observations réalisées dans les écosystèmes naturels ont progressivement montré que la réalité est beaucoup plus complexe. Les forêts, les océans, les prairies ou encore les milieux désertiques abritent souvent une grande diversité d’espèces qui semblent exploiter des ressources similaires tout en maintenant une coexistence durable. Selon Chesson (2000), cette coexistence repose sur un équilibre entre deux forces : les différences écologiques qui réduisent la compétition directe et les mécanismes qui limitent l’avantage permanent d’une espèce sur une autre. Ainsi, la compétition n’est pas nécessairement une route vers l’élimination, mais peut devenir un facteur favorisant l’organisation des communautés. Cette perspective transforme profondément notre manière de considérer les interactions biologiques. La compétition devient alors un processus régulateur qui contribue à structurer les écosystèmes plutôt qu’un simple mécanisme de destruction. La niche écologique comme espace de compromis L’un des concepts les plus importants pour comprendre la compétition entre espèces est celui de niche écologique. Une espèce ne correspond pas seulement à un organisme occupant un lieu géographique précis, elle représente également un ensemble de conditions nécessaires à sa survie et à sa reproduction. Lorsque deux espèces entrent en compétition, elles peuvent progressivement modifier leur utilisation des ressources afin de réduire leur chevauchement écologique. Cette séparation peut concerner l’espace, le temps ou les ressources consommées. Dans une forêt tropicale par exemple, plusieurs espèces d’oiseaux peuvent se nourrir d’insectes présents sur les mêmes arbres, mais exploiter des zones différentes: certaines recherchent leurs proies dans la canopée, tandis que d’autres utilisent les branches basses ou le sol forestier. Cette organisation limite la compétition directe et permet la coexistence. Les recherches récentes montrent que cette différenciation n’est pas toujours le résultat d’une évolution lente sur plusieurs générations. Elle peut également apparaître rapidement grâce à la plasticité comportementale. Les organismes possèdent une capacité d’ajustement leur permettant de modifier leurs comportements face à la présence d’un compétiteur. Cette plasticité représente aujourd’hui un élément majeur dans la compréhension des réponses des espèces aux changements environnementaux. Dans un monde soumis à des perturbations rapides, la capacité d’adaptation immédiate peut devenir un facteur déterminant de survie. La compétition comme moteur d’évolution Au-delà de ses effets immédiats sur la distribution des espèces, la compétition joue également un rôle profond dans les processus évolutifs. La pression exercée par les concurrents peut favoriser l’apparition de nouveaux caractères ou renforcer certaines spécialisations. Darwin avait déjà souligné que la concurrence pour les ressources constituait une force importante dans la sélection naturelle. Les individus présentant des caractéristiques avantageuses dans un contexte compétitif disposent généralement d’un meilleur accès aux ressources et peuvent transmettre plus efficacement leurs traits aux générations suivantes. Aujourd’hui, cette idée est enrichie par les approches modernes de l’écologie évolutive. La compétition peut entraîner une divergence progressive entre espèces proches, phénomène parfois appelé déplacement des caractères. Lorsque deux espèces similaires coexistent dans un même environnement, la sélection naturelle peut favoriser l’apparition de différences morphologiques ou comportementales permettant une meilleure séparation des ressources. Ainsi, paradoxalement, une interaction initialement négative peut contribuer à augmenter la diversité du vivant. La compétition crée une pression qui pousse les organismes à explorer de nouvelles solutions biologiques. Cette relation complexe rappelle que les forces écologiques ne peuvent pas être classées simplement comme positives ou négatives. Une interaction défavorable à court terme peut produire des conséquences favorables à long terme pour la diversité globale. Les nouvelles menaces: changement climatique et espèces invasives La compréhension actuelle de la compétition écologique prend une importance particulière face aux bouleversements environnementaux contemporains. Le changement climatique modifie profondément les conditions dans lesquelles les espèces interagissent.
Pr. Dhia Bouktila – Béja, le grenier vivant de la Tunisie: une terre, une mémoire, des gènes [La Tunisie fertile (1)]

PUB Chronique Pr. Dhia Bouktila – Béja, le grenier vivant de la Tunisie: une terre, une mémoire, des gènes [La Tunisie fertile (1)] Par Pr. Dhia Bouktila. Professeur de Génétique à l’Université de Monastir – La collection «La Tunisie fertile» commence son voyage à Béja, car cette région illustre une idée essentielle: un territoire agricole n’est pas seulement une surface productive; c’est un écosystème vivant porteur d’une mémoire génétique et culturelle. Des plaines de la Medjerda aux jardins suspendus de Djebba, un territoire où les sols, les variétés locales et les savoir-faire construisent depuis des siècles une mémoire alimentaire tunisienne. Béja, une exception fertile dans le paysage tunisien Au nord-ouest de la Tunisie s’étend un territoire où la nature semble avoir réuni toutes les conditions de la fertilité: des collines verdoyantes, des plaines céréalières à perte de vue, des vallées irriguées et des terroirs qui comptent parmi les plus généreux du pays. Depuis des siècles, cette terre nourrit les hommes et façonne leur histoire. Bienvenue à Béja, le grenier de la Tunisie. Figure 1. Le Pont Cinquième de Béja (قنطرة الخمسة بباجة), témoin du patrimoine architectural et historique de la vallée de la Medjerda. Situé au cœur du Nord-Ouest tunisien, le gouvernorat de Béja représente l’un des territoires agricoles les plus emblématiques du pays. De la grande plaine de la Medjerda aux reliefs de Nefza, d’Amdoun et des montagnes proches de la Kroumirie, en passant par les paysages agricoles de Testour, Téboursouk, Medjez El Bab et les hauteurs exceptionnelles de Djebba El Olia, Béja offre une remarquable diversité d’agroécosystèmes. Ici, l’agriculture n’est pas uniquement une activité économique. Elle est une identité du territoire, une rencontre entre le climat, les sols, la biodiversité et les savoir-faire humains. Béja est souvent appelée «le grenier de la Tunisie». Cette expression, largement utilisée, traduit une réalité historique: cette région a nourri le pays grâce à ses céréales, son élevage et la richesse de ses productions alimentaires. Mais derrière cette abondance apparente se cache une richesse plus profonde, à la fois génétique, agricole, culturelle et gastronomique: un patrimoine constitué de variétés végétales, de races animales, de microorganismes du sol, de produits du terroir et de savoir-faire culinaires, tous façonnés au fil des générations par les caractéristiques du milieu. 1. Un territoire façonné par l’eau et les sols Contrairement à une grande partie du territoire tunisien où l’eau constitue une contrainte agricole majeure, Béja bénéficie d’un contexte climatique relativement favorable. La pluviométrie y demeure toutefois très contrastée : elle varie en moyenne d’environ 450 mm/an dans les secteurs méridionaux à 700–1000 mm/an dans la partie nord du gouvernorat, plus humide et montagneuse[1]. Cette disponibilité hydrique contribue à expliquer la diversité des paysages et des systèmes agricoles de Béja: · les grandes plaines céréalières autour de Béja, Medjez El Bab et dans la vallée de la Medjerda · les zones d’élevage dans les espaces ruraux · les paysages agricoles de moyenne montagne autour de Djebba et Amdoun · les espaces forestiers d’Ouchtata, de Nefza et les massifs de Kroumirie, riches en biodiversité et en ressources naturelles. Les sols de Béja constituent également un facteur déterminant. Les formations alluviales de la vallée de la Medjerda ont créé des terres profondes favorables aux grandes cultures. Ces sols ne sont pas seulement des supports physiques: ils abritent une vie biologique complexe composée de bactéries, champignons, vers de terre et microorganismes qui participent au fonctionnement de l’agroécosystème. Dans une perspective moderne d’agriculture durable, la fertilité d’un sol ne se mesure plus uniquement par sa capacité à produire une récolte. Elle se mesure aussi par sa capacité à maintenir ses fonctions écologiques: stockage du carbone, recyclage des nutriments, régulation de l’eau et maintien de la biodiversité[2]. Ainsi, la richesse agricole de Béja est le résultat d’une alliance ancienne entre un climat favorable, des sols fertiles, une biodiversité adaptée et des générations d’agriculteurs ayant appris à exploiter durablement ces ressources. 2. Béja, le cœur historique de la céréaliculture tunisienne S’il existe une culture qui façonne l’identité agricole de Béja, c’est incontestablement celle des céréales. Au printemps, les vastes plaines de la vallée de la Medjerda, de Medjez El Bab, Goubellat, Thibar, Béja Nord ou encore Béja Sud se couvrent d’un manteau doré où dominent le blé dur, le blé tendre et l’orge. Le blé dur occupe une place particulière dans le patrimoine alimentaire tunisien. Il constitue la matière première du couscous (الكسكسي), du borghol (البرغل), de la mhamsa (المحمصة), mais aussi des pâtes alimentaires et de nombreuses préparations traditionnelles qui rythment encore aujourd’hui la cuisine familiale. Béja, premier bassin céréalier tunisien aujourd’hui La campagne de moisson 2026 confirme une nouvelle fois le rôle central de Béja dans la céréaliculture tunisienne. Environ 155 000 hectares de céréales ont été emblavés en céréales dans le gouvernorat au cours de la saison, et les opérations de moisson ont débuté dès le début du mois de juin. Au 19 juillet 2026, les quantités de céréales collectées à Béja atteignaient 2,35 millions de quintaux, plaçant le gouvernorat au premier rang national, avec 22,39% de la collecte totale. À cette date, la collecte nationale s’élevait à environ 10,50 millions de quintaux et l’avancement de la moisson dépassait 90 % à l’échelle du pays[3]. Ces chiffres confirment la place stratégique de Béja dans la production céréalière tunisienne et, au-delà des performances d’une seule campagne, son rôle majeur dans la sécurité alimentaire du pays. Figure 2. Les plaines céréalières de Béja au temps de la moisson. Béja, laboratoire de l’amélioration variétale Cette performance n’est pas uniquement le fruit de conditions naturelles favorables. Elle résulte également de plusieurs décennies d’investissements scientifiques dans l’amélioration génétique des céréales. Depuis plus d’un demi-siècle, les chercheurs tunisiens développent des variétés mieux adaptées aux conditions agroclimatiques nationales. L’Institut National de la Recherche Agronomique de Tunisie (INRAT), en collaboration avec les services du Ministère de l’Agriculture, le CRDA de Béja et des partenaires internationaux tels que
Le caroubier: un arbre d’avenir pour les régions méditerranéennes

PUB Chronique Le caroubier: un arbre d’avenir pour les régions méditerranéennes Longtemps considéré comme un arbre secondaire, le caroubier retrouve aujourd’hui une place de choix dans les stratégies agricoles des pays méditerranéens. Résistant à la sécheresse, peu exigeant en eau et doté de multiples débouchés alimentaires et industriels, il répond aux enjeux actuels de l’agriculture durable. Entre patrimoine, innovation et adaptation au changement climatique, cet arbre ancestral pourrait bien devenir l’une des cultures d’avenir de la région. Discret mais remarquable, le caroubier (Ceratonia siliqua L.) fait partie du patrimoine végétal du bassin méditerranéen depuis des millénaires. Connu pour ses longues gousses brunes et sa grande résistance à la sécheresse, cet arbre suscite aujourd’hui un intérêt renouvelé à l’heure du changement climatique et de la recherche de cultures plus adaptées aux conditions arides. Le caroubier appartient à la famille des Fabacées. C’est un arbre persistant pouvant vivre plusieurs centaines d’années et atteindre une hauteur de 6 à 15 mètres. Il se distingue par son feuillage dense, sa croissance relativement lente et sa capacité à se développer sur des sols pauvres, calcaires ou pierreux. Grâce à son système racinaire profond, il valorise des terres marginales où d’autres espèces agricoles rencontrent des difficultés. Particulièrement bien adapté au climat méditerranéen, le caroubier supporte les longues périodes de sécheresse et nécessite peu d’entretien une fois installé. Ces caractéristiques en font une espèce prometteuse pour les régions confrontées à la raréfaction des ressources en eau. Le fruit du caroubier, la caroube, est une gousse riche en sucres naturels, en fibres, en minéraux et en composés antioxydants. Sa pulpe est utilisée dans l’alimentation humaine sous forme de poudre, de farine, de sirop ou encore comme substitut naturel du cacao. Les graines, quant à elles, permettent d’obtenir la gomme de caroube (E410), un épaississant naturel largement utilisé dans l’industrie agroalimentaire pour la fabrication des glaces, des produits laitiers, des sauces et de nombreuses préparations alimentaires. Le caroubier présente également un intérêt pour l’alimentation animale. La pulpe des gousses constitue une source d’énergie appréciée dans les rations destinées aux ruminants. Plusieurs travaux de recherche étudient également le potentiel de ses sous-produits dans les systèmes d’élevage durables. Au-delà de ses usages alimentaires, le caroubier joue un rôle environnemental important. Il contribue à la lutte contre l’érosion des sols, participe au stockage du carbone et favorise la biodiversité. Sa culture peut également s’intégrer dans des systèmes agroforestiers, associant production agricole et préservation des écosystèmes. Face aux défis climatiques et à la nécessité de développer une agriculture plus résiliente, le caroubier apparaît comme une culture d’avenir pour de nombreux pays méditerranéens, dont la Tunisie. Arbre de tradition, mais aussi d’innovation, il pourrait jouer un rôle croissant dans la valorisation des territoires secs et dans la diversification des filières agricoles et agroalimentaires. Sources · Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) – https://www.fao.org · Centre International de Hautes Études Agronomiques Méditerranéennes (CIHEAM) – https://www.ciheam.org · CABI – Ceratonia siliqua Datasheet – https://www.cabi.org · Royal Botanic Gardens, Kew – Plants of the World Online – https://powo.science.kew.org · Guide de multiplication et de reproduction du caroubier en Tunisie – CAPTE – https://capte.tn Lire également Été 2026 en Tunisie: les vagues de chaleur précoces inquiètent le monde agricole Produire davantage ou consommer plus intelligemment? La voie vers une alimentation durable en Tunisie Laissez un commentaire Annuler la réponse Connexion en tant que Agrohealth. Modifier votre profil. Se déconnecter ? Les champs obligatoires sont indiqués avec * Message* Chronique All Posts Chronique Le caroubier: un arbre d’avenir pour les régions méditerranéennes juillet 29, 2026/Agrohealth Dr Fatma Rebai: Vieillissement ORL- pourquoi les aliments perdent leur goût juillet 27, 2026/Agrohealth Pr. Mohamed Ridha Kamoun: Le couple Soleil peau juillet 1, 2026/Agrohealth Dr Fatma Ben Atig: Quand la colonne vertébrale souffre aussi de nos habitudes alimentaires juin 27, 2026/Dr. Fatma Ben Atig PUB Actuhealth L’orge et l’eau d’orge: des alliées pour votre santé juillet 22, 2026 Nez et alimentation: cinq idées reçues passées au crible de la science juillet 18, 2026 Les eaux distillées, les trésors de l’été qui prennent soin de notre santé juillet 3, 2026 Load More Élevage Aquaculture en Tunisie: quand la mer devient un nouveau champ de production juin 25, 2026 Élevage de poules en Tunisie: une filière essentielle sous pression juin 5, 2026 L’élevage en Tunisie : des éleveurs sous pression, un secteur essentiel à préserver juin 1, 2026 Load More
Dr Fatma Rebai: Vieillissement ORL- pourquoi les aliments perdent leur goût

PUB Chronique Dr Fatma Rebai: Vieillissement ORL- pourquoi les aliments perdent leur goût Par Dr Fatma Rebai. Médecin ORL – «Docteur, je ne retrouve plus le goût des aliments». Cette phrase est l’une des plaintes les plus fréquentes chez les personnes âgées. Beaucoup pensent qu’il s’agit simplement d’une conséquence inévitable du vieillissement, sans véritable impact sur la santé. Pourtant, cette sensation de ne plus rien goûter est loin d’être anodine. Elle peut modifier les habitudes alimentaires, favoriser la dénutrition, diminuer le plaisir de manger et, à terme, altérer la qualité de vie. À l’heure où le vieillissement de la population s’accélère, cette problématique représente également un défi majeur pour l’industrie agroalimentaire, appelée à développer des aliments mieux adaptés aux capacités sensorielles des seniors. En tant que médecin ORL, il est important de rappeler une notion souvent méconnue: ce que nous appelons communément le goût, dépend en réalité principalement de notre odorat. La langue est capable de reconnaître cinq saveurs fondamentales: le sucré, le salé, l’acide, l’amer et l’umami. En revanche, toutes les nuances aromatiques qui distinguent une fraise d’une framboise, un café d’un chocolat ou un fromage d’un autre sont perçues grâce aux récepteurs olfactifs situés au sommet des fosses nasales. Lors de la mastication, les molécules odorantes remontent vers ces récepteurs par voie rétro-nasale, permettant au cerveau de reconstruire la saveur complète d’un aliment. C’est la raison pour laquelle un simple rhume donne souvent l’impression que les aliments n’ont plus de goût. Avec l’âge, cette fonction olfactive diminue progressivement. Les spécialistes parlent de presbyosmie, c’est-à-dire du vieillissement physiologique de l’odorat. Les études montrent qu’environ une personne sur deux de plus de 65 ans présente une diminution objectivable de ses capacités olfactives, et cette proportion augmente encore après 80 ans. Plusieurs mécanismes expliquent cette évolution. Le nombre de cellules olfactives diminue progressivement, leur capacité de renouvellement devient moins efficace et les modifications anatomiques des fosses nasales réduisent le passage des molécules odorantes vers la région olfactive. À cela s’ajoutent les effets cumulés des infections virales, de l’exposition à la pollution atmosphérique, du tabagisme ou encore des maladies inflammatoires chroniques du nez et des sinus. Le cerveau lui-même, qui interprète les informations olfactives, subit les effets du vieillissement, ce qui contribue également à cette perte sensorielle (Olofsson et al., i-Perception, 2021). Le goût, à proprement parler, évolue lui aussi avec l’âge, mais de façon plus discrète. Cette diminution est appelée presbygueusie. Pendant longtemps, les chercheurs ont pensé que les bourgeons du goût étaient peu affectés par le vieillissement. Les travaux les plus récents montrent cependant qu’il existe bien une diminution progressive de la sensibilité gustative chez de nombreuses personnes âgées. Cette évolution résulte d’une combinaison de facteurs: une diminution de la production de salive, essentielle à la dissolution des molécules sapides, des modifications du microbiote buccal, une altération des récepteurs gustatifs et des changements dans le traitement cérébral des informations sensorielles. Les médicaments, très fréquents chez les seniors, jouent également un rôle important. Certains antihypertenseurs, antidépresseurs, traitements contre les maladies neurologiques ou encore certains antibiotiques peuvent modifier la perception des saveurs ou provoquer une sécheresse buccale qui accentue les difficultés (Bo et al., Aging Clinical and Experimental Research, 2024). Les conséquences de cette perte sensorielle dépassent largement le simple plaisir de manger. Lorsqu’une personne ne retrouve plus les saveurs qu’elle appréciait, son appétit diminue souvent. Les repas deviennent moins attrayants, les portions se réduisent et le risque de dénutrition augmente progressivement. Selon la Haute Autorité de Santé, la dénutrition touche une proportion importante des personnes âgées vivant à domicile et devient encore plus fréquente en institution. À l’inverse, certaines personnes cherchent à compenser cette perte sensorielle en ajoutant davantage de sel, de sucre ou d’épices dans leurs préparations. Cette adaptation peut contribuer à déséquilibrer certaines pathologies chroniques comme l’hypertension artérielle, le diabète ou l’insuffisance cardiaque. La diminution de l’odorat expose également à des risques souvent sous-estimés. Une personne qui sent moins bien peut avoir des difficultés à détecter une fuite de gaz, de la fumée ou un aliment avarié. L’odorat constitue en effet un véritable système d’alerte, indispensable à notre sécurité quotidienne. Plusieurs études montrent également qu’une perte importante de l’odorat peut être l’un des premiers signes de certaines maladies neurodégénératives, notamment la maladie de Parkinson ou la maladie d’Alzheimer, parfois plusieurs années avant l’apparition des premiers symptômes neurologiques. Chez une personne âgée, une baisse récente de l’odorat mérite donc toujours une évaluation médicale et ne doit pas être considérée comme une simple conséquence de l’âge. Ces connaissances ouvrent aujourd’hui de nouvelles perspectives pour l’industrie agroalimentaire. Face au vieillissement de la population, les chercheurs travaillent sur des stratégies permettant de restaurer le plaisir alimentaire sans augmenter excessivement les quantités de sucre, de sel ou de matières grasses. L’une des pistes les plus prometteuses consiste à stimuler simultanément plusieurs sens. La texture des aliments, leur température, leur couleur, leur présentation visuelle ou encore les sensations trigéminales, comme la fraîcheur de la menthe ou le léger piquant de certaines épices, peuvent renforcer la perception globale des saveurs. Les travaux en sciences sensorielles montrent que cette approche multisensorielle permet d’améliorer l’appréciation des repas chez les personnes âgées tout en préservant leur équilibre nutritionnel. L’innovation alimentaire s’oriente également vers le développement de produits spécifiquement conçus pour les seniors. Les industriels cherchent à élaborer des aliments plus riches en protéines afin de prévenir la perte musculaire liée à l’âge, tout en améliorant leur intensité aromatique et leur facilité de mastication. L’objectif n’est plus seulement de nourrir, mais aussi de maintenir le plaisir de manger, facteur essentiel du bien-être et de la qualité de vie. Le rôle du médecin ORL reste fondamental dans cette prise en charge. Avant d’attribuer une perte du goût ou de l’odorat au vieillissement, il est indispensable de rechercher une cause potentiellement réversible. Une obstruction nasale chronique,
Pr. Mohamed Ridha Kamoun: Le couple Soleil peau

Chronique Pr. Mohamed Ridha Kamoun: Le couple Soleil peau Par Pr. Mohamed Ridha Kamoun. Dermatologue – Le monde doit beaucoup au soleil. Il doit la lumière, la chaleur, la nourriture, le bienêtre et en un mot la vie. «Le soleil est un ami de la peau lorsqu’il est modéré; mais il devient un ennemi lorsqu’il est excessif.» Le soleil: ses bienfaits et ses méfaits sur la peau Les bienfaits du soleil Synthèse de la vitamine D: l’exposition modérée aux rayons ultraviolets B (UVB) permet à la peau de produire la vitamine D, essentielle à la santé osseuse et au fonctionnement du système immunitaire. Effet bénéfique sur certaines maladies cutanées: une exposition contrôlée peut améliorer certaines affections comme le psoriasis, la dermatite atopique ou le vitiligo. Action sur le moral: la lumière solaire participe à la régulation des rythmes biologiques et favorise le bien-être psychologique. Bronzage protecteur: la production de mélanine constitue une défense naturelle de la peau contre les rayonnements ultraviolets. Les méfaits du soleil Effets immédiats Coup de soleil (érythème solaire): véritable brûlure cutanée provoquée par les UV. Sa gravité dépend de son étendue et de sa profondeur. Réactions phototoxiques ou photoallergiques : certains médicaments, parfums ou plantes peuvent rendre la peau plus sensible au soleil. Déshydratation et aggravation de certaines dermatoses. Effets à long terme Vieillissement cutané prématuré (photo-vieillissement) Rides Perte d’élasticité Taches pigmentaires Peau épaissie ou jaunâtre Lésions précancéreuses kératoses actiniques. Cancers cutanés Carcinome basocellulaire, Carcinome épidermoïde, Mélanome, la forme la plus grave. Altérations immunitaires localesfavorisant certaines infections ou récidives virales. Comment profiter du soleil sans danger? Éviter l’exposition entre 11 h et 16h en particulier en été. Porter chapeau, lunettes et vêtements protecteurs. Utiliser une crème solaire à large spectre (SPF 30 ou 50+). Renouveler l’application toutes les deux heures et après la baignade. Protéger particulièrement les enfants, dont la peau est plus vulnérable. Surveiller l’apparition de nouvelles lésions pigmentées ou la modification d’un grain de beauté. En dermatologie, on considère aujourd’hui que le soleil est à la fois un allié et un facteur de risque: une exposition modérée et raisonnée permet d’en tirer les bénéfices tout en limitant ses effets délétères. Pr. Mohamed Ridha Kamoun Dermatologue Laissez un commentaire Annuler la réponse Connexion en tant que Agrohealth. Modifier votre profil. Se déconnecter ? Les champs obligatoires sont indiqués avec * Message* Actuagro Le melon, l’autre roi de l’été tunisien juillet 8, 2026 Jasmin et fel, les fleurs qui racontent l’âme de la Tunisie juillet 8, 2026 Apiculture en Tunisie, une filière sous pression juillet 7, 2026 Load More PUB Actuhealth Les eaux distillées, les trésors de l’été qui prennent soin de notre santé juillet 3, 2026 Les poissons bleus: les alliés santé de l’été en Tunisie juin 30, 2026 Dr Fatma Rebai- Sucre, sel, café: quand l’alimentation influence l’oreille interne juin 24, 2026 Load More Élevage Aquaculture en Tunisie: quand la mer devient un nouveau champ de production juin 25, 2026 Élevage de poules en Tunisie: une filière essentielle sous pression juin 5, 2026 L’élevage en Tunisie : des éleveurs sous pression, un secteur essentiel à préserver juin 1, 2026 Load More
Dr Fatma Ben Atig: Quand la colonne vertébrale souffre aussi de nos habitudes alimentaires

PUB Chronique Dr Fatma Ben Atig: Quand la colonne vertébrale souffre aussi de nos habitudes alimentaires Par Dr Fatma Ben Atig. AHU en neurochirurgie – Ce que nous mangeons influence directement la santé de notre dos. Inflammation chronique, carences nutritionnelles, obésité ou déséquilibre du microbiote intestinal: les neurosciences révèlent aujourd’hui les liens étroits entre alimentation et pathologies rachidiennes. Une dimension encore trop souvent négligée dans la prise en charge des douleurs vertébrales. Chaque jour, des dizaines de patients franchissent la porte des consultations de neurochirurgie, de rhumatologie ou même des services d’urgence pour des rachialgies, des lombalgies, des cervicalgies ou des sciatiques rebelles. Beaucoup ont déjà essayé la kinésithérapie, les antalgiques, les infiltrations ou encore certaines approches complémentaires comme l’acupuncture, le tai-chi ou le Pilates. Pourtant, une question demeure rarement posée: «Que mangez-vous?» En tant que neurochirurgienne, je suis de plus en plus convaincue — et les données scientifiques le confirment — que notre alimentation joue un rôle majeur dans la santé de la colonne vertébrale. Cette influence ne relève pas de l’anecdote: elle repose sur des mécanismes biologiques précis, documentés et, surtout, modifiables. «Et si l’un des meilleurs moyens de protéger votre rachis se trouvait dans votre assiette?» Une colonne vertébrale vivante aux besoins nutritionnels spécifiques La colonne vertébrale est bien davantage qu’un simple empilement de vertèbres. Elle est constituée de 33 vertèbres, de disques intervertébraux, de ligaments, de muscles ainsi que de racines nerveuses sensitives et motrices. Le disque intervertébral, véritable amortisseur naturel composé principalement d’eau et de collagène, possède une vascularisation très limitée. Il dépend essentiellement de la diffusion des nutriments provenant des structures osseuses adjacentes. Une alimentation pauvre en eau, en vitamines et en micronutriments essentiels — calcium, magnésium, vitamine D, vitamine C ou oméga-3 — et riche en sucres raffinés ou en produits ultra-transformés peut ainsi priver ces tissus des éléments indispensables à leur fonctionnement. L’inflammation chronique: le chaînon manquant L’un des concepts clés à comprendre est celui de l’inflammation chronique de bas grade. Contrairement à l’inflammation aiguë, qui apparaît rapidement en réponse à une agression puis disparaît avec la guérison, l’inflammation de bas grade est discrète, silencieuse et persistante. Au fil des années, elle favorise la dégradation des tissus et contribue au développement de nombreuses maladies chroniques. Certains régimes alimentaires présentent un caractère fortement pro-inflammatoire : aliments ultra-transformés, sucres raffinés, excès de graisses saturées ou acides gras trans. Ces aliments stimulent la production de cytokines pro-inflammatoires, telles que l’interleukine-6 ou le TNF-alpha, qui peuvent accélérer la dégradation des structures vertébrales. À l’inverse, les régimes anti-inflammatoires, notamment le régime méditerranéen, riches en fibres, en antioxydants, en polyphénols et en oméga-3, sont associés à une diminution des marqueurs inflammatoires et à une amélioration des douleurs chroniques. «L’alimentation peut devenir un véritable traitement de fond pour préserver la santé du dos.» Obésité et surpoids: au-delà de la surcharge mécanique L’obésité constitue un facteur de risque majeur des pathologies rachidiennes : discopathies, hernies discales, sténoses canalaires ou fractures vertébrales. Cependant, l’impact du surpoids ne se limite pas à une simple surcharge mécanique. Le tissu adipeux, en particulier la graisse viscérale, se comporte comme un véritable organe endocrinien. Il sécrète diverses substances inflammatoires qui entretiennent un état inflammatoire chronique, favorisant la dégénérescence discale, l’altération du remodelage osseux et la fragilisation des structures ligamentaires. Vitamine D, calcium et magnésium: le trio indispensable La vitamine D En Tunisie comme dans de nombreux pays européens, la carence en vitamine D demeure largement sous-estimée. Cette vitamine joue un rôle essentiel dans l’absorption du calcium et la minéralisation osseuse. Une carence prolongée peut conduire à une ostéoporose vertébrale silencieuse, parfois révélée brutalement par une fracture. La vitamine D possède également des propriétés anti-inflammatoires et immunomodulatrices. Certaines études suggèrent par ailleurs que les cellules du disque intervertébral possèdent des récepteurs spécifiques à cette vitamine, laissant supposer un rôle potentiel dans le maintien de l’intégrité discale. Enfin, elle contribue au bon fonctionnement musculaire. Une carence peut entraîner une faiblesse des muscles profonds du tronc, indispensables à la stabilité vertébrale. Le calcium et le magnésium Le calcium demeure le principal constituant minéral de l’os. Le magnésium participe quant à lui au métabolisme osseux, à la transmission nerveuse et à la contraction musculaire. Un apport suffisant contribue au bon fonctionnement des muscles paravertébraux et peut aider à réduire les tensions musculaires associées aux douleurs rachidiennes. Les noix, les légumineuses, les légumes verts et certaines eaux minérales riches en magnésium constituent des sources particulièrement intéressantes. Le microbiote intestinal: un acteur inattendu de la santé du rachis Les recherches récentes mettent en lumière le rôle du microbiote intestinal dans la santé vertébrale. Cet écosystème complexe de milliards de micro-organismes, fortement influencé par l’alimentation, agit sur la réponse inflammatoire par l’intermédiaire de l’axe intestin-cerveau-rachis. Une alimentation pauvre en fibres et riche en additifs alimentaires peut altérer cet équilibre et favoriser une augmentation de la perméabilité intestinale. Cette situation facilite le passage de substances inflammatoires dans la circulation sanguine, contribuant à l’« endotoxémie métabolique », phénomène susceptible d’intensifier et de prolonger les douleurs rachidiennes. Ce que je recommande à mes patients Naturellement, mon premier rôle est chirurgical. Cependant, opérer un patient dont les habitudes alimentaires demeurent inchangées revient parfois à ne traiter qu’une partie du problème. C’est pourquoi j’intègre désormais une évaluation sommaire des habitudes alimentaires dans ma pratique clinique. Mes principales recommandations sont : Consommer des poissons gras deux à trois fois par semaine ; Augmenter la consommation de fruits et de légumes colorés ; Réduire les sucres ajoutés et les produits ultra-transformés ; Assurer des apports suffisants en calcium ; Contrôler le statut en vitamine D et supplémenter si nécessaire ; Maintenir une hydratation adéquate. Les disques intervertébraux étant composés de 70 à 80 % d’eau, l’hydratation demeure un élément essentiel de leur fonctionnement. «Opérer un patient sans modifier les facteurs alimentaires qui entretiennent la maladie revient parfois à ne traiter qu’une partie du problème.»
Tomate séchée: le potentiel encore sous-exploité de la Tunisie

PUB Chronique Tomate séchée: le potentiel encore sous-exploité de la Tunisie Alors que le concentré de tomate occupe depuis longtemps une place de choix dans l’industrie agroalimentaire tunisienne, un autre produit dérivé attire de plus en plus l’attention des professionnels: la tomate séchée. Appréciée pour sa saveur intense, sa longue durée de conservation et sa forte valeur ajoutée, elle constitue aujourd’hui un marché de niche à fort potentiel, tant pour l’exportation que pour la valorisation des productions agricoles nationales. La Tunisie dispose de nombreux atouts pour développer cette activité. Producteur historique de tomates industrielles, le pays bénéficie d’un climat favorable au séchage naturel, d’un savoir-faire agricole reconnu et d’une matière première abondante durant la saison estivale. Ces conditions permettent d’obtenir un produit recherché sur les marchésinternationaux, notamment en Europe où la tomate séchée est largement utilisée dans la restauration, les plats préparés et l’industrie alimentaire. Depuis plusieurs années, des entreprises tunisiennes se sont spécialisées dans la transformation et l’exportation de tomates séchées. Selon les données du secteur, la Tunisie exporte environ 6000 tonnes de tomates séchées par an, générant près de 15 millions de dollars de recettes. Ces volumes restent modestes comparés à ceux du concentré de tomate, mais ils témoignent d’un marché en croissance où la valeur ajoutée est nettement supérieure à celle des produits bruts. L’intérêt de la tomate séchée réside également dans sa capacité à valoriser les excédents de production. Lors des campagnes abondantes, une partie des récoltes peut être orientée vers le séchage, réduisant ainsi les pertes post-récolte tout en créant de nouvelles sources de revenus pour les producteurs et les transformateurs. Cette approche s’inscrit pleinement dans les principes de l’économie circulaire et de la lutte contre le gaspillage alimentaire. Malgré ces avantages, la filière demeure encore peu développée à l’échelle nationale. Les volumes transformés restent limités et la consommation locale demeurerelativement faible. La tomate séchée est encore perçue comme un produit destiné principalement à l’exportation ou à une clientèle spécialisée, alors qu’elle pourrait trouver sa place dans de nombreuses préparations culinaires tunisiennes. Le développement de cette activité nécessite toutefois des investissements dans les équipements de transformation, le conditionnement, la certification de qualité et la promotion commerciale. L’accès à de nouveaux marchés internationaux, notamment dans le segment des produits biologiques et à haute valeur ajoutée, pourrait également offrir des perspectives prometteuses aux entreprises tunisiennes. Dans un contexte où l’agriculture tunisienne cherche à produire davantage de valeur avec des ressources limitées, la tomate séchée apparaît comme une piste particulièrement intéressante. Elle illustre la capacité de la filière tomate à se diversifier au-delà du concentré traditionnel et à répondre aux nouvelles attentes des consommateurs en matière de produits naturels, pratiques et durables. Longtemps considérée comme un produit secondaire, la tomate séchée pourrait ainsi devenir l’un des symboles d’une agriculture tunisienne plus innovante, mieux valorisée et davantage tournée vers les marchés à forte valeur ajoutée. Derrière ces petits morceaux de tomate gorgés de soleil se cache peut-être l’une des opportunités les plus prometteuses de la filière pour les années à venir. Le saviez-vous? Il faut généralement entre 8 et 12 kg de tomates fraîches pour obtenir 1 kg de tomates séchées, ce qui explique leur forte concentration en saveurs et leur valeur commerciale élevée. Lire plus Tomate en Tunisie: une filière stratégique au cœur de l’agriculture nationale Laissez un commentaire Annuler la réponse Connexion en tant que Agrohealth. Modifier votre profil. Se déconnecter ? Les champs obligatoires sont indiqués avec * Message* Chronique All Posts Chronique Tomate séchée: le potentiel encore sous-exploité de la Tunisie juin 25, 2026/Agrohealth Pastèque rouge ou pastèque jaune: une question de couleur… ou bien plus? juin 19, 2026/Agrohealth Dr Fatma Rebai: Nos papilles sont-elles victimes de l’alimentation moderne ? juin 13, 2026/Dr Fatma Rebai L’amande tunisienne: un fruit qui accompagne les saisons juin 12, 2026/Agrohealth PUB Actuhealth Dr Fatma Rebai- Sucre, sel, café: quand l’alimentation influence l’oreille interne juin 24, 2026 Été, voyages et festivités: comment garder une alimentation équilibrée et rester bien hydraté juin 12, 2026 Le rôle du consommateur dans la sécurité alimentaire: un maillon essentiel de la chaîne juin 9, 2026 Load More Élevage Aquaculture en Tunisie: quand la mer devient un nouveau champ de production juin 25, 2026 Élevage de poules en Tunisie: une filière essentielle sous pression juin 5, 2026 L’élevage en Tunisie : des éleveurs sous pression, un secteur essentiel à préserver juin 1, 2026 Load More
Pastèque rouge ou pastèque jaune: une question de couleur… ou bien plus?

PUB Chronique Pastèque rouge ou pastèque jaune: une question de couleur… ou bien plus? À l’arrivée de l’été, la pastèque s’impose comme le fruit rafraîchissant par excellence. Si la majorité des consommateurs tunisiens connaissent la traditionnelle pastèque à chair rouge, une autre variété attire de plus en plus la curiosité: la pastèque jaune. Sa couleur surprenante suscite de nombreuses interrogations. Est-elle plus sucrée ? Plus nutritive ? Meilleure pour la santé ? Ou s’agit-il simplement d’une différence esthétique ? Contrairement à certaines idées reçues, la pastèque jaune n’est ni un fruit génétiquement modifié ni le résultat d’un croisement récent. Elle existe depuis plusieurs siècles et fait partie des variétés anciennes de la même espèce botanique, Citrullus lanatus. La principale différence réside dans les pigments naturels responsables de la couleur de la chair. La chair rouge de la pastèque classique doit sa teinte au lycopène, un puissant antioxydant également présent dans la tomate. Ce composé est reconnu pour ses propriétés protectrices contre le stress oxydatif et son rôle potentiel dans la prévention de certaines maladies cardiovasculaires et de certains cancers. La pastèque jaune, quant à elle, contient très peu de lycopène. Sa couleur provient principalement d’autres pigments de la famille des caroténoïdes, notamment le bêta-carotène, précurseur de la vitamine A. Ce dernier contribue au maintien d’une bonne vision, au bon fonctionnement du système immunitaire et à la santé de la peau. Mais la couleur influence-t-elle le goût? En réalité, les différences gustatives existent, même si elles restent variables selon les variétés, le degré de maturité et les conditions de culture. La pastèque rouge offre généralement une saveur fraîche et légèrement acidulée, avec l’arôme que la plupart des consommateurs associent aux étés de leur enfance. La pastèque jaune est souvent décrite comme plus douce, avec des notes rappelant le miel, l’abricot ou parfois la mangue. Certains la trouvent plus sucrée, tandis que d’autres préfèrent la fraîcheur plus classique de la chair rouge. Sur le plan nutritionnel, les deux fruits présentent de nombreuses similitudes. Composées à plus de 90% d’eau, elles constituent d’excellentes alliées pour l’hydratation durant les fortes chaleurs. Elles apportent peu de calories – environ 30 kcal pour 100 grammes – tout en fournissant des vitamines et des minéraux intéressants. Les deux variétés renferment notamment de la vitamine C, qui participe aux défenses immunitaires, du potassium, essentiel au bon fonctionnement musculaire et à l’équilibre hydrique de l’organisme, ainsi que des fibres favorisant le confort digestif. La différence majeure concerne donc surtout la nature des antioxydants: davantage de lycopène dans la pastèque rouge et davantage de bêta-carotène dans la pastèque jaune. Faut-il alors privilégier l’une plutôt que l’autre? D’un point de vue nutritionnel, aucune ne peut être considérée comme supérieure. Elles possèdent chacune leurs atouts. La pastèque rouge séduira ceux qui recherchent les bienfaits associés au lycopène, tandis que la pastèque jaune offrira une source intéressante de caroténoïdes. L’idéal reste d’alterner les couleurs dans son alimentation afin de bénéficier de la diversité des composés protecteurs naturellement présents dans les fruits et légumes. Au final, choisir entre une pastèque rouge et une pastèque jaune relève autant du plaisir que de la nutrition. Derrière cette simple différence de couleur se cache une belle illustration de la richesse de la biodiversité alimentaire: deux fruits issus de la même espèce, mais offrant des expériences gustatives et des profils nutritionnels légèrement différents. Alors, cet été, pourquoi ne pas laisser la curiosité guider votre prochain choix au marché? Le saviez-vous ? Contrairement à ce que l’on pourrait penser, la pastèque jaune n’est pas une création récente. Elle est même considérée comme l’une des formes les plus anciennes de la pastèque. Les premières pastèques cultivées en Afrique présentaient souvent une chair pâle, jaune ou orangée, bien avant que les variétés rouges, riches en lycopène, ne s’imposent comme les plus populaires à travers le monde. lire plus Sécurité alimentaire, de la ferme à la table une responsabilité partagée Laissez un commentaire Annuler la réponse Connexion en tant que Agrohealth. Modifier votre profil. Se déconnecter ? Les champs obligatoires sont indiqués avec * Message* Chronique All Posts Chronique Pastèque rouge ou pastèque jaune: une question de couleur… ou bien plus? juin 19, 2026/Agrohealth Dr Fatma Rebai: Nos papilles sont-elles victimes de l’alimentation moderne ? juin 13, 2026/Dr Fatma Rebai L’amande tunisienne: un fruit qui accompagne les saisons juin 12, 2026/Agrohealth Le mûrier en Tunisie, un arbre discret entre mémoire rurale et richesse naturelle juin 8, 2026/Agrohealth PUB Actuhealth Été, voyages et festivités: comment garder une alimentation équilibrée et rester bien hydraté juin 12, 2026 Le rôle du consommateur dans la sécurité alimentaire: un maillon essentiel de la chaîne juin 9, 2026 Sécurité alimentaire, de la ferme à la table une responsabilité partagée juin 8, 2026 Load More Élevage Élevage de poules en Tunisie: une filière essentielle sous pression juin 5, 2026 L’élevage en Tunisie : des éleveurs sous pression, un secteur essentiel à préserver juin 1, 2026 Abeilles en Tunisie : ces précieuses ouvrières que le climat met à rude épreuve juin 1, 2026 Load More
Dr Fatma Rebai: Nos papilles sont-elles victimes de l’alimentation moderne ?

PUB Chronique Dr Fatma Rebai: Nos papilles sont-elles victimes de l’alimentation moderne ? Par Dr Fatma Rebai. Médecin ORL – Pourquoi certains enfants refusent-ils systématiquement les légumes mais raffolent des biscuits, des sodas ou des céréales sucrées ? Pourquoi une fraise fraîche semble parfois moins savoureuse qu’un bonbon à la fraise? Ces comportements ne relèvent pas uniquement de l’éducation alimentaire ou du caprice. Ils pourraient être le reflet d’une profonde modification de notre environnement sensoriel. Le goût est un sens complexe, souvent sous-estimé. En tant que médecin ORL, je rappelle souvent à mes patients que ce que nous appelons communément le goût, résulte en réalité de la combinaison de deux systèmes sensoriels: la gustation, assurée par les bourgeons du goût présents sur la langue, et l’olfaction, qui permet de percevoir les arômes par voie rétro nasale lors de la mastication. Autrement dit, lorsque nous dégustons une fraise, nous ne percevons pas seulement le sucré. Nous identifions également des dizaines de molécules aromatiques qui remontent vers le nez et participent à la richesse de la saveur. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle les aliments semblent fades lorsque nous sommes enrhumés. Depuis plusieurs décennies, l’industrie agroalimentaire a développé des produits conçus pour stimuler au maximum ces circuits sensoriels. Les aliments ultra-transformés associent souvent de fortes concentrations de sucre, de sel et de matières grasses à des arômes artificiels et à des exhausteurs de goût. Cette combinaison active intensément les voies cérébrales du plaisir et de la récompense. Les neurosciences ont montré que notre cerveau possède une remarquable capacité d’adaptation. Lorsqu’un stimulus est répété de façon intensive, notre seuil de perception peut se modifier. C’est un phénomène bien connu dans le domaine de l’audition ou de la vision. Il semble également concerner la perception gustative. Certaines études suggèrent qu’une exposition répétée à des aliments très sucrés pourrait diminuer la sensibilité aux saveurs sucrées naturelles. De la même manière, une alimentation riche en sel pourrait conduire à une augmentation progressive du seuil de détection du goût salé. En pratique, cela signifie qu’il faut des saveurs toujours plus intenses pour obtenir le même niveau de satisfaction. Ce phénomène pourrait contribuer à expliquer pourquoi de nombreux enfants trouvent les légumes fades. Le problème n’est pas nécessairement que les légumes ont mauvais goût, mais que leurs saveurs naturelles sont en compétition avec des produits dont l’intensité sensorielle a été optimisée par l’industrie alimentaire. Des recherches récentes s’intéressent également au rôle de la diversité alimentaire dans le développement des préférences gustatives. Les premières années de vie constituent une période particulièrement importante. Plus un enfant est exposé à une variété de saveurs naturelles, plus il a de chances de les accepter ultérieurement. La bonne nouvelle est que notre goût n’est pas figé. Les bourgeons gustatifs se renouvellent régulièrement, approximativement tous les 10 à 14 jours. Cette capacité de renouvellement explique pourquoi il est possible de rééduquerprogressivement son palais. Une diminution de la consommation de produits ultra-transformés permet souvent de retrouver une meilleure sensibilité aux saveurs naturelles en quelques semaines seulement. Au-delà des enjeux nutritionnels, cette question mérite toute notre attention car elle touche directement à deux fonctions sensorielles essentielles de la sphère ORL: le goût et l’odorat. Dans une société où les saveurs sont de plus en plus artificielles et standardisées, préserver notre capacité à apprécier les goûts naturels constitue peut-être aussi une manière de préserver notre santé sensorielle. Le regard de l’ORL Nous parlons souvent de protéger notre audition contre le bruit ou notre vision contre les écrans. Peut-être est-il temps d’accorder la même attention à notre goût et à notre odorat. Car ces sens, eux aussi, sont façonnés par notre environnement. Et aujourd’hui, cet environnement est largement influencé par l’alimentation ultra-transformée. Dr Fatma RebaiMédecin ORL Laissez un commentaire Annuler la réponse Connexion en tant que Agrohealth. Modifier votre profil. Se déconnecter ? Les champs obligatoires sont indiqués avec * Message* Chronique All Posts Chronique Dr Fatma Rebai: Nos papilles sont-elles victimes de l’alimentation moderne ? juin 13, 2026/Dr Fatma Rebai L’amande tunisienne: un fruit qui accompagne les saisons juin 12, 2026/Agrohealth Le mûrier en Tunisie, un arbre discret entre mémoire rurale et richesse naturelle juin 8, 2026/Agrohealth Ras El Am El Arbi: quand les traditions culinaires tunisiennes perpétuent la sagesse des anciens juin 8, 2026/Agrohealth PUB Actuhealth Été, voyages et festivités: comment garder une alimentation équilibrée et rester bien hydraté juin 12, 2026 Le rôle du consommateur dans la sécurité alimentaire: un maillon essentiel de la chaîne juin 9, 2026 Sécurité alimentaire, de la ferme à la table une responsabilité partagée juin 8, 2026 Load More Élevage Élevage de poules en Tunisie: une filière essentielle sous pression juin 5, 2026 L’élevage en Tunisie : des éleveurs sous pression, un secteur essentiel à préserver juin 1, 2026 Abeilles en Tunisie : ces précieuses ouvrières que le climat met à rude épreuve juin 1, 2026 Load More